Le Parisien Economie n°425S 25 avr 2017
Le Parisien Economie n°425S 25 avr 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°425S de 25 avr 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 9,6 Mo

  • Dans ce numéro : muguet, objectif 1er mai.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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twipe_ftp LE PARISIEN MARDI 25 AVRIL 2017 ÉCO 10 BUSINESS PROSPECTIVE @LeParisien_Eco Cybersécurité  : 4 clés pour se protéger INFORMATIQUE Plus les circuits d’information d’une entreprise font appel au numérique, plus son système doit être sécurisé. Voici quatre outils et démarches indispensables pour se prémunir des risques. PAR JEAN-MARC ENGELHARD UN LOGICIEL ANTI-VIRUS À JOUR A défaut d’être totalement infaillibles, les anti-virus sont indispensables. « Les virus mutent si vite que les outils chargés de les traquer n’ont pas toujours le temps de s’y adapter, mais ils contribuent à renforcer la sécurité », assure Pascal Guicherd, directeur informatique du cabinet d’expertise comptable MG, membre du groupement France Défi. Les anti-virus préinstallés sur les systèmes d’exploitation récents s’avèrent assez efficaces. Parmi les solutions payantes, Norton, Kaspersky et Bitdefender tiennent la corde. Mais Avast est un très bon choix… gratuit ! Reste ensuite à vérifier régulièrement que ceux-ci sont activés et à jour ! A noter  : pour maximiser les chances de stopper les attaques, il est conseillé d’installer des anti-virus différents sur les serveurs et les postes de travail. 2 UN PARE-FEU BIEN PARAMÉTRÉ Contrôlant le trafic et filtrant les flux de données afin de protéger le système des intrusions, un firewall (pare-feu en français), sous forme de logiciel ou autre matériel, constitue le premier,. 1'e""'-. FRANCE DEFI experts-et-decideurs.fr niveau de protection d’un système d’information. « Son paramétrage, souvent complexe, doit être effectué avec soin. Si l’entreprise n’a pas prévu de permettre à ses clients d’accéder à certaines fonctionnalités interne, les accès depuis l’extérieur doivent être fermés », souligne Pascal Guicherd. Dans le cas inverse, les autorisations d’accès bien délimitées. Enfin, un firewall doit être protégé par un mot de passe robuste, afin d’en rendre l’accès impossible à qui souhaiterait le désactiver. 3 UN ANTI-SPAM EFFICACE La messagerie électronique, c’est le maillon faible d’un système d’information par lequel passent la majorité des infections. « Filtrer les e-mails avant même qu’ils arrivent sur le serveur de l’entreprise est donc essentiel. Pour cela, un anti-spam est de rigueur et de préférence de dernière génération », prévient Cédric Manca, directeur des centres de services sécurité Les données informatiques d’une entreprise peuvent être sensibles. Il est donc nécessaire de mettre en place des mesures pour les protéger. de l’intégrateur Exaprobe. « Les plus efficaces sont ceux qui demandent une authentification lors d’un premier échange, comme MailInBlack. Ils sont infranchissables par les robots ! » explique Pascal Guicherd. Dans ce domaine, il existe d’ailleurs des solutions externalisées, telle que Altospam, avec mises à jour automatisées. Les mails indésirables sont filtrés sans qu’il soit nécessaire d’installer un logiciel. 4 DES DONNÉES « SECTORISÉES » A l’exception de la direction, aucun salarié n’a besoin d’accéder à l’ensemble des informations de l’entreprise. « Pour reduire les risques, les sociétés peuvent sectoriser leur système d’information, en permettant aux collaborateurs de n’accéder qu’aux données dont ils ont besoin dans le cadre de leur activité », explique Cédric Manca. tr Une « gestion des identités » qui s’apparente aux habilitations données à chaque intervenant dans des secteurs sensibles comme la Défense. A ne pas négliger enfin, l’obligation faite aux salariés d’adopter des mots de passe robustes. En fonction de leur niveau de complexité, il faut entre quelques minutes et plusieurs dizaines d’années aux robots malveillants pour les « cracker » ! Les techonologies du futur séduisent les investisseurs TENDANCE On les appelle les deep-tech. Ces technologies novatrices attirent des investisseurs peu frileux. PAR  : MARC HERVEZ INVESTIR dans le secteur digital, où les applications et produits sont commercialisables instantanément, se comprend parfaitement. En revanche, miser sur des innovations comme l’hyperloop (train à très grande vitesse) ou l’imprimante 3D capable de reproduire des organes pourrait en refroidir plus d’un. Rien ne dit que ces technologies futuristes, appelées deep tech, inonderont et séduiront un jour le marché. Pourtant, l’écosystème français de ces start-up est florissant. Il attire les bailleurs de fonds, notamment dans les secteurs des technologies pharmaceutiques, de la santé, des transports ou de l’intelligence artificielle… Comme chez Snips, fondée il y a HTT. EN PARTENARIAT AVEC quatre ans et qui développe un concept d’assistant personnel robotisé. « On constate une réelle appétence des investisseurs vers ces technologies de rupture qui sortent à peine des labos et ce que l’on appelle la recherche amont. Même si le potentiel retour sur investissement se situe à plus de dix ans », note Jean- Philippe Tridant Bel, du cabinet de conseil en innovation Alcimed. Des paris à long terme L’hyperloop, un train à très grande vitesse, fait partie de ces technologies du futur que l’on nomme deep-tech. mais susceptibles de changer le monde. « Nous ne sommes pas là uniquement pour faire du cash, insiste Xavier Duporter, fondateur de l’entreprise de biotech Eligo en 2014 et qui a créé la même année Hello Tomorrow, une structure pour fédérer les start-up de la deep tech. Notre génération d’entrepreneurs a envie d’avoir un impact social, grâce à la science et aux technologies. » Sa société travaille actuellement sur l’ingénierie génétique pour développer une nouvelle génération d’antibiotiques. « Le retour sur investissement peut ne pas être immédiat, le projet est risqué. Mais si nous parvenons à le commercialiser, il sera davantage rentable et plus pérenne qu’un site Web à la mode durant deux ou trois ans », appuie t-il, pour expliquer la philosophie propre au secteur. En plus de lever de l’argent auprès de fonds d’investissement classiques, ces sociétés ont pris l’habitude d’ouvrir leur capital à de grands groupes qui autrefois internalisaient toute leur recherche et développement. L’avantage est mutuel  : ces derniers ont les reins assez solides pour investir sur du long terme. En échange, la start-up a de son côté un accès privilégié aux matières premières industrielles. « Certes, ces locomotives telles Engie, Suez et les autres n’ont pas la garantie de revoir leur argent. Mais leur constat, c’est qu’ils ne peuvent pas rater le train si une innovation de rupture majeure arrive. Innovation susceptible de changer totalement leur marché », détaille Jean-Philippe Tridant Bel. Voilà notamment pourquoi Airbus investit dans la voiture volante. LP/PHILIPPE LAVIEILLE.
MARDI 25 AVRIL 2017 LE PARISIEN www.leparisien.fr/ecoBUSINESS PROSPECTIVE twipe_ftp Jouer pour être recruté EMPLOI Le jeu s’invite dans les entreprises. Il devient outil de recrutement mais sert aussi à former ses salariés. PAR CORALIE BAUMARD Soixante minutes pour triompher d’une intelligence artificielle devenue incontrôlable, ce n’est pas le scénario du prochain James Bond mais celui que propose Segula Technologies à ses candidats. Dans un lieu tenu secret, l’entreprise organise à Paris, le 26 avril, un escape game destiné aux ingénieurs. Enfermés dans une pièce, regroupés en équipe de cinq, les joueurs doivent résoudre des énigmes pour réussir leur mission. A l’issue du jeu, ils pourront rencontrer des recruteurs et discuter des opportunités du groupe d’ingénierie  : 2 200 postes et 250 stages sont à pourvoir en 2017. « Un escape game, c’est un défi. Or, en intégrant notre entreprise, ils devront relever des challenges technologiques en travaillant sur des sujets comme la réalité augmentée, la voiture autonome, l’usine du futur… Nos objectifs sont également humains, nos futures recrues manageront des projets souvent transverses et internationaux. L’esprit d’équipe est donc très important », explique Laurent Germain dir e c t e u r g é n é r a l de S e g u l a Technologies. I Amen Bien rédiger les statuts de son entreprise CONSEIL D’EXPERT La création d’une entreprise implique en premier lieu de rédiger ses statuts. Maître Amèle Bentahar, avocate près la Cour d’appel de Paris. Pour recruter des ingénieurs, une entreprise de technologie organise un escape game, où les candidats doivent notamment s’entraider pour sortir. TOUS LES SECTEURS S’Y METTENT L’entreprise espère réunir 400 futurs ingénieurs pour cette première édition, 200 étudiants sont déjà inscrits. Opter pour le jeu permet d’attirer les candidats et d’accroître la notoriété de l’entreprise  : le jeu en ligne Spylife, en 2015, a permis à Segula d’augmenter de 50% ses abonnés sur Facebook. Le phénomène ne se limite pas à l’industrie, L’Oréal, Danone, BNP Paribas ou encore SNCF utilisent également la mise en situation ludique pour mettre à l’épreuve leurs futures recrues. Mais les serious games ne concernent pas que l’embauche. Ils sont également devenus des outils de formation  : « L’avantage c’est que les collaborateurs peuvent rejouer, essayer plusieurs stratégies », souligne Catherine Lelardeux présidente du conseil scientifique du Serious Game Research Lab. « Nous travaillons pour de grandes entreprises comme Axa, Total, Crédit Agricole, Thalès. Nos jeux leur permettent de former leurs salariés sur des thématiques comme le management ou la relation clients mais aussi des compétences techniques », indique Valérie Boudier, directrice pédagogique de KTM Advance, une société spécialisée. Des jeux personnalisés qui représentent une certaine somme  : « Aujourd’hui, le budget moyen pour un serious game, suite à un appel PROPOS RECUEILLIS PAR RÉGIS DELANOË ETAPE PRIMORDIALE de la création d’une entreprise, la rédaction des statuts appelle plusieurs questions. Que contiennent-ils ? Lequel privilégier ? Par qui se faire aider ? Maître Amèle Bentahar, avocate près la Cour d’appel de Paris, spécialiste du conseil aux entreprises, donne des pistes. Comment choisir le bon statut juridique ? A.B. Il n’existe pas de statut miracle ni de statut à éviter à tout prix. Il convient néanmoins de ne pas se tromper car le choix a des répercussions importantes d’offres, atteint 60 000 €  », remarque Jean-Noël Portugal, directeur général de Daesign. LES PME AUSSI Ces jeux sérieux ne sont pas réservés qu’aux budgets des grandes entreprises  : « Une licence pour un serious game de management qui concerne une centaine de personnes peut coûter, selon la durée du programme, entre 120 et 300 € par manageur. Le frein dans les PME est plus culturel que budgétaire, les dirigeants craignent la réaction des salariés en leur proposant d’apprendre en pilotant des avatars en 3D », analyse Jean-Noël Portugal. Le recours au jeu n’est cependant pas près de s’arrêter  : « C’est une tendance de fond, d’autant qu’en 2020 la moitié des actifs seront des millenials (NDLR  : générations née dans les années 1980 à 2000) qui ont grandi avec les jeux vidéo », prédit Isabelle Rey-Millet directrice générale du cabinet de conseil d’Ethikonsulting. GAILLARD ACADEMIE/MALIKA TURIN. sur l’avenir de votre entreprise, notamment en cas de contentieux entre associés. En ce moment, on constate que la SAS (Statut par actions simplifiées) connaît un vif succès car ses contours sont plus souples qu’une SARL par exemple. Pour autant, ce n’est pas le statut à privilégier dans tous les cas. Il peut par exemple être mal approprié à une activité et au business plan. Quels sont les moyens de ne pas se tromper ? S’il reste possible de choisir seul un statut et de rédiger le contrat, en se référant notamment à des modèles disponibles sur Internet, je ne recommande vraiment pas ce choix. Il est préférable de faire confiance à un avocat pour vous aider sur la partie juridique et à un expertcomptable pour la gestion financière. Certes, ces prestations ont un coût (NDLR  : comptez près de 500 € pour la rédaction de statuts auprès d’un avocat, hors frais de formalité) mais elles sont un gage de solidité du projet. « IL FAUT COMPTER UNE DIZAINE DE JOURS EN MOYENNE » Concrètement, que doivent contenir ces statuts ? Des mentions obligatoires qui diffèrent selon celui qu’on choisit. D’une manière générale on y PAR MURIEL JAOUEN LANCER UN NOUVEAU PRODUIT, investir un marché de niche, adapter son modèle de distribution, sa politique de prix… Un chef d’entreprise doit faire des choix susceptibles de peser sur l’équilibre économique de son activité. Comment limiter les risques ? En recourant à des outils d’aide à la décision, à commencer par l’étude de marché. « Quand il s’agit de sonder des besoins de consommation ou d’usage, d’évaluer une présence concurrentielle, d’identifier des freins, de tester la pertinence d’un positionnement, c’est un bon moyen de réduire l’incertitude », soutient Didier Roche, professeur à Sup de Co La Rochelle. DIFFÉRENTES MÉTHODES Incontournable des écoles de commerce, l’étude de marché sert à valider des choix stratégiques, quels qu’ils soient, par la connaissance d’un environnement donné. Elle peut prendre des formes diverses, tant en termes méthodologiques que dans la profondeur et l’étendue du champ de l’analyse. Selon ses objectifs mais aussi en fonction de son temps et de son budget, l’entrepreneur pourra opter pour une recherche documentaire, un entretien qualitatif, un questionnaire quantitatif… Ou les trois à la fois. Moteurs de recherche, presse en ligne, forums sur les réseaux retrouve des éléments concernant l’objet social de l’entreprise, le siège, le nombre de parts ou encore le montant du capital. Combien de temps cette procédure prend-elle ? La rédaction des statuts est assez rapide. Il faut compter une dizaine de jours en moyenne si vous vous faites assister par un avocat, en respectant bien les étapes  : d’abord définir le projet de statut, ensuite déposer le capital en banque et obtenir un certificat de dépôt, puis rédiger les statuts, obtenir l’accord de la banque et enfin signer les statuts. Ces formalités peuvent néanmoins prendre plus longtemps si les enjeux financiers sont importants I 11 ÉCO Etude de marché, mode d’emploi STRATÉGIE Grand classique des cours de gestion, cet outil aide les chefs d’entreprise à valider leurs décisions. sociaux, fédérations professionnelles, observatoires, réseaux d’aide à la création d’entreprise  : les sources d’information nécessaires à l’élaboration d’un premier diagnostic ne manquent pas et sont souvent gratuites. On trouve également sur Internet des plates-formes à partir desquelles il devient facile, pour quelques dizaines d’euros, de toucher une cible qualifiée, d’administrer un questionnaire et de générer des graphiques  : avant de lancer en juin 2016 leur start-up de livraison de vins et spiritueux à domicile, les créateurs de KOL ont ainsi eu recours à des outils publicitaires comme Google AdWords ou Facebook Ads. « Nous avons pu tester notre appli en version bêta auprès d’un échantillon à la fois captif et qualifié », raconte Martin Gunther, cofondateur. LA PRUDENCE EST DE MISE Les plus novices doivent toutefois rester prudents, met en garde Daniel Caumont, professeur affilié à l’ICN Business School  : « La donnée d’étude est une matière brute qu’il faut savoir exploiter. C’est toute la valeur ajoutée des instituts spécialisés. » Une expertise qui se paie. Côté études qualitatives, réunir un focus group de dix consommateurs coûte entre 5 000 et 10 000 € . Et côté prix ? « Les grands instituts parisiens peuvent facturer jusqu’à 1000 € une question posée à 1000 personnes. Mais on peut trouver des tarifs moindres en région », note Daniel Caumont..fr ÉCO Éco LE PARISIEN LIBÉRÉ 25, AVENUE MICHELET 93408 SAINT-OUEN CEDEX TÉL. 01.40.10.30.30 SOCIÉTÉ PAR ACTIONS SIMPLIFIÉE FRANCIS MOREL, PRÉSIDENT SOPHIE GOURMELEN, DIRECTRICE GÉNÉRALE DÉLÉGUÉE ET DIRECTRICE DE LA PUBLICATION PRINCIPAL ASSOCIÉ  : UFIPAR (LVMH) STÉPHANE ALBOUY, DIRECTEUR DES RÉDACTIONS DU « PARISIEN » ET D’« AUJOURD’HUI EN FRANCE » JULIE COSTES, ÉDITRICE COMMISSION PARITAIRE N°0120 C 85979 RÉDACTION EN CHEF DES SUPPLÉMENTS  : JEAN-LOUIS PICOT, JLPICOT@LEPARISIEN.FR RÉDACTION  : VIRGINIE DE KERAUTEM VDEKERAUTEM@LEPARISIEN.FR, CYRIL PETER, CPETER@LEPARISIEN.FR, EN COLLABORATION AVEC ACCROCHE PRESS’ÉDITION ET RÉALISATION  : YOANN PARISET, YPARISET@LEPARISIEN.FR PUBLICITÉ  : TEAM MÉDIA, 738, RUE YVES-KERMEN 92658 BOULOGNE-BILLANCOURT CORINNE MREJEN, PRÉSIDENTE DE LA RÉGIE TEAM MÉDIA PHILIPPE PIGNOL, DGA DE LA RÉGIE TEAM MÉDIA PUBLICITÉ COMMERCIALE  : 01.41.04.97.00 PETITES ANNONCES  : 01.40.10.56.56 ANNONCES LÉGALES  : 01.40.10.51.51 EMPLOI  : 01.40.10.52.70



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