Le Parisien Economie n°423S 23 avr 2018
Le Parisien Economie n°423S 23 avr 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°423S de 23 avr 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 5,6 Mo

  • Dans ce numéro : entrepreneurs venus d'ailleurs.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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twipe_ftp LE PARISIEN LUNDI 23 AVRIL 2018 ÉCO 4 L'INVITÉ DE LA SEMAINE @LeParisien_Eco ANDRÉ SEGURA, PRÉSIDENT DU GROUPE GO SPORTI « PROPOS RECUEILLIS PAR VIRGINIE DE KERAUTEM 1 LP/JEAN-BAPTISTE QUENTIN Présentez-nous GO Sport… C’est un groupe français détenu par Rallye (NDLR  : Casino, Naturalia…) avec un chiffre d’affaires de 807 M € en 2017. Nous avons 4 900 salariés dont 52% sont des femmes et 60% ont moins de 30 ans. Notre siège social est à Grenoble (Isère), ville d’origine du groupe fondé en 1978 par Daniel Cathiard, membre de l’équipe de France de descente de ski menée par Jean-Claude Killy, son épouse Florence et quelques associés. Au total, nous avons 564 boutiques dans le monde dans 20 pays dont 260 de la marque Courir, 210 GO Sport et une centaine de GO Sport Montagne après le rachat en 2014 de l’enseigne Twinner (NDLR  : location de matériel  : ski, chaussures, surfs…). Nous sommes également leader sur la région parisienne où nous réalisons 40% de notre chiffre d’affaires. Qu’est-ce qui différencie GO Sport de Décathlon ? Nous mettons en avant les marques internationales qui représentent plus de 70% de nos ventes alors que notre concurrent a déclaré vouloir les éliminer à horizon 2-3 ans. Vous avez néanmoins quelques marques propres… Oui, par exemple Wanabee, Athlitec, Soft, Scrapper… Nous avons aussi l’exclusivité de la marque de sportswear italienne Ellesse ou bien encore Danskin. Nous concevons les modèles à côté de Grenoble et les faisons fabriquer en Asie ou au Maroc. On n’a pas de production française car les coûts sont prohibitifs. Au global, notre portefeuille global s’élève à 500 marques. Décathlon, Intersport, GO Sport… Il y a de la place pour trois ? Oui, chacun a sa spécificité. Les gens se remettent de plus en » GO Sport partenaire du Paris Saint-Germain depuis six ans L’enseigne est le distributeur officiel du PSG depuis 2012. « En contrepartie du montant que l’on verse (NDLR  : non communiqué), le club nous donne de la visibilité, commente André Segura, président du groupe GO Sport. Au Parc des Princes, on a des bandeaux GO Sport, on peut inviter nos salariés et nos clients à voir des matchs ». Depuis quatre ans, l’enseigne peut aussi commercialiser, dans des espaces officiels créés au sein de certains magasins parisiens, une gamme de produits du PSG. Elle renforce ainsi le lien entre les fans et le club. « On peut mobiliser des joueurs », ajoute le dirigeant. L’opération #Comme des grands, en 2016, avait fait le buzz. Dans un clip, les joueurs Thiago Silva, Marquinhos ou Alphonse Areola, défiaient quatre enfants en difficulté, passionnés de foot. Ils r 564 BOUTIQUES DANS LE MONDE devaient améliorer leurs notes à l’école ou leur comportement pour avoir le privilège de leur tenir la main et fouler la pelouse du stade avant un match. « Ces gamins étaient comme des dingues ! », se souvient le président. V.K. plus au sport. Nous sommes tous en croissance et le marché prend 1 à 3% chaque année. Quelle est votre stratégie ? Nous avons développé un réseau de spécialistes. Le premier est Courir, né dans les années 1980. Au départ, c’était une chaîne de chaussures pour le running mais c’est aussi une marque de référence pour les « sneakers » (NDLR  : baskets à la mode) car les grandes marques de sport, Nike, Adidas ou Puma segmentent leur offre pour gagner une autre clientèle. D’un côté, les produits de performance vendus par GO Sport, de l’autre les produits de mode chez Courir. Petit à petit, on rachète des marques spécialisées  : Bike +, pour le cycle, Tool Fitness, vendeur en ligne de matériel de fitness… Votre modèle économique a donc changé ? Oui, ces acquisitions nous permettent d’être un hub incontournable pour tous les marchés du sport, non seulement auprès du client final mais aussi auprès des fournisseurs. Quelle est votre présence internationale ? Notre développement à l’étranger s’accélère depuis 2014 par le biais de succursales en Pologne, en Espagne. A partir de cette année, on va commencer à se développer, en Asie, à Manille aux Philippines. On a un magasin à l’Ile Maurice. Une cinquantaine d’autres boutiques sont entre les mains de masters franchisés internationaux, des opérateurs importants dans le secteur de la distribution. On leur fournit un savoir-faire, nos marques. Eux nous paient une redevance et développent notre activité. Ils sont situés au Maghreb, en Afrique subsaharienne, dans les pays du Golfe et en Inde depuis janvier. Ce sera la troisième zone importante. Pour l’instant, 18% de nos ventes sont à l’étranger. Notre objectif est d’atteindre 25% à horizon 2020. Quid du numérique ? Chez GO Sport, 40% des achats faits sur le Net sont réalisés via le mobile, 60% chez Courir. Nos ambitions sont très importantes. Nous avons changé notre site Web l’été dernier avec la mise en place d’une marketplace et plus de 720 000 références en ligne. Nous prévoyons d’en avoir un million avant la fin de l’année de façon à devenir le distributeur omnicanal de référence dans le domaine du sport. Le client faisant par exemple de BIO EXPRESS 1965 Naissance à Grenoble (Isère) 1987 Diplômé de l’ESC de Grenoble 1988 Auditeur chez Arthur Andersen 2002 MBA à l’Insead 2011 Directeur général (DG) de Courir 2013 DG du Groupe GO Sport et président depuis 2017 « D’un côté la performance, de l’autre la mode » DISTRIBUTION Marques internationales, rachats d’enseignes spécialisées dans des sports à la mode, internationalisation… André Segura fait revenir le groupe GO Sport dans la course. la plongée sous-marine en eaux profondes et froides, va chercher un certain type de combinaison qu’on ne va pas commercialiser partout. Avec cette plate-forme, on va pouvoir le satisfaire. Combien investissez-vous ? Un peu plus d’1 M € en 2017 dans le digital. Mais le plus gros investissement réalisé depuis dix ans, 6 M € environ, concerne le renouvellement de notre parc de caisses enregistreuses. Après des années difficiles, comment avez-vous rebondi ? En équilibrant le poids entre GO Sport et Courir. Nous allons soutenir la croissance de cette dernière afin qu’elle pèse 50% du groupe d’ici 2020 contre 37% actuellement. Nous avons pu améliorer notre performance et être aujourd’hui rentable en fermant des magasins qui perdaient de l’argent. Quels autres changements initiez-vous ? On essaie de casser les codes de vente de produits de sport en se positionnant comme coach à côté des clients pour les accompagner dans leur pratique sportive. On a mis en place des communautés de « GO Runners ». Les clients intéressés peuvent se connecter sur la page Facebook « GO Sport Running » ou sur la page de leur magasin GO Sport, et s’inscrire à une sortie. Il y a des groupes de niveaux et des coachs à qui l’on fait appel. C’est aussi l’occasion de tester certains produits avant de les acheter.
LUNDI 23 AVRIL 2018 LE PARISIEN 5 www.leparisien.fr/ecoMÉDIAS ET COMMUNICATION ÉCO twipe_ftp Schweppes a tout changé, ou presque ! PUB Pour son nouveau spot la marque de tonic a mis les moyens en s’offrant un célèbre réalisateur de cinéma et un nouveau visage. PAR VIRGINIE DE KERAUTEM Quelle différence entre un flacon de parfum et une bouteille de Schweppes ? Aucune dans son traitement publicitaire. D’ailleurs, pour Florian Simonet, le responsable du fabricant de tonic en France, « le positionnement est le même que pour les marques de luxe ». D’où le choix pendant 10 ans d’actrices mondiales, chacune égérie d’un parfum d’une grande maison, comme personnage central de la pub Schweppes  : Nicole Kidman, Uma Thurman ou Penélope Cruz, femmes fatales mettant fin à une situation ambiguë par ce mythique « what did you expect ? » (en français  : vous vous attendiez à quoi ?). « On faisait croire quelque chose au spectateur, raconte Florian Simonet. Il fallait surprendre de nouveau. On ne pouvait cependant pas se passer de la force et de la notoriété de ce gimmick encore plus fort que le what else de George Clooney pour Nespresso ». Résultat, LeParisien.fr ÉCO « LE PARISIEN LIBÉRÉ », 10 BOULEVARD DE GRENELLE, CS 10817, 75738 PARIS CEDEX 15 TÉL.  : 01.87.39.70.00. SOCIÉTÉ PAR ACTIONS SIMPLIFIÉE PIERRE LOUETTE, PRÉSIDENT ET DIRECTEUR DE LA PUBLICATION SOPHIE GOURMELEN, DIRECTRICE GÉNÉRALE DÉLÉGUÉE PRINCIPAL ASSOCIÉ  : UFIPAR (LVMH) STÉPHANE ALBOUY, DIRECTEUR DES RÉDACTIONS DU « PARISIEN » ET D’« AUJOURD’HUI EN FRANCE » l’agence BETC n’a changé qu’un mot, transformant, « what did you expect » en « what do you expect » (qu’attendez -vous ?). Le changement va au-delà, défend la marque, « c’est une invitation vers l’inattendu ». « C’est un cocktail nouveau tout en gardant les bons ingrédients », ajoute Xavier Xiberras, président et directeur de la création de BETC. UN CLIP SIGNÉ MICHAEL GRACEY A la trappe les égéries, « ça coûte trop cher et elles sont trop signées de leur marque de parfum », explique-t-il. C’est donc un mannequin anglais, une inc on n ue, qu e l’on v o i t à l’écran. Sur la chanson énergisante des Chemical Brothers, « Hey Boy Hey Girl », cette femme vit une soirée incroyable en poursuivant une bouteille de Schweppes le long d’un bar interminable. Sa course effrénée la fait même passer par une machine à laver… La conception du clip a demandé 3 mois de travail et c’est le chorégraphe et réalisateur australien Michael Gracey, Monoprix frappe encore DEPUIS LE 12 AVRIL, « la pire chanson du monde » se répand sur les réseaux sociaux à la vitesse du son. Cette pub de 2 minutes 30, signée Rosapark, montre une jeune femme, marchand dans Paris, des écouteurs sur les oreilles. A la fin d’un morceau de sa playlist, un autre prend le relais. Une voix criarde entonne un « Ohhhhhhh bébé, yééééh bébé, c’est la pire chanson du monde… ». De longues minutes plus tard, le personnage principal n’en peut plus. Dans ses oreilles, le même groupe continue de hurler. Mais pourquoi ne met-elle pas un terme à ce calvaire sonore ? Parce qu’elle a les mains prises… par ses sacs de courses Monoprix ! Chute de l’histoire  : si elle avait fait appel au service de livraison, ce calvaire lui aurait été épargné. Pour ses 85 ans en mai dernier, l’enseigne avait déjà fait le buzz avec un film dont le packaging de sa marque et ses fameuses petites phrases d’accroche humoristiques étaient les stars. COMMISSION PARITAIRE N°0120 C 85979 RÉDACTION EN CHEF DES SUPPLÉMENTS  : JEAN-LOUIS PICOT RÉDACTION  : VIRGINIE DE KERAUTEM ET CYRIL PETER EN COLLABORATION AVEC FORUM NEWS EDITING  : OLIVIER BOSSUT FABRICATION  : AMANDINE CHARBONNEL PUBLICITE RH & EMPLOI DIRECTEUR DE LA PUBLICITÉ  : MURIEL PETIT, 01.87.39.82.82, MPETIT@TEAMEDIA.FR ABONNEMENT LE PARISIEN  : 0.811.875.656 (COÛT D’UN APPEL LOCAL) auteur notamment du long-métrage The Greatest Showman et des rollerbabies Evian, qui a tenu la caméra. « Hormis les personnages et la piste de skate board pour représenter le tambour de machine à laver, détaille le publicitaire, tout a été conçu en 3D et incrusté dans le décor pendant la partie en post-production ». Le tournage, très technique, a eu lieu à Moscou, ville réputée pour ses énormes studios, pendant 4 jours, avec une soixantaine de figurants russes. A clip ambitieux, budget de BETC/SCHWEPPES Fini les égéries, Schweppes a préféré faire appel à un mannequin anglais inconnu. TPE/PME AVEC L’APEC, RÉUSSISSEZ VOTRE SOURCING CADRE. Coniez aux experts de l’Apec votre sourcing cadre et concentrez-vous sur la sélection inale des candidats. Appuyez-vous sur le savoir-faire etlaréactivité denos conseillers sourcing, présents dans toute laFrance, pour mettre en placedes recrutements pluseicaces. RDVsur recruteurs.apec.frpour découvrir tous nos services. production — sans doute — faramineux. Celui-ci est « en hausse d’au moins 40 à 50% » concède Florian Simonet. Ses investissements média — 20 M € bruts engagés en 2018 pour cette campagne —, sont en revanche équivalents aux précédents. « Aucun Français ne pourra passer à côté », assène-t-il. Plus de 20 semaines à la télévision d’avril à octobre, des affiches géantes pour promouvoir la nouvelle saveur gingembre dans la rue, les gares et le métro, une présence digitale et papier dans les magazines people et féminins, sans oublier plusieurs événements à Paris, Cannes et Calvi. NOUS RENCONTRER,C’EST AVANCER.



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