Le Parisien Economie n°418S 18 avr 2017
Le Parisien Economie n°418S 18 avr 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°418S de 18 avr 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 10,8 Mo

  • Dans ce numéro : numéro spécial élection présidentielle.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 4 - 5  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
4 5
twipe_ftp LE PARISIEN MARDI 18 AVRIL 2017 ÉCO 4 À LA UNE @LeParisien_Eco « Un crédit d’impôt pour le repreneur qui embauche » Patrick Janot, 55 ans, fondateur de MeetPRO, start-up dédiée à la reprise d’entreprise Problématique. « Lors de la négociation de reprise ou de transmission d’entreprise, le cédant indexe son offre de prix sur les aides éventuelles dont pourrait bénéficier le repreneur, sachant que ce dernier supprime très souvent des postes après le rachat. » NATHALIE ARTHAUD (Lutte ouvrière) « Je suis pour garantir l’emploi des salariés. Je ne suis pas pour l’allégement des charges sociales. Ce que le patronat appelle des charges sont en réalité des cotisations, du salaire mis de côté, donc différé, qui sert à payer les retraites, les dépenses de santé, de maternité… Leur baisse revient à diminuer ces financements, donc à augmenter les dépenses des familles, celles des travailleurs, mais aussi celles des indépendants, des commerçants, des petits entrepreneurs comme vous. Cela met à mal la santé, les remboursements diminuent. Alors, les mutuelles augmentent et les dépassements d’honoraires flambent. Tout le monde y perd. Quant aux réductions d’impôts, pourquoi ne pas les remplacer par une obligation pour les banques de prêter à taux zéro pour permettre aux petits de se lancer ? » Proposition. « Un allégement des charges pour le repreneur qui s’engage à garder les salariés et un crédit d’impôt pour celui qui embauche la première année. En plus de favoriser la reprise d’entreprises, ces aides permettraient de pérenniser et créer des emplois. » NICOLAS DUPONT- AIGNAN (Debout la France) « Les difficultés d’accès au crédit sont une des causes principales de difficultés au démarrage des jeunes entreprises. Une entreprise sur trois démarre son activité avec un capital de moins de 5 000 € et ne peut donc entrer sur des secteurs porteurs et innovants où les mises de départ se chiffrent en millions d’euros. C’est la raison pour laquelle je souhaite alléger la fiscalité du capital qui fait fuir les investisseurs  : s’inspirer du modèle allemand très simplifié qui applique un taux de 26,38% à tous les investissements en capital et revenir à une taxation forfaitaire des plus-values inférieure à 25%. Je souhaite aussi alléger les charges pour les repreneurs et faciliter la transmission d’entreprises en les exonérant de droits de succession et de donation sur 90% de leur valeur. » FRANÇOIS FILLON (Les Républicains) « La France est championne en termes de créations d’entreprises mais elles grandissent peu. Notre projet consiste à déverrouiller les principaux freins à leur croissance, afin de libérer leur capacité d’emploi et d’innovation. En allégeant massivement, de 40 Mds € , les charges et les impôts qui pèsent sur les entreprises, nous leur permettrons de regagner de la compétitivité. La simplification du code du travail, la rénovation du contrat de travail, le doublement des seuils sociaux, sont autant de mesures qui créeront des conditions favorables pour les entreprises et la création d’emplois. Plusieurs mesures encourageront également l’investissement dans les PME et TPE. » « Ne pas taxer les bénéfices réinvestis dans l’entreprise » Julien Galvez, 38 ans, cofondateur de Wefan, application mobile pour supporteurs de football Problématique. « En tant que start-up innovante, il est vital de réinvestir nos premiers bénéfices pour développer et pérenniser notre activité en France et à l’étranger, sous peine de se faire dépasser par la concurrence. Mais ils sont trop lourdement imposés en France, ce qui impacte nos BENOÎT HAMON (Parti socialiste) « Je modulerai l’impôt pour favoriser les entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices ou adoptent un modèle d’intérêt général. Cette mesure prévoira la dégressivité de l’impôt sur les sociétés (IS) en fonction du taux de réinvestissement des bénéfices de l’entreprise dans l’appareil productif. Ce dispositif bénéficiera aussi aux entrepreneurs qui sont imposables à l’impôt sur le revenu. Je souhaite qu’un statut unique de l’entrepreneur individuel permette d’imposer à un taux plus faible les revenus, pour lui, qui relèvent de l’activité de son entreprise par rapport à ses autres revenus. Je souhaite aussi introduire un taux réduit d’imposition pour les entreprises disposant du statut ESUS (agrément Entreprise solidaire d’utilité sociale) ou SOSE (Société à objet social étendu) dont je souhaite doubler le nombre pendant mon quinquennat. » capacités de réinvestissement. » Proposition. « La non-imposition des bénéfices réinvestis dans l’entreprise (recrutement, développement technologique, commercial…), quel que soit le secteur d’activité et sans limite. » NICOLAS DUPONT-AIGNAN (Debout la France) « Les premières années du développement d’une jeune entreprise sont cruciales, c’est donc durant cette période que les incitations et les aides doivent être les plus fortes. Je propose un dispositif zéro charge et zéro impôt pendant les trois premières années. Et de façon générale, je souhaite inciter à investir en France par des baisses substantielles de charges et d’impôts en direction des chefs d’entreprise qui croient au Fabriqué en France. C’est pourquoi je baisserai de moitié le taux de l’impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis sur le sol français. J’exonérerai aussi de charges pendant cinq ans l’embauche d’un chômeur de longue durée et je permettrai de déduire 100% de l’ISF pour des investissements dans des PME innovantes produisant en France, afin de faciliter le financement des jeunes entreprises. » PHOTOS LP ET DR. BENOÎT HAMON (Parti socialiste) « La France perd trop de ses entreprises car les transactions entre cédants et repreneurs échouent. Les conséquences pour l’emploi sont dramatiques. Pour faciliter la reprise d’entreprise, je veux créer une lettre de pré-garantie, qui permet au repreneur d’obtenir une garantie de Bpi France sur son emprunt bancaire. Je veux aussi confier à Bpi France une mission de financement des projets de reprise d’entreprise, en créant un outil de capital-transmission qui soutiendra notamment les reprises en Scop (Sociétés coopératives et participatives) par les salariés. Les aides de l’Etat doivent servir à pérenniser et à créer des emplois. C’est pourquoi je souhaite qu’il y ait des contreparties réelles au crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) dans les entreprises de plus de 50 salariés, notamment en termes de création d’emplois et de réduction du temps de travail. » MARINE LE PEN (Front national) « La France est en retard sur la t r a n s m i s s i on d’entreprise avec un des plus faibles taux de transmission intrafamiliale d’Europe. L’enjeu est pourtant fort  : 20% des dirigeants de PME ont plus de 60 ans. Le dispositif fiscal est un maquis de mesures parfois contradictoires. Je m’engage donc à déployer une politique nationale pour faciliter la transmission d’entreprises. C’est pour cela que je propose d’améliorer l’information des chefs d’entreprise de façon à ce qu’ils puissent anticiper la cessation de leur activité. Des dispositifs devront encourager le cédant à accompagner le repreneur et offrir à ce dernier des avantages fiscaux sur une période à définir. Il faut aussi fluidifier la transmission en accordant l’exonération totale des plus-values de cession des parts sociales des PME au bout de sept ans. » MARINE LE PEN (Front national) « La fiscalité ne doit en aucun cas décourager l’initiative. L’entrepreneur prend des risques et, en cas d’échec, il en assume les conséquences, y compris sur ses biens propres. Les TPE et les PME sont les entreprises françaises qui souffrent le plus d’un impôt sur les sociétés excessif. Leur imposition est plus forte que les multinationales qui pratiquent l’évitement fiscal pour ne payer quasiment aucun impôt alors même que leur chiffre d’affaires est réalisé sur le territoire français. Elles font donc peser sur les petites entreprises une charge fiscale que ces dernières ne devraient pas avoir à assumer. Je propose donc d’élargir le taux réduit de 15% d’impôt sur les sociétés à toutes les TPE et toutes les PME pour les 75 000 premiers euros de bénéfices et de créer un taux intermédiaire à 24% pour les bénéfices des PME situés au-dessus. » L
twipe_ftp MARDI 18 AVRIL 2017 LE PARISIEN 5 ÉCO A www.leparisien.fr/ecoÀ LA UNE Selon Pôle emploi, la France compte près de 5,515 millions de personnes au chômage (catégories A, B et C), dont 3,464 millions en catégorie A, sans aucune activité. « Des chômeurs prêtés par Pôle emploi » Fabrice Chapuzet, 42 ans, patron de LOU-Légumes, PME maraîchère Problématique. « En voulant produire des champignons français, nous sommes confrontés à un problème de recrutement. Nous avons formé, à nos frais, une centaine de personnes et fait revivre le métier de cueilleur. » Proposition. « Simplifier les démarches pour la formation  : JACQUES CHEMINADE (Solidarité et progrès) « Ce que vous proposez, c’est le bon sens même, surtout pour les entreprises de petite taille et celles qui se lancent ! Je défends d’ailleurs, pour toute entreprise de moins de 50 salariés embauchant un chômeur, la possibilité de déduire des charges sociales correspondantes le coût moyen par chômeur des allocations d’assurance chômage, soit au maximum 11 000 € par an. Je veux, par ailleurs, réhabiliter toutes les filières de l’enseignement professionnel, qui ne sont pas estimées à leur juste valeur. Il faut également supprimer la directive sur les travailleurs détachés et exiger au contraire que tout travail accompli en France, par un Français ou un étranger, soit soumis aux mêmes cotisations sociales. Il est temps de mettre fin à cette concurrence déloyale. » que Pôle emploi prête des chômeurs à une entreprise, qui les forme dans le but de les embaucher en CDI. Pendant cette période, l’employeur prend en charge la différence de rémunération entre le salaire convenu et l’allocation-chômage perçue. » FRANÇOIS FILLON (Les Républicains) « Quand près de six millions de personnes sont inscrites à Pôle emploi, quand deux millions de jeunes ne sont ni en formation, ni en situation d’emploi, il y a urgence à agir. La formation professionnelle ne remplit pas parfaitement son rôle d’orientation vers les secteurs porteurs. L’assurance chômage ne permet pas non plus, dans sa configuration actuelle, un retour rapide vers l’emploi. Je propose de sécuriser les parcours professionnels en permettant à chacun de bénéficier d’un capital formation qui remplacera les dispositifs existants et permettra de rationaliser et de débureaucratiser les fonds de la formation professionnelle, en donnant à chaque salarié et à chaque demandeur d’emploi l’opportunité de se construire une carrière et de se prémunir contre l’inactivité. » Tous les lundis à 6h51 sur franceinfo dans le Brief éco d’Emmanuel Cugny retrouvez Moi entrepreneur avec JEAN-LUC MÉLENCHON (La France insoumise) « Des coopérations intelligentes entre Pôle emploi et des entreprises qui s’engagent dans des démarches de formation et de réinsertion professionnelle comme celle décrite par Fabrice Chapuzet doivent être encouragées et soutenues. Dans le cas de cette entreprise, l’objectif de relocalisation de la production mérite également un soutien particulier. L’essentiel est de bien valider la réalité de l’effort de formation et la volonté de réinsertion, de façon, encore une fois, à éviter les effets d’aubaine. Dans un tel cadre, nous définirons avec Pôle emploi des programmes permettant de maintenir une prise en charge par celui-ci du montant de l’allocation-chômage jusqu’à la fin de la période définie de formation. La réalité des engagements de l’entreprise en fin de période conditionnera la poursuite de son éligibilité au programme. » a é Le Parisien franceinfo  : 1 PHOTOS LP ET DR. Mana Man a Man a MM M a Man a Man Man MM agenda Ce week-end Start-up aux Champs-Elysées Le Drugstore Publicis accueille chaque week-end des jeunes pousses et leurs créations. Innov’Blue a mis au point un papier minéral, fabriqué à partir de pierres, et non avec des arbres. La start-up parisienne exposera son livre « 100% papier minéral » pour enfants et adultes. Une première en Europe. Les 21, 22 et 23 avril, au 133, avenue des Champs- Elysées (Paris VIII e). Plus d’infos sur Innovblue.com. Les vidéos des start-up sur LeParisien.fr, en partenariat avec Widoobiz. Jusqu’au 07.05 Appel à projets pour l’économie circulaire Paris&Co, agence de développement économique et d’innovation de la Ville de Paris, recrute entre 15 et 20 start-up. Elles formeront la première promotion de sa nouvelle plate-forme, dédiée à l’économie économie circulaire. Thèmes  : consommation responsable, allongement de la durée d’usage des biens, gestion des déchets… Jusqu’au 7 mai  : Candidatures.incubateurs.paris andco.com/fr/challenges/economie-circulaire Le livre Les enjeux de la présidentielle décryptés Treize personnalités du monde économique, intellectuel et culturel confrontent leurs points de vue sur les questions économiques. Mondialisation, numérique, travail, entrepreneuriat, formation…Le chef étoilé Thierry Marx, Pierre Gattaz — président du Medef — ou encore Claude Haigneré — docteur en neurosciences et première femme à aller dans l’espace — livrent leurs analyses, « souvent iconoclastes », au ton « un brin provocateur » et éclairent la réflexion. « Le Vrai débat », ouvrage édité par Cithéa communication, 80 pages, 8 € . Disponible dans les boutiques Relay et sur Amazon.fr



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :