Le Parisien Economie n°418S 18 avr 2017
Le Parisien Economie n°418S 18 avr 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°418S de 18 avr 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 10,8 Mo

  • Dans ce numéro : numéro spécial élection présidentielle.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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twipe_ftp LE PARISIEN MARDI 18 AVRIL 2017 I ÉCO 10 BUSINESS PROSPECTIVE @LeParisien_Eco Création d’entreprise  : 5 incontournables LANCEMENT Pour assurer la viabilité de son entreprise, certaines étapes sont essentielles. Voici quelques bases à ne pas oublier au moment de choisir les bons outils et d’entamer les démarches nécessaires. PAR ANNE-CLAIRE ORDAS Le décollage d’une petite entreprise semble parfois affaire de flair ou de chance. Mais les experts qui suivent leurs clients au long cours savent que leur réussite repose sur des fondamentaux et quelques réflexes. « Avant de démarrer, il faut monter un budget prévisionnel, rappelle Hélène Paradis, associée du cabinet APA Val de Loire, membre du groupement France Défi. Se renseigner sur le marché, les tarifs des concurrents, évaluer les charges. Il faut ensuite traduire ce budget en besoin de trésorerie et identifier les manques éventuels. » L’entrepreneur doit ensuite être attentif aux démarches administratives  : « Il faut être certain, à la création de son entreprise, qu’elle est bien enregistrée. Assurez-vous que l’ensemble des démarches administratives ont été faites jusqu’au bout », souligne Hélène Paradis. 1 FRANCE DEFI experts-et-decideurs.fr BIEN CONSERVER CERTAINS DOCUMENTS L’archivage est également très important  : « Dès le début, il faut conserver l’ensemble des pièces comptables et l’intégralité de tous les contrats signés, des baux aux assurances, en passant par les photocopieurs », insiste Hélène Paradis. Ces documents serviront en cas de litige ou de contrôle fiscal. 2 METTRE EN PLACE DES OUTILS DE SUIVI Mais le dirigeant peut aussi s’appuyer sur des outils  : « Un échéancier lui sera utile car il y a toutes sortes de déclarations à faire et de nombreuses obligations administratives », note Hélène Paradis. Raphaël Lemaire, associé du cabinet BGH, membre du groupement France Défi, pointe quant à lui la nécessité de tenir un tableau de bord tous les mois  : « Il sert à vérifier si l’on a atteint les objectifs et à identifier les écarts entre les prévisions et la réalisation ». Il permet de réagir rapidement, notamment en cas de retard de paiement car « on y consigne le chiffre d’affaires prévu et réalisé, la marge brute, les principaux indicateurs de coûts comm e l e s c h a r g e s l i é e s a u personnel et tous les coûts fonctionnels », explique le professionnel. Petite entreprise deviendra grande, à condition de bien quelques étapes incontournables. 3 UNE COMPTABILITÉ INFORMATISÉE « Pour la gestion du chiffre d’affaires, on s’appuiera sur un logiciel de qualité, indispensable pour sécuriser la facturation sur les plans fiscal et réglementaire. Il servira aussi à optimiser la trésorerie par un suivi précis des relances clients », ajoute Raphaël Lemaire. 4 S’ASSURER CONTRE LES RISQUES Certaines assurances, comme celle en responsabilité civile qui couvre l’entreprise en cas de casse chez un client, sont bien connues. Mais d’autres sont aujourd’hui à considérer de près. « Ayez une vigilance particulière sur l’informatique et la conservation des données », conseille Hélène Paradis. 5 PRENEZ GARE AUX ARNAQUES Enfin, attention aux arnaques qui guettent l’entrepreneur qui débute son activité  : avec leur logo de la Marianne républicaine, certains courriers semblent très officiels. Ils proposent une prestation payante - inscription à un registre professionnel, par exemple - qui n’est nullement obligatoire. « Le chef d’entreprise a deux métiers  : son principal, technique, et celui de chef d’entreprise, résume Raphaël Lemaire. Les entreprises qui réussissent maîtrisent non seulement leur activité principale mais aussi les fonctions associées, qu’elles soient commerciales, de production, de pilotage ou encore de management. » Activité artisanale, quelles obligations avant de se lancer ? CONSEIL D’EXPERT L’artisanat, c’est plus de 250 métiers et autant de possibilités de créations d’entreprises. Recommandations à ceux qui veulent se lancer. PROPOS RECUEILLIS PAR RÉGIS DELANOË AU DERNIER DÉCOMPTE, l’artisanat recensait en France plus d’un million d’entreprises pour près de trois millions d’actifs. Bâtiment, production, alimentation ou services  : Marie- Noëlle Lumb, avocate en droit des affaires à Paris (XVII e), livre ses conseils avant de s’engager. Quelle est la première étape à respecter pour se lancer dans l’artisanat ? M.-N.L. Il est essentiel de définir le statut juridique adéquat, car il va conditionner toute l’activité future. Les formes juridiques sont nombreuses, avec deux grandes catégories  : en nom propre, pour se lancer en individuel, ou l’EURL, la SARL, la EN PARTENARIAT AVEC SASU (voire l’EIRL) pour créer une société, avec pour chacune des formules des spécificités. Démarrer une activité en nom propre apporte peu de contraintes administratives et offre la possibilité de commencer depuis votre domicile, avec l’accord de votre bailleur ou du syndic de copropriété. A l’inverse, la création d’une société est plus lourde à mettre en place mais permet de mieux se protéger en cas de poursuites, pour dettes notamment. Existe-t-il un cadre légal à l’entreprise artisanale ? Oui, le décret concerné, du 10 juin 1983, retient deux critères de base. Le premier concerne l’activité, l’entreprise devant exercer une activité de production, de transformation, de réparation ou de prestation de services, sous forme sédentaire ou ambulante. Au total, plus de 250 métiers sont concernés. Deuxième critère  : la taille, limitée à dix salariés au moment de la création de l’entreprise. L’investissement de départ est-il important ? Il varie énormément selon l’activité, mais dans tous les cas il est nécessaire d’effectuer un plan de financement, ainsi qu’un plan de trésorerie et un compte de résultat sur trois ans. Aussi, tout repreneur ou créateur d’entreprise de l’artisanat doit dorénavant suivre un stage de préparation à l’installation (SPI), organisé par les chambres de métiers et de l’artisanat. D’une durée de 30 heures, il reprend l’ensemble de ces questions financières, comptables, fiscales et juridiques. Comment se constituer une clientèle ? Marie-Noëlle Lumb, avocate en droit des affaires à Paris (XVII e), livre ses conseils aux artisans qui souhaitent créer leur entreprise. Pour se lancer, la communication est essentielleet s’opère en multicanal  : petites annonces, affichages sur votre véhicule de société, Internet… En sachant que le meilleur des moyens de faire grossir son portefeuille clients reste le bouche-à-oreille. LP/OLIVIER BUREAU. LP/PHILIPPE LAVIEILLE.
MARDI 18 AVRIL 2017 LE PARISIEN www.leparisien.fr/ecoBUSINESS PROSPECTIVE GETTY IMAGES. I LePadsle.fr Éco ÉCO twipe_ftp L’échec peut être une véritable source d’apprentissage. L’erreur, facteur de réussite ? DÉVELOPPEMENT Vous vous êtes trompé, vous avez échoué ? Ce n’est pas grave ! PAR MARC HERVEZ UNE ÉTUDE d’Ipsos révélait en 2013 que 83% des Français estimaient que l’on dévalorise trop souvent les personnes connaissant un échec dans leur vie professionnelle. Pourtant, lorsqu’il faut citer un entrepreneur comme modèle de réussite, SteveJobs arrive souvent en tête de liste. « C’est oublier qu’il s’est fait mettre à la porte d’Apple avant d’y revenir avec le succès que l’on connaît. C’était avant tout un rebond. Il est donc vraisemblable que ses échecs l’ont fortifié. Il y a peu d’exemples de parcours parfaits dans l’entrepreneuriat », rappelle Alain Goetzmann, fondateur du cabinet de conseil Delta Inter Management et théoricien de « l’échec fructueux ». Même Marc Simoncini, créateur de Meetic, estime que « l’échec est la clé de la réussite ». Lieu commun ou vraie leçon de vie ? « Evidemment, l’erreur n’est pas synonyme de réussite ultérieure, ce serait trop simple », nuance Alain Goetzmann. SAVOIR REBONDIR La prospérité d’une entreprise est toujours le fruit d’un parcours émaillé d’erreurs. « Il est nécessaire d’accepter que l’échec fait partie de la vie. Pour aller de l’avant, il faut l’analyser et en tirer une leçon. L’échec est une source d’apprentissage », synthétise Guillaume Mulliez, président LE PARISIEN LIBÉRÉ 25, AVENUE MICHELET 93408 SAINT-OUEN CEDEX TÉL. 01.40.10.30.30 SOCIÉTÉ PAR ACTIONS SIMPLIFIÉE FRANCIS MOREL, PRÉSIDENT SOPHIE GOURMELEN, DIRECTRICE GÉNÉRALE DÉLÉGUÉE ET DIRECTRICE DE LA PUBLICATION PRINCIPAL ASSOCIÉ  : UFIPAR (LVMH) STÉPHANE ALBOUY, DIRECTEUR DES RÉDACTIONS DU « PARISIEN » ET D’« AUJOURD’HUI EN FRANCE » de l’association 60 000 Rebonds, qui accompagne les entrepreneurs en post-faillite dans leurs nouveaux projets professionnels. « Il n’y a pas de méthode analytique, prévient Alain Goetzmann. Si l’optimisme est la preuve d’un caractère fort, il ne faut pas culpabiliser, ou se déresponsabiliser. On n’est pas un moins que rien si on ne réussit pas. » SE FAIRE ACCOMPAGNER C’est commettre deux ou trois fois les mêmes erreurs qui est rédhibitoire. Chose que n’a pas faite Alain Thibault après la liquidation de son projet de super complexe multisports, il y a une dizaine d’années. Il s’est ensuite retrouvé « sur la paille et divorcé ». Il a enchaîné les petits boulots et s’est rapproché de 60 000 Rebonds. Et, dès qu’il a pu, a racheté un local pour lancer une nouvelle activité, l’année dernière. « Un lieu destiné aux clubs de danse locaux, qui accueille aussi un espace de restauration. J’ai pris une décision drastique  : n’embaucher personne pour le moment, alors que j’avais 15 salariés dès le lancement de mon ancienne affaire. Je fais plusieurs métiers à la fois mais, pour le moment, cette méthode paie. Auparavant, je menais trop d’objectifs en simultané. Désormais, je n’en ai qu’un seul  : un développement harmonieux. » Pour ces entrepreneurs, après une mauvaise expérience, la ténacité semble la qualité qui mène au succès. JULIE COSTES, ÉDITRICE COMMISSION PARITAIRE N°0120 C 85979 RÉDACTION EN CHEF DES SUPPLÉMENTS  : JEAN-LOUIS PICOT, JLPICOT@LEPARISIEN.FR RÉDACTION  : VIRGINIE DE KERAUTEM VDEKERAUTEM@LEPARISIEN.FR, CYRIL PETER, CPETER@LEPARISIEN.FR, EN COLLABORATION AVEC ACCROCHE PRESS’ÉDITION ET RÉALISATION  : YOANN PARISET, YPARISET@LEPARISIEN.FR PUBLICITÉ  : TEAM MÉDIA, 738, RUE YVES-KERMEN 92658 BOULOGNE-BILLANCOURT CORINNE MREJEN, PRÉSIDENTE DE LA RÉGIE TEAM MÉDIA PHILIPPE PIGNOL, DGA DE LA RÉGIE TEAM MÉDIA PUBLICITÉ COMMERCIALE  : 01.41.04.97.00 PETITES ANNONCES  : 01.40.10.56.56 ANNONCES LÉGALES  : 01.40.10.51.51 EMPLOI  : 01.40.10.52.70 SERVIR L'AVENIR, AVEC bpi_fr.dfl (, Créé en 1991, le groupe Protec compte 3 entreprises  : Protec Décors, Protec Service Industrie et Protec Industrie, répartis sur 2 sites de production en Île-de-France. Protec Industrie est spécialisée dans les procédés spéciaux de pièces complexes pour l’industrie aéronautique et aérospatial. « Nous apportons des caractéristiques physiques et mécaniques sur les pièces techniques de nos clients. Les procédés spéciaux et traitements de surface proposés garantissent une durée de vie et une résistance des aéronefs - exigence de corrosion, tenue à l’usure, amélioration du frottement ou encore la conductibilité électrique - » explique Jean-Christophe Collin, dirigeant du groupe. Protec Service Industrie est quant à elle spécialisée dans les traitements de surfaces de moyennes et grandes séries grâce à ses outils de production automatisés. 220 collaborateurs travaillent pour le groupe dont 170 pour l’entreprise Protec Industrie. « L’autre unité, Protec Décors, met en oeuvre tout notre savoir-faire de décoration haut de gamme auprès de grands comptes comme Louis Vuitton, Yves Saint-Laurent, Le Bristol ou encore Airbus en assurant des finitions haut de gamme, en créant des structures décoratives ou encore des aménagements intérieurs ». L’entreprise, labélisée EPV ‘entreprise du Patrimoine Vivant’, a également pu compter sur différents investisseurs pour assurer son développement. « J’ai racheté l’entreprise en 2011 et Bpifrance est intervenu lors du LBO pour m’appuyer financièrement, aujourd’hui nous participons à différentes actions au sein de Bpifrance Excellence » ajoute Jean-Christophe Collin. 1 11 ÉCO Consultants, distinguez-vous ACCOMPAGNEMENT Pour émerger sur un marché du conseil très encombré, le mieux est encore de choisir un positionnement précis. PAR MURIEL JAOUËN Rêve d’indépendance, volonté de valoriser ses compétences, nécessité é c on o m i que … Choisies ou subies, les raisons de devenir consultant sont multiples. Chaque année, des milliers de salariés franchissent le pas. Mais se lancer sur un terrain aussi convoité est-il bien prudent ? « Une bonne moitié des créateurs échouent dès la première année, faute souvent d’avoir défini avec suffisamment de précision leur positionnement et le spectre de leurs prestations », souligne Elizabeth Vinay, responsable des dossiers Projecteurs à l’Agence France Entrepreneur. « Le mieux est de conjuguer une compétence et appétence, car la conviction est aussi une garantie de crédibilité », ajoute Sylvaine Pascual, du cabinet de coaching Ithaque. Les tarifs peuvent varier de 800 à 2 000 € (et plus) par jour, mais un jeune consultant en pleine constitution de clientèle pourra difficilement miser sur la fourchette haute. EXPERTISE TECHNIQUE Pour émerger, mieux vaut investir une niche, en associant par exemple une expertise technique et un secteur d’activité  : identité visuelle dans le domaine des parfums bio, management des stratégies RSE pour les TPE du digital, applications mobiles dans le monde associatif… Face aux mutations permanentes de leurs marchés, les entreprises, les PME et TPE, notamment, ont besoin d’accompagnement sur tous les fronts  : transformation digitale, management, gestion, développement commercial… Mais avant de décrocher un contrat, sauf à bénéficier d’un réel crédit et d’une clientèle captive, il faut prospecter. Les consultants - généralement piètres commerciaux - peuvent ici exploiter toutes les ressources des réseaux sociaux. Un indépendant en début d’activité devra toute de même consacrer au moins 40% de son temps à la prospection, puis 20% en régime de croisière. Parallèlement, il lui faut ajuster son chiffre d’affaires prévisionnel. « Selon nos estimations, un consultant facture en général entre 100 et 120 journées par an », commente Elizabeth Vinay. Les tarifs peuvent varier de 800 à 2 000 € (et plus) par jour, mais un jeune consultant en pleine constitution de clientèle pourra difficilement miser sur la fourchette haute. A fortiori s’il conseille de petites entreprises. L’exercice le plus difficile est donc peut-être dans la préservation d’une juste équation entre pérennité économique et exigences de positionnement. L’urgence économique est toujours mauvaise conseillère. « Le consultant doit à la fois savoir rester flexible et refuser de se laisser emmener où il ne veut pas aller. C’est en restant toujours en accord avec ce que l’on souhaite faire que l’on peut vraiment grandir dans le conseil », insiste Sylvaine Pascual. Protec  : Spécialiste du traitement de surfaces et des procédés spéciaux Fort d’un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros en 2016, dont 90% réalisé en France, le Groupe Protec compte doubler son pourcentage à l’export sur les trois prochaines années, passant ainsi de 4 à 20%. Pièces techniques aéronautiques réalisées par ProtecGroup Entrepreneurs, Bpifrance vous finance, vous accompagne et assure votre activité à l’export. Contactez-nous  : bpifrance.fr ou dites « Bpifrance » au 32 20. GETTY IMAGES/CAIAIMAGE. Crédit photo  : Protec Group



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