Le Parisien Economie n°410S 10 avr 2017
Le Parisien Economie n°410S 10 avr 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°410S de 10 avr 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 8,9 Mo

  • Dans ce numéro : retraités et toujours actifs.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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twipe_ftp LE PARISIEN LUNDI 10 AVRIL 2017 1 ÉCO 8 ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE @LeParisien_Eco Rendez-vous avec les candidats DEPUIS LE 30 JANVIER, en partenariat avec franceinfo, « Le Parisien Eco » donne la parole aux entrepreneurs pour qu’ils partagent leurs problèmatiques avant l’élection présidentielle. A quelques jours du premier tour, l’heure est venue pour les candidats à l’Elysée de leur répondre. Le mardi 18 avril, votre supplément leur ouvrira ses colonnes. Un panel de questions, florilège de choix des internautes du Parisien.fr et de notre rédaction, leur sera proposé pour réagir et avancer leurs propositions. Fiscalité, formation, développement, numérique… De multiples thématiques ont été abordées ces dernières semaines. Une centaine d’entrepreneurs se sont exprimés. Nous les en remercions. Ils nous permettent aujourd’hui encore de refléter leur quotidien et de lui donner un écho le plus large possible. INTERACTIF Contribuez sur LeParisien.fr/moientrepreneur Sur Twitter  : #Moientrepreneur lyLe débat se poursuivra durant l’entre-deux tours. « Moi entrepreneur » aussi. Pour participer, quelles que soient la taille de votre entreprise et son activité, ou même si vous êtes simplement porteur d’un projet entrepreneurial, rendezvous sur notre site Internet. Trois étapes vous sont alors proposées  : 1. La présentation de votre entreprise ou votre projet. 2. Partager votre problématique, les difficultés que vous rencontrez au quotidien. 3. La question ou proposition que vous souhaiteriez soumettre aux candidats. Le maximum de contributions sont mises en ligne et une partie également publiées dans « Le Parisien Eco ». Retrouvez également « Moi entrepreneur » sur franceinfo tous les lundis à 6 h 51 et 10 h 23 dans le « Brief éco » d’Emmanuel Cugny, tableau de bord quotidien des grandes tendances de l’économie et leurs conséquences sur la vie quotidienne. Merci de votre participation et à vous de jouer ! Les défaillances d’entreprises reculent sur l’année 2016 mais... Si le nombre de défaillances d’entreprises a baissé de 7,6% en 2016, 55 000 entrepreneurs se sont néanmoins retrouvés en perte d’emploi à la suite d’une liquidation judiciaire. Bonne nouvelle néanmoins, elles ont reculé de 14% en Nouvelle- Aquitaine, de 13,4% en Centre- Val de Loire et de 4,6% en Ilede-France. C’est ce qui ressort de l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs, une enquête semestrielle réalisée par l’association GSC, l’assurance perte d’emploi des dirigeants et des entrepreneurs et le cabinet d’études Altares. LES TPE RESTENT TRÈS TOUCHÉES Les plus de 51 ans sont 34,5% à être concernés par cette perte d’activité. Leur part a légèrement augmenté par rapport à 2015. Ce sont principalement les patrons de TPE de moins de trois salariés qui sont touchés par ces pertes d’emplois (75%). Un tiers des dirigeants d’une entreprise en perte d’activité réalisaient un chiffre d’affaires inférieur à 500 000  € . Les entrepreneurs les plus touchés sont ceux exerçant dans le secteur du bâtiment (24,8%) et du commerce (23,1%) , soit près de la moitié des pertes d’emploi enregistrées en 2016. Viennent ensuite ceux de l’hébergement, de la restauration et du débit de boisson (13,8%). L’enquête démontre aussi des disparités régionales  : les pertes d’emplois pour les entrepreneurs ont progressé de 22% en 2016 en Corse et de 6,1% en Guadeloupe, mais reculé dans d’autres régions. DR. DR. DR. « La fin du mille-feuille administratif, c’est pour quand ? » Franck Ollivier, gérant d’Active Publishing Activité. « Fondée il y a quatre ans, notre TPE est sur un marché de niche. Nous avons développé des outils de mise en page automatique pour des catalogues, des brochures, des magazines ou des livres. Avec une croissance importante, + 300% cette année, nous venons de recruter deux personnes. D’ici fin 2017, nous devrions passer de quatre à huit collaborateurs. Nous sommes sollicités par des assureurs, des grossistes, des voyagistes ou des enseignes de vente à distance comme la Redoute. Depuis quelques mois, nous avons des clients en Pologne, en Belgique, en Espagne, en Allemagne et en Indonésie. » Thématique. Administration. Problématique. « Je consacre au moins 30% de mon temps aux formalités administratives, alors que j’ai un comptable. Je viens de recruter à temps partiel une assistante administrative pour me soulager des tâches mensuelles, comme la déclaration de la TVA. Trouvez-vous normal de déclarer, chaque mois, que j’ai quatre salariés et de devoir envoyer 128,60  € à la médecine du travail ? Trouvez-vous normal, si vous ne vous versez pas de salaire, de devoir payer 580  € par mois au RSI et d’apprendre, par les médias, que ces mois-là ne sont pas comptabilisés pour la retraite ? Dès que l’on doit s’adresser à une administration, c’est chronophage et, bien souvent, inutile car incompréhensible. Les grandes régions ont été créées, soi-disant, pour réduire le millefeuille administratif. Dans les faits, cela n’a rien changé pour nous. » Question ou proposition. « Que comptez-vous faire pour réduire les démarches administratives des entreprises ? Pourquoi ne pas créer des guichets uniques ou une plate-forme Web qui centralise tout ? » « Quels outils pour aider à gérer le prélèvement à la source ? » Firmin Zocchetto, cofondateur de Payfit Activité. « J’ai cofondé PayFit en 2015 pour faire gagner du temps aux employeurs et permettre aux entreprises de prendre soin de leurs salariés. PayFit est une interface ultraintuitive qui permet de gérer facilement tous les aspects complexes liés à la paie  : embauche d’un salarié, bulletins de paie, déclarations sociales, congés payés, paiement des salaires et des cotisations sociales, fin de contrat… Nous sommes aujourd’hui une équipe composée de 28 personnes. » Thématique. Fiscalité. Problématique. « Le prélèvement à la source doit normalement prendre effet dès le 1er janvier 2018. De nombreux Français sont encore réticents à cette réforme et la noninformation à ce propos risque d’en inquiéter beaucoup et donc de retarder sa mise en place. La transition a besoin de se faire en douceur et pour cela il est nécessaire de bien la préparer. » Question ou proposition. « Le prélèvement à la source représente, je pense, une avancée fiscale importante pour la France et sa mise en place ne doit surtout pas être retardée. Mais pour que la transition se déroule bien, l’information doit être meilleure. Il faut mettre à disposition un système d’accompagnement, que ce soit pour les professionnels et les particuliers. Comment le gouvernement compte gérer cette transition ? Plus particulièrement, quels seront les moyens mis à disposition des entreprises, des employés et des éditeurs de logiciel ? » « Calquer la fiscalité de prêt du temps sur celle du prêt d’argent » Elodie Hughes, cofondatrice de The Timefunding Company Activité. «. Le Timefunding offre la possibilité à chacun d’entre nous, fort de son expérience, d’investir son temps dans de jeunes start-up pour en accompagner la croissance, et d’être payé plus tard, selon un échéancier. J’ai cofondé cette entreprise fin septembre 2016 avec Pierre-Yves Larvor. Nous avons démarré notre activité début janvier. Près d’une dizaine de personnes travaillent pour la société. Nous nous rémunérons par une commission à hauteur de 20% du montant de la mission. En moyenne, depuis le démarrage, nous générons entre 10 000  € et 15 000  € de chiffre d’affaires chaque mois » Thématique. Fiscalité. Problématique. « Aujourd’hui, légalement, un timefunder doit pouvoir facturer son prêt de temps, son investissement. Il est donc deux fois taxé sur ce prêt  : en tant que microentrepreneur, puis sur le revenu tiré de ce prêt. Et à ce titre, le prêt n’est pas rémunéré tel qu’il le devrait, c’est-à-dire, en fonction du risque, par un taux d’intérêt, comme c’est le cas lorsque l’on prête de l’argent. » Question ou proposition. « Nous souhaitons pouvoir, dans un cadre établi par la loi pour empêcher les dérives, calquer la fiscalité du prêt de temps sur celle du prêt d’argent, telle que celle d’usage sur les plates-formes de prêts entre particulier  : soit un acompte forfaitaire de 24% d’impôt sur le revenu et de 15,5% de prélèvements sociaux (CGS, CRDS…) prélevé lors du versement des intérêts. Cette niche fiscale ne profiterait pas aux riches puisqu’il s’agit de prêter ici du temps. Elle se justifie puisqu’elle récompense une prise de risque individuelle au financement de la croissance des start-up. »
LUNDI 10 AVRIL 2017 LE PARISIEN www.leparisien.fr/ecoBUSINESS PROSPECTIVE twipe_ftp IUT..fr Le Parisien franceinfo : I 9 ÉCO Entrepôts et aéroports, c’est leur affaire SUCCESS STORY Entrée un temps dans le giron du géant Alstom, la société orléanaise Alstef a repris son indépendance. Son activité  : le stockage automatisé et le contrôle des bagages dans les aéroports. PAR RÉGIS DELANOË. Aux origines d’Alstef, il y a deux ingénieurs fondateurs qui créent en 1961 une société qui avait alors pour nom la CGMS (Compagnie générale de manutention et de stockage). « A l’époque, situe son président et principal actionnaire Pierre Marol, l’entreprise s’est tout de suite positionnée dans l’innovation en étant la première en France à mettre en place un système de stockage automatisé grande hauteur nommé transstockeur. » Une technologie qui permet de stocker à grande échelle des produits sur palettes à la verticale. «NOUS AVONS 20 POSTES OUVERTS  : INGÉNIEURS, TECHNICIENS…» PIERRE MAROL, PRÉSIDENT D’ALSTEF La réussite s’accompagne d’un rachat par le géant Alstom, avant une revente au début des années 2000 à Pierre Marol et aux salariés. C’est à ce moment que l’entreprise, redevenue indépendante, prend le nom d’Alstef et développe une seconde activité née du temps d’Alstom  : la manutention des bagages dans les aéroports. UN CHIFFRE D’AFFAIRES EN FORTE CROISSANCE Aujourd’hui, Alstef affiche une forme insolente, avec un chiffre d’affaires de 61 M € en 2016, en hausse de 70% sur deux ans. « Nous visons les 90 M € de chiffre d’affaires en 2017 », annonce Pierre Marol. Conséquence  : la société a embauché 70 personnes entre 2015 et 2016. « Nous avons actuellement 20 postes ouverts », ajoute le PDG, à la recherche « de profils techniciens et ingénieurs de conception en informatique et automatisme pour compléter les effectifs en bureau d’études, ainsi que des Au début des années 2000, Alstef se spécialise dans la manutention des bagages dans les aéroports. Vous vendez votre commerce, faites le savoir CONSEIL D’EXPERT En cas de vente ou de cession d’un fonds de commerce, la loi Bloche, du 14 novembre 2016, a réinstauré l’obligation de publication dans un Journal d’annonces légales. Alexandra Lachaud, avocate au cabinet Granrut, Paris (VIII e). PROPOS RECUEILLIS PAR R.D. SUPPRIMÉE par la loi Macron en 2015, l’obligation de publication des mutations de fonds de commerce dans un journal d’annonces légales n’a pas mis longtemps à faire son retour. Depuis la loi Bloche du 14 novembre 2016, toute vente ou cession doit de nouveau faire l’objet d’une telle publication. Les explications d’Alexandra Lachaud, avocate au cabinet parisien Granrut. Que dit la loi Bloche adoptée le 14 novembre dernier ? A.L. L’objet de cette loi est de « renforcer la liberté, l’indépendance et le pluralisme des médias ». Parmi les mesures, figure l’obligation de publication dans un journal d’annonces légales (JAL) pour les ventes ou cessions de fonds de commerce. C’est la réintégration d’une formalité de publication supprimée par la loi Macron du 6 août 2015. Désormais, toute vente ou cession de fonds de commerce, ainsi que toute attribution de fonds de commerce par partage ou licitation, doit de nouveau être publiée à la diligence de l’acquéreur dans un JAL. Il s’agit donc d’un retour à ce qui se pratiquait avant 2015 ? Oui, de nouveau il va falloir effectuer les deux publications  : au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (BODACC) et dans un JAL. La loi Macron supprimait cette double publication pour ne retenir que la première, par souci de simplification. Le problème est que cela privait la presse d’une partie non négligeable de ses revenus. « CETTE PUBLICATION DOIT AVOIR LIEU DANS LES QUINZE JOURS SUIVANT LA SIGNATURE DE L’ACTE » Concrètement, que doivent faire les acquéreurs d’un fonds de commerce depuis la loi Bloche ? Ils doivent faire en sorte que la vente ou la cession du fonds de commerce soit publiée dans un JAL et au BODACC dans les quinze jours suivant la signature de l’acte. Ils peuvent choisir le Tous les lundis à 6h51 sur franceinfo dans le Brief éco d’Emmanuel Cugny retrouvez Moi entrepreneur avec journal habilité à recevoir les annonces judiciaires et légales de leur choix, du moment qu’il se trouve dans l’arrondissement ou le département dans lequel le fonds est exploité. Petite précision  : l’acte doit au préalable être enregistré auprès du service des impôts sur le lieu de situation du fonds cédé. Que doit contenir l’annonce ? L’articleL.141-13 du Code de Commerce liste précisément les mentions à indiquer  : informations relatives à l’enregistrement de l’acte, date, noms et domiciles du vendeur et de l’acquéreur, adresse et nature du fonds cédé, prix de vente, délai pour les oppositions des créanciers, élection de domicile à cette fin. techniciens de maintenance, des chargés d’affaires et chefs de projet ». Parmi les 260 salariés de l’entreprise, 140 sont basés sur le site historique de Boignysur-Bionne (Loiret), dans l’agglomération orléanaise, et le reste sur différents sites français (Roissy, Lyon, Nice, les Antilles…) ainsi qu’à l’étranger, avec désormais quatre filiales à Montréal, Istanbul, Moscou et Zagreb. « Nous venons d’obtenir d’importants contrats avec des aéroports locaux dans ces différents pays, ce qui devrait permettre d’accroître encore notre activité à l’international », se réjouit Pierre Marol. L’avenir d’Alstef incite à l’optimisme. É ÉCO co DR. LE PARISIEN LIBÉRÉ 25, AVENUE MICHELET 93408 SAINT-OUEN CEDEX TÉL. 01.40.10.30.30 SOCIÉTÉ PAR ACTIONS SIMPLIFIÉE FRANCIS MOREL, PRÉSIDENT SOPHIE GOURMELEN, DIRECTRICE GÉNÉRALE DÉLÉGUÉE ET DIRECTRICE DE LA PUBLICATION PRINCIPAL ASSOCIÉ  : UFIPAR (LVMH) STÉPHANE ALBOUY, DIRECTEUR DES RÉDACTIONS DU « PARISIEN » ET D’« AUJOURD’HUI EN FRANCE » JULIE COSTES, ÉDITRICE COMMISSION PARITAIRE N°0120 C 85979 RÉDACTION EN CHEF DES SUPPLÉMENTS  : JEAN-LOUIS PICOT, JLPICOT@LEPARISIEN.FR RÉDACTION  : VIRGINIE DE KERAUTEM VDEKERAUTEM@LEPARISIEN.FR, CYRIL PETER, CPETER@LEPARISIEN.FR, EN COLLABORATION AVEC ACCROCHE PRESS’ÉDITING ET RÉALISATION  : YOANN PARISET, YPARISET@LEPARISIEN.FR PUBLICITÉ  : TEAM MÉDIA, 738, RUE YVES-KERMEN 92658 BOULOGNE-BILLANCOURT CORINNE MREJEN, PRÉSIDENTE DE LA RÉGIE TEAM MÉDIA PHILIPPE PIGNOL, DGA DE LA RÉGIE TEAM MÉDIA PUBLICITÉ COMMERCIALE  : 01.41.04.97.00 PETITES ANNONCES  : 01.40.10.56.56 ANNONCES LÉGALES  : 01.40.10.51.51 EMPLOI  : 01.40.10.52.70



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