Le Parisien Economie n°410S 10 avr 2017
Le Parisien Economie n°410S 10 avr 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°410S de 10 avr 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 8,9 Mo

  • Dans ce numéro : retraités et toujours actifs.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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twipe_ftp LE PARISIEN LUNDI 10 AVRIL 2017 ÉCO 4 L'INVITÉ DE LA SEMAINE @LeParisien_Eco LAURENT PFEIFFER, PRÉSIDENT D’EMOVA GROUP « Laurent Pfeiffer, devant la boutique historique de Monceau Fleurs, située au 92, boulevard Malesherbes à Paris (VIII e) PROPOS RECUEILLIS PAR CYRIL PETER Vous affirmez avoir « démocratisé la fleur ». C’est-à-dire ? En 1965, Monsieur Merlino est devenu le premier fleuriste en libre-service. Il a osé installer un banc de fleurs à l’extérieur de son magasin, près du parc Monceau. Ses fleurs étaient vendues à des prix bas. A l’époque, l’achat de fleurs était réservé à une caste de gens fortunés, surtout dans le VIII e arrondissement. La fleur est un produit intemporel pour tous. Aujourd’hui vous pouvez acheter une botte de cinq roses à partir de 3,95  € . Le consommateur s’y retrouve. Vous proposez une gamme premium à des prix accessibles. Quelle est votre recette ? On préfère la fleur d’une tige de 50 cm plutôt que de 70 cm, car le temps de pousse est moins long. Cela nous permet d’économiser 30% sur le coût de production. Surtout que les clients coupent les tiges une fois à la maison. Donc autant avoir les tiges de la bonne taille, en privilégiant une chaîne la plus courte possible. Le panier moyen de notre client est de 20  € . Chez un fleuriste traditionnel, il est entre 50 et 70  € . Qui sont vos fournisseurs ? On achète 60% de nos produits là où ils poussent. Par exemple, la rose vient d’Equateur, du Kenya et d’Ethiopie. On travaille avec des fermes à plus de 2 000 m d’altitude, où le long ensoleillement favorise la pousse en terre. On l’achète aussi à des grossistes et des producteurs néerlandais, qui la font pousser en serre, en raison des conditions climatiques. Les 40% restants, c’est de la production saisonnière aux Pays- Bas et en France. On peut citer la pivoine de Picardie et le muguet nantais. Donc vos fleurs voyagent en camion ou en avion… Pour la rose, notre produit phare, elle est coupée le matin, puis descendue le midi sur le tarmac de l’aéroport local. Le jour même, elle prend un avion-cargo pour arriver aux Pays-Bas, la plate-forme incontournable pour le marché de la fleur. Pour Emova Group, du parc Monceau au Qatar Monceau Fleurs est la marque phare d’Emova Group (115 M € de CA en 2016), qui compte trois autres enseignes. Rachetée en 2008, Rapid’Flore propose une gamme économique dans plus de 100 magasins, essentiellement en province. Lancée en 2006, Happy vend des bouquets « avantgardistes » dans des villes de plus de 100 000 habitants. La marque « innovante » dispose d’une quarantaine de boutiques. Enfin, Au nom de la Rose, qui vient d’être rachetée, constitue la touche glamour du groupe, avec plus de 70 magasins. Emova pèse 10% dans le marché français des végétaux « Monceau Fleurs est leadeur avec 140 magasins en France » éviter les chocs de température, elle est transportée dans des chambres froides et des camions à température dirigée. Une fois en magasin, elle retrouve l’eau pour reprendre des forces, avant d’être exposée, au troisième ou quatrième jour. Où êtes-vous implantés ? En centre-ville ou en sortie de ville de plus de 25 000 habitants. L’un de nos points forts, c’est l’emplacement. Notre logiciel de géomarketing analyse les flux de circulation, piétons et routiers, grâce à un algorithme. Un algorithme ? Oui, on utilise des données privées, avec les cartes de fidélité des clients, et des données publiques, comme les chiffres de l’Insee. On contacte aussi des mairies pour savoir à quoi ressemblera la ville d’ici dix ans. Un écolo et un élu de droite ne mènent pas la même politique. Par exemple, à Paris, on a anticipé la fermeture des berges et l’interdiction de rouler aux poids lourds les plus anciens. Il faut être agile. On livre à pied, à vélo, à scooter et en camion de 24 m 3. Comment êtes-vous devenu le leadeur en France ? d’intérieur. Ses concurrents sont les 14 000 fleuristes indépendants, la grande distribution et la jardinerie. Le groupe, qui emploie 3 000 fleuristes, en majorité salariés des franchisés, compte 10 millions de clients. Dans les pays froids et chauds, où il est difficile d’exposer à l’extérieur la gamme premium de r 450 000  € C’EST LE CHIFFRE D’AFFAIRES MOYEN RÉALISÉ PAR CHAQUE BOUTIQUE DE LA MARQUE MONCEAU FLEURS » Monceau Fleurs, le groupe mise sur ses autres marques. Happy attire une clientèle d’expatriés au Qatar et au Bahreïn. Au nom de la Rose est notamment présent au Kazakhstan et en Russie, « où l’on achète des fleurs comme une baguette », selon le président d’Emova Laurent Pfeiffer. BIO EXPRESS 1969 Naissance à Paris (XVII e) 1999-2012 Directeur financier d’Euroland finance 2012-2013 Directeur financier du groupe Monceau Fleurs 2013 Président du directoire d’Emova Group (ex-Groupe Monceau Fleurs) Monceau Fleurs, qui appartient au groupe Emova, c’est une histoire de famille qui a commencé il y a plus de 50 ans. L’enseigne doit son nom au parc Monceau, à Paris (VIII e) , où se situe sa boutique historique. LP/FRÉDÉRIC DUGIT. Le point de départ, c’est 1998, quand le petit-fils du fondateur a formé le premier réseau de franchisés. Depuis, Monceau Fleurs est passé de six magasins à Paris à 140 en France, dont dix en propre. L’image du parc Monceau a suffi pour développer la marque. En nombre de magasins et avec un chiffre d’affaires annuel de 60 M € , nous sommes aujourd’hui les leadeurs. En moyenne, une boutique réalise 450 000  € de chiffre d’affaires. C’est trois fois plus que celui du fleuriste traditionnel qui, très souvent, travaille seul avec un apprenti. Comment devient-on franchisé ? Le diplôme, CAP ou BEP, est obligatoire. Il faut aimer la fleur et avoir l’envie d’entreprendre. A nous, ensuite, de former le futur franchisé pendant six à huit semaines, avec une immersion en magasin. La formation lui coûte 7 000  € , auxquels s’ajoutent 15 000  € de droit d’accès une fois le projet concrétisé. Le contrat est de sept ans. Avec une quinzaine d’ouvertures de magasins par an, on crée des emplois pérennes. Et après l’ouverture ? Les deux premières semaines, un animateur coache le franchisé. On organise une dizaine de visites par an. Même si vous êtes indépendants, vous êtes guidés, car il faut respecter la marque, avoir une gamme premium, une présentation et un taux de rotation de 48 heures maximum, avec un taux de perte de 1 à 3%. Quel est le profil de vos franchisés ? On a de tout. Parfois des couples. C’est intéressant car à deux, on peut viser un gros chiffre d’affaires. Mais on fait attent i on à l’e nv i r on ne men t familial. C’est difficile de s’occuper en même temps de la maison. C’est un métier dur, de détail. Vous êtes ouverts sept jours sur sept, de 8 h 30 à 20 h 30. Tous les jours, vous devez changer de mise en scène… Quelles sont les périodes où vous vendez le plus ? L’année est rythmée par les fêtes de Noël et la fête des mères. Chaque période pèse 14% de notre chiffre d’affaires. Ensuite, la Saint-Valentin représente 10%. Chaque année, des clients utilisent deux modes de paiement. Par carte pour l’épouse, en espèces pour la maîtresse… Enfin, on a la fête des grandsmères qui prend de l’importance, la fête des institutrices, et la Toussaint. Vous vendez beaucoup en ligne ? Seulement 3% des ventes sont réalisées sur Internet et via l’application mobile. On est au taquet par rapport aux chiffres du secteur. Franchement, je ne crois pas à la marque 100% digitale. Dans la fleur, vous ne pourrez jamais remplacer l’expérience client en magasin. 60% des ventes sont des achats cadeaux, à des moments importants de la vie comme un mariage ou un décès. Et à l’international ? C’est 10% de notre activité. En Europe, on a 20 magasins, notamment en Espagne et en Suisse, où le panier moyen est trois fois plus élevé qu’en France. Nous sommes aussi présents au Japon, avec 20 boutiques à Tokyo, Kobe et Sendai.
LUNDI 10 AVRIL 2017 LE PARISIEN 5 www.leparisien.fr/ecoMÉDIAS ET COMMUNICATION ÉCO twipe_ftp Alessandra Sublet succède à Omar Sy PEOPLE La présentatrice est à l’affiche de la nouvelle campagne de pub de Fïnley, la marque de boissons. PAR VIRGINIE DE KERAUTEM Le point commun ent re l e c o m é d i en Omar Sy et la présentatrice Alessandra Sublet ? Fïnley, la boisson gazeuse aux fruits du groupe Coca- Cola, lancée pour le marché français, il y a trois ans. Alessandra Sublet en est la toute nouvelle ambassadrice succédant à Omar Sy. « Tous les deux sont très accessibles, indique Nathalie Denno, cheffe de groupe du segment boissons pétillantes et plates pour Coca-Cola (Fanta, Sprite, Nestea…). L’un comme l’autre personnifient parfaitement nos boissons. » Omar Sy avait signé avec la marque pour trois ans. Il laisse place à une autre personnalité pour « réaffirmer le positionnement de la marque », explique Natahlie Denno. « Le nom d’Alessandra Sublet nous a semblé évident. Pas de plan B, elle a tout de suite accepté. » Nouvelle tête, nouvelle campagne. Bref, nouveau dispositif média pour incarner des boiss on s p en s é e s p en d a n t deux ans et dont le groupe américain disait, en 2014, que c’était le lancement le plus ambitieux depuis Coca-Cola Zéro en 2007. Aujourd’hui, Fïnley compte huit parfums « sophistiqués », du citron-fleur de sureau, orange-cranberry pour les jus, à des « mocktails » sans alcool à la mode  : mojito, piñacolada, et dernièrement, Spritz et Royal. En 2016, 140 000 foyers ont été séduits par la marque, souligne Finley (source Kantar). UN PLAN MULTIMÉDIA Les autres caractéristiques de cette boisson sont ses fines bulles, sa faible teneur en calories (moins de 20 kilocalories pour 100 ml, deux fois moins que le Coca-Cola) et ses arômes naturels. Des éléments mis en avant dans le clip diffusé pour la première fois hier sur TF 1 et réalisé aux côtés de l’agence Rushmore et de la société TOUTES LES INFOS DE DERNIÈRE MINUTE POUR LE QUINTÉ ET TOUTES LES COURSES DU JOUR S.Flourent S.Doussot R.Porée J.Sellier K.Romain H.Bouakkaz Résultats & rapport Interview Conseils Alessandra Sublet prête son image à la marque de boissons gazeuses aux fruits, Fïnley, qui vient de sortir un nouveau produit, saveur Spritz. NOS SPÉCIALISTES VOUS DISENT TOUT ! 0 892 683 675 (EPA 0,70 € TTC/min + prix d'un appel) t DR. de production Wonder. On y voit une Alessandra Sublet naturelle, souriante et forcément pétillante en train de siroter un verre de ladite boisson. Le plan est multimédia  : télévision, affichage dès le mois de mai, presse cet été. Et bien sûr, une présence Le Parisien sur les réseaux sociaux. avec une page Instagram alimentée par Alessandra Sublet « à certaines occasions ». Impossible de connaître le montant de ces dépenses publicitaires. On sait seulement que jusqu’en 2016, Coca-Cola a investi 47,3 M € pour le plan média global de 1.0 Fïnley. « On a bien raison d’investir, justifie Nathalie Denno puisque Fïnley bénéficie d’un taux de notoriété de 60%. » Au rayon des boissons gazeuses et jus de fruits, Fïnley affiche une part de marché de 2,5%. @VirginK Àttet limair 4. - DR.



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