Le Parisien Economie n°409S 9 avr 2018
Le Parisien Economie n°409S 9 avr 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°409S de 9 avr 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 8,8 Mo

  • Dans ce numéro : travail, tout ce qui change.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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twipe_ftp LE PARISIEN LUNDI 9 AVRIL 2018 ÉCO 4 À LA UNE @LeParisien_Eco TRANSMETTRE LP/VALENTINE RAULT « Ce jeune nous a fait gagner un temps fou » Yves Fossaert, patron d’une manufacture d’orgues Yves Fossaert dans son atelier. ENTOURÉ par un chef d’atelier, un compagnon, un apprenti et une poignée d’indépendants, Yves Fossaert monte et restaure des orgues pour des églises, des conservatoires ou des particuliers, dans sa manufacture ouverte en 1989 à Mondreville (Seine-et-Marne).Cet artisan de 58 ans a formé au total une douzaine d’apprentis, dont certains ont par la suite créé leur entreprise. L’échange avec ces jeunes, en CAP et depuis 2017 en bac pro facteur d’orgues, lui a permis de transmettre son savoirfaire, mais aussi d’intégrer de nouvelles techniques. L’entreprise a pris un virage numérique dix ans après sa création, grâce à un charpentier en reconversion. « Un surdoué en informatique », selon Yves. L’apprenti avait mon alors converti la TPE à des systèmes informatiques de dessin. « Avant, je traçais les plans sur une planche, avec un crayon, une équerre et un té. Je n’avais pas le temps de me former », raconte-t-il. Quels avantages en a-t-il tiré ? « NOUS SOMMES PLUS CONVAINCANTS » « Cela nous a permis de gagner en autonomie en arrêtant de collaborer avec un sous-traitant anglais qui nous envoyait les plans au comptegouttes. D’un point de vue pratique, c’est plus facile de modifier le brouillon. On peut faire marche arrière et on réussit des projets plus complexes », apprécie-t-il. Et pour les affaires ? « Cela aide pour décrocher des marchés, car nous sommes plus convaincants avec un projet virtuel en 3D », se félicite-t-il. Trois ans plus tard, c’est un apprenti alsacien qui lui a fait découvrir une technique de collage des tuyaux de bois que son entreprise utilise encore aujourd’hui. « Comme ce sont des tuyaux de 4,5 m de long, de 30 ou 40 kg, il faut être à deux pour les bouger. En fabriquant des presses de la bonne longueur, ce jeune nous a fait gagner un temps fou, car il y a moins de travail à la finition. » Son engagement auprès des jeunes a été salué l’an passé par la Chambre de métiers et de l’artisanat qui lui a remis le Prix du maître d’apprentissage dans la catégorie « échange et/ou transfert d’expérience et de technologies ».C.P. boulot I o Les nouvelles o elég mur réussir Les nouvelles clés pour réussir Avec la participation de Muriel Pénicaud, ministre du Travail Avec la nadicluadon d Mudel Pénicaud, ministre du Travail ENTREPRENDRE « Au chômage, j’ai créé ma boîte » Nathalie Wettling, ex-assistante de direction, a lancé un « job board ». LES DEMANDEURS d’emploi sont de plus en plus nombreux à entreprendre pour sortir du chômage. En 2016, Pôle emploi en a accompagné 90 000 vers la création ou reprise d’entreprise, contre 45 000 un an auparavant. Nathalie Wettling, 53 ans, fait partie de ce contingent. Après une carrière coupée de congés maternité en tant qu’assistante de direction puis acheteuse, essentiellement dans l’import-export, la Francilienne signe en 2015 une rupture conventionnelle. « Si je ne bougeais pas à ce moment-là, j’y serais restée jusqu’à la fin de mes jours », raconte-t-elle. La mère de famille découvre alors la myriade de sites d’offres d’emploi. Une expérience décourageante. « Un jour, on m’a dit que je matchais à 100% avec une annonce. Sauf que c’était bilingue allemand », peste l’anglophone, avant d’oser la comparaison avec les sites de rencontres  : « Vous voulez une blonde pulpeuse, on vous propose des brunes maigrichonnes ! » L’idée, en tout cas, vient de naître  : bâtir un « job board » plus performant que tous ceux qu’elle fréquente depuis des mois. RECEVOIR L’OFFRE IDÉALE Nathalie s’associe alors à un ami développeur. Objectif  : créer des algorithmes pour faire correspondre offres et demandes. Le principe ? La personne inscrite sur la plate-forme n’a plus besoin de guetter les nouvelles publications. Elle se contente de recevoir, par mail, l’offre idéale grâce à un système informatique qui analyse ses compétences, comme franceinfo : Mardi 10 avril 19h30/21h30 Studio 104 DRH, entrepreneurs, PDG, salariés… Venez rencontrer les acteurs du monde du travail Infos et réservations/maisondelaradio.fr ManpowerGroup* dentsu AEGIS network Le Parisien Au'urdhulz. la maîtrise d’un logiciel ou d’une langue, et celles recherchées par les recruteurs. Avant d’entreprendre, Nathalie suit deux formations gratuites de Pôle emploi pour connaître les démarches. Puis pour créer sa société par actions simplifiée (SAS), baptisée Workeyes, elle pioche dans ses économies  : « J’ai mis ce que je pouvais  : 10 000  € . » En partenariat avec des sites spécialisés comme Meteo Job, sa jeune entreprise vient de lancer une deuxième version afin de cibler artisans et patrons de TPE-PME qui peinent à embaucher. « Notre rôle, c’est de créer une rencontre chez le recruteur. On est payé au résultat », explique la néoentrepreneuse. En clair, la solution est payante pour l’entreprise qui embauche  : autour de 5% du salaire annuel du nouvel employé. « Il faut bien que je tire quelques revenus », justifie Nathalie, qui travaille dans son salon. Et de conclure  : « Mon rêve, c’est de trouver des locaux puis de recruter 180 chômeurs d’ici 2019. » C.P. Le site de Nathalie Wettling fait correspondre le plus exactement possible le profil d’un demandeur d’emploi avec les offres publiées sur Internet. DANS LE SECTEUR PUBLIC Les postiers ont plusieurs casquettes CHUTE DU COURRIER depuis dix ans, hausse de nombre de colis livrés grâce à l’essor du e- commerce… Le numérique pousse La Poste à se transformer. Le groupe public, qui compte 73 000 facteurs sur 260 000 salariés (contre 325 000 en 2001, son maximum), a l’ambition de s’imposer comme le numéro un des services de proximité. « Notre métier historique du courrier baisse fortement, reconnaît Yves Arnaudo, le directeur du développement RH du groupe. Dans d’autres pays, les acteurs postaux gèrent la décroissance alors que notre stratégie repose sur la croissance et le développement de nouvelles activités. » Par exemple, environ 2 000 postiers ont été formés depuis juin 2016 pour faire passer le Code de la route. « Avant de lancer des programmes de formation, chaque responsable de branche identifie les métiers de demain et les compétences dont nous aurons besoin », insiste Yves Arnaudo. La Poste a ouvert quatre écoles dont l’une forme aux métiers du marketing. « On s’adresse en priorité aux facteurs pour les aider à évoluer dans l’entreprise », assure-t-il. 28 000 FORMÉS A Marseille (Bouches-du-Rhône), certains testent la livraison de médicaments, quand d’autres, ailleurs en France, se mettent à recycler papiers et cartons ou se préparent à aider à la déclaration de revenus en ligne. Ils peuvent aussi rebondir dans le réseau bancaire du groupe, qui vient de lancer une offre sur smartphone. L’objectif cette année est que 1000 facteurs deviennent chargés de clientèle, capables d’ouvrir un compte courant et de vendre des crédits. Enfin, les salariés les plus technophiles peuvent apprendre à développer des applis, lors d’une formation de huit mois en partenariat avec le réseau Simplon. Bémol  : sur 500 candidats, seule une vingtaine d’agents de tri, guichetiers ou encadrants sont admis chaque année. L’an passé, 28 000 salariés ont commencé ou terminé une formation leur permettant d’évoluer en interne. Ils étaient 12 000 en 2016.C.P. LP/OLIVIER ARANDEL
LUNDI 9 AVRIL 2018 LE PARISIEN 5 www.leparisien.fr/ecoÀ LA UNE ÉCO Ness SE MODERNISER twipe_ftp Un céramiste centenaire fait du sur-mesure grâce à la 3D PAR SOPHIE LECLERCQ CRÉÉE EN 1894 à Lomme (Nord), près de Lille, l’entreprise familiale Winckelmans fabrique des carreaux de grès cérame d’une très haute qualité, grâce à des process quasiment inchangés depuis plus d’un siècle. Et si une grande partie des lignes est désormais automatisée, c’est toujours à la main, sur des presses centenaires, que sont assemblées les dalles décorées qui ont fait la réputation de la maison. Des pièces qui ornent par exemple les sols de toutes les boutiques Hermès, ou les palais de Vladimir Poutine ou d’Elisabeth II. Dépositaire d’un savoir-faire devenu rare, Winckelmans n’entend pas pour autant jouer les gardiens du temple. Sa dirigeante, Barbara Winckelmans, n’hésite pas à bousculer les habitudes, pour améliorer le confort de travail de ses 130 salariés, ou dépoussiérer ses procédés. « Quand on BRRR BI la il B Bi BI IR BI II MI BI BI la MI BI BRUM. Mardi Un forum sur les métiers de l’environnement Recyclage, gestion de l’eau, espace verts… Ce rendez-vous permet aux jeunes de découvrir les formations et les évolutions professionnelles dans ce secteur. Des entreprises comme GRDF et Veolia participeront à un job dating. Le 10 avril, de 13 heures à 17 heures, au Centre d’information et de documentation jeunesse (CIDJ), 101, quai Branly à Paris (XV e). Gratuit sur réservation  : conseillerCIDJ@cidj.com. Mardi et mercredi 10 000 contrats en alternance à saisir Aéronautique, numérique, fonction publique… Le Forum de l’alternance attire une soixantaine d’entreprises proposant 10 000 contrats, essentiellement PUBLIC SENAT a lancé la modernisation de l’atelier, en 2010, l’inquiétude s’est fait sentir  : les salariés se disaient que forcément, si on automatisait, c’était pour faire partir des gens », retrace la dirigeante. « Mais nous n’avons compté aucun départ après l’automatisation. J’estime juste qu’il n’y a aucune valeur ajoutée à la pénibilité, il vaut mieux donner aux gens des tâches valorisantes. On a auditionné tout le personnel pour essayer de le faire monter en compétence, selon les envies ou les talents. Dans la plupart des cas, les gens se sont vraiment révélés dans leur nouveau poste. » agenda en Ile-de-France. Egalement présents, les Centres de Formation d’Apprentis (CFA) orienteront les moins de 30 ans à la recherche d’un CAP ou d’un master en alternance. Les 10 et 11 avril à la Cité des sciences et de l’industrie, 30, avenue Corentin Cariou à Paris (XIX e). Entrée libre. Renseignements  : Forumalternance.fr. Jusqu’à vendredi Maîtres d’apprentissage, postulez ! Avis aux maîtres d’apprentissage, salariés ou chefs d’entreprise, dans l’ébénisterie, la maréchalerie ou encore la pâtisserie  : l’appel à candidatures au Prix du maître d’apprentissage dure jusqu’à vendredi. Remise des prix nationaux le 19 juin. Inscriptions jusqu’au vendredi 13 avril à minuit sur www.maitreapprentissageartisanat.fr. la matinale télé de public sénat PRÉSENTÉE PAR CYRIL VIGUIER du lundi au vendredi de 7h30 à 8h30 CANAL 13 TNT Rediff 10h30-11h30 Thomas Allard, webmaster, s’est proposé pour développer un pôle d’impression 3D qui permet à Winckelmans de mieux répondre à la demande. ALLIANCE DE TECHNOLOGIE ET DE TRADITION C’est par exemple le cas de Thomas Allard, le webmaster de l’entreprise, qui s’est proposé pour développer un pôle d’impression 3D. Un procédé innovant grâce auquel Winckelmans produit désormais ses « grilles », les matrices de ses carreaux aux motifs floraux ou géométriques. « On faisait fabriquer à l’extérieur nos grilles en laiton. C’était compliqué, il fallait plusieurs semaines de délai et des milliers d’euros TPE/PME AVEC L’APEC, RÉUSSISSEZ VOTRE SOURCING CADRE. Coniez aux experts de l’Apec votre sourcing cadre et concentrez-vous sur la sélection inale des candidats. Appuyez-vous sur le savoir-faire etlaréactivité denos conseillers sourcing, présents dans toute laFrance, pour mettre en placedes recrutements pluseicaces. RDVsur recruteurs.apec.frpour découvrir tous nos services. pour une grille », détaille Thomas Allard. « Moi, à la base, je ne connaissais vraiment rien aux imprimantes 3D. Mais quand on a commencé à regarder de ce côté, je me suis formé sur LP/S.L. Internet, dans des fablab et j’ai appris le dessin technique. C’est un tout nouveau métier pour moi, qui viens plutôt du dépannage informatique, mais c’est vraiment intéressant d’être au cœur d’un processus créatif qui va du dessin au produit fini, posé chez le client. Quand j’ai commencé avec les imprimantes, j’ai mis du temps à trouver la bonne machine et le bon matériau. La production a adhéré au projet, mais il y a eu pas mal de tâtonnements. L’impression n’était pas précise, et surtout, les grilles étaient trop légères, elles n’étaient pas pratiques pour les opératrices de production. A force, j’ai fini par trouver la bonne formule, et depuis, on réussit à sortir des grilles adaptées à nos besoins, en un temps record, pour une trentaine d’euros. » Une alliance de technologie et de tradition qui permet à Winckelmans de produire des carreaux sur-mesure, à la demande d’architectes ou de designers. NOUS RENCONTRER,C’EST AVANCER.



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