Le Parisien Economie n°321S 21 mar 2017
Le Parisien Economie n°321S 21 mar 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°321S de 21 mar 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 6,4 Mo

  • Dans ce numéro : l'artisanat sous toutes ses coutures.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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twipe_ftp e Parisien Eco », en partenariat avec franceinfo, « L donne la parole aux entrepreneurs pour qu’ils partagent leurs problématiques avant l’élection présidentielle. D’ici le 1er tour, un panel de leurs témoignages et propositions sera soumis aux candidats, à qui il sera demandé d’y réagir dans « Le Parisien-Aujourd’hui en France ». Pour participer, quelles que soient la taille de votre entreprise et son activité, ou même si vous êtes simplement porteur d’un projet entrepreneurial, rendez-vous sur notre site Internet. INTERACTIF V Contribuez sur Leparisien.fr/moientrepreneur Sur Twitter  : #MoiEntrepreneur 1 LE PARISIEN MARDI 21 MARS 2017 ÉCO 8 ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE @LeParisien_Eco - A vous la parole ! RSI, fiscalité, emploi  : les priorités des TPE A la question de savoir quelles sont les priorités qui devraient être celles du prochain président de la République pour les TPE, ce sont le régime social des indépendants (RSI), à 40%, et la fiscalité, à 31%, qui arrivent en tête. Thématiques suivies par la création d’emplois (23%). Voici les résultats d’une enquête OpinionWay*, que nous dévoilons en exclusivité. Des réponses qui dans le détail, varient sensiblement selon la taille de l’entreprise et son secteur d’activité. Plus la TPE a de salariés, plus la fiscalité prend le pas sur le RSI. Idem pour le secteur de l’industrie qui place la fiscalité et la création d’emploi en tête. Trois étapes vous sont alors proposées  : 1. La présentation de votre entreprise ou de votre projet. 2. Partager votre problématique, les difficultés que vous rencontrez. 3. La question ou proposition que vous souhaiteriez soumettre aux candidats. Le maximum de contributions sont mises en ligne et une partie également publiées dans « Le Parisien Eco ». Retrouvez également « Moi entrepreneur » sur franceinfo tous les lundis à 6 h 51 et 10 h 23 dans le « Brief éco » d’Emmanuel Cugny, tableau de bord quotidien des grandes tendances de l’économie et leurs conséquences sur la vie quotidienne. Merci de votre participation et à vous de jouer ! LA MATINALE TÉLÉ DE PUBLIC SÉNAT ET SUD RADIO PRÉSENTÉE PAR CYRIL VIGUIER Canal 13 TNT Côté fiscalité, le clivage reste marquant. Si une majorité très nette (60%) se déclare défavorable au principe d’augmentation de la TVA pour financer la baisse des charges patronales, cette proportion diminue plus la taille de l’entreprise augmente. Ainsi les TPE les plus grandes sont 78% à y être favorables. L’emploi rencontre un consensus plus général. Le coût du travail est jugé problématique pour recruter (54%), notamment dans le commerce (67%). *Enquête réalisée du 2 au 8 février pour le Syndicat des Indépendants auprès de 1 538 chefs d’entreprise du lundi au vendredi de 7h30 à 8h30 Rediffusion 10h30-11h30 DR. DR. DR. « Encourager l’écosystème d’innovation à la française » Pierre-Emmanuel Saint-Esprit, 24 ans, fondateur d’HelloZack Activité. « HelloZack simplifie le processus de revente des produits Apple pour les entreprises et les particuliers en les rachetant comptant, où et quand les clients le souhaitent, après une estimation du prix en ligne. Le projet est né d’une rencontre entre trois étudiants lors du master de Polytechnique en entrepreneuriat et innovation, dispensé en partenariat avec l’université de Berkeley (Californie) en août 2015. La société a été créée en mai 2016 et incubée dans l’accélérateur du NUMA à Paris (II e). Elle compte deux salariés et un stagiaire en plus des trois cofondateurs. Nous avons réalisé une première levée de fonds fin 2016, qui nous valorise à 1,1 M € . » « Il faudrait muscler les programmes de prévention » Céline Mérine, fondatrice d’Otherwise Activité. « Otherwise est un courtier en assurance en ligne lancé fin décembre. Notre offre est inédite car nous voulons aller plus loin que les courtiers traditionnels. Notre concept d’assurance s’appuie sur la constitution de petits groupes d’individus par affinités (grands sportifs, familles, citadins…) qui mutualisent leurs risques. La taille humaine de ces groupes crée un effet communautaire. Tous les assurés peuvent alors se recommander entre eux leurs bons plans (un opticien pas cher, une nouvelle salle de sport…) De son côté Otherwise encourage l’adoption de comportements responsables et favorise la prévention des risques. Il « Un crédit d’impôt pour le repreneur qui embauche » Patrick Janot, fondateur de MeetPRO Activité. « Directeur et gérant de magasins dans l’optiquelunetterie, j’ai décidé en 2013 de me reconvertir. J’hésitais alors entre la création et la reprise d’entreprise. Ne trouvant pas les réponses que je cherchais sur Internet, j’ai eu l’idée d’y créer un espace de rencontres entrepreneuriales, MeetPRO. La start-up compte sept associés. Nous voulons faciliter la reprise et la transmission d’entreprises. Depuis le lancement du site fin février, nous avons eu 2 500 visiteurs, dont 60% de repreneurs. » Thématique. Création d’entreprise. Problématique. « Plus de 100 000 entreprises * Thématique. Développement. Problématique. « L’entrepreneuriat est avant tout une aventure collective. Le mythe de l’entrepreneur à succès travaillant seul et sans aide dans son garage n’est plus d’actualité. Les start-up françaises doivent être encouragées via un réseau structuré, efficace, avec des experts, des financeurs, des acteurs publics. Pour pouvoir prétendre à devenir des licornes mondiales ! » Question ou proposition. « Une des avancées majeures et concrètes qu’a portées le gouvernement actuel est la structuration d’un écosystème d’innovation français qui se soutient, qui investit, qui échange et communique (French Tech, Bpi France…). Avec des acteurs institutionnels qui fonctionnent en étroite collaboration avec les start-up et qui ont connaissance de la réalité du terrain, de ce qu’est une TPE ou une PME. Est-ce que vous, candidat(e), reconnaissez ce succès ? Comptez-vous continuer dans cette voie, voire la renforcer, même si vous y apposez votre propre touche ? » peut s’agir de téléconseils par un expert, d’informations sur la santé bucco-dentaire ou un partenariat avec des salles de sport. Le premier produit que nous proposons est une mutuelle. » Thématique. Santé. Problématique. « Aujourd’hui, on ne va pas très loin dans la prévention. Les frais de santé ne cessent d’augmenter et la question de leur financement reste ouverte. Or, la prévention est le meilleur outil de maîtrise de ces coûts à moyen et long termes. Pourtant, elle se réduit trop souvent à la pratique d’un meilleur dépistage ou l’arrêt du tabac. C’est insuffisant. » Question ou proposition. « Pouvons-nous imaginer un système où tous les acteurs de l’assurance travaillent de façon concertée et dans la durée avec la mise en place de vrais programmes de prévention sur plusieurs thématiques, associant acteurs privés et publics et mettant les intérêts du patient au cœur de la réflexion ? » pourraient être transmises chaque année en France, contre 60 000 actuellement. MeetPRO est une réponse  : repreneurs et cédants font connaissance sur la plate-forme et la rencontre est envisagée. Mais il reste beaucoup d’étapes avant la transmission. Un exemple lors de la négociation  : le cédant indexe son offre de prix sur les aides éventuelles dont pourrait bénéficier le repreneur. Sans compter que très souvent, le repreneur supprime des postes après avoir acheté l’entreprise. Or, favoriser la reprise d’une entreprise, c’est préserver des savoir-faire, pérenniser et créer des emplois ! » Question ou proposition. « Je propose un allégement des charges pour le repreneur qui s’engage à garder les salariés et un crédit d’impôt pour celui qui embauche la première année, au cours de laquelle il doit investir, notamment pour rénover le matériel. N’étant pas liées à la reprise, ces deux aides empêchent le cédant de les mettre dans la balance lors de la négociation. »
MARDI 21 MARS 2017 LE PARISIEN 9 www.leparisien.fr/ecoDÉVELOPPEMENT ÉCO twipe_ftp Le Havre, (Seine-Maritime). Les produits Kusmi Tea sont conditionnés dans cet atelier de production. Du thé ? Oui, mais français ! MADE IN FRANCE Kusmi Tea revendique haut et fort son implantation dans l’Hexagone. PAR CYRIL PETER « ON N’EST PAS AUTORISÉ à afficher un petit drapeau bleu blanc rouge sur nos boîtes, alors qu’on crée de l’emploi en France. » Sylvain Orebi, président de Kusmi Tea, dont le chiffre d’affaires est passé de 1 M € en 2005 à 55 M € en 2016, peste contre la législation française. Pour séduire la clientèle étrangère, en Allemagne, en Suisse ou aux Etats-Unis, le numéro un français du thé premium se contente d’écrire « Paris » sur ses coffrets colorés « BB Détox », « Be Cool » et autres « Euphoria ». En cause  : les feuilles de thé, importées de Chine, d’Inde ou encore du Sri Lanka. S’il souhaite utiliser davantage la marque France, c’est que ses produits sont conçus et fabriqués dans l’Hexagone. Kusmi Tea y emploie près de 500 personnes, sur un total de 630 salariés dans le monde. Elles travaillent dans 80 boutiques, très prisées des citadines de 30-40 ans, et dans l’atelier de production au Havre (Seine-Maritime), situé près du port pour récupérer la matière première. RELOCALISATION C’est sur ce site que les recettes, les mélanges ou encore le conditionnement sont réalisés. Depuis 2013, une partie des sachets de thé, jusque-là fabriqués intégralement au Maroc, y sont produits. D’ici la fin de l’année, ils sortiront tous du Havre. « Cela nous évitera un double voyage, entre l’envoi du thé au Maroc et le retour en France », précise le président de Kusmi Tea. Quant aux boîtes, autrefois made in China, elles sont aujourd’hui produites et conditionnées par la PME Corepà Orléans (Loiret), « au même prix et avec une flexibilité bien meilleure ». Conséquences  : les délais de livraison sont passés de six à trois mois et le problème du stockage est résolu, les boîtes étant conservées à Orléans. Les augmentations du coût de la main-d’œuvre chinoise et du coût du transport lié au prix du pétrole ont poussé le groupe à produire près de ses marchés de vente, c’est-à-dire la France et l’Europe. « Si demain on vend beaucoup en Asie, il faudra produire en Asie, prévient Sylvain Orebi. Il faut d’abord produire au plus près du consommateur. Le patriotisme économique vient après. » AUTOMATISATION En forte croissance, le groupe a aussi misé sur l’automatisation. En 2014, il a investi dans quatre machines japonaises, ce qui lui permet de produire les sachets « en séries limitées et en un temps record ». Sans le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CI- CE), Kusmi Tea n’en serait pas là, estime son président  : « La b ai s s e de s c h a r ge s de 500 000 € par an sur trois années nous a permis d’investir dans ces machines, de recruter des opérateurs mais aussi d’ouvrir des boutiques, et d’embaucher en moyenne trois personnes par point de vente. Finalement, vous arrivez assez facilement à fabriquer des choses en France que vous produisiez par le passé en Asie ou au Maghreb. » DR. Opération connexion pour les start-up INCUBATEUR Situé à Paris (XI e), Pépinière 27 accueille une centaine de start-up et multiplie les initiatives pour favoriser l’entrepreneuriat en France. PAR VIRGINIE DE KERAUTEM « TRANSMETTRE L’ENVIE de la création est la seule chose que je sais faire », explique René Silvestre, président de Pépinière 27, un lieu d’hébergement pour les start-up créé il y a cinq ans à Paris (XI e), à la place du magazine « l’Etudiant » dont il est aussi le fondateur. Ici, comme dans la plupart des lieux de ce genre, tout est branché, y compris les boissons antioxydantes ou les chips bios du distributeur automatique. Y compris aussi ceux qu’on croise, moins de 30 ans et yeux rivés sur leurs ordinateurs dans une ambiance de ruche. C’est grand  : 2 600 m² d’un espace sur cinq niveaux, des verrières, des bureaux et une salle de sport… Pépinière privée, le lieu réalise 1,2 M € de chiffre d’affaires et peut notamment compter sur le soutien de la Mairie de Paris, Epson ou Microsoft. Jonathan Ubrette, créateur de Synantra, plateforme en ligne pour les start-up, créée en partenariat avec la Pépinière 27. Découvrez les aux Champs-Elysées Une brique événementielle vient compléter la dynamique voulue par la plate-forme Synantra pour faire sortir les start-up de leur tanière. L’opération spéciale le Drugstore Lab, menée depuis janvier, invite les jeunes pousses du réseau à faire découvrir leurs Une centaine de start-up y sont locataires, pas plus de trois ans, « comme à la maternelle, ensuite, il faut passer à autre chose », justifie le fondateur. Hubert Dalstein, cocréateur de 1year1book, fondé en 2011, locataire de 30 m² pour 2 000 € par mois, depuis deux ans, y songe  : « On veut monter une marche, avoir nos propres locaux », explique le boss de la start-up qui vend des albums de innovations à l’entrée du Drugstore Publicis, sur les Champs-Elysées à Paris (VIII e). Sélectionnées en fonction de l’impact quotidien de leur projet, elles ont l’occasion de montrer, vendre et tester leurs produits auprès des quelque 6 000 visiteurs par jour. SERVIR L'AVENIR, AVEC bpij fnili LL-à.1, Géomètre-Expert depuis 1785, le Groupe Gexpertise – sous ce nom depuis 2008 – est cogéré par Thierry Gareau et Eric Malenfer. La société est spécialisée dans l’expertise dédiée à l’aménagement, la construction, l’immobilier et le BIM – Modélisation des Informations du Bâtiment -. « Sur la base de notre offre ‘Global Surveyor’nous avons développé l’auscultation - monitoring des ouvrages et de leurs mouvements - et la rétroconception en maquette numérique des bâtiments à réhabiliter » détaille le cogérant Eric Malenfer. Basée à Sèvres, la société compte plus de 160 collaborateurs à son actif, répartis sur l’ensemble de la France – Paris, Bordeaux, Lille, Toulon - et la Tunisie. L’entreprise souhaite étendre davantage ses solutions à l’étranger en commençant par les capitales européennes et l’Afrique francophone d’ici 2020. Une nouvelle offre, issue de 18 mois de développement du Gexlab, sera commercialisée à la in du 1er trimestre 2017. Parallèlement, des projets de recherchesurlacartographiepiétonetson guidage, ainsi que sur la géolocalisation indoor, sont au cœur du développement. Pour le réaliser, nous mettons en place des partenariats avec des laboratoires et des incubateurs. « C‘est sur l’ensemble de ce plan de croissance que Bpifrance est venu nous soutenir avec un prêt à hauteur de 1,4 millions d’euros. C’est un acteur important pour la réussite de nos projets » souligne Eric Malenfer. Fort d’un chiffre d’affaires de 12 millions d’euros en 2016, le Groupe Gexpertise, qui compte aujourd’hui 7 centres de compétences spécialisés métier, est leader français LP/JEAN-BAPTISTE QUENTIN. photos en ligne aux comités d’entreprise. Depuis ses 10 m² loués 600 € , Fati Mrani, fondatrice d’Avekapeti, incite des particuliers à préparer des plats pour les employés des entreprises et profite de « l’émulation ». Pour René Silvestre, « la création et le développement de ces lieux doivent augmenter, et un relais privé s’avère indispensable ». Une forme de mécénat encouragé par un coup de pouce fiscal pour rendre l’investissement intéressant, suggère-t-il. D’après lui, moins de 10% des créateurs d’entreprises sont hébergés dans des incubateurs. En attendant, grâce à la base de données de l’association Elan, le réseau national des pépinières dont René Silvestre est président, est née Synantra. Cette plate-forme en ligne met en réseau les 8 000 start-up hébergées dans les 440 pépinières et incubateurs d’entreprises. « C’est un annuaire et une boîte à outils gratuite qui répond aux besoins des entrepreneurs », explique Jonathan Ubrette, son créateur. Déjà fort d’un noyau de 26 000 actifs, Synantra propose un service d’offre d’emploi payant pour les entreprises et les écoles. « Point d’ancrage pour créer des relations avec d’autres écosystèmes », selon René Silvestre. Le réseau vise à s’étendre à l’international. Gexpertise  : le spécialiste de la mesure et de l’innovation de la mesure topographique. Il souhaite accentuer son développement à l’international et être accompagné par de nouveaux investisseurs. Eric Malenfer, cogérant de Gexpertise Entrepreneurs, Bpifrance vous inance, vous accompagne et assure votre activité à l’export. Contactez-nous  : bpifrance.fr ou dites « Bpifrance » au 32 20. Crédit photo  : Gexpertise



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