Le Parisien Economie n°321S 21 mar 2017
Le Parisien Economie n°321S 21 mar 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°321S de 21 mar 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 6,4 Mo

  • Dans ce numéro : l'artisanat sous toutes ses coutures.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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twipe_ftp LE PARISIEN MARDI 21 MARS 2017 i ÉCO 4 L'INVITÉ DE LA SEMAINE @LeParisien_Eco MARTINE PINVILLE, SECRÉTAIRE D’ÉTAT À L’ARTISANAT « i LP/PHILIPPE LAVIEILLE. Secrétaire d’Etat chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Economie sociale et solidaire, Martine Pinville insiste sur la nécessité de valoriser davantage les métiers de l’artisanat. PROPOS RECUEILLIS PAR VIRGINIE DE KERAUTEM Qui sont les artisans aujourd’hui ? Ce sont souvent des entrepreneurs et des chefs d’entreprise. Autant, ils connaissent bien leur métier car la plupart l’ont choisi, autant ils ne sont pas forcément formés à diriger une entreprise. Quel est l’enjeu principal de ce secteur ? Il faut valoriser les métiers et commencer par parler de ce à quoi ils servent. On finit par avoir une appréciation de l’artisanat sans doute faussée par les difficultés du chef d’entreprise alors que l’artisan exerce avant tout un métier qu’il a choisi. Le plombier par exemple, doit bien sûr savoir réparer mais il peut aussi être chargé de la conception tout entière d’une salle de bains. Les jeunes ne connaissent pas assez bien ces métiers. A qui incombe ce rôle d’information ? Plutôt que de mettre en avant les difficultés liées au régime social Une entreprise artisanale sur quatre est dirigée par une femme, soit deux fois plus qu’il y a 30 ans, indique le baromètre de l’artisanat publié en décembre par l’Institut supérieur des métiers. Ces dirigeantes d’entreprise sont ainsi plus nombreuses dans des indépendants (RSI), les artisans eux-mêmes devraient plus communiquer tout le bien qu’ils pensent de leur métier. L’apprentissage est un moyen pour les jeunes de découvrir ces métiers mais est-il bien adapté ? Entre l’apprenti qui a sa formation et l’entreprise, les liens doivent être plus forts. Sans compter les difficultés pratiques qui entourent l’apprentissage, le logement notamment. Ce n’est pas forcément au chef d’entreprise de gérer cela. L’accompagnement doit être amélioré car un apprenti doit être considéré comme un étudiant. Le Centre de formation d’apprentis (CFA) de la Chambre des métiers à Nîmes (Gard), par exemple, pense aussi à l’environnement de l’apprenti  : son logement, ses déplacements. L’innovation et l’artisanat vontils bien ensemble ? Bien sûr. Les modes de recours à un artisan ont évolué. Désormais les clients veulent connaître les prix avant, les comparent sur Internet, communiquent les TPE que dans les PME où elles ne sont que 19%. Sur les 224 000 chefs d’entreprises artisanales, les deux tiers mènent une activité de service. On les retrouve dans la coiffure, les soins de beauté ou les nettoyages de locaux. Les activités les moins par mail avec les artisans. Ces derniers doivent donc répondre à ces besoins, être innovants, avoir leur site. Or, certains se sentent démunis. Mais l’enjeu est important. Comment les aider ? J’ai labellisé seize pôles d’innovation de l’artisanat dans plusieurs villes de France en juillet. Leur rôle est notamment de valoriser la recherche de synergies, mutualiser des projets, enc our a g e r l e s p a r t a g e s d’expériences, etc. Sont notamment concernés les métiers de la viande, les professions culinaires, les Arts verriers, les prothésistes dentaires… L’appropriation par les artisans de solutions nouvelles conditionne désormais leur capacité à résister à la concurrence et à renforcer leur compétitivité. Les Chambres de métiers et les fédérations doivent les accompagner. Plus globalement, quelles ont été les mesures majeures récentes prises en faveur des artisans ? Les réformes menées par le gouvernement sur le régime de Les femmes artisans continuent de choisir les services représentées par les femmes sont l’alimentation et le BTP. Dans l’alimentation, même si leurs poids a triplé depuis 1984, nombreuses sont celles qui sont associées ou salariées de leur conjoint. Dans le BTP en revanche, leur présence stagne à 3%. « Les artisans devraient parler plus de leurs métiers » r 5 000 POSTES DE BOULANGERS SONT À POURVOIR CHAQUE ANNÉE » Autre fait saillant, les femmes dirigeantes d’entreprise artisanale sont plus diplômées que leurs homologues masculins. C’est vrai dans tous les secteurs, y compris le BTP où les femmes sont 50% à détenir au moins le BAC contre 30% pour les hommes. V.K. la micro-entreprise, le travail détaché ou le CICE ont permis de simplifier la vie des entrepreneurs. A mon niveau, on a beaucoup travaillé en faveur des TPE avec des mesures sur les facilités de paiement, des avances remboursables, l’aide à l’apprentissage, à la première embauche… Certains métiers ne sont plus enseignés, complètement méconnus et en disparition. Comment leur redonner une place ? J’ai rencontré beaucoup d’EPV, les entreprises du Patrimoine vivant, qui regroupent tous les savoir-faire d’excellence. C’est un secteur moteur, fort, comme celui des métiers d’art, qui crée de l’emploi mais a besoin d’avoir une reconnaissance plus forte. Ce sont des métiers plus diffus et plus difficiles à capter. Là aussi, les artisans ont du mal à communiquer. Comment éviter la fermeture, les uns après les autres, des petits commerces de proximité dans les villages ? La revitalisation des commerces n’est pas toujours du ressort de l’Etat mais dépend plutôt des territoires via des plans locaux d’urbanisme, les contrats de ruralité. Parmi les actions publiques, citons les pépinières ou le Fisac, le Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce présents dans des zones rurales ou les zones urbaines fragilisées. Le problème, c’est que les élus locaux ne savent pas toujours comment BIO EXPRESS 1958 Naissance à Angoulême (Charente) 1989 - 1995 Conseillère municipale à Balzac (Charente) 1993 Entre au PS comme militante 2007 Elue à l’Assemblée nationale après avoir été fonctionnaire des impôts 2012 - 2014 Secrétaire nationale du Parti socialiste, chargée des questions de santé Juin 2015 Promue secrétaire d’Etat chargé du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire, sous la tutelle d’Emmanuel Macron, ministre de l’Economie mettre en œuvre ces mesures pour maintenir un commerce. Les financements existent, il faut juste savoir comment utiliser tous les outils disponibles sur le terrain. Quelles sont les initiatives possibles ? Les territoires peuvent actionner le levier touristique pour valoriser telle ou telle commune et faire repartir l’économie locale en attirant les artisans à s’installer. Sinon, certaines communes ont mis en place des « drive » d’artisans, à l’instar des acteurs de la grande distribution. Le consommateur commande en ligne et vient chercher ses produits locaux (pain, charcuterie, pâtisserie, confitures…) dans un point de vente physique installé à l’entrée des communes. Certaines CCI ont également conçu des plates-formes en ligne pour proposer les produits des artisans locaux. Comme ce n’est pas dans la culture individuelle des artisans, les réseaux locaux doivent les aider. En conclusion, diriez-vous que l’artisanat se porte bien ? Oui ! Je ne méconnais pas certaines attentes ni certaines améliorations à apporter pour simplifier encore leurs démarches en tant que chef d’entreprise. Mais tous les indicateurs sont au vert, notamment pour le secteur du bâtiment. C’est une belle et grande entreprise qui recrute presque dans tous les secteurs. La demande annuelle pour les boulangers par exemple s’élève à 5 000 postes.
MARDI 21 MARS 2017 LE PARISIEN 5 www.leparisien.fr/ecoMÉDIAS ET COMMUNICATION ÉCO twipe_ftp A 65 ans, Hollywood veut garder sa fraîcheur MARKETING Pour fêter son anniversaire, la marque française Hollywood a décidé de mettre le paquet avec des opérations de communication mêlant nostalgie et innovation. Et il y en a pour tous les goûts. PAR VIRGINIE DE KERAUTEM Dites chewing-gum et neuf Français sur dix devraient aussitôt répondre « Hollywood », voire fredonner spontanément le refrain du slogan qui lui colle à la peau depuis 65 ans. Pas besoin d’être publivore ni né dans les années 1970 pour connaître « Fraîcheur de vivre » et ses spots mettant en scène des jeunes en pleine descente de canoë, une tablette de chewinggum dans la poche de jean. Depuis sa création par un soldat américain, la marque, propriété du géant américain de l’agroalimentaire Mendelez (LU, Malabar, Carambar, Milka, Oreo, etc.), uniquement présente en France, a su entretenir un taux de notoriété élevé auprès des foyers de l’Hexagone qui sont près d’un tiers à mâcher la célèbre gomme. Pourtant, en dépit de son statut de leader sur le marché français avec près de 7 millions de dragées vendues par jour, le chiffre d’affaires se tasse, admet-on chez Hollywood, qui préfère garder ses scores de ventes secrets. La marque remet à l’honneur son chewing-gum classique, en édition limitée. HOLLYWOOD. eNriu  : VERTE CHLOROPHYLLE PARFUM La bourse du crowdfunding Q le site Financer des projets d’énergies renouvelables AkuoCoop. C’est le nom choisi par Akuo Energy, premier producteur indépendant d’énergies renouvelables en France, pour sa plate-forme de financement participatif. Son lancement est prévu mercredi 22 mars. L’idée est d’inciter les citoyens à s’impliquer dans des projets 100% renouvelables à côté de chez eux. Validés par les équipes techniques d’Akuo Energy, les projets mis en ligne seront déjà financés. L’entreprise promet « une rémunération nette de commission » pour le prêteur. « Il faut se battre pour être toujours visible, explique Pierrard-Willaey, directrice marketing. On est sur un marché d’impulsion. » Autrement dit, acheter des chewing-gums n’est pas forcément écrit sur la liste de courses. D’où l’importance d’être présent le plus possible à la fin du parcours du client, sur « des meubles de caisse plus attractifs ». DES INVESTISSEMENTS PUBLICITAIRES DEUX FOIS PLUS IMPORTANTS Le rayonnement doit aussi être médiatique. Cette année, pour ses 65 ans, la marque « met la gomme » avec un niveau d’investissements publicitaires deux fois plus important qu’en 2016. Mais là encore, aucun montant n’est dévoilé. Avec Ogilvy, leur agence de communication (Perrier, Netflix, Google, et Center Parks, notamment) Hollywood promet une « tornade de fraîcheur » à la télévision et sur les réseaux sociaux depuis février. Ce nouveau spot, « plus moderne que la célèbre cascade », a gardé la même recette  : des jeunes, des sourires, de la convivialité autour de la célèbre dragée. Pour les plus nostalgiques, la campagne de communication remet à l’honneur jusqu’à la fin de l’année le chewing-gum sous forme de tablette souple dans une édition limitée 100% vintage et trois parfums (fraise, menthol et chlorophylle) assortie de sa célèbre pin-up. Yle coup de cœur Une collecte pour rénover la maison de Victor Hugo La Ville de Paris lance, ce mardi 21 mars, un appel aux dons pour restaurer la maison de Victor Hugo, sur l’île de Guernesey, au large de la Manche. La collecte, via la plate-forme de la Fondation du patrimoine, permettra notamment de financer les travaux d’entretien de cette demeure exposée aux vents marins. Mécénat oblige  : pour un don de 10 € , vous bénéficierez d’une défiscalisation de 6 € . LP/O.B. Même si la marque conserve ses fondamentaux, « l’innovation représente un autre levier de croissance », indique la directrice marketing. Sont ainsi sortis l’année dernière des usines Hollywood « Max », une nouvelle gamme de dragées, plus grosses, avec des « cristaux de fraîcheur », parfums fruités et mentholés. D’autres nouveautés sont promises cette année avec toujours la même large cible en tête  : les 15- 49 ans. Hollywood « Max », nouveau produit de la gamme. re"re randstad Dans son nouveau spot publicitaire, Hollywood conserve ses codes classiques  : des jeunes, des sourires, de la convivialité… Elle promet une « tornade de fraîcheur » ! es millions de chômeurs dés cântaines d milliers d'emplois qui ne trouvent pas preneurs. Cherchez l'erreur. Randstad crée et propose des technologies exclusives qui permettent de mieux localiser les besoins en emplois et les compétences pour y répondre (Randstad Bigdata), de recruter en ligne en moins de 24h sans formalités administratives (Randstad Direct), ou bien encore de choisir le bon candidat dès le premier rendez-vous avec nos consultants (Recrut'Live). En mettant la technologie au service de l'emploi, Randstad s'attache à faire évoluer toute la physionomie des ressources humaines. Pour les faire progresser. randstad.tech Ressources technologiques pour ressources humaines. DR.



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