Le Parisien Economie n°321S 21 mar 2017
Le Parisien Economie n°321S 21 mar 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°321S de 21 mar 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 6,4 Mo

  • Dans ce numéro : l'artisanat sous toutes ses coutures.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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twipe_ftp LE PARISIEN MARDI 21 MARS 2017 ÉCO 10 BUSINESS PROSPECTIVE @LeParisien_Eco La confiance fragile des PME EXCLUSIF Menée par Oxford Economics et American Express, l’étude Global SME Pulse révèle que 24% des PME en France ne sont pas confiantes à l’égard du climat économique. PAR MATHIAS LEBŒUF Faut-il voir le verre à moitié v ide ou à moitié plein ? En France, 27% des PME sont confiantes à l’égard du climat économique, tandis que 24% ne le sont pas. Un optimisme extrêmement fragile, surtout au regard de la confiance qu’affichent nos voisins, proches ou lointains. A l’échelle mondiale, les patrons de PME confiants à l’égard du climat économique sont deux fois plus nombreux que les inquiets  : 39% d’optimistes pour 16% de pessimistes. « Même s’ils affichent un optimisme plus modéré que leurs homologues étrangers, les dirigeants de PME français sont confiants dans l’avenir. Ce qui vient modérer cet optimisme, ce sont des incertitudes sur le contexte économique mais aussi leur capacité à financer leurs projets », analyse Pierre-François Brézès, viceprésident en charge des cartes pour professionnels chez American Express. De fait, près de la moitié (49%) des PME françaises tablent sur une croissance d’au moins 4% sur les 12 prochains mois. Une PME sur cinq (18%) prévoit même une croissance des revenus d’au moins 8%. Pas si mal, même si les difficultés restent nombreuses. UN CONTEXTE POLITIQUE PERÇU COMME UNE MENACE SUR L’ACTIVITÉ L’instabilité des marchés tout d’abord  : 33% des dirigeants de PME sont avant tout attentifs aux incertitudes économiques sur le marché intérieur et 32% s’interrogent également face à celles touchant les marchés d’exportation en Europe. Des craintes renforcées par un contexte politique perçu comme une menace sur l’activité  : « Il inquiète énormément les entrepreneurs et masque le contexte économique réel. Tout le monde est un peu à l’aveugle. Difficile de rester optimiste dans ces conditions », explique également Denis Jacquet, entrepreneur et Président de « Parrainer la croissance », association d’aide au PME rassemblant plus de 3 500 entrepreneurs. Le principal frein à la croissance des petites entreprises reste néanmoins l’obtention de financement. En France, plus de la moitié (53%) des PME affirment éprouver des difficultés à bénéficier de fonds nécessaires pour développer leur activité, révèle l’étude American Express -Oxford Economics. « Nous constatons tous les jours auprès de nos clients que les sources de financement traditionnelles, les banques, n’offrent pas toujours de solutions accessibles et adaptées à la réalité du quotidien des PME. Et les financements alternatifs (affacturage, crowdfunding) restent encore soit complexes soit marginaux », relève Pierre- François Brézès. S’il leur est souvent difficile d’emprunter c’est que la plupart des petites entreprises françaises sont fragilisées financièrement. Leurs ratios bancaires sont souvent très faibles car la gestion de la trésorerie, et particulièrement la question des délais de paiement, impacte négativement leur activité. « Typiquement, en France, les délais de paiement restent encore très élevés malgré des progrès sur ce terrain ces Si les PME tablent sur une croissance leur activité, elles sont néanmoins inquiètes du contexte politique. dernières années. Les dirigeants de PME sont dans une situation de tension significative entre paiements des fournisseurs, des salariés et règlements de leurs clients ». Un constat que partage Denis Jacquet  : « La mesure la plus urgente à prendre ne coûterait Création d’entreprise  : quelles aides pour les jeunes ? CONSEIL D’EXPERT Exonération d’impôts et de cotisations, aide financière, prise en charge… Zoom sur les dispositifs à destination des jeunes, avec Stéphane Bénézant, avocat associé du cabinet Granrut. Stéphane Bénézant, avocat associé du cabinet Granrut. DR. Quel est le dispositif d’aide à la création d’entreprise le plus courant ? Le plus connu reste l’ACCRE (Aide au chômeur créant ou reprenant une entreprise), qui permet de bénéficier d’une exonération partielle des charges sociales pendant les premières années d’activité. Ce dispositif concerne les jeunes de 18 à moins de 26 ans ainsi que les personnes de moins de 30 ans non indemnisées par l’assurance chômage. Les personnes indemnisées par Pôle emploi bénéficient du maintien de leurs allocations-chômage pendant la création ou la reprise de leur entreprise. Elles peuvent aussi prétendre à un versement sous forme de capital  : la moitié versée au début de l’activité, le solde six mois plus tard. D’autres aides existent-elles pour les jeunes créateurs d’entreprise ? Oui, on peut en énumérer plusieurs. Le dispositif Nacre (Nouvel accompagnement pour la création et la reprise d’entreprise) s’adresse notamment aux jeunes de 18 à 25 ans et aux personnes de moins de 30 ans, non indemnisées par l’assurance chômage ou reconnues handicapées. Il permet de bénéficier d’un prêt à taux zéro de 1000 € à 8 000 € sous conditions. Il existe également l’accompagnement Cap’Jeunes, destiné aux moins de 26 ans, qui prévoit une prime de démarrage jusqu’à 2 000 € (sous conditions de ressources) et un service d’accompagnement. Autre offre  : Créa’Jeunes, qui instaure pour les 18-32 ans une formation et un accompagnement par des professionnels, ainsi qu’une prise en charge financière pour le démarrage du projet. D’autres dispositifs existent encore pour les étudiants. Peut-on cumuler ces dispositifs ? Tous les lundis à 6h51 sur franceinfo dans le Brief éco d’Emmanuel Cugny retrouvez Moi entrepreneur avec Ils ne se cumulent pas mais n’empêchent pas de faire des demandes de subvention en parallèle. Les jeunes entrepreneurs peuvent aussi regarder du côté des dispositifs d’aide à la création d’entreprise pour tous, sans condition d’âge  : des garanties financières de BPI France, le statut de la jeune entreprise innovante (JEI)… Comment choisir ? Il faut bien prioriser le(s) besoin(s)  : avantages fiscaux, exonérations sociales, maintien d’un statut (étudiant ou demandeur d’emploi). Chaque dispositif diffère sur ce qu’il offre aux bénéficiaires. 14 rien au contribuable et réinjecterait 13 à 14 Mds € dans l’économie, du jour au lendemain  : il suffirait pour cela de ramener le délai de paiement réel à 30 jours (NDLR  : contre 45 à 60 actuellement). Cela permettrait aux PME de retrouver un vrai bol d’air. » j.fr ÉCO LP/ARNAUD JOURNOIS. LE PARISIEN LIBÉRÉ 25, AVENUE MICHELET 93408 SAINT-OUEN CEDEX TÉL. 01.40.10.30.30 SOCIÉTÉ PAR ACTIONS SIMPLIFIÉE FRANCIS MOREL, PRÉSIDENT SOPHIE GOURMELEN, DIRECTRICE GÉNÉRALE DÉLÉGUÉE ET DIRECTRICE DE LA PUBLICATION PRINCIPAL ASSOCIÉ  : UFIPAR (LVMH) STÉPHANE ALBOUY, DIRECTEUR DES RÉDACTIONS DU « PARISIEN » ET D’« AUJOURD’HUI EN FRANCE » JULIE COSTES, ÉDITRICE COMMISSION PARITAIRE N°0120 C 85979 RÉDACTION EN CHEF DES SUPPLÉMENTS  : JEAN-LOUIS PICOT, JLPICOT@LEPARISIEN.FR RÉDACTION VIRGINIE DE KERAUTEM, VDEKERAUTEM@LEPARISIEN.FR, CYRIL PETER, CPETER@LEPARISIEN.FR EN COLLABORATION AVEC ACCROCH’PRESS ÉDITING ET RÉALISATION YOANN PARISET, YPARISET@LEPARISIEN.FR PUBLICITÉ TEAM MÉDIA, 738 RUE YVES KERMEN, 92 658 BOULOGNE BILLANCOURT PUBLICITÉ COMMERCIALE DIRECTEUR COMMERCIAL  : ROLAND AOUIZERATE, 01.41.04.97.78, RAOUIZERATE@TEAMEDIA.FR PUBLICITÉ RH ET EMPLOI DIRECTRICE DE LA PUBLICITÉ  : MURIEL PETIT, 01.41.04.97.78 MPETIT@TEAMEDIA.FR ABONNEMENTS LE PARISIEN  : 0811.875.856.
MARDI 21 MARS 2017 LE PARISIEN 11 www.leparisien.fr/ecoBUSINESS PROSPECTIVE ÉCO twipe_ftp Stagiaire  : comment recruter le bon profil RESSOURCES Il ou elle peut se révéler un précieux renfort ou devenir encombrant. Conseils pour viser juste. PAR MARION PERRIER IANTICIPER Recruter LE bon stagiaire ? Pas si simple. Mieux vaut d’abord se caler sur le calendrier des écoles. « Les stages de fin d’études des ingénieurs débutent en fin d’année, d’octobre à début décembre, et ceux des étudiants en écoles de commerce plutôt d’avril à juin », précise Claire Vinchon, fondatrice de Small iz Beautiful, expert en recrutement pour les PME. Et le recrutement doit être anticipé. « Il faut le prévoir le plus tôt possible, ne serait-ce que pour avoir les documents relatifs à la convention de stage, au moins un mois à l’avance et planifier ce que le stagiaire sera amené à faire », conseille Anne Lafoux, responsable du service social chez Valexco, membre du groupement France Défi. EN PARTENARIAT AVEC experts-et-decideurs.fr ISE FAIRE CONNAÎTRE Les forums étudiants et événements organisés au sein des écoles sont de bons moyens d’entrer en contact avec les personnes visées. On peut aussi solliciter directement les établissements. « Nous communiquons beaucoup avec les écoles que nous avons ciblées et leur personnel enseignant, qui peuvent de ce fait nous adresser des profils correspondant à nos besoins », témoigne Anne Lafoux. En dehors des événements, de LVMH G roupeLes Echos 500 Experts mobilisés nombreux sites Internet diffusent des annonces d’offres de stage. Certains, à l’instar de Jobteaser, permettent de publier son offre directement auprès de plusieurs écoles et universités. ISOIGNER SON ANNONCE Pour rendre son annonce attractive, mieux vaut commencer par une accroche parlant du stagiaire, de ses centres d’intérêt. « Il faut ensuite définir ses missions, montrer en quoi il pourra être utile, apporter sa pierre à l’édifice », suggère Anne Lafoux. On peut ensuite présenter l’entreprise, ses projets. Dans le cas où le stage peut déboucher sur une embauche, il faut le spécifier. IMISER SUR SES POINTS FORTS Les PME ont de sérieux atouts comme terrain de stage. « Les stagiaires y ont souvent plus d’autonomie, avec une vision SOCIETE ffl GENERALE 120 Fournisseurs du secteur adapté et protégé (EA/ESAT) GETTY IMAGES. La loi impose une rémunération minimum pour les stages de plus de deux mois, mais rien n’interdit d’offrir un salaire plus important pour attirer les meilleurs talents. 65 Conférences & ateliers de formation plus globale de leur travail et souvent un accès direct au patron. C’est aussi une bonne manière pour ceux qui sont tentés par l’entrepreneuriat de voir s’ils sont faits pour ça », explique Claire Vinchon. Des arguments qu’il faut savoir mettre en avant, par exemple en prévoyant une rencontre avec le patron et en rassurant le candidat sur son intégration, lors du processus de recrutement. IUNE JUSTE RÉMUNÉRATION La loi impose une gratification minimale de 3,60 € de l’heure, pour les stages de plus de deux mois, « 0 EY ultgobeer Infos & inscriptions sur salonhandicap.com et au 01 44 88 46 31//avec 27mars 2017 Palais des Congrès Avec le soutien de PARIS Une journée pour mieux intégrer le handicap en entreprise et optimiser le recours au secteur protégé & adapté 3 000 Managers, RH, acheteurs, collaborateurs… -30% de remise pour les lecteurs du Parisien avec le code 5PAP soit près de 500 € mensuels pour un temps plein, selon le nombre de jours ouvrés. Rien n’empêche d’aller au-delà. « Pour un stage long avec une certaine responsabilisation, 800 € est devenu un minimum décent et il faut se dire que dans les grandes entreprises, certains profils se verront proposer des gratifications de l’ordre de 1000 à 1 200 €  », rappelle Claire Vinchon. Enfin, le bouche-à-oreille aussi peut faire la différence. D’où l’importance de veiller à la bonne intégration de ses stagiaires, qui pourront ensuite jouer le rôle d’ambassadeurs. agefiph`t fip h fp El APF Erbil ëprises #salonhandicap

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