Le Parisien Economie n°312S 12 mar 2018
Le Parisien Economie n°312S 12 mar 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°312S de 12 mar 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 8,6 Mo

  • Dans ce numéro : connectez-vous à la banque du futur.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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twipe_ftp LE PARISIEN LUNDI 12 MARS 2018 ÉCO 8 DÉVELOPPEMENT @LeParisien_Eco La bourse du crowdfunding% l’actualité Un label européen pour aider les PME à emprunter La Commission européenne a dévoilé, la semaine dernière, un plan d’action pour faciliter l’essor des Fintech et le financement des PME, avec un statut harmonisé des sites de prêt participatif. La création de ce label européen aura pour but de « mettre en relation investisseurs et entreprises dans toute l’Union européenne, ce qui donnerait la possibilité aux sociétés et aux entrepreneurs de présenter leurs idées à un public plus large de bailleurs de fonds », a expliqué Valdis Dombrovskis, le commissaire chargé des services financiers. Y le coup de cœur Solidarité avec les artistes en exil L’Atelier des artistes en exil, qui réunit plus de 150 acteurs, danseurs ou musiciens d’une quinzaine de pays, se donne jusqu’à la fin de mois pour récolter 20 000  € . L’idée est d’« acheter neufs ou d’occasion des équipements en informatique, son, vidéo, arts plastiques nécessaires à leur pratique quotidienne », précise l’association parisienne sur le site de financement participatif Ulule..fr ÉCO « LE PARISIEN LIBÉRÉ », 10 BOULEVARD DE GRENELLE, CS 10817, 75738 PARIS CEDEX 15 TÉL.  : 01.87.39.70.00. SOCIÉTÉ PAR ACTIONS SIMPLIFIÉE FRANCIS MOREL, PRÉSIDENT SOPHIE GOURMELEN, DIRECTRICE GÉNÉRALE ET DIRECTRICE DE LA PUBLICATION PRINCIPAL ASSOCIÉ  : UFIPAR (LVMH) STÉPHANE ALBOUY, DIRECTEUR DES RÉDACTIONS DU « PARISIEN » ET D’« AUJOURD’HUI EN FRANCE » COMMISSION PARITAIRE N°0120 C 85979 RÉDACTION EN CHEF DES SUPPLÉMENTS  : JEAN-LOUIS PICOT RÉDACTION  : VIRGINIE DE KERAUTEM ET CYRIL PETER EN COLLABORATION AVEC FORUM NEWS EDITING  : OLIVIER BOSSUT FABRICATION  : AMANDINE CHARBONNEL PUBLICITE RH & EMPLOI DIRECTEUR DE LA PUBLICITÉ  : MURIEL PETIT, 01.87.39.82.82, MPETIT@TEAMEDIA.FR ABONNEMENT LE PARISIEN  : 0.811.875.656 (COÛT D’UN APPEL LOCAL) Dargent Thermique, une histoire de chauffage SUCCESS STORY Passée sous pavillon ENGIE Cofely, la PME du Loiret entend en profiter pour continuer à croître dans le secteur du génie climatique. PAR RÉGIS DELANOË «NOTRE PME A DES ARGUMENTS À FAIRE VALOIR  : NOTORIÉTÉ, FORCE DE PROSPECTION ET RELATION DE PROXIMITÉ AVEC NOS CLIENTS» PROPOS RECUEILLIS PAR R.D. Est-il simple de clôturer une entreprise ? Il faut distinguer le cas de l’entreprise individuelle de celui de la société classique avec associés (SARL) ou actionnaires (SA). Dans le premier Comment les Français se chauffent-ils à travers les âges ? Pour le savoir, il suffit de retracer l’évolution de la PME Dargent Thermique basée à Saint-Jean-de- Braye (Loiret), comme le fait remarquer son actuel président Benoît Martin  : « A sa création, en 1936 par René Dargent, l’entreprise revendait du bois de chauffage, puis du charbon, combustible, remplacé par le fioul dans les années 1960. » Aujourd’hui, ce sont les pompes à chaleur qui ont le vent en poupe. Dargent Thermique a aussi évolué à partir des années 1980  : développement de nouvelles techniques de chauffage, lancement de la climatisation et création d’un bureau d’études, pour finir spécialisée dans le génie climatique et la maintenance chaud et froid. « Concrètement, nous opérons aussi bien dans le domaine des chaudières que dans celui des systèmes de climatisation, pour une clientèle essentiellement professionnelle. » Exemples de prestations  : chauffer un gymnase pour une collectivité, climatiser une agence bancaire ou installer de quoi produire de la glace pour une entreprise industrielle. Alors que trois générations de la famille Dargent se sont succédé à la tête de la société (René, puis Jacques et enfin Hugues à partir de 1993), c’est désormais Benoît Martin qui est aux manettes depuis le début de Du bois au fioul en passant par le charbon, l’entreprise de Saint-Jean-de- Braye (Loiret) a vécu toutes les mutations énergétiques des dernières décennies. DR DARGENT THERMIQUE cette année. Un changement correspondant au rachat de la PME par ENGIE Cofely, filiale d’ENGIE (anciennement GDF Suez) et spécialiste de la transition énergétique en France. GARDER L’AGILITÉ D’UNE PETITE STRUCTURE « C’est une évolution qui doit nous permettre d’accroître l’activité de l’entreprise, tout en gardant l’agilité d’une petite structure et notre sens du service client », explique Benoît Martin. Il poursuit  : « Nos frigoristes, monteurs, techniciens chauffage et techniciens de maintenance interviennent dans tout le Loiret et jusqu’aux territoires limitrophes. » Preuves de la bonne forme de Dargent Thermique  : deux recrutements sont actés pour le premier semestre de l’année. Ils étofferont l’effectif actuel de 32 salariés produisant un chiffre d’affaires de 3,2 M € , avec l’objectif d’atteindre les 4 M € pour l’exercice 2018. « Dans un secteur concurrentiel dominé par les grands groupes, une PME renforcée telle que la nôtre a des arguments à faire valoir  : notre notoriété dans le secteur orléanais, notre force de prospection et notre relation de proximité avec nos clients », conclut Benoît Martin. CONSEIL D’EXPERT Clôturer une entreprise, mode d’emploi JURIDIQUE Francis Dominguez, avocat parisien spécialiste en droit des affaires et droit des sociétés, dresse les étapes précédant la fermeture d’une entreprise. LA MATINALE TÉLÉ DE PUBLIC SÉNAT PRÉSENTÉE PAR CYRIL VIGUIER du lundi au vendredi de 7h30 à 8h30 Canal 13 TNT Rediffusion 10h30-11h30 cas, l’entrepreneur peut directement clôturer la structure à l’amiable. Il lui suffit de se mettre à jour des dettes éventuelles (Urssaf, impôts, TVA…), de remplir une attestation de clôture intitulée M0 et de la déposer au greffe du tribunal de commerce plutôt que de passer par l’organe intermédiaire qu’est le centre de formalités des entreprises (CFE). Qu’en est-il du second cas, la dissolution d’une société ? Première étape inévitable  : réunir associés et/ou actionnaires en assemblée générale extraordinaire pour les prévenir. S’il y a unanimité de la décision et que la société n’est pas en faillite, une liquidation à l’amiable peut se mettre en place. Un liquidateur judiciaire est alors désigné — le dirigeant le plus souvent — pour se charger des modalités administratives et formelles. Un procès-verbal est ensuite dressé et déposé au greffe du tribunal de commerce, avant la convocation d’une seconde assemblée générale extraordinaire actant la dissolution. Problème  : la procédure coûte cher pour les petites entreprises car elle nécessite de régler ce qui est dû aux créanciers, en plus des frais administratifs. Existe-t-il une solution moins coûteuse ? Oui, il existe la liquidation judiciaire qui est applicable à tout type d’entreprise. Le gérant d’une structure en difficulté peut décider de lui-même de la mettre en dépôt de bilan en remplissant une déclaration de cessation de paiement. Il est alors convoqué devant la chambre du conseil du Tribunal de Commerce pour justifier cette liquidation. C’est une procédure qui peut acter la fin d’une entreprise mais aussi parfois lui permettre d’obtenir un délai supplémentaire bienvenu. Quels sont les avantages de la cessation de paiement ? La mise en cessation de paiement offre la possibilité de geler les dettes et de rembourser les créances de façon échelonnée, sans intérêt. Pour une entreprise endettée qui ne peut pas faire face au passif dans l’instant mais peut être en capacité de le faire à moyen terme, le dépôt de bilan peut s’avérer une stratégie payante. On ne parle alors pas de liquidation mais de redressement judiciaire, qui peut être suivi d’un plan de continuation dont les objectifs sont le maintien de l’emploi, la poursuite de l’activité et l’apurement du passif.
LUNDI 12 MARS 2018 LE PARISIEN 9 www.leparisien.fr/ecoDÉVELOPPEMENT ÉCO twipe_ftp La banane antillaise retrouve la pêche ! MADE IN FRANCE Affaiblie par l’ouragan Maria en septembre, la filière tricolore reprend des forces. Elle joue la carte de la différenciation par rapport aux producteurs sud-américains ou africains. PAR CYRIL PETER Les 600 producteurs antillais et leurs 6 000 salariés retrouvent le sourire ! Six mois après que l’ouragan Maria a ravagé toute la production guadeloupéenne et plus de la moitié des plantations en Martinique, le deuxième fruit préféré des Français réapparaît petit à petit en métropole. « Aujourd’hui, on écoule 30% de nos volumes habituels », assurait Philippe Ruelle, le directeur de l’Union des groupements de producteurs de bananes (UGPBAN), il y a quelques jours au Salon de l’Agriculture à Paris. Si la banane martiniquaise a continué de se vendre en petites quantités, celle de Guadeloupe avait complètement disparu. Son retour, progressif, est prévu début avril. Les atouts de la banane tricolore, par rapport à ses cousines colombiennes ou ivoiriennes qui ont inondé le marché français en son absence ? « Les réglementations européenne et française sont plus drastiques. Notre banane est propre car sans herbicides », jure Jean- Claude Marraud des Grottes, producteur en Martinique et en charge du commerce à l’UGP- BAN. « On respecte l’environnement, confirme Damien Frair, son confrère guadeloupéen. En quinze ans, on a réduit l’utilisa- PAR CYRIL PETER SI LES COMMUNES ont diminué en dix ans de 6% leur consommation d’énergie, elles dépensent toujours autant en raison de « la forte augmentation du coût de l’électricité », selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). L’éclairage public pèse en moyenne 37% de la facture d’électricité des collectivités, qui sont en outre mises à la diète par l’Etat. C’est dans ce contexte qu’Eiffage a inventé Luciole, une route futuriste permettant d’économiser de 50% à 70% d’énergie. « Personne avant nous n’avait eu l’idée de créer des synergies entre la route et l’éclairage », se félicite François Olard, directeur recherche & innovation de la branche infrastructures. La banane antillaise mise sur la sécurité sanitaire et l’écologie pour séduire le consommateur. « On respecte l’environnement, déclare Damien Frair, producteur guadeloupéen. En quinze ans, on a réduit l’utilisation de pesticides de 70%. » Le principe  : la chaussée est éclairée progressivement à l’approche d’un piéton, d’un vélo ou d’une voiture, selon sa vitesse notamment, grâce à des détecteurs de présence fixés aux lampadaires. Ces derniers sont dotés de lampes à diode électroluminescentes (LED), plus économes que leurs cousines à vapeurs sodium. « Comme on éteint souvent, leur durée de vie, de 75 000 heures, est multipliée par trois », précise François Olard. Dernier atout ? La chaussée, composée en partie de granulats blancs, est plus claire que le bitume utilisé sur la plupart de nos routes. Elle a donc besoin de moins de luminosité. Lauréat l’an passé du concours national d’innovation « Routes et Rues », le groupe français de travaux publics est chargé par le ministère de l’Environnement d’essai- mer des Lucioles un peu partout dans le pays. Outre les routes de campagne et les centres-villes gérés par des collectivités, l’entreprise vise le marché privé  : des parkings de bureaux ou des plates-formes logistiques. « On pourrait éclairer uniquement quand le camion arrive pour le déchargement », illustre François Olard. Luciole, dont la commercialisation est prévue au second semestre, sera d’abord testée au printemps à Rennes (Ille-et-Vilaine), Metz (Moselle) et Revin (Ardennes). « Des communes sensibles à l’aspect économique et à la pollution lumineuse, explique-t-il. C’est méconnu, mais les insectes pollinisateurs sont perturbés par la lumière la nuit… » Or, les abeilles et les guêpes jouent un rôle crucial dans la production alimentaire. UGPBAN tion de pesticides de 70% et on fait de la jachère pour régénérer la structure du sol. » Ce qui permet de favoriser la biodiversité  : « Il y a davantage de vers de terre et les clindindins (NDLR  : lucioles, en créole) sont revenus. Cette lumière dans le ciel, la nuit, c’est magique ! On ne la voyait plus depuis 30 ans », savoure le patron. Et il précise  : « Avec la législation française, mes cinq salariés ont la retraite complémentaire et la couverture sociale qu’ils méritent. » Quid du coût de revient ? « Il est important. Un employé français est payé 100  € la journée. En Côte d’Ivoire, entre 5  € et 10  €  », avance Damien Frair. Dans ce contexte, planteurs guadeloupéens et martiniquais s’allient pour « négocier un meilleur prix et mieux s’implanter », poursuit-il. Et une fois dans les rayons, comment se démarquer ? « L’origine France rassure », note Jean-Claude Marraud des Grottes. Après la « Banane française » entourée d’un ruban bleu blanc rouge et lancée en 2015, les producteurs antillais viennent d’obtenir l’appellation « Banane française équitable ». A partir de mai, ce fruit sera vendu 0,50  € , soit 5 centimes de plus qu’une « Banane française ». Objectif  : soutenir des petits exploitants auxquels on assure un prix fixe. A condition de respecter un cahier des charges prenant en compte des normes environnementales, sociales et qualitatives. Luciole, la route qui s’éclaire à l’approche d’une voiture ENVIRONNEMENT Le groupe français de travaux publics Eiffage mise sur des lampadaires dotés de détecteurs de présence afin d’économiser jusqu’à 70% d’énergie. La route du futur imaginée par Eiffage est en partie composée de granulats blancs afin de la rendre plus claire qu’une chaussée entièrement bitumée. EIFFAGE



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