Le Parisien Economie n°306S 6 mar 2017
Le Parisien Economie n°306S 6 mar 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°306S de 6 mar 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 10,4 Mo

  • Dans ce numéro : Laurence Parisot, face aux entrepreneurs.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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twipe_ftp LE PARISIEN LUNDI 6 MARS 2017 ÉCO 16 REBONDIR @LeParisien_Eco Elle a quitté EDF pour le mécénat RECONVERSION Cette ingénieure de formation a mis 10 ans avant de quitter EDF et les avantages qui vont avec. Dans son élément, elle pilote aujourd’hui une plate-forme de dons pour financer des projets à but non lucratif. PAR CYRIL PETER Comme son père, énarque et inspecteur des finances, Thérèse Lemarchand était destinée à une carrière linéaire dans le public. Mais en 2014, l’ingénieure d’EDF, formée à la prestigieuse Ecole des Ponts Paris- Tech, en décide autrement. « J’avais besoin d’innover, de voir le risque comme une opportunité », justifie-t-elle. Son projet ? Créer une plate-forme de mécénat culturel, ouvrant droit à des avantages fiscaux pour les donateurs. Sa cible ? Les particuliers et les petites entreprises. Au départ, la plate-forme est dédiée à des projets culturels, comme la restauration d’une église et l’organisation d’un festival. Aujourd’hui, les donateurs peuvent aussi financer des projets d’intérêt général, pas forcément culturels  : une association pour personnes âgées isolées, une intervention de musiciens dans les hôpitaux. CONGÉ DE CRÉATION D’ENTREPRISE Avant d’effectuer le grand saut, Thérèse prend son temps. A 28 ans, la Parisienne profite de son premier congé maternité et de l’expatriation à Singapour de son mari ingénieur, pour découvrir « un milieu qui valorise la créativité »  : l’art contemporain, sa passion. Au culot, elle se fait embaucher par le directeur d’une grande galerie de la ville en tant que commerciale. Deux ans plus tard, à son retour à Paris, elle prend un congé de cinq ans pour création d’entreprise. Le principe  : elle conserve son statut d’agent EDF, mais ne touche pas de salaire. A son compte, elle organise des expositions, développe des galeries d’art. Son réseau grossit. En parallèle, elle suit une formation en gestion et comptabilité, prise en charge par son employeur. A l’issue de cette parenthèse, la mère de famille décide finalement de réintégrer l’entreprise publique  : « Je n’avais pas de projet assez ambitieux. Accessoirement, j’avais deux enfants en plus. » Thérèse atterrit à la direction commerciale d’EDF. L’une de ses missions consiste à superviser la vente d’électricité et de gaz auprès de grands clients. Ce poste lui permet de développer des compétences, de gestion de projets notamment. Pas question, pour autant, de faire une croix sur l’entrepreneuriat. « Pendant ces années de maturation, je continue de rencontrer les acteurs de la culture et du patrimoine. Je m’approprie le besoin de financement des associations, en raison de l’augmentation du coût des projets et de la baisse du budget de l’Etat. » M comme Marketing Service de l’entreprise dont l’activité consiste à concevoir des produits ne répondant pas aux attentes des clients, puis à analyser le comportement de ceux-ci. Les marketeurs sont recrutés en fonction de leur branchitude, leur myopie et le nombre de ménagères de moins de 50 ans dans leur entourage RETROUVEZ CHAQUE SEMAINE UN EXTRAIT DU « PETIT DICTIONNAIRE ILLUSTRÉ DE L’ENTREPRISE ». ÉDITIONS DIATEINO, TEXTE(S) ET DESSIN(S) DE FIX  : HTTP  : //WWW.FIX-DESSINATEUR.COM Petit Dictionnaire illustré de l'Entreprise Francois Xavier Cnenevat Juiteine « COUPER LE CORDON » Son projet prend forme. Ses enfants grandissent. Le moment est venu. A 43 ans, Thérèse démissionne. Conséquence  : elle doit se passer du filet de sécurité, alias Pôle emploi, pour ses premiers pas d’entrepreneure. « Je coupe le cordon avec EDF, qui ouvre des opportunités de carrière avec des salaires intéressants, observe-t-elle. Heureusement, mon mari devient mon plus gros investisseur… » De l’étude de marché au business plan, Thérèse et son associé, un camarade de promo de son époux, se débrouillent LE MOT DE LA FIN Rue de la Boétie, Paris (VIII e), vendredi. Thérèse Lemarchand est aujourd’hui à la tête d’une entreprise de sept salariés. D COMeeN illion d'euros À EIN LKNT seuls. Pour le financement, ils sollicitent leurs proches. A peine réalisent-ils une première levée de fonds de 250 000 € que le site Internet voit le jour. En trois ans d’existence, sa société Commeon a récolté 1,2 M € auprès de 9 000 donateurs. L’année dernière, une deuxième levée de fonds de 450 000 € , auprès d’un business angel et des premiers investisseurs, a permis de recruter quatre personnes pour passer à sept salariés, « payés comme il faut ». Thérèse, elle, touche moins d’un smic, attendant que l’entreprise « dépasse le seuil de rentabilité », d’ici 2018. Des regrets ? « Aucun. Je n’étais pas à ma place chez EDF. » LES £r-u-DEs sberçcerlateS  : i.\oç cc.(Emerr rSoos -té-ftvan, its Mi-ne—roue À LA coKe..4)2ialce CeikIGE-oie éc coems1 @CyrusleVirus LP/OLIVIER LEJEUNE.



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