Le Parisien Economie n°220S 20 fév 2017
Le Parisien Economie n°220S 20 fév 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°220S de 20 fév 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 8,3 Mo

  • Dans ce numéro : data centers, voyage au coeur de vos données.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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twipe_ftp LE PARISIEN LUNDI 20 FÉVRIER 2017 ÉCO 4 L'INVITÉ DE LA SEMAINE @LeParisien_Eco XAVIER HÜRSTEL, PDG DU PARI MUTUEL URBAIN (PMU) « LP/YANN FOREIX. Le PMU n’est pas une entreprise comme les autres. Bousculé par les paris sportifs en ligne, Xavier Hürstel, à sa tête depuis 2014, cherche à garder le marché hippique en selle à coups d’innovations. PROPOS RECUEILLIS PAR VIRGINIE DE KERAUTEM Le PMU est un groupement d’intérêt économique. Pouvezvous nous expliquer son fonctionnement ? C’est une entreprise qui a une mission d’intérêt général, celle de financer l’ensemble de l’industrie hippique française. L’intégralité des bénéfices du PMU remonte vers elle. Représentée par France Galop et le Trot, elle est leadeur dans le monde et fait vivre 80 000 emplois directs  : élevage, entraînement, activités sur les 250 hippodromes en France. Comment fonctionne le système des paris ? C’est un pari mutuel. Les joueurs jouent les uns contre les autres, l’opérateur est neutre, à la différence des systèmes anglo-saxons dans lequels vous jouez contre l’opérateur. Quelle que soit l’issue de la course, le PMU n’a aucun intérêt dans les chevaux à l’arrivée. L’ensemble des paris des joueurs est réuni dans une masse unique et ce sont ces enjeux qui font varier les cotes. A la fin, les mises des PMU veut être présent dans l’écosystème des start-up et travaille avec elles depuis fin 2015 par le biais d’événements et de concours. « On en a choisi 6, qui vont faire un prototype chez nous cette année, précise Xavier Hürstel, PDG du PMU. Notre « Turfoot sera le premier pari qui mixe courses et sports » Paris (XV e), le 16 février. Xavier Hürstel, PDG du PMU, dans son bureau. Parler le même langage que les start-up but est de leur mettre le pied à l’étrier. On est prêts quelquefois à cofinancer ce prototype. » Cette collaboration passe par une réorganisation pour « être plus adaptés à leurs besoins ». Et le PMU de créer un « lab » interne destiné à tester les parieurs perdants payent les parieurs gagnants. Donc, le vrai chiffre d’affaires d’une entreprise de jeu d’argent représente les mises dont on soustrait les gains, soit le produit brut des jeux (PBJ 2016  : 2,44 Mds € ). Une partie est reversée à l’Etat… Oui, mais celui-ci n’est pas pour autant actionnaire. Il récupère une taxe sur l’ensemble des m i s es, s o i t 8 5 0 M € p a r an. Pour 100 € d’enjeux, 75 € sont redistribués aux parieurs, 10 € reviennent à l’Etat, 6 € constituent les charges du PMU, dont 2 € pour les points de vente, 8 € de bénéfice vont à la filière hippique. Il faut y ajouter 1% de commission aux partenaires étrangers. Le PMU est sous la tutelle de deux ministères. Qu’est-ce que cela signifie ? Il y a une tutelle du ministère du Budget, pour les jeux, et une autre du ministère de l’Agriculture, pour la filière hippique. Cela implique que les axes principaux de la gestion du PMU, tels que le lancement d’un nouveau produit ou alors notre stratégie commerciale, sont soumis à leur accord. De plus, une commission nous contrôle et donne un avis sur notre politique commerciale pour vérifier notamment qu’elle ne soit pas addictive, qu’elle correspond bien à l’objet social du PMU. Les ouvertures de points de vente aussi sont contrôlées… Elles sont réglées par le ministère de l’Intérieur. On a en effet besoin de l’autorisation de la police des jeux pour confier une activité PMU à un patron de bar tabac ou un café. Le PMU est-il aussi connu hors de France ? Nous nouons des accords avec des opérateurs internationaux légaux. Nous exportons le droit à parier, les images et les données des courses et nous bénéficions des revenus issus de cette prise de paris. On veut développer cette activité en forte croissance (+ 30%) avec 2 ou 3 pays supplémentaires par an. Nous avons franchi la barre du milliard d’euros de mises à l’international sur les courses françaises dans plus de 50 pays. L’ouverture des paris sportifs et du poker sur Internet en 2010 vous a permis de vous diversifier. Notre but était double  : proposer prototypes des start-up. Avec un leitmotiv  : l’agilité. C’est-àdire que l’entreprise s’autorise à tester, à arrêter un projet s’il ne marche pas. Et ça, ce sont des procédés que les start-up comprennent. In fine, le PMU n’exclut pas de signer un vrai contrat avec certaines, dès è 80 000 EMPLOIS DIRECTS ISSUS DE LA FILIÈRE HIPPIQUE, QUE LE PMU CONTRIBUE À FINANCER. » lors « qu’on utilisera définitivement leur technologie ». « Avec d’autres, on ne le fera pas mais on les aura aidées à construire cette technologie. » Par exemple, le pari par SMS, lancé en 2016, a été réalisé avec une entreprise innovante. une offre variée à nos clients sur le même site ou la même application mobile mais aussi en recruter de nouveaux, plus jeunes, et les initier aux paris hippiques. On enregistre 144 000 nouveaux comptes sur Internet par an (+ 11% sur un an) et cela représente 10% de notre activité. Sur les paris hippiques, 10% de celle-ci se fait à l’international et 80% dans les cafés, qui constituent toujours l’essentiel de notre métier. Avec son monopole sur les paris hippiques, le PMU n’est en effet pas habitué à cette concurrence. Ce serait une erreur de dire qu’on est en monopole. Les paris hippiques sont en concurrence avec les paris sportifs, voire avec le poker. Les clients misent sur ce qu’ils connaissent, le foot par exemple. Le pari sur les sports augmente fortement. Nous cherchons donc à défendre et promouvoir les courses et les paris hippiques. D’où la nécessité d’innover… Dans l’acte de parier, il y a une transaction, de l’image et des données, le client veut une certaine instantanéité et pouvoir jouer n’importe où. C’est fait pour l’innovation. En plus de travailler avec des start-up (lire encadré), on a choisi d’être agiles en interne. Il faut avoir la culture du test et du droit à l’erreur. Votre transformation numérique est-elle mature ? Nous sommes présents sur le numérique depuis 2003. C’est en s’adressant à tous nos clients avec un parcours complet qu’on a fait notre révolution digitale. Dans son café PMU, il peut avoir, BIO EXPRESS 1969 Naissance à Nancy (Meurtheet-Moselle) 1995 Diplômé de l’ENA, promotion René Char 1996 - 2008 Administrateur civil, conseiller au ministère de l’Economie et des Finances, auprès de l’Union Européenne, au cabinet du Premier ministre (Jean-Pierre Raffarin) 2008 Directeur général du PMU 2014 Elu présidentdirecteur-général du PMU via son application mobile le programme des courses, les cotes et l’envie de parier par SMS. On peut utiliser l’innovation sur beaucoup de sujets  : le pari dans les hippodromes, dans les cafés mais aussi le jeu responsable pour lutter contre l’addiction. Néanmoins, on tient beaucoup à l’animation de notre réseau de points de vente qu’Internet ne supplantera pas. La course continue. Cette année, nous allons exploiter davantage le big data pour proposer les meilleures offres et les plus ciblées possibles. 2016 a été difficile, pourquoi ? Le pari hippique a notamment souffert de la crise économique et de la concurrence des paris sportifs. Notre réseau de points de vente également souffre. Mais on résiste bien quand même, grâce à l’international. Comment se présente 2017 ? Mon objectif est de proposer deux nouveaux produits et deux nouveaux services par an pour lutter contre la concurrence du pari sportif et retrouver une attirance pour le pari hippique. Dès le week-end prochain, nous lançons Turfoot, le premier pari qui mixe courses et sports. D’autres changements à venir ? Nous payons les gains par chèque au-delà de 3 000 € et ce seuil va être baissé l’année prochaine à 2 000 € pour obéir à des normes en matière de lutte contre le blanchiment d’argent. Nous étudions une innovation monétique qui consisterait à être crédité de ses gains directement sur sa carte bancaire. C’est déjà en test.
LUNDI 20 FÉVRIER 2017 LE PARISIEN DR. www.leparisien.fr/ecoÉLECTION PRÉSIDENTIELLE twipe_ftp A vous la parole ! e Parisien Eco », en « L partenariat avec franceinfo, donne la parole aux entrepreneurs pour qu’ils partagent leurs problématiques avant l’élection présidentielle. D’ici le 1er tour, un panel de leurs témoignages et propositions sera soumis aux candidats, à qui il sera demandé d’y réagir dans « Le Parisien-Aujourd’hui en France ». Pour participer, quelles que soient la taille de votre entreprise et son activité, ou même s i v ou s ê t e s s i m p l e men t porteur d’un projet entrepreneurial, rendez-vous sur notre site Internet. INTERACTIF Contribuez sur Leparisien.fr/moientrepreneur Trois étapes vous sont alors proposées  : 1. La présentation de votre entreprise ou projet. 2. Partager votre problématique, vos difficultés. 3. La question ou proposition que vous souhaiteriez soumettre aux candidats. Le maximum de contributions sont mises en ligne et une partie également publiées dans « Le Parisien Eco ». Retrouvez également « Moi entrepreneur » sur franceinfo tous les lundis à 6 h 51 et 10 h 23 dans le « Brief éco » d’Emmanuel Cugny, tableau de bord quotidien des grandes tendances de l’économie et leurs conséquences sur la vie quotidienne. Merci de votre participation et à vous de jouer ! « Un CDI à 8 heures par semaine » Olivier Lignon, 45 ans, gérant de Mobile Burger Activité. « Le Mobile Burger est une entreprise francilienne avec deux food trucks et un laboratoire de cuisine. Nous proposons burgers, salades et pâtisseries, le tout fait maison à partir de produits frais. La viande d’Aubrac est hachée dans le camion. Nous faisons également notre pain et même le ketchup ! Nous avons démarré en 2013 avec un salarié. Nous en avons aujourd’hui entre 5 et 7, avec beaucoup de turnover. Notre chiffre d’affaires annuel est d’environ 400 000 € . » Thématique. Développement. Problématique. « Une entreprise en expansion, dont le chiffre d’affaires augmente chaque année, a besoin d’agilité sur les heures de travail de ses salariés. Aujourd’hui on ne peut pas faire de CDI de moins de 24 heures par semaine. Tout rêve d’entrepreneur est d’avoir des employés qui puissent vivre de leur travail (ils peuvent ainsi rester dans cette même société). En phase de démarrage d’activité, vous pouvez avoir besoin de deux salariés à, par exemple, 6 heures à 8 heures par semaine. » Proposition ou question. « Pourquoi ne pas créer des contrats extensibles en fonction de l’augmentation de l’activité ? Cela permettrait des embauches à quelques heures par semaine. L’idée est d’augmenter à terme le temps de travail de ces salariés. Je propose une limite de six à neuf mois pour atteindre les 24 heures hebdomadaires minimum. » DR. DR. Activité. « LOU-Légulice a été créée en famille, en 2009, avec un objectif  : faire consommer plus de légumes aux Français. Nous avons commencé en tant que négociants de champignons frais, pour prendre 10% de part de marché en grande distribution. Déterminés à produire nous-mêmes, nous avons réussi à convaincre les banques de financer la construction d’une champignonnière à Poilley (Ille-et-Vilaine). A l’heure où les champignons sont importés massivement des Pays-Bas et de Pologne, nous avons fait revivre un métier et sommes passés, en six mois, de 4 à 120 salariés. » Thématique. Ressources humaines. SERVIR L'AVENIR, AVEC bpi_fr.dfl r_  : 'r2, 1 5 ÉCO « Que Pôle emploi prête des chômeurs aux entreprises pour les former » Fabrice Chapuzet, 42 ans, président de LOU-Légulice Activité. « TIGcRE (Tandem intergénérationnel pour la création et la reprise d’entreprise) a vu le jour en 2014. Je venais de prendre ma retraite après une carrière dans l’administration au service de l’économie sociale et solidaire. C’est de la rencontre avec un jeune ingénieur de 34 ans et de mon envie de continuer à être active qu’est né ce projet. Nous mettons en relation jeunes entrepreneurs et entrepreneurs seniors et nous les accompagnons dans leur projet de reprise ou de création d’entreprise. Nous sommes soutenus par la Mairie de Paris ou encore la fondation du Crédit coopératif. Nous fonctionnons pour l’instant avec des bénévoles. » Problématique. « En voulant produire français, nous sommes confrontés à un problème de recrutement et de formation. Nous avons pris une centaine de cueilleurs. Comme ce métier a disparu, nous avons dû les former durant trois mois, à nos frais, avec une aide très relative des pouvoirs publics. Et notamment de Pôle emploi. Dans une entreprise familiale comme la nôtre, nous n’avons pas le temps de comprendre les différents aides de Pôle emploi et des organismes de formation. » Proposition ou question. « Simplifier les démarches pour la formation de la façon suivante  : Pôle emploi prête des chômeurs à une entreprise, qui les forme sur une période donnée, dans le but de les embaucher en CDI. Pendant cette période, l’entreprise prend en charge la différence de rémunération entre le salaire convenu et l’allocation chômage perçue. » « Mettre en relation jeunes entrepreneurs et seniors » Christine Damiguet, 67 ans, présidente de TIGcRE Des légendes du sport, plus de 2000 entrepreneurs et 40 clubs ont participé le 18 janvier à Paris à la 3ème édition des Rencontres de la Niaque. Dans une salle comble, tous ont pu partager leur niaque, prospecter, échanger et se rencontrer. « Les clubs font battre le cœur de nos territoires. Ils fédèrent les énergies des entrepreneurs. La niaque est un véritable mouvement humain et social » a expliqué sur scène Patrice Bégay, Directeur Exécutif Communication et Bpifrance Excellence. « La niaque, c’est se donner les moyens de ses ambitions, c’est se relever après être tombé » a ajouté le rugbyman Sébastien Chabal, parrain de l’événement aux côtés de l’icône du volleyball Victoria Ravva. « La niaque c’est croire en vous, savoir que tout est possible et s’en servir pour grandir. Je suis un entrepreneur aujourd’hui, après avoir été un sportif de haut niveau, je sais donc maintenant que les deux secteurs sont étroitement liés » a précisé pour sa part le champion du monde de football Frank Lebœuf. Un joueur, un dirigeant et une femme entrepreneur de chacun des clubs partenaires sont montés sur scène pour raconter leur expérience. Pierre Ferracci, président du Paris FC, a participé aux Rencontres de la Niaque avec Pierre Dréossi, manager général, et Rahynatou Zezi, responsable administratif et financier du club. « La niaque, c’est un corse exilé à paris comme moi qui se lance dans une aventure pour un nouveau club à Paris » a précisé pour sa part Pierre Ferracci. « J’étais un joueur très niaqueur et en tant que dirigeant de club, pour moi la niaque Thématique. Création d’entreprise. Problématique. « Les seniors et les jeunes ont en commun d’être particulièrement touchés par le chômage. Ils ont des compétences complémentaires et pour certains envie de se lancer, mais pas seuls. Nous considérons la création d’entreprise comme une forme alternative d’emploi appelée à se développer, le tissu économique étant constitué principalement de TPE et PME. Pour autant, la moitié des jeunes entreprises ne dépassent les 3 ans d’existence. D’où notre rôle nécessaire d’accompagnement et de coaching. » Proposition ou question. « Le jeune inspire, le senior rassure, écrivait François de Witt. Pour favoriser l’emploi, la création d’entreprise et la cohésion sociale en décloisonnant la société, êtes-vous prêts à soutenir une innovation sociale en intégrant dans les politiques publiques le concept porté par TIGcRE ? » Le plus grand rassemblement business et sport en France ! c’est la conviction de vouloir réussir quelque chose. Je suis convaincu que l’on peut réussir et que l’on est un grand club parisien » a ajouté Pierre Dréossi. Un événement suivi par 1 250 000 personnes sur internet, à revivre sur bpifrance.fr De gauche à droite, Sabina Cristova, Rahynatou Zezi, Pierre Ferracci, Patrice Bégay et Pierre Dréossi, aux Rencontres de la Niaque. Entrepreneurs, Bpifrance vous finance, vous accompagne et assure votre activité à l’export. Contactez-nous  : Bpifrance.fr ou dites « Bpifrance » au 3220.  : Gilles Petipas



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