Le Parisien Economie n°213S 13 fév 2017
Le Parisien Economie n°213S 13 fév 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°213S de 13 fév 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : le fondateur de Meetic face aux entrepreneurs.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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twipe_ftp LE PARISIEN LUNDI 13 FÉVRIER 2017 ÉCO 4 FACE AUX ENTREPRENEURS @LeParisien_Eco « Une énorme empathie, un meneur d’hommes » Myriam Beque, RESPONSABLE START-UP CHEZ BNP PARIBAS Ce qu’ils ont pensé de Marc Simoncini « C’EST QUELQU’UN DE DIRECT avec des convictions profondes. On sent toute son énergie d’entrepreneur. Je connaissais déjà son parcours mais j’ai appris beaucoup sur tout ce qui l’a fait rebondir, à travers ses doutes et ses échecs. Le contexte dans lequel il a créé Meetic, cette success story à la française, après s’être retrouvé sans rien, est incroyable. Et puis finalement, il explique que cette boîte, ce n’était plus tout à fait lui parce qu’elle avait atteint une taille qui ne correspondait plus à son profil entrepreneurial. C’est un aspect humain auquel on attache, en tant que banquiers, beaucoup d’importance. On sent aussi une énorme empathie, un meneur d’hommes. Sur la partie financement ? Un entrepreneur comme lui, qui a monté plusieurs start-up, est très mature sur ce sujet avec une très bonne compréhension de l’écosystème financier, sans dénigrement. Il sait ce qu’il peut attendre des banques et ne se trompe pas sur qui fait quoi, à quel moment. J’ai quand même envie de lui montrer que les banquiers savent aussi accompagner les start-up dès la phase préliminaire ! Il a dit qu’une start-up qui a de la valeur se fait financer en France, c’est un message intéressant et pas assez relayé. » « Entreprendre et diriger, ce n’est pas le même métier » « JE SUIS PLUTÔT COMME LUI, à vouloir gagner de l’argent avant d’investir et j’ai une réflexion actuellement sur cette question. Il a dit qu’il avait perdu du temps en faisant cela, je vais suivre son conseil. Je retiens aussi que savoir s’entourer est super important. Aujourd’hui on est 10, on a des projets innovants et pour pouvoir passer ce cap tout en continuant à se faire plaisir et apporter un travail de qualité, il faut structurer l’équipe, organiser, bien s’entourer. Ce qui me frappe, c’est la distinction entre le métier de chef d’entreprise et le dirigeant. Il f aut s avoir où l’on e s t le meilleur, faire ce pour quoi on est bons et trouver les autres personnes pour le reste. Intuitivement, je sentais cette partie création. Je pense vraiment qu’entreprendre c’est innover, démarrer quelque chose. Stéphanie Florentin, CO-FONDATRICE D’EDGARPEOPLE Diriger, pour ma partie, nécessite que je me forme, par exemple, sur les bilans. Ce n’est vraiment pas mon truc mais si je ne sais pas lire mon compte de résultats, je ne peux pas bien piloter. En même temps, je dépense trois fois plus d’énergie à faire ce truc qui ne me plaît pas alors que si je recrutais quelqu’un, je pourrai continuer à développer. Ce n’est pas le même métier. » Marc Simoncini nous a reçus dans les bureaux de son fonds d’investissement à Paris (VIII e). « Il connaît ses forces et ses faiblesses » « J’AI APPRÉCIÉ son honnêteté par rapport à ses valeurs personnelles. La reconnaissance de ses points forts, de ses points faibles. Il insiste sur son côté autodidacte, est réaliste sur ses capacités, sa valeur ajoutée, ses lacunes. C’est ce qui permet d’avancer. C’est mieux que les personnes qui disent vouloir tout faire. Il marque bien la différence entre la création et la direction d’entreprise, parce que je pense que cela correspond à ses valeurs. « ON EST UN PEU dans le rêve quand on est entrepreneur. L’environnement et soi-même nous empêchent parfois d’aller aussi loin qu’on le souhaiterait. La lucidité de Marc Simoncini sur ce qu’il peut ou ne peut pas faire m’a marqué. En revanche, je ne suis pas d’accord sur le fait qu’il n’y aurait pas de Google en France. Il est réaliste et je comprends ce qu’il veut dire. Oui, on a un petit marché et beaucoup se cassent les dents, mais il est possible de déployer son activité aux Etats-Unis. L’exemple parfait est sans doute Critéo « C’est important de croire qu’on peut créer un Google en France » (NDLR  : leader mondial de la publicité numérique, créé en 2005 et coté au NAS- DAQ). Marc Simoncini est plus dans une position d’analyste, d’investisseur. Toutefois, que des gens pensent pouvoir être le Google de France contribue à créer de belles entreprises, même s’il faut réajuster le tir. C’est important de conserver ce rêve. Sur le financement, je suis d’accord qu’il n’y a pas de problème. C’est mon cas. On a des fonds, des incubateurs… Il y a suffisamment de choses, à condition de le faire au bon moment Tous les lundis à 6h51 sur franceinfo dans le Brief éco d’Emmanuel Cugny retrouvez Moi entrepreneur avec Marc Stanciu, COFONDATEUR DE VIRTUAL LIFE Andréa Jacquemin, FONDATEUR DE LOCALVIEW et de demander un peu plus que nécessaire au cas où… Une start-up réussit si elle arrive à se financer à chaque étape de son développement. » PHOTOS LP/JEAN-NICHOLAS GUILLO. Je connais des créateurs d’entreprise qui créent et dirigent. Mais en tout cas, lui ne sait pas le faire et délègue. Il ne sait pas recruter, il délègue. Il connaît ses forces et faiblesses. C’est important de ne pas vouloir toujours tout faire. On a peu évoqué les aspects de développement d’une entreprise à l’étranger, mais il est franco -français avec la volonté de tout produire ici. C’est sa ligne directrice et il la respecte. Pour ma part, j’ai choisi de créer mon entreprise innovante en France avec le label French Tech. Je conserve la ferme intention de viser un marché mondial. » agenda 22.03 La ville verte a son concours Vous débordez d’idées pour décarboner les villes ? Tentez votre chance au « IoT for greener cities ». Le concours vise à dénicher les meilleures innovations digitales afin de réduire l’empreinte environnementale dans les domaines suivants  : la maison, l’efficacité énergétique des bâtiments et la mobilité. Les partenaires, dont Engie, accompagneront les candidats pour accélérer la commercialisation de ces objets connectés. Fin des inscriptions le 22 mars. Renseignements sur  : Iot-greener-cities.org 17.05 La French Tech cherche des experts de l’agriculture connectée Un programme d’accélération de 18 mois. C’est ce qu’offre le Bivouac, labellisé French Tech, pour attirer des start-up branchées agriculture connectée. Basé à Clermont- Ferrand (Puy-de-Dôme), le Bivouac réunit depuis un an une dizaine de jeunes pousses ainsi que des partenaires publics et privés. Fin des inscriptions le 17 mars. L’intégration est prévue en mai. Renseignements  : Boost.lebivouac.com. Le livre. Il était une fois la dictature du pleinemploi Imaginez  : une dictature du plein-emploi instaurée par un « super Président » ! Dans ce pays géré comme une entreprise, des milices traquent les chômeurs, devenus hors-la-loi. Parmi eux  : un certain Meurchaud revendique le droit à être inactif. Un statut de « dernier chômeur » qui excède ses concitoyens besogneux participant à l’effort national… Qui, de l’homme d’action ou du feignant, gagnera la bataille ? Réponse dans « Le dernier chômeur », sorti début février aux éditions Albin Michel. Un roman de D.J.F. Audebert qui s’inspire, avec sarcasme, de l’actualité. 365 pages. Prix  : 21,50 € . D il. A.delert LE DERNIER CHOMEUR
LUNDI 13 FÉVRIER 2017 LE PARISIEN DR. www.leparisien.fr/ecoÉLECTION PRÉSIDENTIELLE twipe_ftp A I #MoiEntrepreneur A vous la parole ! e Parisien Eco », en « L p a r t en a r i a t a v e c franceinfo, donne la parole aux entrepreneurs pour qu’ils partagent leurs problématiques avant l’élection présidentielle. D’ici le 1er tour, un panel de leurs témoignages et propositions sera soumis aux candidats, à qui il sera demandé d’y réagir dans « Le Parisien- Aujourd’hui en France ». Pour participer, quelles que soient la taille de votre entreprise et son activité, ou même s i v ou s ê t e s s i m p l e ment porteur d’un projet entrepreneurial, rendez-vous sur notre site Internet  : Leparisien.fr/moientrepreneur Trois étapes vous sont alors proposées  : 1. La présentation de votre entreprise ou projet. 2. Partager votre problématique, vos difficultés. 3. La question ou proposition que vous souhaiteriez soumettre aux candidats. Le maximum de contributions sont mises en ligne et une partie également publiées dans « Le Parisien Eco ». Retrouvez également « Moi entrepreneur » sur franceinfo tous les lundis à 6 h 51 et 10 h 23 dans le « Brief éco » d’Emmanuel Cugny, tableau de bord quotidien des grandes tendances de l’économie et leurs conséquences sur la vie quotidienne. Merci de votre participation et à vous de jouer ! « Et si le CDI devenait une opportunité ? » Dimitri Farber, 26 ans, cofondateur de la start-up Tiller Activité. « Tiller est le leader européen des solutions digitales pour commerçants et restaurateurs. Grâce à une caisse enregistreuse connectée à une plate-forme de gestion, Tiller leur facilite la vie, de la prise de commande à l’encaissement. Notre solution permet, par exemple, de gérer en temps réel les stocks. Grâce à un algorithme, nous pouvons aussi leur suggérer de changer le prix d’un produit. Avec une croissance mensuelle supérieure à 30% depuis sa création en 2014, Tiller compte aujourd’hui plus de 2 500 clients dans 20 pays. Une centaine de personnes travaillent dans nos bureaux de Paris, Barcelone et Milan. » Thématique. Ressources humaines. Problématique. « De nombreuses entreprises sont contraintes de recruter des intérimaires ou des collaborateurs en contrats à durée déterminée, souvent précaires. C’est le cas des start-up et PME qui ont moins de visibilité sur l’avenir. L’an passé, chez Tiller, nous avons recruté plus de 98% des nouveaux collaborateurs directement en CDI. C’est un pari sur l’avenir. Mais un pari risqué, car recruter en CDI coûte cher et le budget ne suit pas toujours. Embaucher en CDI ne doit plus être une peur. » Question/proposition. « Comment faire pour que le CDI redevienne une opportunité et non plus un risque, dans les PME et jeunes entreprises ? » DR. DR. SERVIR l'AVENIR, AVEC bpifirui (_-,1,r_72 The Penelopes, groupe de musique français créé en 2009 par 2 amis d’enfance, Axel et Vincent, revendique une musique pop électronique composée de synthés modernes pour un son gonlé. « Nous ne faisons pas de musique expérimentale. Nous mixons des instruments Rock Classique avec des beats électroniques, des basses synthétiques puissantes pour obtenir un son qui parle à tous. Nous aimons la pop avec des aspérités, des bizarreries comme la musique de David Bowie ou The Cure » explique Axel Basquiat, chanteur du groupe. Encore étudiants lors de la sortie de leur premier album ‘The Arrogance of Simplicity’, le groupe compte aujourd’hui 2 albums à son actif, un side project et de nombreux remixes - de Lana Del Rey, The Ting Tings et Citizens ! notamment -. « Nous avons été contacté par Bpifrance The Penelopes  : les éternels adolescents de la pop électronique française il y a 4 ans pour que nous composions leur jingle. Il voulait adapter notre musique à l’image de leur marque et nous étions ravis de travailler avec eux. C’est notre morceau ‘Summer Life’qui a été sélectionné et nous l’avons réarrangé pour en faire un thème positif et fédérateur » ajoute le chanteur. The Penelopes est toujours accompagné sur scène d’un bassiste et d’un batteur pour leurs représentations en France, en Angleterre ou encore aux Etats-Unis. Un groupe additionnel qui change en fonction des pays où le duo performe. « Après notre projet pour Bpifrance nous avons produit la musique du ilm ‘L’incomprise‘ de Asia Argento, avec Charlotte Gainsbourg, ilm présenté au Festival de Cannes en 2014. Mais aussi un moyen-métrage de Canal+, une musique pour le jeu vidéo Les Sims ou encore une publicité pour Perrier, autant 1 5 ÉCO « Transparence totale sur les attributions de marchés publics » Gladys Personnaz, 34 ans, fondatrice de GBS Appel d’offres Activité. « Après une carrière auprès d’un acteur public, j’ai créé, en 2014, ma société, GBS Appel d’offres, spécialisée dans l’externalisation des réponses aux appels d’offres émis par les ministères, hôpitaux et collectivités locales, surtout. Nous accompagnons une centaine de clients, TPE, PME et grands groupes dans leur conquête des marchés publics. Basés à Voiron (Isère), nous sommes six salariés et nous avons trois recrutements en cours. Depuis janvier 2015, nous avons généré 63 M € de chiffre d’affaires pour nos clients. » Thématique. Développement. « Que les parents d’élèves présentent leurs métiers à l’école » Jean-Jacques Arnal, 40 ans, président de Stootie Activité. « Stootie est l’application leader des services à de personne à personne, avec plus de 800 000 membres. Elle permet de proposer ou demander n’importe quel type de service en temps réel  : dépannage, jardinage, réparation, bricolage, mais aussi esthétique, sport… Chaque mois, 300 000 utilisateurs s’y retrouvent et échangent pour plus d’un demi-million d’euros de services. La société a levé plus de 9 M € auprès de Maif-Avenir, Bpi France, Cap décisif et d’investisseurs dont Xavier Niel, Marc Simoncini, Jean-David Blanc. » Problématique. « Nous sommes confrontés au quotidien à des marchés publics rocambolesques avec des cahiers des charges impossibles à tenir pour les entreprises. C’est décourageant et au final ce sont toujours les mêmes acteurs qui se positionnent sur ces marchés. Et quand une entreprise ne remporte pas un appel d’offres, il est très difficile de savoir pourquoi et sur quels critères elle a failli. Nous devons parfois relancer jusqu’à 3 ou 4 fois, par recommandé, pour obtenir ces informations. » Question ou proposition. « A l’heure où la suspicion autour de l’utilisation de l’argent de l’Etat est grande, nous demandons une transparence totale sur les attributions de marchés publics, qu’ils s’élévent à 30 € ou 30 M € . Nous devrions pouvoir avoir accès aux grilles de points qui déterminent l’attribution ou non d’un marché. Les marchés attribués devraient faire l’objet d’une publicité systématique. » Thématique. Formation. Problématique. « Trop souvent, les jeunes se créent des représentations erronées de ce qu’il est possible de faire concrètement dans la vie, quel métier leur serait accessible et quelle carrière professionnelle ils pourraient construire. Nous devrions les inspirer par l’exemple concret d’adultes pratiquant différents métiers. » Proposition ou question. « Faire en sorte que chaque parent puisse présenter son métier aux élèves de l’école de ses enfants ou dans d’autres établissements, en fonction des demandes. Il est important de montrer aux plus jeunes ce qu’il est possible de devenir lorsque l’on est adulte, afin d’ouvrir leur horizon et leur imaginaire. Cette mesure leur permettrait de se découvrir de nouvelles vocations et de rencontrer des adultes qui les incarnent. Elle pourrait s’accompagner d’une réduction fiscale pour les personnes participantes. » d’expériences qui nous donnent envie de continuer à vivre de notre passion. Notre prochain single ‘Tina‘ sortira vendredi » conclut Axel Basquiat. Axel–àgauche–etVincent,lesdeux membres de he Penelopes Entrepreneurs, Bpifrance vous soutient en prêt et capital, contactez Bpifrance de votre région  : bpifrance.fr. Crédit photo  : Jeffrey Su



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