Le Parisien Economie n°206S 6 fév 2017
Le Parisien Economie n°206S 6 fév 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°206S de 6 fév 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 7,2 Mo

  • Dans ce numéro : tous fous des food trucks.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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twipe_ftp LE PARISIEN LUNDI 6 FÉVRIER 2017 ÉCO 4 L'INVITÉ DE LA SEMAINE @LeParisien_Eco MARCO ET ISABELLE PACCHIONI, FONDATEURS DE PURESSENTIEL « 1 LP/LYLIA BERTHONNEAU. « Faire 50% de nos ventes à l’étranger » Puressentiel a réussi à s’implanter sur le marché de l’aromathérapie et séduire le grand public avec une gamme de produits aux huiles essentielles. Ses fondateurs entendent aujourd’hui continuer leur expansion internationale. PROPOS RECUEILLIS PAR VIRIGNIE DE KERAUTEM Comment est né Puressentiel et cet intérêt pour les huiles essentielles ? Nous ne sommes pas partis de rien puisque Physcience, notre laboratoire de compléments alimentaires créé en 1993 et revendu en 2003 (NDLR  : à un fonds d’investissement britannique, Langholm Capital), nous a permis de maîtriser la phytothérapie et de découvrir l’intérêt et l’efficacité de l’aromathérapie. En revendant, on savait qu’on allait recréer autre chose dont l’ADN serait les huiles essentielles. Isabelle baigne dans les plantes depuis longtemps car son père est naturopathe, sa mère herboriste. Comme on est ensemble depuis qu’on a 21 ans, Isabelle m’a transmis le virus et fait partager très tôt cette approche de médecine par les plantes. C’est une philosophie de vie. La chaîne de fabrication des huiles essentielles est compliquée, comment vous y prenez-vous ? Il faut une quantité très importante de matière première pour obtenir de l’huile essentielle. Par exemple, une tonne de pétales de rose est nécessaire pour avoir un litre d’huile essentielle. Il faut aussi respecter une charte de qualité, maîtriser la transformation et prouver l’efficacité clinique des produits. Depuis vingt-cinq ans, on tisse des partenariats dans le monde entier avec des distillateurs, des agriculteurs à qui on demande de planter des champs entiers de fleurs pour nous. On doit leur garantir que l’on va acheter leur récolte de façon durable et responsable. Une stratégie de communication bien huilée Isabelle et Marco Pacchioni, le couple fondateur de la marque, savent combien la communication est stratégique et comment la manier. A l’instar des grandes marques de parfum ou de cosmétiques, Puressentiel a ses égéries. Rien de plus efficace que des champions sportifs « pour incarner l’esprit de la marque et promouvoir les produits Articulations & Muscles ». Le basketteur Tony Parker, puis le rugbyman Jonny Wilkinson adossent ainsi leur nom et leur célébrité à Puressentiel. La surfeuse Johanne Defay aussi. Avant eux, il y a eu Tanguy Estanguet, champion de canoë. La marque est en outre partenaire de la fédération mondiale de Rugby jusqu’en 2019. 7 M € par an Où trouvez-vous ces tonnes de fleurs ? La Drôme est parfaite pour la lavande et la Corse pour l’hélichryse (NDLR  : surnommée l’immortelle pour ses vertus cicatrisantes). Nous allons aussi en Sicile pour les agrumes (citrons, clémentines, oranges) et le cédrat. On achète beaucoup à Madagascar, dans les Comores, au Népal, etc. Au total, nous achetons 42 000 t de matière première végétale par an, ce qui représente 283 t d’huiles essentielles. Où a lieu la fabrication ? La production est 100% française. Notre matière première, achetée dans le monde entier, arrive en Ardèche chez notre prestataire, Fareva. Il fabrique ensuite nos produits à grande échelle selon nos formules et les conditionne. Ce sous-traitant travaille pour des marques sont ainsi dépensés en partenariats, spots, achats d’espaces publicitaires, actions dans les points de vente, animation des réseaux sociaux. « On a une vie de marque très intense », insiste Isabelle. La stratégie est payante et le capital sympathie indiscutable. « On a franchi la barre du million de fans sur Facebook », se félicite le couple. è 80 M € DE CHIFFRE D’AFFAIRES RÉALISÉS PAR PURESSENTIEL EN 2016 » Le basketteur Tony Parker a associé son nom à la marque Puressentiel. (DR.) BIO EXPRESS 1962  : Naissance d’Isabelle à Paris 1963  : Naissance de Marco à Givry (Saône-et-Loire) 1993  : Création de Physcience, société spécialisée dans la création de compléments alimentaires à base de plantes 2003  : Revente de Physcience 2005  : Lancement de Laboratoire Puressentiel 2016  : Isabelle remporte le Grand prix de « La Parisienne », dans la catégorie Business de cosmétiques mais nous sommes la seule d’aromathérapie. Vos huiles essentielles se déclinent tous azimuts  : santé, minceur, bien-être… Nos possibilités de développement et de création sont infinies. On n’a pas de raison de se limiter au domaine de la santé. On utilise 155 huiles essentielles différentes et nous avons 200 produits. On consacre environ 15 M € à la R&D pour 80 M € de chiffre d’affaires en 2016. Vous êtes aujourd’hui présents dans 70 pays. L’expansion va-t-elle se poursuivre ? On a commencé dès le début avec la création d’une filiale en Belgique. Six autres ont suivi, dont l’Angleterre et le Canada. On en prévoit une nouvelle par an et nous sommes d’ailleurs en pourparlers dans un nouveau pays européen encore secret. On vise l’Asie l’année prochaine, probablement Hongkong. Notre système de développement s’appuie aussi sur des distributeurs locaux qui nous permet t en t det ou cher d i x nouveaux pays par an. Aujourd’hui, 20% de nos ventes sont réalisées à l’international mais on vise la moitié dans les cinq ans à venir. Votre circuit de distribution repose sur les pharmacies. Pas de boutique en vue ? Ce n’est pas prévu. Notre partenaire exclusif c’est le pharmacien, quel que soit le pays car il est le plus apte à distribuer nos produits. En France, on est présents en direct auprès de 10 000 officines avec un réseau notamment de 18 formatrices qui vont les démarcher. Quel est votre produit phare ? On vit avec le spray assainissant, un dépolluant d’air intérieur, antivirus. C’est le premier produit qu’Isabelle a créé en 2005 et il a signé notre succès. On en a vendu plus de 10 millions d’exemplaires. L’une de vos fiertés est d’avoir bâti une entreprise, 100% familiale. Qui fait quoi ? Je dirige la société. Isabelle est à l’initiative de toutes les étapes clés de création des produits, en collaboration avec les médecins, pharmaciens du groupe. Elle s’occupe aussi de tous les aspects réglementaires. Deux de nos trois enfants travaillent également avec nous. A 28 ans, notre fils Rocco est à Bruxelles, en tant que directeur International. Notre fille Lola a 25 ans, elle est responsable de la communication digitale Monde. Ma sœur Florence est avec nous depuis le début pour gérer toutes les opérations allant de l’achat des matières premières à la livraison dans les points de vente. Pour nous l’indépendance est indispensable. On ne vendra jamais et on ne fera jamais rentrer personne dans notre capital, 100% familial.
LUNDI 6 FÉVRIER 2017 LE PARISIEN 5 www.leparisien.fr/ecoDÉBAT ÉCO DR. twipe_ftp A vous la parole ! epuis la semaine dernière, D « Le Parisien Eco » donne la parole aux entrepreneurs pour qu’ils partagent leurs problématiques avant l’élection présidentielle. D’ici le 1er tour, un panel de leurs témoignages et propositions sera soumis aux candidats, à qui il sera demandé d’y réagir dans « Le Parisien-Aujourd’hui en France ». Pour participer, quelles que soient la taille de votre entreprise et son activité, ou même si vous êtes simplement porteur d’un projet entrepreneurial, rendez-vous sur notre site Internet  : Leparisien.fr/moientrepreneur Trois étapes vous sont proposées  : #MoiEntrepreneur 1. La présentation de votre entreprise ou projet. 2. Partager votre problématique, vos difficultés. 3. La question ou proposition que vous souhaiteriez soumettre aux candidats. Le maximum de contributions sont mises en ligne et une partie également publiées dans « Le Parisien Eco ». Vous découvrez aujourd’hui les premières d’entre elles. Merci de votre participation et à vous de jouer ! VIDÉO www.leparisien.fr Les jeunes entrepreneurs défendent leurs propositions « Des contrats plus flexibles » Jean Lemoro, fondateur des Tipis du bonheur de vivre, dans la Sarthe Activité. « J’ai fondé mon entreprise en 2003, avec une ambition claire  : faire partager au plus grand nombre la culture et la philosophie de la culture amérindienne. D’un village de 3 tipis à 6, puis enfin un déménagement, nous comptons aujourd’hui 20 tipis sur 7 ha dans la Sarthe. Nous accueillons près de 10 000 personnes chaque année dont 3 000 scolaires. Nous organisons des événements, séminaires d’entreprises, weekends à thèmes, etc. Nous sommes trois salariés et un saisonnier. Notre chiffre d’affaires annuel s’élève à 180 000 € . » Thématique. Droit du travail. Problématique. « Nous pourrions créer un emploi supplémentaire pour répondre à la demande en termes d’animations et de restauration, mais nous préférons décliner car le coût du travail est trop élevé et nous sommes freinés par la rigidité des contrats. De plus les charges administratives sont lourdes et le droit du travail complexe. J’en suis presque à regretter l’époque où mon affaire était plus modeste. J’avais une meilleure qualité de vie, davantage de temps pour moi. » Proposition ou question. « Pourrions-nous avoir accès à des contrats plus flexibles afin de faire face aux facteurs d’affluence, météorologiques notamment ? » DR. DR. « Accompagner les autoentrepreneurs sociaux » Sylvie Bouhier, 57 ans, secrétaire à domicile pour les seniors Activité. « Attachée de presse puis assistante de direction, j’ai renforcé ma connaissance du monde de l’entreprise. Ce qui m’a permis, le mois dernier, de créer la mienne  : Senior- Assistante-Personnelle. Il s’agit d’une micro-entreprise de services administratifs à domicile, dédiée aux seniors, dès le passage à la retraite. L’une de mes premières clientes a besoin de calculer ses points de retraite. Je peux aussi aider dans les démarches en ligne, pour les impôts notamment. Mon objectif, c’est de rompre avec l’isolement des personnes âgées, car leurs enfants sont en moyenne à 246 km. » « Faciliter l’accès des start-up au financement bancaire » Martin Gunther, 26 ans, cofondateur de Kol Activité. « Kol est un caviste dématérialisé. Nous livrons en 30 minutes des vins et spiritueux via une application mobile et un site Internet. Par mois, cela représente au moins 10 000 bouteilles. Nous avons commencé en avril dernier à Paris. Nous venons d’arriver à Londres (Royaume-Uni). Nos clients sont des jeunes CSP + dont le panier moyen est de 50 € , avec une marge brute de 45%. Notre chiffre d’affaires mensuel tourne autour de 100 000 € . » Thématique. Financement. Problématique. « La relation entre les banques et les start-up est compliquée. La mécanique de Bernard Arnault au top des entrepreneurs 64 000 VISITEURS, des milliers de contacts, des dizaines de débats, un défilé de candidats à l’élection présidentielle et un podium. Voilà en résumé le bilan du 24 e Salon des entrepreneurs qui s’est déroulé à Paris (XVII e), les 1er et 2 février dernier. A cette occasion, un sondage réalisé par BVA pour « Les Echos Entrepreneurs » et « Le Parisien Economie » a désigné Bernard Arnault (LVMH - Propriétaire du « Parisien- Aujourd’hui en France » et des « Echos ») comme plus grand entrepreneur de France (36%), selon les personnes interrogées. Il est accompagné dans le trio de tête A l’occasion de l’élection présidentielle, Le Parisien Eco donne la parole aux entrepreneurs. FISCALITÉ, RECRUTEMENT, DÉVELOPPEMENT, DROIT DU TRAVAIL, FINANCEMENT… Partagez vos problématiques et vos idées sur www.leparisien.fr/moientrepreneur par Michel-Edouard Leclerc (34%) et Serge Dassault (33%). A noter dans le top 10, la présence des stars de la génération numérique  : Frédéric Mazzella (BlaBlaCar), en 7 e position, juste devant Jacques-Antoine Granjon (Vente-Privée). Benoît Hamon, François Fillon, Emmanuel Macron, Marine Le Pen… La quasi-totalité des candidats à l’Elysée, ainsi que son actuel locataire François Hollande, se sont succédé dans les allées du salon dont le slogan était « Créer, réinventer, oser, innover ». Rendez-vous est déjà pris pour le 25 e anniversaire, les 7 et 8 février 2018. Les meilleures contributions seront publiées dans le journal et soumises aux candidats à l’Elysée. Thématique. Création d’entreprise. Problématique. « Femme mûre, divorcée, trois enfants, je fais partie d’une population fragile. Et j’ai peur de l’avenir. L’enchaînement des CDD et des missions d’intérim m’ont incitée à me reconvertir, car je dois travailler jusqu’à 67 ans pour toucher une retraite à taux plein. Mon idée a été reconnue d’utilité publique par une couveuse. Mais une fois lancé, c’est le vide. Les associations peuvent vous aider. Pas l’Etat. La comptabilité, la publicité… J’ai trop de casquettes. » Proposition ou question. « Inciter les chefs d’entreprise expérimentés à accompagner, bénévolement, les six premiers mois, des entrepreneurs dont le projet est d’utilité publique. Surtout si ce sont des femmes mûres et seules. » fonctionnement des banques ne correspond plus au marché actuel. Les jeunes pousses ont du mal à se financer car les grilles d’analyse de risque des établissements bancaires ne sont pas adaptées. Les start-up se lancent avec une offre digitale. Elles n’ont pas d’actifs, c’est-à-dire pas de machines, pas de stocks. Or, quand il n’y a pas de concret, les banques ne prêtent pas, même si on est solvables. Résultat  : elles se reposent sur Bpi France, la banque publique d’investissement, qui pallie leur manque d’alignement. » Proposition ou question. « Pour faciliter l’accès des start-up au financement bancaire, il faudrait obliger les banques à appliquer de nouvelles grilles d’analyse pour les jeunes pousses, dont la plupart se lancent sans actifs. » Les entrepreneurs préférés des Français Quels sont selon vous les trois plus grands entrepreneurs français ? 34% Michel- Edouard LECLERC (E. Leclerc) 36% Bernard ARNAULT (LVMH)* Ne se prononce pas 8% Source  : Palmarès des Entrepreneurs préférés des Français, réalisé par BVA pour « Les Echos Entrepreneurs » et « Le Parisien Eco » à l'occasion du 24 e Salon des entrepreneurs de Paris. Enquête réalisée auprès d'un échantillon de 1227 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Marges d'erreur  : 1,8 à 2,5 points. * Propriétaire du « Parisien - Aujourd’hui en France ». 1 2 3 33% Serge DASSAULT (Groupe Dassault) l’économie est au cœur de votre quotidien



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