Le Parisien Economie n°206S 6 fév 2017
Le Parisien Economie n°206S 6 fév 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°206S de 6 fév 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 7,2 Mo

  • Dans ce numéro : tous fous des food trucks.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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twipe_ftp LE PARISIEN LUNDI 6 FÉVRIER 2017 I ÉCO 10 BUSINESS PROSPECTIVE e @LeParisien_Eco Risques professionnels  : de nouvelles aides financières au profit des TPE - PME SANTÉ Restaurants, garages, sociétés de transport ou de maçonnerie… L’Assurance Maladie propose six nouvelles aides pour aider les entreprises de moins de 50 salariés à réduire les risques. PAR JEAN-MARC ENGELHARD Selon les chiffres publiés en novembre par l’Assurance maladie, le nombre d’accidents du travail a légèrement baissé en 2015. Preuve que les efforts en matière de sensibilisation et de prévention paient. Pas question, donc, de baisser la garde. Et encore moins dans les plus petites entreprises. Afin d’inciter les PME et TPE à prendre des mesures de prévention, la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts) a lancé en fin d’année six nouvelles aides financières, ciblées sur des entreprises de moins de 50 salariés dans des secteurs où les risques professionnels sont élevés. I POUR LES RESTAURATEURS « Par exemple, Stop Essuyage s’adresse aux cafés et restaurants souhaitant s’équiper d’un lave-vaisselle osmoseur, pour éviter l’étape de l’essuyage manuel des verres qui se traduit par des coupures et engendre des troubles musculo-squelettiques (TMS) », explique Hervé Laubertie, responsable du département prévention à la Direction des risques professionnels de la Cnamts. I POUR LES TRANSPORTEURS Transport plus sûr est destinée notamment à encourager l’achat de systèmes facilitant le bâchage et le débâchage des remorques. I POUR LE BTP Côté bâtiment, Bâtir + est dédiée aux entreprises de maçonnerie souhaitant s’équiper de protection de trémies, d’un escalier provisoire ou encore d’une grue à montage automatisé. Stop Amiante encourage les sociétés du secteur de la construction à lutter contre l’exposition aux fibres d’amiante en s’équipant de matériel performant. I POUR LES GARAGISTES Cet accompagnement s’inscrit dans un programme plus large lancé en 2014, proposant notamment, par le biais du site Tmspros.fr, une démarche de prévention des TMS. Il comporte d’autres aides ciblées. Parmi, elles Airbonus, visant à réduire l’exposition des salariés des garages et des centres de contrôle technique aux émissions de moteur diesel. Le BTP fait partie des secteurs où le risque d’accidents du travail est le plus élevé. I JUSQU’À 25 000 € « En 2015, près de 3 000 entreprises ont bénéficié de ces aides », indique Hervé Laubertie. Un soutien financier, dont l’accès a été simplifié au maximum. « Pour en bénéficier, les employeurs doivent s’adresser à la Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail (CAR- SAT) ou, pour les Franciliens, à la Caisse régionale d’assurance maladie d’Île-de-France (CRA- MIF). La transmission du dossier et des pièces justificatives peut se faire directement en ligne », précise-t-il. Le montant de ces aides ? Jusqu’à 50% du prix hors taxes de l’investissement réalisé, dans la limite de 25 000 € . Date limite pour en bénéficier  : le 15 juillet 2017. IPlus d’infos  : www.ameli.fr/employeurs/prevention... Des collégiens en entreprise  : tout sur le stage découverte ÉDUCATION Ils sont jeunes et ont encore tout à découvrir. Comment les accueillir dans les meilleures conditions ? PAR ADELAÏDE HASLÉ LA SÉQUENCE D’OBSERVATION en milieu professionnel des élèves de 3 e a été initiée en 2005. Elle permet aux collégiens de découvrir pour la première fois le monde du travail. Beaucoup d’entreprises acceptent d’accueillir ces jeunes stagiaires, souvent pour rendre service. Est-ce obligatoire ? Que faut-il savoir avant de dire oui ? DE L’OBSERVATION, RIEN QUE DE L’OBSERVATION Avant toute chose, ce stage estil légalement obligatoire ? Absolument pas. Il est possible de refuser de recevoir un collégien dans votre entreprise. Le stage de découverte résulte souvent d’un échange de bons procédés, histoire « de rendre service à notre réseau. Nous accueillons les enfants de clients, de salariés... », souligne Fanny Chapoton-Jaulin, directrice éditoriale MARTHA TWARDOWSKI. d’Interneto, société de production audiovisuelle. Il est ensuite essentiel de garder en tête qu’il s’agit d’un stage d’observation. Le collégien ne doit pas travailler même s’il est possible de lui faire effectuer quelques petites tâches sous surveillance (traitement de texte, recherches sur Internet...). En revanche, il est strictement interdit de les faire travailler sur des machines ou des appareils dangereux. DÉCOUVRIR LE MONDE DE L’ENTREPRISE Cofondatrice du studio de communication IPSO à Saint-Lô (Manche), Mélanie Provost a récemment reçu, pour la première fois, un collégien  : « Nous lui avons présenté nos métiers, de Siège du « Parisien - Aujourd’hui en France », Saint-Ouen. Comme chaque année, la rédaction a accueilli des collégiens curieux de découvrir les différents métiers du journalisme. la création graphique jusqu’au développement d’un site internet. Je lui ai aussi montré comment retoucher quelques photos pour que ce soit plus amusant pour lui », explique-telle. Même expérience pour Fanny Chapoton-Jaulin  : « La dernière stagiaire que nous avons reçue s’est montrée très intéressée par le métier de journaliste. Nous l’avons donc aidée à faire un rapport de stage en vidéo, à préparer son interview, à parler devant la caméra, à mener son entretien... », SUSCITER DES VOCATIONS Pour l’entreprise, l’objectif est seulement pédagogique  : « Cela prend un peu de temps de les encadrer, il n’y a pas un intérêt immédiat, mais s’ils repartent contents de leur stage et parlent de l’agence en bien autour d’eux, cela ne peut qu’être positif à terme », continue Fanny Chapoton-Jaulin. Positif pour tout le monde, et surtout pour LP/OLIVIER CORSAN. les futurs travailleurs. Louis Haezebrouck, 14 ans, a effectué son stage au côté de la propriétaire d’un espace de coworking à Rennes  : « Je ne m’attendais pas du tout à ce que j’ai vu et appris. On découvre comment une entreprise fonctionne de l’intérieur, c’est vraiment intéressant ». Lui qui pensait devenir notaire, finalement, hésite. Combien de temps ? 1 à 5 jours en entreprise par stage A qui s’adresse t-il ? Les collégiens de 4 e ou de 3e. Le stage est obligatoire pour tous les élèves âgés de 14 ans et plus Quand ? Cela relève de l’initiative de l’établissement scolaire. Son organisation durant les vacances est formellement exclue Quelles structures sont concernées ? Les entreprises, les associations, les administrations, les établissements publics ou les collectivités territoriales
LUNDI 6 FÉVRIER 2017 LE PARISIEN www.leparisien.fr/ecoBUSINESS PROSPECTIVE twipe_ftp 7 conseils pour prospecter de nouveaux clients STRATÉGIE Elargir son portefeuille client permet d’assurer le développement de son entreprise et sa pérennité. Cibles, argumentaire, outils numériques… Voici les points clés à ne pas négliger. PAR MARION PERRIER évidente à la création d’une entreprise, la recherche de clients est en fait une démarche nécessaire tout au long de son activité. « Le portefeuille client évolue en permanence, il faut donc en trouver de nouveaux pour faire de la croissance et de l’innovation », souligne Philippe Jolivet, expert-comptable du cabinet Tersiguel-Jolivet, membre de France Défi. Réfléchir à sa stratégie permet de s’assurer une prospection efficace. 1 IDENTIFIER SES CIBLES « On doit savoir si l’on vise le consommateur final, des intermédiaires, les deux, et cerner leurs besoins », précise Philippe Jolivet. En BtoB, on détermine aussi les noms de ses interlocuteurs au sein des entreprises. « Cela permet de passer le barrage du secrétariat au téléphone », explique Emmanuel Camponovo, responsable de la prospection chez Step ICO, spécialiste du développement commercial opérationnel sur le marché de l’industrie. 2 S’ADAPTER Il importe également de penser à son argumentaire adapté au destinataire. « Les PME ont tendance à parler d’abord des caractéristiques de FRANCE DEFI experts-et-decideurs.fr leurs produits mais tout l’enjeu est de les traduire en bénéfices pour le client », explique Nathalie Moscardini, directrice générale de Pro-direct expérience, agence de marketing et de communication. 3 COMMUNIQUER… Pour se faire connaître, des entreprises comme des particuliers, disposer d’un site Web est quasiment incontournable. « Une majorité d’acheteurs n’acceptent pas de rendezvous avant d’avoir eux-mêmes cherché des informations en ligne », souligne la spécialiste. L’objectif est donc d’avoir une vitrine sur Internet qui donne aussi des informations sur les problématiques auxquelles répond son offre, ou des témoignages de clients. 4 …PAR TÉLÉPHONE Le téléphone ne doit pas être négligé. « Quand on appelle, ne pas chercher à vendre mais à obtenir un rendez-vous, au cours duquel il sera plus facile de développer son propos », conseille Emmanuel Pour un artisan, par exemple, la présence sur une foire ou un salon (ici le Carrousel des métiers d’art et de création du Louvre) permet d’aller au devant des clients. Camponovo. De même, l’email n’est utile que s’il est couplé à une relance téléphonique. Mieux vaut donc bien cibler ses envois. 5 UTILISER LES RÉSEAUX Il est aussi possible de trouver de nouveaux clients par le biais des réseaux, qu’ils soient professionnels ou sociaux, à condition de les utiliser à bon escient. « Rien ne sert d’ajouter en contact tous les directeurs commerciaux sur LinkedIn. Il faut en revanche voir ceux auxquels nos connaissances nous relient déjà et instaurer une relation avec eux avant de chercher à leur présenter son offre », prévient Nathalie Moscardini. 6 CRÉER L’ÉVÉNEMENT L’idéal est encore de combiner plusieurs méthodes de prises de contact. « Pour un petit artisan, il est bon de savoir créer l’événement, participer à des salons, à Comment choisir le siège social de son entreprise ? CONSEIL D’EXPERT Où et comment déterminer le siège social de son entreprise ? Christophe Godeau, président de Groupe Siège Social, fait le tour de la question. Christophe Godeau. DR. EN PARTENARIAT AVEC Pourquoi faut-il faire attention à la domiciliation de son entreprise ? Chaque société possède une carte d’identité, le K-bis. A ce titre, elle doit déclarer un siège social, c’est obligatoire. La domiciliation consiste à indiquer l’adresse choisie comme siège social par le créateur. Il s’agit d’une problématique déterminante, car le siège peut perdurer pour certains entrepreneurs pendant plusieurs d’années. Cela nécessite donc de bien y réfléchir en amont. Quelles sont les différentes possibilités ? Se domicilier chez soi, dans une agence de domiciliation, dans un centre d’affaires ou enfin, prendre un local pour y implanter son entreprise. Il est préférable de séparer l’activité professionnelle de la vie personnelle pour plusieurs raisons. Au sein du domicile, l’entrepreneur ne bénéficie pas forcément d’un espace de confidentialité pour recevoir ses clients ou fournisseurs. Dans un centre, les personnes sur place peuvent récup é r e r v o s c o l i s ou l e s recommandés et l’entrepreneur bénéficie en plus de services de secrétariat par exemple. Quels sont les pièges à éviter ? A son domicile, il faut vérifier que le bail ne s’y oppose pas si l’entrepreneur est locataire. Idem avec le règlement de copropriété pour un propriétaire car il n’est pas toujours autorisé à recevoir des clients ou de la marchandise. Pour un local, le bail s’effectue sur 3, 6 ou 9 ans. Vous vous engagez donc sur un bail commercial de minimum 3 ans qui peut s’avérer lourd et engageant lorsqu’on ne sait pas comment l’activité va évoluer. La domiciliation en centre d’affaires ou en agence reste la solution la plus flexible. Il est toutefois important de vérifier la transparence des prix appliqués pour éviter les éventuels coûts cachés  : impressions, envoi de courriers, etc. Quelles sont les formalités de domiciliation en agence ou en centre d’affaires ? Quelle que soit la forme de la société choisie, la contractualisation d’un contrat de domiciliation en agence requiert quatre documents  : les statuts de l’entreprise, une pièce d’identité, un justificatif de domicile du gérant et un pouvoir postal pour pouvoir réceptionner les recommandés. 1 11 ÉCO des foires, et communiquer à ce sujet, auprès de sa clientèle habituelle », constate Philippe Jolivet. Autre piste  : solliciter cette dernière pour recommander son entreprise, en proposant par exemple des remises en l’échange de parrainages. 7 PERSÉVÉRER La persévérance est en tout cas clé en matière de prospection, car il faut souvent du temps avant qu’une relation ne débouche sur une transaction. lied.fr Éco ÉCO DR. LE PARISIEN LIBÉRÉ 25, AVENUE MICHELET, 93408 SAINT-OUEN CEDEX TÉL. 01.40.10.30.30 SOCIÉTÉ PAR ACTIONS SIMPLIFIÉE FRANCIS MOREL, PRÉSIDENT SOPHIE GOURMELEN, DIRECTRICE GÉNÉRALE DÉLÉGUÉE ET DIRECTRICE DE LA PUBLICATION PRINCIPAL ASSOCIÉ  : UFIPAR (LVMH) STÉPHANE ALBOUY, DIRECTEUR DES RÉDACTIONS DU « PARISIEN » ET D’« AUJOURD’HUI EN FRANCE » COMMISSION PARITAIRE N°0120 C 85979 RÉDACTION EN CHEF DES SUPPLÉMENTS  : JEAN-LOUIS PICOT JLPICOT@LEPARISIEN.FR RÉDACTION VIRGINIE DE KERAUTEM, VDEKERAUTEM@LEPARISIEN.FR, CYRIL PETER, CPETER@LEPARISIEN.FR EN COLLABORATION AVEC ACCROCHE PRESS’ÉDITING ET RÉALISATION  : YOANN PARISET, YPARISET@LEPARISIEN.FR PUBLICITÉ  : TEAM MÉDIA, 738, RUE YVES-KERMEN 92658 BOULOGNE-BILLANCOURT PUBLICITÉ COMMERCIALE  : DIRECTEUR COMMERCIAL, ROLAND AOUIZERATE, 01.41.04.97.78, RAOUIZERATE@LEPARISIEN.FR PUBLICITÉ RH ET EMPLOI DIRECTRICE DE LA PUBLICITÉ, MURIEL PETIT ; 01.41.04.97.31. MPETIT@LEPARISIEN.FR ABONNEMENT LE PARISIEN  : 0811.875.856. 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