Le Parisien Economie n°131S 31 jan 2017
Le Parisien Economie n°131S 31 jan 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°131S de 31 jan 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 9,8 Mo

  • Dans ce numéro : les idées des entrepreneurs pour la présidentielle.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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twipe_ftp LE PARISIEN MARDI 31 JANVIER 2017 ÉCO 14 MANAGEMENT @LeParisien_Eco L Chaufeur-Privé enmodestart-up En très forte croissance depuis quatre ans, le concurrent français d’Uber adopte clairement les codes entrepreneuriaux de la nouvelle économie. QUAND ON DIT VTC (voitures de tourisme avec chaufeurs), on pense Uber. Depuis2012pourtant,unautrepurproduit de l’économie collaborative s’est invité sur ce terrain:Chauffeur-Privé, fondé par un trio de jeunes entrepreneurs qui ne cachent pas leur ambition de gagner le leadership en France. Pari audacieux. Sur le plan du management comme sur lemodèleéconomique,lesentreprises de VTC sontentrain deprovoquerdevraies ruptures.Chaufeur-Privéagitcommeun intermédiairedemiseenrelationentreles chaufeursetlesclientsetprélèveàcetitre unecommissionsurleprixdutrajet.Mais l’entreprisen’estnipropriétairedesaflotte, niemployeur de ses chaufeurs. « Nos 15000 chaufeurs sont des partenaires, sous contrat commercial. Pour autant,ilssontlespremiersambassadeurs de la marque auprès de la clientèle. C’est pourquoinousmisonssurunerelationde confiance. Les chaufeurs sont libres en termesdedisponibilité,nousleurdemandonsenrevancheuneconstanced’engagementd’unesemainesurl’autre », explique Yan Hascoet,cofondateur. SON CONSEIL DR. Entrepreneurs Yan Hascoet COFONDATEUR CHAUFFEUR PRIVÉ/DR. in CHAUFFEUR-PRIVÉ Secteurd’activité  : véhicules de tourisme avec chaufeurs(VTC) Lancementdel’activité  : 2012 Fondateurs  : Yan Hascoet, Othmane Bouhlal et Omar Benmoussa Chifred’afaires2016  : 60 M € (prévisionnel) Nombresdechaufeurssous contratcommercial  : 15 000 Efectifs  : 130 salariés Clients  : 1 million Présence  : Ile-de-France, Rhône-Alpes et Côte d’Azur Rien n’empêche a priori les indépendants sous contrat avec Chaufeur-Privé de travaillerégalementavecd’autresmarques.Rien n’exclut non plus le risque de « by-pass » (court-circuit):lechaufeurdonnesacarte devisitepersonnelleauclient.Laparadede l’entreprise est ici dans l’ofre de services apportée aux chaufeurs. En leur permettant detrouveruneclientèledansunpérimètre géographique immédiat, laplate-forme leur éviteaumaximumderouleràvideetdonc de perdre de l’argent. Tout est donc afaire d’intérêtcommercial bienpartagé. CULTUREDESJEUNESPOUSSES Quantàses130salariés,l’entrepriseentend leur proposer des solutions managériales propres à la culture start-up  : souplesse dans la gestion des plannings, télétravail, approches collaboratives, transparence surlastratégieetlesrésultats… « Cequim’a tenté dans l’aventure entrepreneuriale,c’est lalibertédechoisirson « matériau » detravail et d’organiser ma vie comme je l’entends. Jenevoispaspourquoinoscollaborateurs ne bénéficieraient pasdes mêmesopportunités », souligneYanHascoet. « Créeruneentrepriseestquelquechosed’exaltant, mais c’est aussi un parcours semé d’embûches. Laréussite deladémarcheentrepreneurialetientavanttoutselonmoi àlaténacitéetàlapersévérancedesentrepreneurs. » FACE-À-FACE LéondeBruxelles misesurlaproximité Après avoir touché le fond, l’enseigne de restauration aréussiàrenoueraveclesuccès.Unedynamique retrouvée grâce à la valorisation des salariés. C’EST L’HISTOIRED’UNErenaissance.Si l’enseigne Léon de Bruxelles fait partie du paysage françaisde larestauration depuis 25 ans, elle a bien failli en disparaître au débutdesannées2000.Placéeenredressement judiciaire, l’entreprise va pourtantorchestrer sarelance,àlafaveurd’un importantchantiernotammentaxésurles ressources humaines. « Les salariés sont lesmeilleursporte-paroledel’enseigne.Ce sont eux qui l’animent au quotidien. Nous avons donc des responsabilités vis-à-vis d’eux », défend Laurent Gillard,président du directoire, appelé à piloter la reprise en 2002. L’entreprise a beaucoup investi dans la formation  : création d’une école interne, déploiement du e-learning, mise en place de lavalidation des acquisde l’expérience (VAE).Objectif:fidéliseretfaireprogresser lescollaborateurs. UNTURN-OVER STABILISÉÀ32% Aujourd’hui, avec plus de 92% de ses 1500 salariés en CDI, Léon de Bruxelles fait figure d’exception dans un monde de larestaurationadeptedescontratscourts. SON CONSEIL Laurent Gillard PRÉSIDENT DU DIRECTOIRE Secteurd’activité  : restauration Ouverturedupremierrestaurant enFrance:1989 Chifred’afaires2016  : 129,7M € Nombrederestaurants  : 80 Efectifs  : 1 500 salariés Clients  : 5,8 millions en 2016 Présence  : Ile-de-France et grandes villes « Onnepeutconcevoirdefairecroîtreune activité comme la nôtre sans l’amour du maillot.Notreturn-overestpasséde100% à32%,l’undesplusbasdusecteur, ethuit directeursderestaurantsurdixsontlefruit delapromotioninterne », commenteLaurent Gillard.Pourencouragerladynamique entrepreneuriale au sein même de son managementetpermettreàdesdirecteurs de s’impliquer pleinement dans l’ouverture de nouveaux restaurants,l’entreprise a créé le statut de directeurassocié. UNSYSTÈMED’INTÉRESSEMENT Autres efforts consentis par l’enseigne  : unsystèmed’intéressementpourtousles employés, avantages sociaux (mutuelle, joursdecongé…), limitationdescoupures dans les emplois du temps… Enquelquesannées,l’entrepriseestpassée de 30 à 80 restaurants. Dans une conjoncturepeufavorablepourlesecteur, LéondeBruxellesafinil’année2016avec unchiffre d’affaires en hausse de 4,3%. PAR MURIEL JAOUËN l Legranddébat « Osezlacroissance ! CesentrepreneursquiréveillentlaFrance » Découvrez le parcours d’entrepreneurs audacieux qui bouleversent l’ordre établi. Avec Frédéric Mazzella(Blablacar), Marc Simoncini(Sensee/Jaïna/ex-Meetic) Alain Roumilhac (ManpowerGroup France), Marie-Vorgan Le Barzic(Numa)… Jeudi 2 février de 11heures à 12h30 DR. LÉON DE BRUXELLES/DR. « Quandonemploiedescollaborateursencontactdirect aveclaclientèle,ilestindispensabledelesfidéliser. C’estlagarantied’unequalitédeservicedurable etd’undéveloppementsolidedesactivités. » 1
MARDI 31 JANVIER 2017 LE PARISIEN 15 www.leparisien.fr/ecoTRANSMISSION ÉCO emzu geet szci elil Mil M.= e. d * Accroche-com'- Crédit  : Shu tterstockilmageFlow twipe_ftp Succéder à un dirigeant désireux de passer la main ? Cette option permet de s’appuyer sur des efectifs et une structure déjà existants. PAR CÉLINE CHAUDEAU Sa nouvelle vie a commencéen2010. Aprèsunebellecarrièredanslagrande distribution, Eric Angiboustfaitlegrandsautet reprend Muzéo, une entreprise Reprendre,c’estaussi entreprendret, Z9r-U-elig4111a1Magiffliiie,.  : imileueiteueeeea7  : e  : de designspécialisée dansla reproduction d’images sur diférents types de supports. « J’ai longtemps cherché une entrepriseavecunjolipotentiel,résumel’anciendirecteur dudéveloppementdugroupe Fnac.Jevoulaisdévelopperma propresociétéenétantlibreet autonome. » Sept ans plus tard, ilneregrettepas. « Quandon reprend une entreprise, on peut s’appuyer sur une histoireetdessalariésquiexistent déjà. Ce n’est pas forcément plus facile, mais cela permet déjà de se lancer plus vite et de déployer immédiatement sa vision stratégique et ses qualitésmanagériales. » « Reprendre, c’est clairement une autre façon de devenir chef d’entreprise, analyse Jean-Marie Catabelle. C’est une façon d’entreprendre en marchant dans les pas d’un cédant, tout en écrivant sa propre histoire. » Président.. çt.7. 1 r r o 46 ANS L’ÂGEMOYENDU CANDIDAT TYPE ÀLAREPRISE il duCRA(Cédants&repreneurs d’afaires),ildécritlecandidat typeàlareprisecommeâgéen moyenne de 46 ans, diplômé d’études supérieures et avec unapportpersonnelcompris entre 100000 et 500000 € . r"'MeMeglUISEW, SHUTTERSTOCK/ANDREY_POPOV. « Ce sont souvent d’anciens cadres en quête d’indépendance et, surtout, avec des compétencesàrevendre. » Le CRAobserveunmarchédela transmission « externe », c’està-dire en dehors des transmissions familiales ou à des salariés,d’environ7000TPE et PME de 5 à 250salariés à reprendreréellementchaque année. « Cela pourrait même êtreplus,silescédantsanticipaientsuisamment,déplore Jean-Marie Catabelle. Leprincipal motif de cession reste, à 70%, la retraite, mais tous leschefsd’entreprisenesont pas toujours suffisamment préparés. » UNMARCHÉ CACHÉ Quatredirigeantssurdixenvisageraientdetransmettreleur entreprise selon un sondage du cabinet Elabe réalisé en 2015. Encore faut-il que le repreneur identifie l’affaire ENTREPRENEURS qui conviendra. Malgré l’aide possible d’associations, de Chambres de commerce et de salons, Eric Angiboust a surtout trouvé grâce au bouche-à-oreille et à travers son ancien réseau. « Il peut être compliqué d’identifier une afaire à reprendre, concède BrunoDelcampe,fondateurde l’association SOS Entrepreneur etlui-mêmeancienrepreneur d’unesociété.C’estunsujetun peu tabou. Certains cédants n’osent pas enparlerpourne pas alarmer leurs clients et repoussent trop l’échéance. Or il y a de belles opportunités pour des candidats à l’entrepreneuriat. » Eric Angiboust ne dit pas autre chose. Après s’être associé aux cédants, restés pendant quelques mois avec des parts minoritaires pour accompagner la transition, cet entrepreneur de 51 ans a développé Muzéo avec succès.Ilaportésesefectifsde 8 à 40 salariés en sept ans et affiche pour 2016 un joli chifre d’afaires de 4,6 M € , enhaussede20%parrapport à2015. « Jenedispasquec’est facile tous les jours, mais je fais ce que je veux et je suis libre. » Vous avez c e vrc e OUEST 0\S ils ont les Donnes KÉP01\bEwvvvv.experts-et-decideurs.fr Ce site bénéficie de l'expérience des 450 experts-comptables indépendants du groupement France Défi. RANCE



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