Le Parisien Economie n°129S 29 jan 2018
Le Parisien Economie n°129S 29 jan 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°129S de 29 jan 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 9,1 Mo

  • Dans ce numéro : la solidarité, c'est leur affaire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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twipe_ftp LE PARISIEN LUNDI 29 JANVIER 2018 ÉCO 8 DÉVELOPPEMENT @LeParisien_Eco AU TEMPS POUR TOI La bourse du crowdfunding% le buzz Du foie gras d’oie sans gavage La technique consistant à enfoncer un entonnoir dans le gosier d’un oiseau vous choque ? Le projet de l’entreprise ariégeoise Aviwell ne vous laissera donc pas indifférent… L’idée est d’élever des oies dont les bactéries intestinales favorisant le stockage des graisses ont été modifiées. Une campagne de financement participatif est en cours sur la plate-forme Wiseed. L’objectif est de récolter 1 M € d’ici fin mars, afin de commercialiser ce produit de luxe valant 800  € le kg, contre 140  € pour un foie gras classique. Y les coups de cœur La fromagerie et la chaudière Basée à Saint-Symphorien-sur- Coise (Rhône), la Fromagerie Labeil fabrique et affine des fromages fermiers que l’on retrouve dans la grande distribution, chez Casino ou Auchan. L’entreprise de 9 salariés a besoin de 50 000  € pour « financer l’achat d’une chaudière industrielle », précise-t-elle sur Lendix, une plate-forme de prêt aux TPE-PME françaises. L’emprunt s’étale sur 36 mois. La maison du bonheur Un lieu de vie pour aider les personnes victimes de burn-out à se reconstruire. C’est la promesse de l’association Au temps pour toi, qui a besoin de 30 000  € . L’argent récolté sur le site Ulule, avant le 7 février, doit permettre de contracter un emprunt pour acheter une maison d’une valeur de 300 000  € . A terme, la bâtisse du Limousin doit accueillir de nouveaux résidents. 1  : à.fr ÉCO « LE PARISIEN LIBÉRÉ », 10 BOULEVARD DE GRENELLE, CS 10817, 75738 PARIS CEDEX 15 TÉL.  : 01.87.39.70.00. SOCIÉTÉ PAR ACTIONS SIMPLIFIÉE FRANCIS MOREL, PRÉSIDENT SOPHIE GOURMELEN, DIRECTRICE GÉNÉRALE ET DIRECTRICE DE LA PUBLICATION PRINCIPAL ASSOCIÉ  : UFIPAR (LVMH) STÉPHANE ALBOUY, DIRECTEUR DES RÉDACTIONS DU « PARISIEN » ET D’« AUJOURD’HUI EN FRANCE » COMMISSION PARITAIRE N°0120 C 85979 RÉDACTION EN CHEF DES SUPPLÉMENTS  : JEAN-LOUIS PICOT RÉDACTION  : VIRGINIE DE KERAUTEM ET CYRIL PETER EN COLLABORATION AVEC ACCROCHE-COM’EDITING  : OLIVIER BOSSUT FABRICATION  : AMANDINE CHARBONNEL PUBLICITE RH & EMPLOI DIRECTEUR DE LA PUBLICITÉ  : MURIEL PETIT, 01.87.39.82.82, MPETIT@TEAMEDIA.FR ABONNEMENT LE PARISIEN  : 0.811.875.656 (COÛT D’UN APPEL LOCAL) EkWateur guide l’énergie verte jusque chez vous ENVIRONNEMENT La start-up parisienne séduit des particuliers qui peuvent choisir leurs producteurs d’électricité ou de gaz. PAR CYRIL PETER les marchés français de l’électricité et du gaz sont ouverts à la concurrence depuis 2007 pour tous les consommateurs, y compris les particuliers. Mais les prix n’ont pas baissé et les acteurs historiques restent dominants. Selon la Commission de régulation de l’énergie, 88% des « sites résidentiels » étaient abonnés en décembre 2016 aux tarifs réglementés d’EDF. Ce qui laisse tout de même un peu de place pour les derniers arrivés, à l’image d’ekWateur. Créée en 2015, l’entreprise parisienne, qui emploie aujourd’hui 24 personnes, fonctionne « comme un magasin qui vend des t-shirts », illustre le cofondateur Julien Tchernia. « Ni producteur, ni logisticien », le 6 e fournisseur de France (sur une vingtaine) se fait livrer par des « gros producteurs » d’énergies renouvelables, notamment au Royaume-Uni pour son offre 100% biométhane, et de plus petits, comme à Tour-en-Savoie (Haute-Savoie) où « NOS CLIENTS RÉALISENT EN MOYENNE 100  € D’ÉCONOMIES PAR AN PAR RAPPORT AU TARIF RÉGLEMENTÉ D’EDF OU D’ENGIE » JULIEN TCHERNIA, COFONDATEUR D’EKWATEUR Levée de fonds, mode d’emploi FINANCES Vous cherchez des capitaux pour développer votre activité ? Morgan Jamet, avocat associé au cabinet ARST, à Paris, présente quelques pistes. PROPOS RECUEILLIS PAR RÉGIS DELANOË Quelles entreprises sont concernées par la levée de fonds ? Il en existe principalement deux types. Premier cas de figure  : des entreprises jeunes, avec un projet économique ambitieux nécessitant un apport immédiat. C’est ce qu’on appelle le capital amorçage. Seconde possibilité  : des entreprises plus matures et à la réputation déjà bien établie, à la recherche de fonds pour accélérer leur essor. C’est le capital développement. Dans les deux cas, la levée de fonds s’observe plus généralement dans des secteurs d’activité à forte croissance, liés notamment aux nouvelles technologies. Comment s’y préparer ? La levée de fonds se prépare dès la Créée en 2015, l’entreprise est devenue le 6 e fournisseur d’énergie de France. CONSEIL D’EXPERT un torrent fait tourner une turbine appartenant à la commune, pour l’offre électricité verte. RTE et Enedis se chargent ensuite de la distribution vers les 50 000 foyers abonnés, de Nantes (Loire-Atlantique) à Montpellier (Hérault), en passant par Toulouse (Haute-Garonne), et des entités publiques comme Météo France. « Le métier des concurrents qui sont devant nous, c’est la production. Ils ont envie de vendre du mégawattheure. Nous, notre profes- Morgan Jamet. création de l’entreprise  : pour convaincre des investisseurs de croire en son avenir, il faut qu’elle dispose de bases saines, avec un patrimoine certain et aucun point bloquant. Avec ce prérequis, vous pouvez entamer le processus de levée de fonds, dont la durée totale peut aller de six mois à un an  : laisser les investisseurs potentiels faire leurs audits en toute transparence, préparer les modalités juridiques en s’entourant de conseils et disposer d’une trésorerie suffisante pour tenir le temps des négociations. Ce dispositif fonctionne-t-il à coup sûr ? Non, la faute la plus fréquemment observée est l’erreur de jugement  : une entreprise pense susciter un intérêt qui s’avère au final inexistant. Dans le petit milieu des investisseurs, une levée de fonds ratée peut dissuader définitivement les autres de s’intéresser à l’entreprise en question, au risque de mettre en péril son développement. DR DR sion, c’est fournisseur », explique le patron de 46 ans, avant de reprendre l’argument numéro un des acteurs alternatifs  : « Nos clients réalis en t en m o y en ne 1 0 0  € d’économies par an par rapport au tarif réglementé d’EDF ou d’Engie pour couvrir leur coût et leur assurer une marge raisonnable. » Pour jouer à fond la carte de l’innovation, l’ex-dirigeant de la filiale française de l’énergéticien Lampiris a fait le pari du numérique. La plateforme ekwateur.fr permet ainsi d’établir un devis en ligne et de choisir « à quel producteur présélectionné vous allez donner votre argent », assure-t-il. DES « FANS DE LA MARQUE » RÉPONDENT AUX QUESTIONS L’autre point fort du site Internet est, selon lui, son aspect collaboratif  : « On veut impliquer nos clients géolocalisés dans notre business, en les conseillant par exemple dans la mise en place de panneaux solaires. » Objectif  : que la famille Dupont utilise l’énergie qu’elle produit, voire qu’elle en revende à ekWateur. A la clé, une autoconsommation équivalente chaque année à « 600  € d’économies sur sa facture, plus un gain de 200  € avec le surplus », estime Julien Tchernia. Quant au service client, ce sont des abonnés qui répondent, de chez eux et en direct, aux interrogations des particuliers. Pour le moment, la start-up rémunère 25  € de l’heure six autoentrepreneurs « fans de la marque ». Quelle est son utilité ? La levée de fonds offre un apport financier immédiat et important qui peut permettre à l’entreprise de réaliser un bond en avant décisif. Cette entrée d’argent peut être utilisée pour investir, recruter, racheter un concurrent… Existe-t-il des inconvénients notables ? Cette opération fait perdre une partie de son indépendance à l’entrepreneur vis-à-vis de son entreprise. Il doit désormais partager le capital et le pouvoir avec des investisseurs extérieurs. La situation peut avoir des incidences sur sa marge de manœuvre dans les prises de décisions et les choix stratégiques futurs. Cette contrainte est le prix à payer pour booster la croissance de son entreprise.
LUNDI 29 JANVIER 2018 LE PARISIEN 9 www.leparisien.fr/ecoBUSINESS PROSPECTIVE ÉCO twipe_ftp Les Legaltech révolutionnent l’accès au droit TECHNOLOGIE Elles facilitent les démarches en réduisant considérablement le coût des prestations juridiques. Une opportunité pour les petites entreprises de sécuriser leur activité sans se ruiner. PAR JEAN-MARC ENGELHARD «ELLES OFFRENT UN ACCÈS PLUS SIMPLE À NOTRE PROFESSION » JENNIFER PATY, AVOCATE EN DROIT DES AFFAIRES PAR CÉLINE CHAUDEAU EN 2011, le réseau Entrepreneurs d’avenir lance un « Appel pour la bienveillance au travail ». Une charte est déclinée selon trois axes  : donner du sens au travail de chacun, développer la qualité des relations et le mieux vivre ensemble et veiller au bien-être des individus. Dès 2015, plus de 300 entreprises d’horizons divers adhèrent à ces principes… « C’est une question d’actualité car les besoins des salariés ne sont plus les mêmes, analyse la consultante Sylvie-Nuria Noguer, spécialiste en coaching. On a longtemps cultivé un schéma hiérarchique vertical, avec des collaborateurs auxquels il était demandé de venir Vi n g t m i n u t es, 20  €  »  : l’offre a le mérite de la clarté. L a n c é e en mars 2017, l’appli Call A Lawyer (appelez un avocat) simplifie la mise en relation avec ces spécialistes du droit. Il suffit d’entrer sa problématique, la technique fait le reste. « En fonction des informations données par l’utilisateur, celui-ci se voit proposer une liste de professionnels connectés et disponibles pour un rendez-vous téléphonique immédiat, parmi les 350 de notre réseau », explique Mathieu Davy, avocat au sein du cabinet OriaMedia et créateur de l’appli. Une version « pro », destinée aux dirigeants de petites entreprises, devrait voir le jour au printemps. Un abonnement mensuel de 29, 90  € donnera un accès illimité à des spécialistes du droit social, des affaires ou du commerce. Démocratiser l’accès au droit et réduire le coût des prestations grâce au Web, aux algorithmes et à l’intelligence artificielle, c’est l’ambition des « Legaltech », qui se développent principalement en direction des PME. « Une enquête du Barreau de Paris relevait en 2015 que seules 9% des TPE- PME de la capitale disposaient de ressources juridiques en interne », remarque Philippe Wagner, cofondateur de Captain Contrat. Lancée en 2013, la au bureau en laissant les émotions à la maison. Ce scénario est dépassé. » Un besoin identifié Parce QU'On na pas toujours sous la main. arctiques, motivés. et compétents. capables recommandés par les internautes -e les meilleurs avocats. start-up fournit les documents juridiques nécessaires à chaque phase de développement d’une entreprise, depuis les statuts jusqu’aux contrats de sous-traitance en passant par les contrats de travail. « Des documents en partie générés de manière automatisée, mais finalisés par un avocat », précise Philippe Wagner. Le service, moins onéreux que le recours à Des applications permettent de mettre en relation des entreprises avec des professionnels du droit ou de générer automatiquement des documents juridiques finalisés par des avocats. COMMUNICATION NON VIOLENTE ET EMPATHIE Isabelle Rey-Millet, consultante spécialiste du bien-être au travail chez Ethikonsulting, acquiesce avant de préciser que, pour autant, le management bienveillant ne saurait se résumer à un leadership « gentil »  : « Il faut enlever son côté un peu « béni oui oui » à la bienveillance. Ce n’est pas de la gentillesse ou de la naïveté, mais un état d’esprit bénéfique à tous, une nouvelle façon de travailler et de communiquer. » Le management bienveillant repose en partie sur des services (possibilités de télétravail, crèche d’entreprise, conciergerie) qui facilitent la vie des salariés. Mais il ne peut se déployer sans une dimension plus humaine… qui se travaille. « Comme le dit le psychologue Daniel Goleman, si vous pouvez améliorer votre revers de tennis, vous pouvez certainement améliorer votre intelligence émotionnelle », affirme Sylvie-Nuria Noguer. Au moyen de formations à la communication non violente et à l’empathie, par exemple. « Il est facile, si l’on n’est pas d’accords, de se dire que le chef a toujours raison. Mais il est plus productif d’accepter de se remettre en cause, d’apprendre à écouter la perception et les besoins de chacun et d’être créatifs ensemble. La bienveillance est comme un muscle qui se travaille au quotidien », assure la CALI, LAv\i/ER un avocat, fait un carton  : il compte plus de 6 000 clients. Formalités de création d’entreprise, pacte d’associés, recouvrement d’impayés, calcul des indemnités de licenciement… Les Légaltech investissent tous les domaines du droit. Une concurrence d’abord vue d’un très mauvais œil par les avocats. 40  € contre 500  € d’honoraires pour un même Qu’est-ce qu’un management bienveillant ? RESSOURCES HUMAINES Si le mot est à la mode, on ne sait pas forcément comment l’incarner au quotidien dans l’entreprise. Mode d’emploi… consultante. Et n’empêche pas le leadership. « La bienveillance implique de savoir dire que quelque chose est bien, mais recadrer quand ce n’est pas le cas », ajoute Isabelle Rey-Millet. « Simplement, il vaut LP/YANN FOREIX acte, il y avait de quoi inquiéter… « Il y a eu des résistances, mais aujourd’hui, le tournant numérique est pris », assure Mathieu Davy, l’avocat créateur de Call A Lawyer. A Paris, Bordeaux ou Montpellier, les barreaux hébergent même des incubateurs destinés à favoriser l’émergence de Legaltech. « Elles offrent un accès plus simple à notre profession, pour des personnes, notamment les jeunes créateurs d’entreprise, qui ne pousseraient pas spontanément la porte d’un cabinet », remarque Jennifer Paty, avocate en droit des affaires. « En proposant des offres plus simples et moins chères, elles permettant de banaliser le recours aux professionnels du droit et donnent aussi des perspectives aux avocats », complète Mathieu Davy. Car les start-up dans le secteur juridique ont généralement recours à leur expertise. « On ne peut pas tout automatiser », note Philippe Wagner, soulignant que sa société Captain Contrat travaille avec une centaine d’avocats partenaires. Les membres du réseau de Call A Lawyer, eux aussi, comptent sur l’appli pour gagner de nouveaux clients. Car après un premier contact satisfaisant, les utilisateurs sont nombreux à demander un rendez-vous à leur cabinet. Il est plus productif d’accepter de se remettre en cause, d’apprendre à écouter la perception et les besoins de chacun et d’être créatifs ensemble. mieux formuler une critique sous la forme d’un constat ou d’une impression plutôt qu’une accusation. Et pour être constructif, exprimer une suggestion d’amélioration pour que tout le monde y gagne. » MAXPPP/ALTOPRESS/ERIC AUDRAS



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