Le Parisien Economie n°122S 22 jan 2018
Le Parisien Economie n°122S 22 jan 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°122S de 22 jan 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 11,3 Mo

  • Dans ce numéro : qui recrute en 2018 ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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twipe_ftp LP/MEHDI GHERDANE L’œil de l’expert Erwan Le Gall ÉLU DÉLÉGUÉ À L’EMPLOI À SAINT-QUENTIN- EN-YVELINES « On est optimiste » À SAINT-QUENTIN- EN-YVELINES, 2 e pôle financier de l’ouest francilien derrière La Défense (Hautsde-Seine), « on est optimiste pour l’avenir, dixit Erwan Le Gall. Il y a un énorme potentiel dans le numérique, l’aéronautique et l’automobile. » 2018 devrait confirmer l’attractivité de cette agglomération de douze communes. 16 000 entreprises y sont ainsi implantées dont 35 de plus de 500 salariés. « Cette année il y aura par exemple 5 000 postes à pourvoir dans le numérique, détaille Erwan Le Gall. Nous allons d’ailleurs créer une école de formation pour ce domaine, les métiers de demain sont le fer de lance de l’agglomération. On cherche également du monde pour les services à la personne et dans le commerce. » L.MT. LE PARISIEN LUNDI 22 JANVIER 2018 18 L’usine de Flins-sur-Seine doit recruter 3 600 personnes en CDI entre 2017 et 2019. L’entreprise historique PAR VIRGINIE WÉBER TECHNICIENS QUALITÉ, conducteurs de ligne, agents de fabrication… La doyenne des usines de carrosseriemontage françaises de Renault, ouverte depuis 1952, continue à recruter de la main-d’œuvre. « Nous sommes dans une dynamique de croissance et de pleine activité. Depuis juin 2015, 651 personnes ont été embauchées en CDI », rapporte fièrement Marie-Laure Greffier, chef du service ressources humaines de l’usine de Flins-sur-Seine. Sur la seule année 2017, le site devait remplir un objectif de 300 embauches en CDI. Ce dynamisme s’inscrit dans le cadre de l’accord « Renault France-CAP 2020 » dont l’objectif est de recruter 3 600 personnes en CDI entre 2017 et 2019, en France. UN JOB TRUCK POUR DÉNICHER LES CANDIDATS Après les traditionnels jobs datings, salons de l’emploi et la création d’une école des savoirs, une nouvelle méthode de recrutement a été imaginée par la direction fin novembre. L’usine s’est dotée d’un « job truck » pour partir à la rencontre de ses futurs employés, sillonnant un périmètre de 50 km autour de Flins. En cinq jours, le fabricant automobile a investi cinq villes des Yvelines, du Val-d’Oise et de l’Eure. « Non seulement le job truck augmente les opportunités de recrutements, mais il s’inscrit aussi dans l’image d’une usine tournée vers l’innovation et l’avenir », se félicite Marie-Laure Greffier. Le site des Yvelines, qui compte près de 2 000 salariés (contre 22 000 dans les années 1970) a même développé une formation pour permettre à ses intérimaires sans diplôme d’être éligibles à l’embauche. Un certificat de qualification paritaire de la métallurgie (CQPM) a ainsi été créé avec les centres de formation de l’Aforp et l’Afpa, pour répondre, à terme, aux besoins de production. L’usine de Flins fabrique la Clio, la Nissan Micra et la Zoé, le véhicule 100% électrique de Renault. Du côté de PSA, l’autre poids lourd automobile avec son usine de Poissy, le site jobs.groupe-psa.com recensait mi-janvier 248 offres d’emploi dans le département, la majorité pour des stages. Roboticien en industrie, un boulot quasi-automatique ! Le métier LE DOMAINE très spécialisé de la robotique industrielle ne séduit peut-être pas, mais il est porteur de belles perspectives d’embauche avec des salaires débutant à 1 700 € nets en moyenne. « La demande des entreprises est telle qu’il faut pouvoir YVELINES 78 91 Mantes-la-Jolie 77 Rambouillet St-Germainen-Laye NOTRE TOP 5 NOM DE L’ENTREPRISE RECRUTEMENTS PROFILS DATE Assystem 500 Ingénieur 2018 Groupe Scalian 192 Chef de projet, développeurs 2018 Socotec 130 Chargé d’affaires, technicien, commercial 2018 Bouygues Construction 120 Développement immobilier En et commercial cours Safran 72 répondre à un réel besoin du marché du travail », précise René Gaillet, responsable du centre de formation Aforp, qui vient tout juste de se créer à Mantes-la-Ville à la suite de demandes répétées des industriels. Le site doit former d’ici à la fin janvier ses premiers opérateurs et intégrateurs robot (*). « Un opérateur doit être capable de mettre en service Versailles L’économie sociale et solidaire en plein boom Architectes, data management RENAULT en route vers ses futurs salariés La filière génère de nombreux emplois dans des secteurs variés, tels que le recyclage des déchets. DR En cours un robot, sélectionner le programme adéquat, le tester au préalable pour détecter s’il y a un problème, éventuellement ajuster le programme », indique Nicolas Gouyet, formateur à l’Aforp. Si l’usage d’un automate varie d’un secteur à l’autre, dans l’automobile par exemple, les robots soudent, assemblent et peignent la carrosserie. Le secteur d’avenir ELLE REGROUPE les entreprises, coopératives, associations, mutuelles ou fondations qui cherchent à concilier activité économique et équité sociale. Dans les Yvelines, un club des économies solidaires et sociales (ESS), baptisé Busin’ESS, a vu le jour en novembre. « Le potentiel de croissance est important dans le département. Il existe déjà 3 2 0 0 en t r e pr i s e s p our 33 000 emplois, avec plusieurs secteurs prometteurs  : les filières courtes en agriculture, le bio, le recyclage des déchets, les services à la personne ou la rénovation énergétique des bâtiments », explique Valérie Leccia, chef du projet Busin’ESS. Preuve de ce dynamisme, la holding LCMH, constituée de trois entreprises adaptées avec 85% de travailleurs handicapés. « On a presque cent salariés dans nos deux structures des Yvelines alors que la première a été créée il y a seulement deux ans », se félicite Christopher Marchadier, cofondateur de LCMH. Membre de cette holding, Terrafolio-Elise Paris Ouest est spécialisée dans le tri des déchets recyclables. En plein essor, l’entreprise a commencé l’année 2017 avec trois salariés et 150 000  € de chiffre d’affaires pour terminer l’année avec quinze salariés, dont treize en CDI, et 500 000  € de chiffre d’affaires. « En 2018, je pense qu’on peut viser 700 000  € avec un recrutement d’au moins cinq personnes », se réjouit son directeur, Matthieu Tilquin. Tout un symbole. V.W. ETL.M. « L’intégrateur doit réussir à faire interagir le robot dans son environnement », souligne Nicolas Gouyet. Mais pas de panique, ça s’apprend ! V.W. ¥ (*) Rens. au 01.30.92.31.11 ou sur www.aforp.fr/nos-centresde-formation/mantes-la-ville
FM LOGISTIC ISAGRI twipe_ftp LUNDI 22 JANVIER 2018 LE PARISIEN Le secteur d’avenir PAR MICKAËL SIZINE ON NE COMPTE PLUS les entreprises de logistique dans l’Oise. Et les emplois qu’elles génèrent, non plus. Du cariste au mécanicien poids lourd en passant par le chef d’entrepôt, le secteur a conforté ces dernières années son rang de pilier économique dans un département où le taux de chômage atteint 10% (12,2% en moyenne dans les Hauts-de-France). « Nous allons avoir entre 800 et 1000 personnes à recruter cette année, indique-ton chez Pôle emploi. C’est la filière la plus dynamique. » Le transport et la logistique font ainsi vivre près de 12 800 Oisiens, En 2011, l’entreprise lance le premier ordinateur embarqué, qui permet à l’agriculteur de guider son matériel dans son champ par GPS. d’après les données 2017 de la chambre de commerce et d’industrie. C’est autant que le BTP, mais moins que l’industrie (41 300 emplois). En revanche, les perspectives sont plus optimistes, le secteur de la logistique étant le seul des trois à être actuellement en croissance. Implanté à Crépy-en-Valois, Longueil-Sainte-Marie et Ressons-sur- Matz, FM Logistic est un exemple de ce développement. L’entreprise a entamé des travaux pour faire de sa plate-forme crépynoise son plus important site en France (175 000 m² à terme, contre 130 000 initialement). La société doit recruter une centaine de préparateurs de commande en raison de cet agrandissement. Dans les 2 500 entreprises ayant une activité de logistique dans l’Oise, PAR ELIE JULIEN on compte aussi des acteurs de la vente aux particuliers. Comme le spécialiste de l’ameublement Alinéa qui, avec la création d’un nouvel entrepôt à Nanteuil-le-Haudouin, devrait embaucher au moins une centaine de manutentionnaires. L’ARRIVÉE D’AMAZON TRÈS ATTENDUE À SENLIS Avec Isagri, l’ordinateur est dans le tracteur L’entreprise historique OISE INSTALLER des ordinateurs — pouvant à l’époque remplir une pièce entière — dans les fermes de l’Oise. Cette idée, imaginée en 1983 par Jean-Marie Savalle et qui paraissait alors complètement folle, est devenue réalité. Trente-cinq ans plus tard, des dizaines de milliers d’éleveurs du monde entier utilisent leurs tablettes ou smartphones pour suivre l’évolution de leurs troupeaux, gérer leur comptabilité ou travailler dans leurs champs. Et tout ceci leur est rendu possible grâce aux technologies développées par Isagri, installée à Tillé, près de Beauvais. Lorsqu’il fonde cette entreprise, Jean- Marie Savalle, professeur à l’école d’ingénieurs agricole (aujourd’hui UniLaSalle), s’appuie sur quelques éleveurs intéressés à l’idée d’installer ses nouveautés. 100 PERSONNES EMBAUCHÉES PAR AN « Puis les agriculteurs voisins sont venus voir et l’arrivée d’Internet en 1997 a ouvert des opportunités », raconte Gersande Boulnois, la DRH du groupe qui embauche 100 personnes par an. Isagri invente alors Terrenet, le premier portail d’information agricole. On y retrouve la FM Logistic va agrandir sa plate-forme de Crépy-en- Valois de 45 000 m², signe de sa bonne santé économique. LA LOGISTIQUE c’est très dynamique 60 78 91 Beauvais 77 NOTRE TOP 5 NOM DE L’ENTREPRISE RECRUTEMENTS PROFILS DATE Parc Astérix 1000 Employé polyvalent, artiste (saisonniers) Janvier à avril Alinéa 200 Manutentionnaire 2018 FM Logistique 100 Préparateur de commandes 2018 BYD 100 Employé en production Janvier à juin CMP Paris 100 Magasinier, cariste, administratif Janvier à juin Et le secteur ne devrait pas arrêter sa folle ascension. A Senlis, on attend impatiemment l’arrivée d’un géant américain de la vente en ligne, Amazon. Ce dernier pourrait y aménager un entrepôt de près de 48 000 m², probablement fin 2018. Avec à la clé entre 500 et 1000 emplois. Et afin d’assurer le rush en période de fêtes de fin d’année, l’embauche de saisonniers est également prévue. A plus long terme, l’activité économique pourrait profiter de la création du canal Seine-Nord Europe, avec des bateaux de fret attendus pour le milieu des années 2020. De quoi attirer des travailleurs des départements voisins. A l’image de David, un habitant de l’Aisne intéressé par les perspectives dans le transport routier. « Je fais des petits boulots, ça me permettrait de me fixer, souffle l’homme de 50 ans. Mais ce n’est pas facile. J’ai déjà raté mon permis poids lourds une fois. Il faut s’accrocher. » S’accrocher d’autant plus que dans l’Oise, le gros de l’emploi est pour l’heure concentré sur le transport routier (4 500 salariés), devant l’entreposage (2 400) et les services aux transports, comme le dépannage (2 000). météo, le cours des matières premières. « Il a fallu embaucher pour grandir et surtout ne pas se faire dépasser ou égaler », explique la DRH de ce groupe leader en France. En 2007, la société inaugure le premier data center (centre d’hébergement des données) pour ses clients, qu’ils soient éleveurs ou comptables. Le produit phare arrive en 2011 avec le 1er ordinateur embarqué dans un tracteur, qui permet de guider celui-ci dans son champ grâce à un GPS. Ces dernières années, les logiciels développés ont dû s’adapter aux nouvelles technologies des agriculteurs toujours plus connectés et avides de ces innovations 2.0. Aujourd’hui, le groupe aux 1 650 salariés, consacre 25% de son chiffre d’affaires à la recherche et au développe ment. E t a f f i c h e une croissance à deux chiffres. 1 19 Clermont Creil Compiègne L’œil de l’expert Didier Thomas DIRECTEUR DE PÔLE EMPLOI DANS L’OISE Noyon « Il faut transformer notre maind’œuvre » « LE DÉPARTEMENT compte 44000 chômeurs. Espérer une baisse significative est toujours incertain. Mais l’attractivité du territoire étant liée à sa proximité avec Paris, le nombre de retours à l’emploi augmente. On en comptait 42 000 en 2016, entre 47 000 et 49 000 en 2017. Pour 2018, nous tablons sur 52 000. Devant cette reprise évidente, nous devons transformer notre maind’œuvre. Cela veut dire donner aux gens la capacité de s’adapter aux besoins des entreprises, qui sont changeants. Mettre en avant les compétences de chacun, et encourager la validation des acquis professionnels pour obtenir certains diplômes. Il faut aussi travailler sur la formation. Avec la région, nous identifions les besoins des sociétés dans chaque bassin de vie, comme l’industrie dans le Compiégnois. » M.S.



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