Le Parisien Economie n°122S 22 jan 2018
Le Parisien Economie n°122S 22 jan 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°122S de 22 jan 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 11,3 Mo

  • Dans ce numéro : qui recrute en 2018 ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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twipe_ftp MANUTAN NOTRE TOP 5 NOM DE L’ENTREPRISE RECRUTEMENTS PROFILS DATE LA SÉCURITÉ, une constellation de 400 entreprises Le secteur d’avenir PAR CHRISTOPHE LEFÈVRE LE PARISIEN LUNDI 22 JANVIER 2018 12 78 91 Magny-en-Vexin 77 Outillage, mobilier, fournitures  : le groupe Manutan réalise du B2B, du commerce entre entreprises. Pontoise Argenteuil Auchan 455 Management, libre service, RH 2018 Oscaro Argenteuil 200 Logistique, + intérimaires employés de bureau 2018 ICTS Roissy 400 Agent de sécurité 2018 PAF Au moins 100 personnes Adjoint de sécurité Janvier à Février Sécuritas 500 Agent de sécurité, agent de sûreté 2018 PLUSIEURS DOMAINES d’activité comme la logistique, le commerce ou le BTP s’annoncent prometteurs en matière d’emplois dans les années à venir. Mais le principal pourrait être le secteur de la sécurité. Soutenu notamment par la région, le département du Val-d’Oise vient d’initier un « cluster » (réseau d’entreprises) intitulé Security Systems Valley, et qui fait de la « sécurité globale » l’un des piliers du développement du territoire. Une étude a été lancée pour identifier tous les emplois de cette fonction. S’il est aujourd’hui difficile de chiffrer précisément le nombre de postes, 400 entreprises de toutes tailles officiant dans le secteur ont été identifiées dans le Vald’Oise. Une vaste constellation où l’on retrouve de nombreuses PME employant des agents de sécurité (NDLR  : le métier qui a le plus besoin de main-d’œuvre dans le département avec 1 153 projets de recrutement) ou vendant des caméras de vidéosurveillance. Sans oublier de grands groupes comme Atos, spécialiste de la sécurité informatique à Bezons, ou Safran, dont les 1 200 salariés du centre de recherche et développement sont basés à Eragnysur-Oise. VAL-D’OISE Sarcelles PAR THIBAULT CHAFFOTTE POUR BEAUCOUP d’entreprises, Manutan, c’est le catalogue emblématique dans lequel elles peuvent commander l’outillage, le mobilier et toutes sortes de fournitures. Aujourd’hui, ce pionnier de la vente à distance, créé en 1966 et basé à Gonesse, mise sur le numérique, y compris quand il s’agit de postuler. « On a développé une plateforme interne avec DigitalRecruiters, indique Edouard Michel, DRH du groupe. Cet outil sert à fluidifier nos recrutements. » Les salariés peuvent y UN LARGE ÉVENTAIL DE MÉTIERS CONCERNÉ répondre à des offres de postes. Sur les 150 recrutements effectués en France l’an dernier, beaucoup ont concerné des postes de chargé de clientèle et de logistique. Mais les métiers du numérique et des technologies de l’information sont aussi représentés. DES COMPÉTENCES RARES RECHERCHÉES « On a cherché des managers UX, des chargés de Web tracking », détaille Edouard Michel. Un spécialiste des données vient d’être embauché pour travailler sur l’intelligence artificielle. Ces compétences, stratégiques pour le développement du groupe, sont toutefois rares. « Nous avons là un énorme secteur d’activité, qui va créer beaucoup d’emplois, assure Jean-François Benon, directeur général du Comité d’expansion économique du Vald’Oise (Ceevo) et délégué général du Cluster. C’est un domaine très large et assez complexe. Nous travaillons dessus depuis trois ou quatre ans. Cela réunit à la fois la sécurité physique, la sécurité incendie, le contrôle d’accès ou encore la cybersécurité. C’est ce qu’on appelle la sécurité globale. » Une vaste palette d’emplois est concernée  : du gardiennage au hacker éthique. « C’est vraiment très large, insiste Jean-François Benon. Nous avons des postes qui demandent un faible niveau de formation jusqu’à des emplois qualifiés. » Plusieurs raisons expliquent ce développement. « L’actualité nationale fait que la sécurité est aujourd’hui un sujet, souffle Jean-François Benon. Il y a un renforcement des contrôles dans tous les domaines. Mais il y a toujours eu une tradition de sécurité forte dans le Val-d’Oise, due notamment à la proximité des aéroports de Roissy Charles-de-Gaulle et du Bourget, ou encore le parc des expositions de Villepinte (Seine-Saint- Denis). Cette spécificité du département fait que ces métiers sont tendance. » Avec Manutan, Gonesse est devenu « the place to be » ! L’entreprise historique La demande en agents de sécurité est forte, 1 153 projets de recrutement sont recensés. « C’est un marché tendu, reconnaît Edouard Michel. Il y a des entreprises qui sont de renommée internationale parce qu’elles s’adressent aux particuliers. Nous, on fait du B2B (NDLR  : du commerce entre entreprises), donc on a cette difficulté supplémentaire. » Les faire venir à Gonesse peut aussi être une difficulté. « C’est plus dur que si on était à Rueil ou Boulogne », admet Edouard Michel. En revanche, l’environnement de travail (espaces verts, conciergerie, crèches…) se révèle être un solide argument de recrutement. Il a valu au groupe d’obtenir le label « Great place to work », qui distingue l’entreprise où il fait bon de travailler. L’œil de l’expert Alain Leikine PRÉSIDENT DU CONSEIL ÉCONOMIQUE D’ARGENTEUIL « Certaines sociétés ont du mal à recruter » PARMI les entreprises porteuses d’emplois en 2018, Alain Leikine cite Oscaro à Argenteuil  : « Ils font de la mise en carton de produits automobiles. Derrière, il y a toute une ingénierie innovante pourvoyeuse d’emplois plus qualifiés. Leur objectif est d’atteindre à terme 300 emplois. 100 postes ont déjà été pourvus. Sur le territoire Boucle nord de la Seine, il y aura un besoin en agents d’entretien, conducteurs, livreurs, assistantes maternelles, professionnels du spectacle, cadres et ingénieur d’études, chefs de projet informatique. Les secteurs pourvoyeurs d’emplois se concentrent sur l’automobile, l’aéronautique, le transport, la construction, l’entreposage. Certaines sociétés ont du mal à recruter puisque des jeunes bac + 2 ou plus s’en vont sans connaître la diversité des firmes présentes ». MARJORIE LENHARDT LP/MEHDI PFEIFFER
LUNDI 22 JANVIER 2018 LE PARISIEN 13 VAL-DE-MARNE Villejuif 93 75 92 94 NOTRE TOP 5 NOM DE L’ENTREPRISE RECRUTEMENTS PROFILS DATE Leclerc 358 Tous Janvier Valeo 191 Tous Janvier AP-HP 116 Tous Janvier Sanofi 110 env. Tous 2018 Primark 50 Tous 2018 twipe_ftp Créteil Le secteur d’avenir PAR LA RÉDACTION DU VAL-DE-MARNE CRÉTEIL SOLEIL, Belle Epine, Okabé, Ivry Grand ciel, Bercy 2… Le département regorge de centres commerciaux mais aussi de zones commerc i a l e s ave c de n o m b r e u s e s enseignes. Selon les estimations de Pôle emploi pour le premier trimestre, il va y avoir de l’embauche dans le domaine de la vente au premier semestre 2018. Le secret pour les candidats ? Miser sur la rotation des employés plutôt que sur des plans « ON A des besoins sur pratiquement tout car on a une particularité  : on travaille la nuit et on est plutôt en pénurie d’emploi ». Le constat de Stéphane Layani, PDG de la Semmaris, société gestionnaire du marché d’intérêt national (MIN de Rungis), ouvre bien des perspectives. 12 058 personnes sont déjà salariées sur le plus grand marché de produits frais au monde. 35% travaillent dans les bureaux (acheteurs, logisticiens), 15% relèvent de la vente et 50% sont des emplois moins qualifiés (manutentionnaires…). BIENTÔT UN PÔLE DE FORMATION AUX MÉTIERS DE LA BOUCHE Les besoins sont réels  : « Au dernier trimestre 2017, on a connu une croissance beaucoup plus forte avec + 4% du chiffre d’affaires. Il y a eu des tensions en matière d’emploi », reprend le PDG. Les demandes concernent particulièrement deux secteurs  : le transport avec des livreurs ayant le permis poids lourd et les activités de service (administration, secrétariat, d’embauche massifs. L’enseigne irlandaise de mode à petit prix Primark, installée à Créteil Soleil depuis 2014, a ainsi prévu d’embaucher 30 vendeurs en prêt-à-porter d’ici à la fin mars  : « Nous comptons plus de 700 employés dans le magasin de Créteil et plusieurs parmi eux sont des jeunes. Ces emplois, liés à la rotation naturelle des employés, correspondent à des postes de vendeurs polyvalents », précise la marque, qui a doublé sa surface de vente en 2016 dans la ville-préfecture. Une dynamique qui ne se retrouve pas forcément chez les autres commerçants du centre  : « Si le centre phoning). Quatre agences d’intérim ainsi qu’un groupement d’employeurs aident à trouver du personnel. Avis aux intéressés  : il faut des jeunes car la pyramide des âges est arrivée « à maturité » ! Le PDG de la Semmaris compte également ouvrir, au deuxième trimestre 2019, Rungis académie, un pôle de formation aux métiers de bouche en regroupant le CFA de la poissonnerie, une grande école de la gastronomie ainsi que l’Institut de formation commerciale permanente (Ifocop). R.L. ouvre tous les dimanches, ça conduira à des embauches, mais aujourd’hui, il n’y a pas de raison d’embaucher massivement », estime Anne-Marie Auboiron, présidente du Groupement d’intérêt économique (GIE) des commerçants. L’extension du centre pourrait peser dans la balance. DES POSTES VARIÉS DANS LA GRANDE DISTRIBUTION..i. - -=. "Ce". - 0 - * MM 7-1 i _CM ma,-,.:, .:lidl ; Te+ U. -.. di I a d 11 àf.' Après le prêt-à-porter, l’outillage. La chaîne de bricolage Castorama a prévu quinze recrutements dans le département dans le conseil de vente, la logistique et à la caisse. Ce dernier domaine fait l’objet d’une offre de trente postes dans les supermarchés Cora. La grande distribution est en demande  : Leclerc est en effet en quête de dix employés libre service. Le secteur recherche aussi du personnel de l’autre côté du miroir. La société d’intérim Randstad prévoit ainsi dix embauches  : des préparateurs de commande, des caristes et des opérateurs de chaîne. Début d’une réelle reprise ou simple soubresaut ? « On sent qu’il y a une reprise, mais ça ne se traduit pas forcément encore sous la forme d’emplois », avance Gérard Delmas, président de la CCI 94. Le marché de Rungis a besoin des jeunes L’entreprise historique Champigny-sur-Marne LP/PHILIPPE LAVIEILLE VENTE  : visez les hypers et les centres commerciaux ! 1., 4_.t,:kerteeiglidea.*-taahadr- ValoTech prend soin de votre santé La start-up ELLE A TRAVAILLÉ sur un dispositif de restauration de la vision, sur des pompes cardiaques ou le traitement de la cellulite et de la peau… ValoTec est installée depuis deux ans LP/JEAN NICHOLAS GUILLO et demi à Villejuif Bio Park. Issue d’un laboratoire de l’ENS Cachan, cette désormais « vieille start-up » — elle a été fondée en 2005 — fait partie des entreprises du secteur de la santé, un domaine de pointe dans le 94 avec ses multiples hôpitaux universitaires, ses grandes écoles ou Le plus grand marché de produits frais au monde emploie plus de 12 000 personnes. Et ce n’est pas suffisant. l’université de Créteil. Cette société de services en recherche et développement dans le domaine des dispositifs médicaux connaît une belle croissance  : « On était douze en 2016, 24 à la fin de l’année. En 2018, on devrait faire une dizaine de recrutements », L’enseigne de prêt-à-porter Primark prévoit d’embaucher 30 vendeurs d’ici à la fin du mois de mars. N’attendez pas pour déposer votre CV. L’œil de l’expert Djamel Bouhadjer CHARGÉ DE L’EMPLOI, DE LA FORMATION AU PÔLE DE COMPÉTITIVITÉ DE SANTÉ MEDICEN « L’expertise seule ne suffit plus » LE DÉPARTEMENT est un vivier de recrutement dans le domaine de la santé. « On recrute des experts techniques et scientifiques, des ingénieurs en biotechnologies ou des docteurs en sciences de la vie », explique Djamel Bouhadjer. Selon lui, la problématique de recrutement réside dans le manque de pluridisciplinarité et de culture de l’innovation. « Pour les candidats, l’expertise seule ne suffit plus. Il faut désormais maîtriser, en plus, des compétences en gestion de projet, en informatique, en économie ou en réglementaire. C’est en recherche et développement qu’il y a le plus grand volume de recrutement. Les niveaux d’accès aux métiers de l’innovation vont du bac + 2 (IUT) au bac + 8 (doctorat) ». R.L. estime Jean-Christophe Lourme, le PDG. Les profils recherchés  : des informaticiens, des chefs de projets et des experts techniques « de préférence avec de l’expérience dans le domaine de la santé ». Avec 40% de croissance en 2017, « on a un très bon dynamisme. Il y a une très forte demande de devis et de prestations », se félicite le PDG. R.L.



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