Le Parisien Economie n°122S 22 jan 2018
Le Parisien Economie n°122S 22 jan 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°122S de 22 jan 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 11,3 Mo

  • Dans ce numéro : qui recrute en 2018 ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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twipe_ftp LP/AURÉLIE LADET L’œil de l’expert LE PARISIEN LUNDI 22 JANVIER 2018 10 Olivier Léon CHEF DU SERVICE DES ÉTUDES DE L’INSEE ILE-DE-FRANCE « Des perspectives positives » MALGRÉ un taux de chômage plus élevé en Seine-Saint-Denis qu’en Ile-de-France (12,6% de la population active contre 8,1%) et un niveau de qualification plus bas, « les perspectives sont plutôt positives tous secteurs d’activité confondus », jauge Olivier Léon. Signe avant-coureur de cette embellie  : le 93 a dépassé son niveau d’emploi d’avant la crise de 2008. « Au 1er janvier 2017, nous étions à près de 638 000 emplois, contre 578 000 en 2008. » Si, d’après Olivier Léon, « les principaux pourvoyeurs d’emploi restent les secteurs des services, on observe un rebond dans le secteur de la construction ». En cause  : le programme de 70 000 logements supplémentaires chaque année — engagé en 2011 au niveau régional — a donné un coup de fouet à la filière BTP. IVAN CAPECCHI SEINE-SAINT-DENIS Dans le 93, plusieurs sociétés de services et d’ingénierie en informatique prévoient d’augmenter leurs effectifs. PAR MAXIME FRANÇOIS LE DOMAINE de l’informatique embauche à tour de bras ! La bonne santé du groupe GfI (Groupe français d’informatique), implanté à Saint-Ouen, confirme la tendance. Après avoir engagé 2 000 personnes en France en 2017, cette société de services et d’ingénierie en informatique compte recruter « 2 500 personnes en 2018, dont la moitié pour la seule région Ilede-France », annonce Marlène Escure, la directrice recrutement France de la société. Parmi ces nouveaux venus  : « 1 500 jeunes diplômés d’écoles d’ingénieurs (bac + 5) signeront un contrat à durée indéterminé (CDI) et près 1000 étudiants bénéficieront de contrats en alternance avec leur école (contrat à durée déterminée), qui leur TT NOTRE TOP 5 L’INFORMATIQUE permettra de mettre un pied à l’étrier, avec la possibilité de rester chez nous », développe la professionnelle. Le secteur d’avenir Une promesse qui s’adresse à des profils de spécialistes, même s’il y en a pour tous les goûts  : « Les ingénieurs en informatique spécialisés en cybersécurité, en architecture de réseaux informatiques et en Villes intelligentes — ces villes qui utilisent particulièrement les nouvelles technologies — sont très recherchés », assure-t-elle. Si la majorité de ces postes sont destinés à des ingénieurs « diplômés ou en formation, près de 10% des embauches seront effectuées à la sortie des écoles de commerce, car nous recherchons aussi des commerciaux », indique l’entreprise, qui précise que « la majorité des entretiens d’embauche sont organisés après que l’on est repéré nos futurs collaborateurs sur des réseaux sociaux, tels que LinkedIn, Facebook et Twitter ». C’est le chemin qu’a emprunté Princesse Lando, 26 ans. Après avoir signé un premier CDD à l’issue de sa période de formation, la jeune femme a été embauchée en CDI. « Tout est allé très vite, témoigne-t-elle. J’ai postulé sur le réseau social professionnel LinkedIn. On m’a appelé quelques jours après. » Une opportunité qui lui a permis de ne pas payer son école, puisque, dans le cadre d’un contrat en alternance, l’entreprise prend en charge le coût de la formation. D’autres sociétés de services et d’ingénierie en informatique prévoient de recruter. C’est le cas de l’entreprise Infotel, qui devrait embaucher 200 personnes en Ile-de- France, notamment pour son site de Bagnolet. Moovia embauche des contrôleurs de stationnement Le métier UNE NOUVELLE profession de contrôleur de stationnement et des embauches  : c’est la promesse de la société Moovia. La jeune entreprise commune d’Urbis Park, filiale de Transdev, et Egis, assure, 93 75 92 94 Saint- Denis Bobiny NOM DE L’ENTREPRISE RECRUTEMENTS PROFILS DATE GfI 2 500 Ingénieur étude et développement informatique 2018 Vente-privee 700 Développeur informatique 2018 Infotel 200 Développeur informatique 2018 Moovia 100 Contrôleur de stationnement 2018 Stef 60 Préparateur de commande 2018 Ça ne rame pas dans « LES INGÉNIEURS EN CYBERSÉCURITÉ […] ET VILLES INTELLIGENTES SONT TRÈS RECHERCHÉS » MARLÈNE ESCURE, DIRECTRICE RECRUTEMENT CHEZ GIF depuis le 1er janvier et pour six ans, le contrôle du stationnement dans plusieurs arrondissements de Paris et dans près de dix autres collectivités en France — dont Rambouillet (Yvelines), Suresnes et Bagneux (Hauts-de-Seine). « Nous espérons embaucher 100 personnes en CDI en 2018 », annonce Xavier Heulin, Aulnay-sous-Bois Montreuil Vente privée recrute à tour de bras le directeur général de Transdev Stationnement. Après avoir recruté 120 personnes en CDI en 2017, dont la moitié à Paris et en respectant le principe de la parité entre les hommes et les femmes, Moovia continue sur sa lancée, car, assure l’entreprise, « il faut des agents formés pour contrôler les 115 000 places de stationnement qui VINCENT FILLON La pépite PAR ROMAIN CHIRON A P R È S AVO I R engagé près de 700 nouveaux collaborateurs en 2017, le groupe vente-privee compte encore gonfler ses effectifs dans les mêmes proportions en 2018. Soit une croissance du personnel de plus 15% chaque année ! « Le choix de l’entreprise enclenché en 2016, qui place la technologie et l’innovation au cœur de sa stratégie de croissance, est d’accélérer les recrutements en interne des compétences informatiques et logistiques », explique Antoine Bosonnet, directeur RH du groupe vente-privee. Des compétences qui jusque-là étaient externalisées. « Cette stratégie nous permet d’être toujours plus compétitifs sur le marché mondial de l’e-commerce, dont nous sommes l’un des champions européens. L’enjeu est d’être dans une dynamique d’innovation permanente, en créant nos propres outils informatiques, comme le produit paiement », ajoute-t-il. Le groupe, qui compte aujourd’hui 5 000 salariés, est implanté depuis le début de son histoire, en 2001, à Saint-Denis. Le bâtiment emblématique de l’entreprise, réhabilité puis inauguré en 2016 en présence d’Emmanuel Macron alors ministre de l’Economie, se dresse face au stade de France. Sa façade atypique, constellée de 1 950 points lumineux (leds), est visible depuis l’A 1. Il héberge 650 collaborateurs des services marketing, communication et RH. Le tout premier entrepôt de la société se situe au Blanc-Mesnil. Environ 700 nouveaux collaborateurs devraient rejoindre cette année le groupe vente-privee, dont le siège est situé à Saint-Denis. nous sont alloués. » Aucun prérequis ni diplôme ne sont nécessaires pour postuler. L’entreprise forme ses agents. « Il faut être majeur, de nationalité française ou ressortissant d’un état membre de l’Union européenne, avoir un casier judiciaire vierge », détaille Aurélie Balleux, la responsable du recrutement. M.F.
LUNDI 22 JANVIER 2018 LE PARISIEN 11 Spécial Roissy Le développement économique de Charles-de-Gaulle va créer des dizaines de milliers d’emplois dans le secteur aéroportuaire, mais pas seulement. De nombreux projets tirent aussi profit de cet essor. twipe_ftp PAR THIBAULT CHAFFOTTE « ENTRE LA DÉFENSE (Hautsde-Seine) et Roissy (Vald’Oise), on ne sait pas très bien quelle est la première zone économique d’Ile-de-France. A terme, ce sera Roissy. » Eric de la Paillonne est confiant. Le directeur d’Hustart, la structure chargée d’assurer la promotion du Grand Roissy, voit dans le territoire un potentiel très fort. A savoir 130 000 créations d’emplois, portées par vingtcinq projets de développement jusqu’en 2025. François Brézot, directeur du Groupement d’intérêt public (GIP) emploi Roissy, rappelle qu’e n v i n g t a ns, c e s on t 15 Mds € de capitaux privés qui doivent être investis dans la zone. « La donnée essentielle, c’est que l’aviation est un secteur en plein boom. Enormém en t de c o m p a g n i e s s e créent. » L’aéroport Charlesde-Gaulle a accueilli 70 millions de voyageurs en 2017 et devrait faire mieux cette année. AIR FRANCE EMBAUCHE DU PERSONNEL NAVIGUANT Aéroports de Paris (ADP), qui exploite la plate-forme, anticipe une croissance du trafic aérien de 2,5% par an jusqu’en 2035. Le groupe aéroportuaire travaille à l’augmentation de la capacité de Charles-de-Gaulle et prévoit même la construction d’un quatrième terminal en 2025. Celui-ci pourrait accueillir jusqu’à 30 millions de passagers. Symbole tricolore du développement des compagnies aériennes  : la récente création de Joon, la filiale d’Air France. Ce qui a entraîné l’embauche de 140 hôtesses et stewards. Ces recrutements vont se poursuivre cette année avec 600 postes à proposer, et plus de 1000 à l’horizon 2021. Côté LE TRIANGLE DE GONESSE ENTEND SUIVRE LA CADENCE « Parmi les vingt-cinq projets dont nous faisons la promotion, il y a surtout EuropaCity (NDLR  : ce complexe de loisirs et de commerces sur 80 ha du Triangle de Gonesse), mais ça ne se fera que s’il y a la ligne 17 du supermétro », souligne Eric de la Paillonne. D’une surface de 300 ha, le Triangle de Gonesse se veut un nouveau quartier d’affaires — très contesté par les défenpilotes, Air France prévoit également 250 recrutements par an à partir de cette année. François Brézot estime que 800 embauches d’hôtesses et stewards auront lieu à Roissy cette année. « Il faut aussi voir le ruissellement du développement du trafic aérien sur les autres activités », ajoute-t-il. Les sociétés de services aéroportuaires, de sécurité, les hôtels, restaurants, commerces vont bien sûr en bénéficier, mais pas seulement. Bien plus qu’un aéroport en pleine croissance Aéroports de Paris, qui table sur une croissance du trafic aérien de 2,5% par an jusqu’en 2035, prévoit la construction d’un quatrième terminal à l’horizon 2025. 800 hôtesses et stewards seront recrutés cette année à Roissy-Charlesde-Gaulle. LP/T.C. SUR LA ZONE du Grand Roissy, le secteur hôtelier concentre le plus de projets de développement. « On a en moyenne deux hôtels qui vont sortir de terre tous les ans, pendant quatre ans », souligne François Brézot, du Groupement d’intérêt public (GIP) emploi Roissy. Cela représente plus de 700 emplois créés. Il y a d’abord eu récemment la réouverture du Courtyard Marriott au Mesnil-Amelot (Seine-et- Marne). Dans quelques mois, un Holid ay Innexpre s s 3 é t o i l e s de 300 chambres doit être achevé à Roissypole. Juste à côté, un Innside de 367 chambres et un Moxy de 300 chambres seront livrés en 2019. « Le trafic aérien ne cesse d’augmenter, il y a donc de la demande », souligne Eric de la Paillonne, directeur seurs de l’environnement — qui pourrait à terme compter 27 000 emplois. D’autres projets importants sont en cours comme Aérolians, à Tremblayen-France (Seine-Saint-Denis), une zone d’activités de 198 ha qui comporte une extension du parc des Expositions de Villepinte (Seine- Saint-Denis). Les estimations font état de 12 000 à 15 000 créations d’emplois. Le projet A-park, qui consiste à créer un parc d’activités au Thillay, doit d’Hubstart, la structure de développement économique du Grand Roissy. A la clé, ce sont des centaines, voire des milliers de postes qui vont être créés. Mais cette arrivée de nouveaux établissements risque de rendre le marché de l’emploi encore plus tendu. PRÊTS À DONNER LEUR CHANCE AUX JEUNES « On a énormément de mal à recruter, avoue Johan Kamerbeek, directeur du Paris Marriott Charles-de-Gaulle et président de l’association des hôteliers du Grand Roissy. On a dû organiser deux journées de recrutement cette année, avec 240 et 220 postes proposés. » Des sessions pour lesquelles « les retours ont été faibles », regrette Hanane Sabatier, directrice des ressources humaines. Pourtant les besoins sont importants  : un établissement type a en permanence 8% à 10% de ses postes à pourvoir. déboucher sur la création de 700 postes à partir de 2019. Il ne faudrait pas oublier aussi International trade center, un espace d’exposition et de congrès qui doit totaliser 2 500 emplois mais qui a pris du retard. « C’est la zone d’avenir, résume Eric de la Paillonne. Il y a une époque où le développement avait lieu autour des ports, puis il y a eu les gares ferroviaires. Aujourd’hui, ce développement se fait autour des aéroports. » Le secteur hôtelier peine à trouver des candidats ! Pour Hanane Sabatier, DRH du Marriott Charlesde-Gaulle (ici avec Johan Kamerbeek, le directeur), la motivation des candidats est importante  : « Le savoir-être va l’emporter sur le savoir-faire ». C’est le paradoxe de ce secteur qui propose, d’une part, de nombreuses offres d’emploi toute l’année et, d’autre part, qui a du mal à trouver des candidats. L’une des exigences des employeurs porte sur l’anglais. « Notre clientèle vient à deux tiers de l’étranger », rappelle Johan Kamerbeek. Mais le secteur compte aussi beaucoup d’employeurs prêts à donner leur chance à des jeunes. « La formation est importante, mais pas primordiale », souligne Johan Kamermbeek. Les hôtels se font fort d’apporter la formation nécessaire pourvu que la motivation soit au rendez-vous. « Le savoir-être va l’emporter sur le savoir-faire », complète Hanane Sabatier. Un candidat prêt à travailler en horaires décalés et qui a le sens du service peut vite trouver sa place. Voire gravir les échelons. Et les possibilités d’évolution créent des appels d’air. Et donc de nouvelles embauches. T.C. ADP/SYLVAIN CAMBON



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