Le Parisien Economie n°1204S 4 déc 2017
Le Parisien Economie n°1204S 4 déc 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1204S de 4 déc 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 9,8 Mo

  • Dans ce numéro : chez les géants de la logistique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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twipe_ftp LE PARISIEN LUNDI 4 DÉCEMBRE 2017 ÉCO 10 BUSINESS PROSPECTIVE @LeParisien_Eco Comment améliorer l’orthographe des salariés FORMATION C’est une question délicate que de plus en plus d’employeurs osent aborder. On peut améliorer la qualité de l’écrit dans l’entreprise autrement qu’avec de simples correcteurs automatiques. PAR CÉLINE CHAUDEAU Une petite faute d’orthographe peut coûter cher  : au candidat qui postule, au salarié qui échange avec un supérieur, et plus encore à l’entreprise quand certaines fautes arrivent jusqu’à un client. D’après une étude de TextMaster, une startup spécialisée dans les outils de correction, 90% des mails professionnels contiendraient au moins une faute. « Les correcteurs sont performants pour l’orthographe lexicale, mais pas pour appliquer certaines règles grammaticales plus complexes », observe Aurore Ponsonnet, animatrice du site Ecrireetparler.fr. Régulièrement sollicitée par les employeurs, cette formatrice est témoin que cette préoccupation gagne du terrain en entreprise. « C’est un sujet «AMÉLIORER SON NIVEAU, C’EST AUSSI, POUR BEAUCOUP, GAGNER EN ESTIME DE SOI, VOIRE OSER PRÉTENDRE À UNE PROMOTION» très intime qui touche tout le monde, quel que soit son diplôme. Je suis déjà intervenue auprès de cadres de niveau bac + 5. Il y a des choses que l’on a jamais apprises ou encore des règles que l’on a oubliées. » Encore faut-il trouver le bon moyen, le moins vexatoire possible, d’aborder la question avec ses collaborateurs. « J’ai moi aussi fait le constat d’une baisse PAR MATHIAS LEBŒUF JAMAIS les territoires n’ont été autant appréciés par les chefs d’entreprise. Une étude récente de la Fondation MMA des Entrepreneurs du Futur *, réalisée auprès de 1 208 dirigeants de TPE/PME de 1 à 49 salariés, révèle que 9 entrepreneurs sur 10 y sont attachés. Parmi eux, près de la moitié des interrogés (47%) se dit même « très attachée », à tel point que 37% d’entre eux pensent qu’ils n’auraient tout simplement pas pu s’implanter ailleurs. Cette notion de territoire est circonscrite au niveau local, à savoir la ville pour 32% des sondés, ou la communauté de communes (21%). La France ne recueille quant à elle que 11%. « Cet enracinement est une très bonne nouvelle, car l’avenir des entreprises interrogées est lié à la personne de l’entrepreneur. L’enracinement dans le territoire est un élément très favorable à la stabilité et au développement de l’entreprise », relève Hervé Frapsauce, président de la Fondation MMA des Entrepreneurs du Futur. LES RAISONS DE L’ATTACHEMENT La principale raison de cet attachement territorial est liée à la vie personnelle du dirigeant (région de naissance, sentiment de bien-être ou ancrage familial) dans 65% des cas. Le dynamisme économique joue également un rôle important puisqu’il représente 29% des réponses. Parmi les facteurs d’élection, on retrouve le contexte porteur (peu de concurrence, forte activité) pour 11% des sondés mais aussi la proximité (8%) et le nombre de clients (5%). In fine, plus de 7 entrepreneurs sur 10 jugent leur territoire d’implantation économiquement dynamique, malgré la difficulté constatée pour Aurore Ponsonnet, animatrice du site Ecrireetparler.fr, intervient en entreprise pour dispenser des formations en orthographe. trouver de la main-d’œuvre qualifiée par 62% d’entre eux, notamment pour les artisans (72%). Les qualités propres du territoire (situation géographique, beauté de la région, attrait culturel, qualité de vie et climat) n’arrivent qu’en troisième position avec 22% des suffrages. Cet attachement au lieu d’implantation de l’activité se traduit dans l’optimisme des entrepreneurs. Trois quarts d’entre eux affichent un bon niveau de confiance en leur activité et l’économie de leur région pour les deux années à venir. « La forme de l’entrepreneur est déterminante dans l’appréciation qu’il a du futur. Le fait qu’il soit bien dans son territoire est un élément décisif de sa confiance », explique Hervé Frapsauce. * L’attractivité des territoires pour entreprendre, sondage OpinionWay pour la Fondation MMA des entrepreneurs du futur. Novembre 2017. a LP/PHILIPPE DE POULPIQUET de niveau globale, chez moi y compris », observe Dominique Muller. Directeur général du centre de relation clientèle des Caisses d’Épargne Alsace & Lorraine Champagne-Ardenne, ce manageur confesse avoir un peu oublié certains accords de participes passés ainsi que les règles propres aux verbes pronominaux. Mais plutôt que de se replonger dans un Bescherelle, il a préféré se lancer, avec ses équipes, dans un défi ludique et pédagogique, organisé avec le Projet Voltaire. Cet organisme, leader de la remise à niveau en orthographe, est déjà partenaire de 700 entreprises. Il propose des formations certifiantes et surtout adaptées aux adultes. Avec leur appui, Dominique Muller a ainsi lancé un concours d’orthographe pour permettre aux salariés d’améliorer leurs connaiss a n c es. « N ou s a v on s commencé en 2014 avec un concours d’orthographe en interne. Il se présente sous la forme d’un questionnaire à choix multiples. Chaque question correspond à l’application d’une règle, expliquée en cas d’erreur. » L’opération a tellement bien fonctionné qu’elle a été étendue, depuis, à d’autres entreprises de la région. « Cette année, le concours aura lieu en plusieurs étapes, de décembre à mars. C’est devenu ludique. Certains salariés révisent en équipe, par exemple à l’heure du déjeuner. » « L’enjeu est de ne stigmatiser personne et que le salarié voit aussi les perspectives qui s’ouvriront à lui, ajoute Aurore Ponsonnet. On peut considérer cette maîtrise de l’orthographe comme un accélérateur de carrière. Car améliorer son niveau, c’est également, pour beaucoup, gagner en estime de soi, voire oser prétendre à une promotion. » Dominique Muller en est témoin  : « J’ai même vu des collaborateurs progresser dans l’entreprise après cette expérience. » L’orthographe sert à promouvoir des parcours sans faute mais aussi à écrire quelques belles histoires… Les entrepreneurs se sentent bien dans leur région ENRACINEMENT A l’heure de la mondialisation, une étude démontre que l’ancrage local se révèle un facteur majeur pour créer un climat de confiance chez les dirigeants d’entreprises. Nice (Alpes-Maritimes). Pour les entrepreneurs, leur « territoire » c’est leur ville selon 32% des sondés, ou leur communauté de communes (21%). LP/ARNAUD JOURNOIS
twipe_ftp LUNDI 4 DÉCEMBRE 2017 LE PARISIEN 11 www.leparisien.fr/ecoBUSINESS PROSPECTIVE ÉCO Réseau social d’entreprise  : réservez-le aux petites équipes COMMUNICATION Si les réseaux sociaux internes ouverts à l’ensemble du personnel peinent à séduire, ceux qui proposent des espaces d’échanges « privatifs » sont davantage fréquentés. PAR JEAN-MARC ENGELHARD «LES SALARIÉS S’APPROPRIENT PLUS FACILEMENT UN OUTIL LORSQU’IL EST LIÉ À LEUR MÉTIER ET À LEUR ACTIVITÉ» PAR M.L. LE PULL VERT AMANDE incontournable du moment, le style suédois de votre salon ou la lampe de chevet « industrielle », c’est bien souvent aux bureaux de style que vous les devez. Promostyl, Nelly Rodi, Peclers, Carlin… Peu connues du grand public, ces sociétés ont pourtant un rôle déterminant dans la production de nombreuses entreprises. « Aujourd’hui, notre métier n’est plus seulement d’apporter du style aux objets du quotidien », précise Élodie Jolivet, responsable de la communication internationale de Peclers, l’une des plus grosses agences françaises. Stratégie et positionnement, identité de marque Le réseau social le plus utile en entreprise est celui qui permettra aux membres de petites équipes ou services d’échanger et de partager entre eux documents et messages, en toute confidentialité. Décevants, les réseaux sociaux d’entreprise ? D’après l’étude réalisée par l’Institut de gestion sociale IGS-RH, ces outils, adopté par 58% des grandes entreprises françaises (et 80% des sociétés du CAC 40) n’ont pas eu les effets de décloisonnement et de fluidification des échanges d’information escomptés. Aujourd’hui, selon cette étude, seuls 25% des manageurs les utilisent et ce taux chute encore chez les collaborateurs de moindre niveau hiérarchique. « Beaucoup de platesformes ont été conçues de manière très ouverte, chacun ayant accès à l’ensemble des informations et des messages », remarque Thomas Fauré, fondateur de Whaller, une société proposant des réseaux sociaux « privatifs ». « Ils génèrent la crainte de poster un écrit pas forcément pertinent, qui pourra être lu par tout le monde, sans compter le regard porté par la hiérarchie », note de son côté Jean Pralong, titulaire de la chaire Intelligence RH et Responsabilité sociale des entreprises (RSE) et coordinateur de l’étude. De plus, ces espaces d’échanges sont si ouverts qu’il est difficile d’en voir l’intérêt immédiat et donc de s’y investir. Bref, le retour semble aujourd’hui bien modeste en matière de décloisonnement. Mais le réseau social interne a d’autres utilités qui peuvent convaincre. « Les salariés s’approprient plus facilement un outil lorsqu’il est lié à mais aussi développement de collections et design de produit, conception d’espace et d’univers, les bureaux de styles sont des agences de prospectives spécialisées dans l’anticipation, la recherche et l’analyse des tendances. « Le terme est aujourd’hui un peu galvaudé, prévient tout de suite Élodie Jolivet. La tendance, tout le monde en fait ou croit en faire. Notre travail, c’est de la filtrer pour les marques, c’est-àdire de croiser tous les signaux émergents, des phénomènes politiques et sociétaux aux expositions, et de les traduire en conseils personnalisés pour nos clients ou dans nos cahiers de tendances. » Initialement dédiés aux secteurs d’activité liés à la mode, ces bureaux ont vu leur champ d’intervention considérablement élargi depuis une vingtaine d’années  : beauté et cosmétique mais aussi mobilier, art de la table, automobile, banques et loisirs, rien ne semble y échapper. « APPORTER DE LA DÉSIRABILITÉ AUX OBJETS DU QUOTIDIEN » « Nous nous sommes beaucoup développés sur d’autres typologies de produits. Les clients hors prêt-à-porter et textile ont aussi compris qu’il fallait apporter de la désirabilité sur les objets du quotidien afin de créer des produits qui vont séduire », explique Cécile Rosenstrauch, directrice du département Maison & Biens de Consommation chez Peclers. « Mode enfant », « Mode femme », « Mode Homme » leur métier et à leur activité », assure Thomas Fauré. C’est ce qui l’a conduit à proposer une solution alternative à ces réseaux internes au périmètre trop large. Le principe de Whaller ? Une plate-forme divisée en « sphères » étanches, autrement mais aussi « Environnement et Design », « Inspiration » ou « Futur(s) », chaque année ce bureau de style, comme les autres, produit une vingtaine de « cahiers de tendance » du plus prospectif au plus technique. Les grands groupes (H &M, L’Oréal…) mais aussi les petites entreprises des secteurs concernés se les arrachent. Si le conseil personnalisé sur les stratégies de marques ou le développement de collection nécessite des investissements conséquents, l’achat d’un cahier de tendance reste tout à fait abordable pour une entreprise de taille moyenne qui peut trouver là une boîte à outils pour ne pas passer à côté de son marché. Chez Peclers, le cahier « Couleur » par exemple, avoisine les 2 000  € . MAXPPP/ALTOPRESS/SIGRID OLSSON dit des espaces de conversations cloisonnés, dédiés à des services, des fonctions ou des équipes projets. « Plus les équipes impliquées sont réduites et plus le réseau fonctionne », constate aussi Jean Pralong. Et certaines fonctions, notamm en t c e l l e s r e c our a n t fréquemment à l’écrit, s’y investissent plus facilement. Une utilisation loin de l’objectif initial de décloisonnement poursuivi par les directions générales, mais qui a le mérite de fonctionner ! Parmi les possibilités proposées par Whaller, ou son concurrent Slack, une messagerie, un agenda partagé, un état d’avancement des tâches ou encore un espace de stockage de documents. « Dans le cadre d’un projet, le réseau peut aussi être ouvert à des partenaires extérieurs à l’entreprise, par exemple des fournisseurs et des clients », précise encore Thomas Fauré. Afin de lever les craintes liées à l’utilisation du réseau, Jean Pralong recommande d’établir une charte offrant des garanties aux salariés, « indiquant par exemple que leurs posts ne seront pas pris en compte dans leur évaluation ». Quant au coût, il est raisonnable. Certaines solutions sont gratuites, mais elles n’offrent que des fonctionnalités de base et comportent des publicités. Pour un outil plus complet et personnalisable, il faut compter entre 1 et 3  € mensuels (hors taxes) par salarié et par mois. Mettez du style dans vos produits TENDANCES Des bureaux spécialisés sont à l’affût des couleurs, formes et besoins qui émergent dans le monde entier. Objectif  : aider les entreprises à créer les produits qui vous feront craquer demain. Des créatifs planchent pour fournir des identités de marques et développer des collections. PECLERS PARIS



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