Le Parisien Economie n°1130S 30 nov 2015
Le Parisien Economie n°1130S 30 nov 2015
  • Prix facial : 1,20 €

  • Parution : n°1130S de 30 nov 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (278 x 375) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 9,5 Mo

  • Dans ce numéro : les PME en pointe sur le climat.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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04 ÉCONOMIE - SOLUTIONS Des éoliennes flottantes au large de nos côtes (DR.) NÉNUPHAR à Aix-en-Provence (Alpes-Maritimes) « Nos coûts sont aujourd’hui quasiment comparables à ceux du nucléaire », assure Marie Viala. Sa PME, Nénuphar, a apparemment de l’énergie à revendre. Spécialité de cette entreprise française innovante  : des éoliennes nouvelle génération qu’elle présentera aux professionnels et au LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 30 NOVEMBRE 2015 grand public sous forme de maquettes au Grand Palais pendant Solutions COP21. « Ce sont précisément des éoliennes contra-rotatives à axe vertical, précise la chargée de communication. Cette technologie à axe vertical permet une inclinaison plus importante de l’éolienne et une réduction du coût de la structure d’environ 30% par rapport à nos concurrents. » Autre nouveauté  : ces éoliennes flottantes peuvent être installées plus loin des côtes par rapport aux éoliennes maritimes classiques, dites « posées », c’est-à-dire fixées au fond de l’eau. « C’est utile car la profondeur limite est rapidement atteinte sur une bonne partie du littoral français. Et en plus, on évite par la même occasion la « pollution » visuelle critiquée par certains riverains. Elles sont installées sur de gros flotteurs et se présentent un peu comme des plates-formes offshore. On n’a pas besoin de fondations en béton ancrées au sol. » Nénuphar, dont le développement est accompagné par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), a déjà reçu des aides du Fonds écotechnologies de BPIfrance Investissement dans le cadre du programme « énergies décarbonées ». Associée avec EDF Énergies nouvelles (EDF EN) et Technip, l’entreprise teste un prototype à Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône, pour avoir un retour d’expérience sur le terrain. Des essais en mer sont ensuite prévus de Port-Saint-Louis-du Rhône avant fin 2016. « On est assez confiant pour la suite, assure Marie Viala. Aujourd’hui on intéresse des énergéticiens qui peuvent revendre l’énergie propre ainsi générée. Et puis le marché n’est pas que français… » Un scooter électrique économe et silencieux ECCITY à Grasse (Alpes-Maritimes) C’est une ambition louable, surtout pour les consommateurs écolo  : Eccity entend bien se positionner comme le leader de la mobilité électrique et abordable en France. Il se positionne sur le créneau des scooters électriques, avec un modèle en particulier  : « Le scooter électrique Artelec 670 est le premier véhicule électrique au monde à répondre aux mêmes usages que son homologue à essence, assure Frédéric de Maneville, directeur général associé de cette jeune PME fondée en 2011. C’est un scooter électrique, catégorie 125 cm 3, donc un produit relativement rapide. 100% électrique, il peut aussi rouler jusqu’à 100 km heures avec une autonomie de100km. » Conviée par le CNPA(Conseil national des professions de l’automobile) à présenter son produit sur le stand de la CGPME durant l’exposition au Grand Palais, Eccity compte bien s é - (Eccity.) duire au moins quelques visiteurs parisiens. « Les épisodes répétés de pollution dans la capitale ont fait prendre conscience à beaucoup qu’il faudra rouler différemment un jour. Or le deux-roues électriques permet de limiter trois types de pollutions différents  : les particules fines, le CO2, mais aussi la pollution sonore grâce à son côté silencieux. Il répond parfaitement aux problèmes de dérèglements climatiques tout en améliorant notre quotidien. » Prixdeventeactuel  : 7490 € . « Prèsde3000 € deplus qu’un scooter à essence mais un retour sur investissement rapide », insiste Frédéric de Maneville. Carilnes’agitpasdegreversonbudgetsimplement pour protéger les planète des émissions de CO 2 et de particules fines. « Notre prix de revient est impacté par la batterie au lithium qui coûte encore cher, plus cher qu’un réservoir à essence en plastique », concède-t-il. Mais ce véhicule est très vite nettement moins cher à l’usage. Il y a bien sûr à l’essence que l’on économise, mais pas seulement. Il y a aussi l’entretien, soudain inexistant. Et même les assurances sont moins élevées. » Des bâtiments refroidis par un coulis de glace (DR.) QUIDORT CUISINES à Lyon (Rhône) milibris_before_rename Son domaine de compétences  : la conception et la réalisation de sites de production alimentaire. Mais de la cuisine à la protection de l’environnement, il n’y a qu’un pas si vous ajoutez une expertise en « génie climatique » à votre prestation. « Nous avons développé la solution dite du « coulis de glace », explique Ivan Quidort, directeur export et développement chez Quidort Cuisines. Des silos produisent pendant la nuit un « coulis » qui sert à refroidir le bâtiment et les équipements pendant la journée. » Véritables « batteries frigorifiques », ces cuves permettent ainsi aux professionnels d’optimiser l’utilisation de leurs groupes frigorigènes pour réduire leurs dépenses énergétiques. « Il faut savoir que le froid représente 50% de la consommation d’énergie dans une cuisine, poursuit ce spécialiste. Or, ce système de réfrigération, en stockant de l’énergie frigorifique, permet de lisser la consommation et de choisir des périodes de consommation. On peut la lisser sur 24 heures par exemple. » C’est ainsi que l’entreprise vient d’équiper la plus grande cuisine hospitalière de France à Lyon (Rhône). « Elle produit 6 000 à 10 000 repas par jour. Elle a choisi notre solution pour la planète, mais financièrement, elle s’y retrouve aussi. Notre système génère du froid la nuit, ce qui permet de diviser par deux sa consommation énergétique en ayant accès à de meilleurs rendements et des tarifs plus avantageux. » Pendant Solutions COP21, la PME compte bien faire connaître son produit sur le stand de la CGPME. L’entreprise — qui a aussi d’autres activités plus « traditionnelles » — déplore en effet n’avoir installé que six cuisines en coulis de glace depuis six ans. « On travaille essentiellement sur le marché public mais on se heurte des obstacles. Trop d’acteurs raisonnent à court terme en fonction du surcoût à l’achat de 15% à 20%. Or, le retour sur investissement se fait en deux ou trois ans et en plus, c’est bon pour l’environnement ! Pourquoi s’en priver ? » Des stations solaires prêtes à l’emploi ADIWATT à Morée (Loir-et-Cher) S’équiper d’une station solaire ? Cette PME vous livre une solution en kit et clé en main. Expert dans la construction métallique en acier profilé à froid, AdiWatt construit des supports des modules photovoltaïques pour les toituresmaisaégalementmisaupointde véritables bâtiments photovoltaïques autonomes faciles à monter. Durant la COP21, l’entreprise sera présente sur lesiteduBourget. « Nousadaptonsles structures quel que soit le lieu d’implantation, afin que celles-ci résistent aux contraintes climatiques, explique Frédéric Adnot, responsable du développement. Nos clients nous achètent des bâtiments de 5 à 54 m² que l’on fabrique intégralement à l’usine en France et que l’on assemble sur notre plate-forme industrielle à Orléans (Loiret). Pratiquement opérationnelles dans la journée d’installation, ces stations sont livrées avec les panneaux photovoltaïques et tout ce qu’il faut pour une production d’électricité autonome. » Premier débouché naturel pour cette Des sondes qui puisent la chaleur de la terre ALTEREA à Nantes (Loire-Atlantique) Rendez-vous est pris au Grand Palais, dans une « agora » prévue pour les startup et les PME spécialisées dans les projets d’économie d’énergie. Pas de doute, Alterea sera bien à sa place  : depuis dix ans, ce bureau d’études accompagne des projets de réhabilitation, de construction et d’optimisation avec l’engagement d’un impact environnemental minimisé. « Notre but est de présenter des solutions performantes et innovatrices dans une société post carbone », annonce François Coudrieau, chez de projet. A l’occasion de Solutions COP21, il présentera ainsi un retour d’expérience sur le PAC Gaz géothermique. « C’est une solution européenne mise au point par le fabriquant italien Robur que nous sommes en train d’installer pour la première fois dans un immeuble à Paris. On a vu évoluer cette solution passionnante depuis dix ans. Mais après une phase de prototype, un modèle commercial vraiment fonctionnel existe depuis environ trois ans. » Principe de cette solution  : un module monobloc peu encombrant mais rac- (
(Adiwatt.) entreprise  : l’Afrique. « C’est un dispositifconçupourlespaysquiontdes difficultés d’approvisionnement en électricité avec de nombreux usages possibles, notamment pour abriter des écoles ou des dispensaires. Mais si la PMEadécidédes’associeràlaCOP 21, c’est aussi parce qu’elle pressent des débouchés plus proches. « Même si notre logistique nous permet d’envoyer nos produits aujourd’hui partout dans le monde, nos solutions commencent aussi à intéresser la France. » Parmi les applications envisagées dans l’hexagone  : l’installation de systèmes de sécurité, l’équipement de lieux isolés en montagne par exemple, mais aussi… des systèmes de protection de l’environnement. « Notre bâtiment autonome peut servir aussi de base de relevés dans des parcs nationaux ou d’effectuer des calculs de vigilance tout au long de l’année. On peut ainsi surveiller la production de l’eau ou le risque d’incendies de forêt. Notre clientèle se situesurtoutparmidesONG,maison intéresse de plus en plus des institutions. » (BET Alterea.) cordé par des sondes géothermiques creuséesentre80et120msousterre pour extraire les calories naturellement contenues dans les profondeurs du sol. « Techniquement, il s’agit de cycle thermodynamique « à absorption », qui fonctionne avec une solution constituée d’ammoniac et d’eau, poursuit l’expert. En pratique, elle permet de répondre aux besoins de chauffage, d’eau chaude et de climatisation avec des rendements élevés, une faible consommation d’énergie primaire et de faibles émissions de gaz àeffetdeserre. » Si cette option reste encore deux fois plus chère à l’achat, elle intéresse les collectivités locales et les bailleurs sociaux. « Même s’il s’agit toujours de gaz, sa dimension écologique se situe dans la performance énergétique. On observe des rendements de 160% contre95%avecunechaudièreclassique, ce qui signifie que le consommateur achète moins de gaz pour se chauffer. Ce sont des économies pour la planète et pour le portefeuille. » milibris_before_rename – RATP RCS Paris B 775 663 438. LA ARRIVE EN 2025‚ 80 dEs bUs SERONT ÉLECTRIQUES ET 20 SERONT BIOGAZ À LA UNE ÉCONOMIE 05 VILLEDURABLE VITE Le STIF imagine‚ organise et finance les transports publics pour tous les Franciliens. SOLUTIONS Un super-isolant thermique testé dans l’espace ENERSENS à Bourgoin-Jallieu (Isère) Ilnes’encachepas  : voilàunetechnologierévolutionnairequiapourtantprèsd’unsiècle. « Leprincipe existe depuis 1930 aux États-Unis mais n’avait quasiment jamais été développé à cause de son coût jugé trop onéreux, confie Jérôme des Buttes, viceprésident d’Enersens. Elle doit en fait son renouveau à la conquête spatiale. Après avoir observé son utilisation pour l’isolation des navettes et des tenues des cosmonautes, nous avons breveté une application pour l’industrie. » Nom de ce super-isolant thermique testé dans l’espace  : l’aeŕogel de silice. « Nous l’avons breveté sous forme de granulés et deṕosé notre solution sous le nom de « Kwark », poursuit-il. Composé d’une structure de silice amorphe très leǵère, l’aeŕogeldesilicecontientplusde95%d’aircapturédansdesporesdetaillenanométriquecequien (DR.) fait actuellement le meilleur mateŕiau d’isolation thermique sur le marché. En outre, il présente un autreavantagedetaillepourlebâtimentcarilest perméable à la vapeur d’eau. » Autrement dit, le produit permet des économies d’énergie tout en évacuant les formes d’humidité, de prévenir des moisissures et donc de garantir un air sain. Enersens entend ainsi participer à la transition énergétiqueendémocratisantdeplusenplusses « super-isolants thermiques ». « Nous avons déjà divisé les prix initiaux par dix et nous commençons enfin àtoucherlesecteurdubâtiment. » LaPME,quisera présente dans la galerie des solutions du Bourget (Seine-Saint-Denis) à l’occasion de la COP21, commercialise son produit sous forme de poudre que des sociétés partenaires transforment en mortier. « Pour l’instant c’est deux à quatre fois plus cher mais il faut prendre en compte les économies d’énergiegénéréesetlecycledeviepluslongdes mursquirespirentplus. » Avec,enprime,uneéconomie foncière. « Une couche fine de ce mortier super-isolant, appliquée à l’extérieur d’un bâtiment, est plus efficace que des solutions actuelles à base d’épaisses couches de polystyrène. Sur 100m 2, c’estdéjà5m 2 degagnés… ».4) DEM4INDEZ NOUS Lf1 VILLE RATP.FR LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 30 NOVEMBRE 2015



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