Le Parisien Economie n°1130S 30 nov 2015
Le Parisien Economie n°1130S 30 nov 2015
  • Prix facial : 1,20 €

  • Parution : n°1130S de 30 nov 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (278 x 375) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 9,5 Mo

  • Dans ce numéro : les PME en pointe sur le climat.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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20 BUSINESS PROSPECTIVE MARKETING LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 30 NOVEMBRE 2015 lomp.,e,., Communiquer à bon escient sur ses engagements éco-responsables Les entreprises communiquent de plus en plus sur leur actions de développement durable. Elles doivent faire preuve de cohérence dans leur discours pour ne pas devenir inaudibles. L’éco-blanchiment ou « green washing » est régulièrement dénoncé par les associations engagées en faveur de l’environnement commeAttac,OxfamouLesAmis de la Terre. Il consiste pour de grandes entreprises à communiquer sur leur prétendu engagement « écoresponsable », parfois bien éloigné de la réalité. « Pourtant, s’associer à un événement comme la conférence de Paris sur le climat peut être judicieux, lorsque ce n’est pas opportuniste », analyse Gildas Bonnel, président de l’agence Sidièse, et de la commission développement durable de l’Association des agences conseil en communication. FINANCES if" (Photononstop/Ojo Images/Martin Barraud.) Flot d’information Comment une société peut-elle faire connaître ses actions en matière de développement durable, et se distinguer dans le flot d’informations diffusées par ses consoeurs ou ses concurrentes alors que le niveau de défiance des publics vis-à-vis des entreprises sur ce sujet est très important. Faut-il privilégier un canal plutôt qu’unautre ? Lewebetlesapplicationsplutôtquelepapier ? Laconférenceplutôtquelestandsursalon ? Les relations presse plutôt qu’une actionsurlesréseauxsociaux ? « Tous les canaux peuvent être intéressants, répondGildasBonnel.Cequiestimportant, c’est d’avoir une cohérence globale dans cette communication, quels que que soient les publics. Si, par exemple, une entreprise communique sur ses actions RSE(responsabilité sociétale des entreprises), mais quedanslemêmetemps,lemarketingsortunproduitavecunpackaging très volumineux, le message envoyé va être incohérent, et les citoyens vont être sensibles à cette dissonance. » Pour s’assurer d’une bonne communication, a fortiori envers des publics rétifs,ilestpossibledelestestersur un petit cercle, notamment d’influenceurs(ONG, blogueurs), en les réunissant physiquement ou virtuellement. « Cela offre la possibilité d’ouvrirledébatetdecréerdescommunautés avant d’ouvrir cette communication aux clients, et de créer un message publicitaire en gardant à l’esprit que l’entreprise doit avoir un discours concis, cohérent et parfaitement sincère », explique Gildas Bonnel. Enfin, pour être logique, mieux vaut lancer une campagne éco-conçue. En amont, il est donc nécessaire d’évaluer les impacts environnementaux de cette campagne(grammage du papier, choix de lieux d’exposition ayant une démarche de responsabilité environnementale). « C’est aussi un moyen d’économiser de l’argent », rappelle Gildas Bonnel. Et donclemoyendefairecoïnciderbusiness et engagement. FLORE MABILLEAU Emettre des obligations « vertes » Les obligations vertes, ou green bonds, permettent aux entreprises d’emprunter auprès d’investisseurs, pour financer des projets tournés vers l’environnement. G estiondedéchets,exploitation durable des terres, transport propre, protection de la biodiversité… Tous ces projets peuvent être financés par l’émission d’obligationsvertes,ou « greenbonds ».Il s’agit d’obligations émises par des emprunteurs publics ou privés dont la particularité est d’être destinées à financer des projets utiles à la protection de l’environnement. En France, le groupe Paprec a ainsi fait parlerdeluienlevant480millions d’euros grâce à de tels titres, cette année. « Deparsonactivité,lerecyclage de papiers, plastiques ou métaux, notre entreprise est liée à l’environnement. Avec 75 ouvertures en vingt ans, les usines de traitement dedéchetssontdeplusenplusnombreuses. Nous devions investir pour mieux appréhender cette croissance milibris_before_rename prévisionnelle du marché », explique Charles-Antoine Blanc, directeur financier de Paprec Group. Cette entreprise de 3 500 salariés qui réalise 750 millions d’euros de chiffre d’affaires a commencé par réaliser un audit, en début d’année, via le cabinet Vigeo pour obtenir une notation extra-financière. Recherche autour des process « Ilestplusvertueuxdeseprésenter aux investisseurs en mettant l’accent sur l’aspect green que purement financier », souligne Charles- Antoine Blanc. L’entreprise obtient alors une note concrète sur l’ensemble de ces efforts en faveur du développement durable, sa responsabilité sociale, la nature de ses projets, leur impact environnemental... C’estlamiseenavantdeceprofil « (LP/Hervé Sénamaud.) Le groupe Paprec vient de lever 480 millions d’euros sous forme d’obligations vertes. vert » quiluiaassurélesoutiendes investisseurs. Paprec peut, avec la somme récoltée, envisager l’ouverture de nouvelles usines de traitementdesdéchetsetaccélérerlare- cherche autour de nouveaux process (comment, par exemple, recycler touslesplastiquesàunprixacceptable ?). « Cette notation extra-financière n’était pas obligatoire. EN SAVOIR PLUS À CONSULTER Le site de l’agence Sidièse  : www.sidiese.com L’Association des agences conseil en communication  : http://com m unicationresponsable.aacc.fr/Eco & Co  : www.ecoandco.com Maiselleserévèlepayantecarelle permet de diversifier les investisseurs, et notamment ceux qui veulent s’assurer qu’ils placent leur argent dans de bonnes initiatives », ajoute Charles-Antoine Blanc. Un critère que confirme Jean-Baptiste Dubrulle, avocat au sein du cabinetBignon-Lebray(ParisXVI e)  : « Acejour,iln’existepasdeprocédure propre à l’émission d’obligations vertes. Elle est la même que pour une obligation classique, seule la finalité change. Toutefois, pour rassurer les investisseurs, il est possible de labelliser son obligation. C’estungagedesérieuxpourl’entreprise qui montre que le financement servira bien à des projets environnementaux. » Initiées en 2006, ces titres de dettes à vocation environnementale connaissent depuis un engouement grandissant. Reste désormais à leur fournir un cadre plus précis, afin d’éviter les dérives éventuelles. CÉLINE TRIDON
FORMALITÉS IRSTEA, LA RECHERCHE ENVIRONNEMENTALE POUR DES TERRITOIRES DURABLES BIODIVERSITÉ ET QUALITÉ DES MILIEUX AQUATIQUES, PRÉVENTION DES RISQUES NATURELS, GESTION RAISONNÉE DES RESSOURCES ET DES TERRITOIRES, TRAITEMENT DE L'EAU, VALORISATION DES DÉCHETS, MÉTHANISATION, AGROÉQUIPEMENTS, AGROÉCOLOGIE... Institut de recherche publique, Irstea réunit 1500 collaborateurs autour des sciences de la vie et de l'environnement, des sciences pour l'ingénieur et des sciences sociales. Avec les acteurs publics et privés, nous traçons la voie vers une société et une économie durables dans un contexte de changement global. Présent dans les territoires avec 9 centres de recherche, Irstea est en région parisienne à Antony. PROSPECTIVE BUSINESS 21 Créer une fondation, mode d’emploi L’envie de défendre une cause peut amener un chef d’entreprise à créer une fondation. Il devra associer ses salariés au projet et choisir le statut le plus adéquat. Défendre les océans, les espèces en danger ou financer des initiatives locales  : un chef d’entreprise peut vouloir apporter son soutien à des projets dans les domaines artistique, social ou environnemental. La fondation est un moyen efficace d’agirsurdulongterme. « Unefondationpermetdedonnerdelalisibilitéà son action, en ciblant son soutien », explique Béatrice de Durfort, déléguée générale du Centre français des Fonds et fondations, qui réunit plus de 250 institutions. « Par rapport à une association, qui fait se rencontrer des personnes porteuses d’un projet, une fondation est un acte d’attribution patrimoniale structuré. » Si tout le monde dans l’entreprise peut êtreàl’origined’uneidée,c’estàladirection que revient la décision. Le chef d’entreprise aura en effet besoin milibris_before_rename de l’accord de son conseil d’administration pour allouer des fonds. En revanche, il est indispensable d’associer les salariés dès le début du processus. « Le risque sinon, avertit Béatrice de Durfort, c’est que les gens aient l’impression que l’entreprise fait de la communication uniquement. Il faut quelesgenssoientembarqués. » Ilest d’ailleurs possible d’intégrer des salariés à l’organe de gouvernance. Définirunemission Lepremieracteconsistepourleoules fondateurs à définir une mission. « Agirpourlabiodiversité », pourla Fondation Nature et découverte, par exemple. Ensuite, explique Béatrice de Durfort, « il faut repérer qui va porterlamissionetquionveutassocierauprojet. » « Ilfautégalementdéfinir les bénéficiaires de la fondation », précise Béatrice de Durfort. Indissociable de ces interrogations, la question du statut est à creuser sérieusement. Il existe en effet sept statuts possibles, dont deux plus pertinents pour des entreprises de taille moyenne. Le statut de Fondation d’entreprise peut sembler une solution d’évidence dans ce cas. « Attention,ilfautavoirlacapacitédemettre sur la table 150 000 euros sur cinq ans », rappelle cependant Béatrice de Durfort. Mieux vaut avoir les reins solides. Mais, ainsi, la pérennité des projets est assurée. Le dossier de Fondation d’entreprise est à adresser à la préfecture et il faut compter environ quatre mois pour qu’elle soit reconnue par arrêté préfectoral. Plus souple et d’existence plus récente, comparable à une fondation sansenêtreune,leFondsdedotation ne nécessite qu’une mise de départ minimalede15000eurosetpeutfaire appel à la générosité publique. Il existe sur simple déclaration à la préfecture. « Cestatutestpluslégermais cette structure n’a pas la solidité d’une Fondation, avertit cependant Laetitia Bertholet, responsable des fondations à la Fondation de France qui abrite 780 fondations en tout. Elle souligne les avantages d’un autre statut, celui de fondation abritée  : « Vous évoluez dans une structure plus importante, vous bénéficiez d’un label de qualité etd’unsupportsurlefonds.Pourles PME notamment, c’est plus sécurisant. » Réseaudemécénat AlaFondationdeFrance,ondélivre un agrément aux fondations accueillies. La partie administrative de la création prend trois mois environ. Inconvénient d’une telle solution ? La dotation de départ est plus élevée, à 200 000 euros sur cinq ans. Mais l’avantage majeur est d’être accompagné. Dans tous les cas il est indispensable de s’appuyer sur un réseau de mécénat, comme Admical, ou sur des professionnels compétents, experts-comptables, consultants ou Chambre de commerce, pour avancer dans son projet. La Fondation Mécène et Loire, première fondation à avoir réuni plusieurs entreprises, aujourd’hui 28, à l’initiative de la Changement climatig,ue, changement global 55 yiduttatd de'recherche au dexpice dee te/vache, ANCEDEFI lepacgepourlesentrepreneurs Retrouvez-nous sur le stand Recherche Publique « Exposition SOLUTIONS COP 21 » du 04 au 10 décembre 2015 au Grand Palais, Paris. Entrée libre et gratuite. www.actions-territoires.irstea.fr Chambre de commerce et d’industrie du Maine-et-Loire s’est, quant à elle, fait accompagner par un cabinet de consultants lors de sa naissance en 2007. Aujourd’hui, elle soutient chaque année vingt projets dédiés au territoire. ANNE-CLAIREORDAS EN SAVOIR PLUS A CONSULTER Le site du Centre français des fonds et fondations  : www.centrefrancais-fondations.org La Fondation de France  : www.fondationdefrance.org Le réseau Admical  : www.adm ical.org Mécène et Loire  : www.m ecene-et-loire.fr IF à CARNOT INSTITUT Irstea PARISZO 15 ulmaire lidamedror utua » LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 30 NOVEMBRE 2015



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