Le Parisien Economie n°1123S 23 nov 2015
Le Parisien Economie n°1123S 23 nov 2015
  • Prix facial : 1,20 €

  • Parution : n°1123S de 23 nov 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (278 x 375) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 7 Mo

  • Dans ce numéro : inconnus en France, stars à l'étranger.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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I 04 ÉCONOMIE LA RENCONTRE L’INVITÉ DE LA SEMAINE « Nous voulons développer l’homéopathie en France et dans le monde » Les Laboratoires Boiron sont aujourd’hui le leader mondial de leur secteur. Redevenu directeur général de l’entreprise familiale en 2010, Christian Boiron veut faire de l’homéopathie une médecine à part entière. Le chiffre À RETENIR 20% C’est la part du marché homéopathique mondial détenue par les Laboratoires Boiron. Ce secteur représente 0,1% du marché du médicament dans le monde et 2% en France. LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 23 NOVEMBRE 2015 milibris_before_rename CHRISTIAN BOIRON, directeurgénéraldesLaboratoiresBoiron (LP/Philipe Merle.) Le débat sur l’homéopathie s’est apaisé. A quoi cela est-il dû ? Aujourd’hui, la distinction est beaucoup moins marquée entre médecins allopathes et homéopathes. Ils sont deplusenplusnombreuxàpratiquer lesdeux,enseformantpourpouvoir prescrire au mieux les médicaments homéopathiques. 77% des Français pensent que l’homéopathie est intéressante, et cela inclut les médecins (NDLR Selon une étude Ipsos réalisée en 2012). Et c’est vrai égalementpournosvoisins:44%des Belges les utilisent, ainsi que 9 millions d’Italiens. L’homéopathie bénéficie d’une reconnaissance officielle dans la plupart des pays du monde. C’est un produit de consommation courante ou un médicament à part entière ? Aujourd’hui, c’est toute la médecine quiestdevenueunbiendeconsommation. L’homéopathie fait partie de lamédecine,ellen’estpasàpart.Il faut qu’elle soit aux mains des médecins. Car la fonction de l’homéopathie ce n’est pas d’être douce, c’est d’être efficace. La question de son efficacité ne se pose plus ? Les études qui la prouvent existent depuiscentans.Ilnefautpasoublier que l’homéopathie est née en même tempsquelesvaccins,àuneépoque où le médicament n’existait pas, et qu’elle avait de très bons résultats sur les patients. Actuellement, nous avons commencé à publier les résultats d’une large étude réalisée durant septansavec800médecinset8000 patients  : elle démontre l’efficacité des praticiens qui font plus d’homéopathie que d’allopathie. La Sécurité sociale est donc encline à la rembourser ? Effectivement, il n’y a plus de remise en cause du remboursement de l’homéopathie. Les différents gouvernementsontbiencomprisqueladérembourser impliquerait de rembourser davantage de médicaments allopathiques, dont le coût est plus élevé. L’homéopathie pousse les médecins à l’individualisation  : ils doivent avoir une vision globale de chaque patient et lui apporter une réponse personnalisée. Quelle est votre stratégie de développement ? Pour moi le chiffre d’affaires n’est pasunefinensoi.Gagnerdel’argent estunimpératif,c’estcequinousfait respirer,maiscelanepeutpasêtre notre unique objectif. Pour se développer, l’entreprise doit avoir un projet. Celui de Boiron, c’est le développement de l’homéopathie. Nous voulons la mettre à la disposition d’un maximum de médecins, en Franceoùnousréalisons55%de notre activité, comme à l’international. Quels pays visez-vous plus particulièrement ? Nous réfléchissons à notre développement en Inde, premier pays au monde pour l’homéopathie. Aujourd’hui, nous sommes présents dans une cinquantaine de pays, parmi lesquels l’Espagne, les Etats- Unis, le Canada, le Brésil et la Russie. L’Italie est notre premier marché hors de France. Comment orientez-vous la recherche ? Nous travaillons sur les maladies lourdescommelecanceretlesida. Encoreunefois,ilnefautpasenfermer l’homéopathie dans des maladies légères. En cancérologie, elle constitue une aide au traitement, de plus en plus reconnue. Nous avions une réunion ausiègedébutnovembre avec des cancérologues de plusieurs pays. Plus généralement, nous travaillons sur la meilleure façon de produire de meilleurs médicaments pour une meilleure efficacité. Votre frère Thierry était directeur général et vous président jusqu’en 2010. Pourquoi avez-vous souhaité permuter ? En2010,j’aisentiqueceseraitbien de faire un nouveau « switch » avec Thierry, qui souhaitait prendre un peu distance et est devenu Président du conseil d’administration. J’ai repris la direction opérationnelle, aidée par Valérie Lorentz-Poinsot, qui est directrice générale déléguée. Notre mot-clé est centralisation. Paradoxalement,danscemondedeplusen plus connecté, il faut cadrer au plus près l’activité de nos filiales. Tout passe donc par nous, sauf les ressources humaines. Gérer les hommes se fait très différemment suivantlespaysetilfautquecesoit individualisé. Etes-vous toujours un patron social ? Ilyaquaranteans,j’aibouleverséles relations hiérarchiques chez Boiron. J’étais un révolutionnaire ! Chez nous,cesontlesmanagersquisontà la disposition des autres salariés et non l’inverse. Je suis frappé de constaterquelesbasesderespectetde savoir être que j’ai insufflées à l’époque sont toujours là et perdurent. Cette approche s’est traduite par 35 accords d’entreprise qui partent tous du constat que la performance sociale de l’entreprise est indispensable à sa performance économique. Les intérêts de nos actionnaires ne sontpasopposésàceuxdenos3600 salariés:cesontlesmêmes. Vous avez prévu de doubler les surfaces de production de votre siège de Messimy (Rhône). Il est donc encore possible d’avoir une activité industrielle en France ? LaFranceestunfabuleuxpaysde production à condition de bien utiliser les compétences de ses salariés parce qu’on les paye cher. Chez Boiron,100%denosproduitssont fabriqués par nos quatre laboratoires « Cheznous, les managers sont à la disposition des autres salariés etnonl’inverse » situés en France. Mais il est primordial que l’école s’ouvre sur l’entreprise et accepte de la faire découvrir aux enfants. Chaque semaine il faudrait que les entrepreneurs aillent dans les classes. Avec une meilleure connaissance de l’entreprise, toute la France se porterait mieux. PROPOS RECUEILLIS PAR BÉNÉDICTE ALANIOU
CAMPAGNE La fondation de France défend toutes les causes et le fait savoir Avec sa nouvelle campagne d’image signée par l’agence Altmann+Pacreau, la Fondation de France réaffirme sa raison d’être, son savoir-faire et son engagement. Dans les heures sombres que traverse la France, la nouvelle campagne d’image de la Fondation de France qui invite à défendre toutes les causes en appelant à plus de bienveillance sonne tragiquement juste. Directement inspirée du modèle américain du mécénat privé, la fondation a été créée en 1969 par André Malrauxpour « intervenir dans tous les domaines de l’intérêt général, donner réalité à toute action généreuse et répondre aux besoins immédiats des personnes les plus vulnérables ». « Sa spécificité et sa raison d’être, c’est de défendre toutes les causes, en témoigne les 775 fondations qu’elle héberge ou encore les 9 500 projets soutenus en 2014 », insiste Sabine Lenglet, directrice de la communication. Elle abrite ainsi la Fondation d’Aide aux Victimes du Terrorisme (FAVT), créée en 2012 et dontl’objetestde « definancertous projets ou actions visant à préparer oumettreenœuvreuneaideauxvictimes du terrorisme ou aux ayantsdroit de celles-ci. ». Après les attentats du début d’année, aégalementétécréésoussonégide, « leFondsdu11janvier » pour « soutenir des initiatives de la société civile,danslecadredelalaïcité,enfaveur de la citoyenneté et du respect de l’autre, du dialogue interculturel, de la connaissance du fait religieux, de la cohésion et du vivre ensemble ». milibris_before_rename Réhumaniser et réchauffer Reste que malgré toutes ses actions, la Fondation de France reste peu connue, ou plutôt mal connue, et souffre de ne pas être clairement identifiée. « Peu de gens savent vraiment ce qu’elle fait, ce qu’elle défend », explique Olivier Altmann, président fondateur de l’agence de publicité Altmann+ Pacreau. C’est partant de ce constat que l’ancien coprésident de Publicis Conseil, a construit la nouvelle campagne intentionnelle « la Fondation de toutes les causes ». Avec cette campagne, non seulement la Fondation réaffirme sa raison d’être, son savoir-faire et son engagement, mais elle s’offre aussi uncoupdejeune. « Nousavonsaussi voulu réhumaniser et réchauffer la Fondation pour être plus proche des gens, plus grand public, plus accessible et plus humain », poursuit OlivierAltmann.Finilenoiretblancet l’austérité des précédentes campagnes, la Fondation de France communique tout en couleur. La campagne qui sera très largement diffusée en affichage et en presse quotidienne, met en scène trois personnages sereins mais déterminés, qui expriment leur volonté d’agir en soutenant efficacement les causes qui leur tiennent à cœur. « Je ne donnepaspourlecancer,paspourla planète, pas aux sans-abris. Je donne aux trois à la fois. », affirme une jeune femme brune. « Quel est le point commun entre un chercheur et MÉDIAS ET COMMUNICATION ÉCONOMIE 05 un chien d’aveugle ? Ma générosité », déclareuneautrefemmesouriante.Etunhommeencaban,dans laforcedel’âge,d’ajouter  : « Combattre la pauvreté dans le monde ne m’empêche pas de combattre la drogue dans mon quartier. » SANDRINE BAJOS COMBATTRE LA PAUVRETE DANS LE MONDE E WEMPECNE PAS DE COMBATTRIII tA DRO6UE DANS MON QUARTIER. LA fay UE TOUES LES CAUSES dm. hm dee idumdmireby IbM. 411 C'est en préservant la biodiversité que l'on produit davantage de café de meilleure qualité. La qualité du café étant liée à la qualité des terroirs, nous avons signé un partenariat en 2003 avec Rainforest Alliance qui nous accompagne depuis dans le développement de la biodiversité de nos fermes. En effet, seulement 2% de la production mondiale de café répondant à nos standards, la seule façon de répondre à notre croissance a été de développer le nombre d'exploitations produisant du café de grande qualité. Pour en savoir plus sur les démarches de notre entreprise rendez-vous sur www.nespresso.com/entreprise (DR.) *SPRESSO 1..4 Fr, olf Ili. ilr 4 il « SONNE PAS POUR LE Cr HCF11. PAS POUR LA PLANE, PIS AUX SANS-ABRIS. JE HUE AUX TROIS A LA FOIS  : F IIE TINTES LES 4 MF@ LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 23 NOVEMBRE 2015



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