Le Parisien Economie n°1123S 23 nov 2015
Le Parisien Economie n°1123S 23 nov 2015
  • Prix facial : 1,20 €

  • Parution : n°1123S de 23 nov 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (278 x 375) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 7 Mo

  • Dans ce numéro : inconnus en France, stars à l'étranger.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 20 - 21  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
20 21
20 CARRIÈRES AU CŒUR DE L'EMPLOI (Voisin/Phanie.) OPPORTUNITÉS LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 23 NOVEMBRE 2015 I L’immobilier recrute à tous les niveaux Ce secteur très ouvert reste un formidable ascenseur social. A condition d’avoir envie d’apprendre et d’être doté de qualités d’écoute et d’empathie. « De la transaction à la gestion locative, la polyvalence est une garantie d’employabilité » 300 000 professionnels dans le secteur de l’immobilier en 2014(sourceFNAIM) milibris_before_rename réseau nous a encore réclamé des campagnes de publicité l’an dernier. » Franklin « Notre Evraert, directeur des ressources humaines du réseau Guy Hoquet, le confirme  : son enseigne recrute et a besoindelefairesavoir.Maisil ne l’a pas regretté. « Cela a encore augmenté notre notoriété et nous a facilité la tâche. Chaque opérationgénèreunaffluxdeCVextraordinaire. » Rares sont, en effet, les secteurs aussi ouverts. « L’immobilier draine traditionnellement des profils de tous niveaux et toutes catégories sociales et ce encore plus quand on propose deformerlescandidats, poursuit ce recruteur. C’est un formidable ascenseur social  : un jeune qui rentre sera formé trois semainesdansnotreécoledevente. » « Beaucoup de nouveaux entrants sont passés par la case Pôle emploi, observe Thierry Cheminant, directeur et responsable pédagogique de l’ESI, l’Ecole supérieure de l’immobilier. Notre école forme de plus en plus de demandeurs d’emploi parce qu’ils savent qu’il y a des postes à pourvoir. » Cette filiale formation de la FNAIM (Fédération nationale de l’immobilier) propose un large choix de certifications, à l’image des postes à pourvoir. « Trois des métiers les plus tendus sont les métiers de transaction, mais aussi la gestion locative et les activités de syndic. » L’Ecole forme en alternance 420 étudiants par an,duniveauBTSauMaster. « Etencore, on reste largement en dessous desbesoinsdumarchécariln’yapas que les grandes enseignes qui recrutent. Les bailleurs sociaux, les mairies et les collectivités sont aussi de gros pourvoyeurs de postes. » Malgré tout, ne travaille pas forcément dans l’immobilier qui veut. « Nousrecrutonsenviron40% de profils avec une expérience commercialeetplusdelamoitiédedébutants à qui nous proposons un programme de quinze semaines d’intégration », confie Olivier Colcombet, directeur général du réseau OptimHome. Mais la qualité de la formationnesertàriensansunpréalable essentiel. « Je cherche avant tout d’excellentes relations humaines, des qualités d’écoute et des profils orientés services. Il faut savoir donner de l’importance au projet de vie de l’acheteur ou du vendeur. C’est laleb.a.-badumétier. » Debellescarrières Mais les recruteurs promettent ensuite, aux élus, de belles carrières. « L’enjeu est important pour le collaborateur comme pour son employeur quidoitessayerdelefidéliser », analyse Franklin Evraert. Chez Guy Hoquet, 25% des conseillers ont évolué vers des postes de responsables d’agence. « Nous assurons 5 000 jours de formation par an sur l’ensemble du réseau et proposons régulièrement à nos collaborateurs avec une certaine expérience de passer une VAE, une validation des acquis de l’expérience. » « Pourréussiretdurerdanscesecteur, il faut avoir le goût d’apprendre, insiste Thierry Cheminant. Au-delà des aspects réglementaires qui changent très souvent, beaucoup de profils passentdelatransactionàlagestionlocative. Etre polyvalent est une garantie d’employabilité. Les métiers de la transaction sont tellement liés à des facteurs extérieurs comme le montant des taux d’intérêt ou la conjoncture économique qu’il peut être intéressantdeserepliersurdelagestionoù lesrevenussontplusfixes. » « Avec lesbonsoutils,unprofilpeutfaireune carrière incroyable n’importe où, assure Olivier Colcombet qui évoque volontiers le parcours de son « meilleur » commercialdumoment. « Ilest baséàLunéville,enLorraine,etpasà Saint-Tropez ni à Courchevel ! » CÉLINECHAUDEAU EN SAVOIR PLUS À LIRE « Les métiers de l’immobilier », de Pascale Kroll, éditions L’Etudiant, 2013, 134 pages. 12,90 € . « Les techniques immobilières en 40 fiches », de Sophie Bettini et Serge Bettini, éditions Dunod, 2013, 208 pages. 18,90 € . À CONSULTER Le site de l’Ecole supérieure de l’immobilier pour les formations diplômantes et continues  : www.groupe-esi.fr Les cadres expérimentés recherchés Les rémunérations sont très attractives. L es temps changent. « Depuis trois ou quatre ans, nous étions en baisse continue de recrutement, se souvient Bern Terrel. Or, cetteannée,onaobservéunvrairebond. » Directeur associé du cabinet Arthur Hunt, ce spécialiste des profils de cadres dans l’immobilier recrute activement des négociateurs immobiliers, technico-commerciaux et autres responsables des ventes et chargés d’affaires avec l’objectif de remplir les futurs carnets de commandes. Grâce au dispositif fiscal avantageux de la récente loi Pinel, particuliers et investisseurs s’intéressenteneffetdenouveauàl’immobilier neuf. « Les cadres les plus recherchés sont ceux qui ont entre deux et dix ans d’expérience. Ils sont demandés à 40% pour des postes en Île-de- France suivie par les régions Rhône- Alpes et Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Leur rémunération peuvent être de 15% à 20% supérieuresàlamoyennedessalairesde cadres… » Deux à dix ans d’expérience Frederic Rei, directeur de la division immobilier et construction chez Page Personnel note un dynamisme lié aux programmes immobiliers lancés en2015. « Rienquepourlapromotion immobilière, nous avons enregistréunehaussede25%entre2014 et2015surlespostesencommercialisation et prospection foncière. » Ce consultant relève aussi de fortes demandes sur des métiers davantage liés au bâtiment. « Dans le cadre d’un programme immobilier, tous les postes de gestion technique sont naturellement prisés et en tension, comme dans le secteur du bâtiment de façon plus générale. » Parmi les profils demandés, les chefs de chantier et conducteurs de travaux sont évidemment courtisés. « Là aussi, des capacités de management sont unvraiplus.Quelquesoitlemétier, avecunpeud’expérienceetdesformations,ilyaunemobilitéversdes postes d’encadrement d’équipes. » « Parmilespostesenfortedemande, on trouve des responsables de programmes, chargés de commercialiser un programme de résidences, et aussi des ingénieurs spécialisés pour gérertoutcequitoucheàlamaîtrise d’œuvre technique, en chauffage par exemple », ajoute Bern Terrel. Chez Arthur Hunt également, les managers sont particulièrement recherchés. « Les bons profils techniques n’ont pas forcément tous une expérience en encadrement. Or, pour un poste sur deux aujourd’hui, on nous demande des compétences en management. »
rjup4.ig.+mlemeà, rià11 il. BO* 1. ik.. ïic-  : tilt:.I ! b milibris_before_rename TÉMOIN « Nous recherchons de l’empathie, de l’enthousiasme et de la ténacité » (DR.) Laurent VIMONT président de Century 21 France Ne lui demandez surtout pas son candidat idéal. « On n’a jamais été capable de définir un profil type du bon collaborateur, observe Laurent Vimont. Par nature, l’immobilier, de façon générale, est un excellent intégrateur social sans discernementd’âge,desexenimêmede niveau de diplôme. » Le président du groupe Century 21 France n’est pas peu fier d’afficherdesprofils « entre22anset Rejoigneznousentantque Consultant Immobilier ! 60 ans », « hommes et femmes », « issus de l’immigration » et surtout avec un spectre de formation très large, « de bac -3 à bac + beaucoup ! ». Mais si l’enseigne est aussi ouverte, c’est qu’elle recrute beaucoup. « Onévoluedansuneactivité commerciale avec un turnover inévitable et, en plus, des créations de postes régulières. » Ce spécialiste rappelle ainsi que la profession ne détient que 45% à 50% du marché, la vente entre particuliers étant très développée en France. « Il y a toujours des parts de marché à gagner, et pour aller les chercher, il faut recruter sans cesse de nouveaux collaborateurs. » Et même si le site Internet enregistre chaque année entre 20 000 et 25 000 CV, Laurent Vimont en veut toujours plus. « Ce n’est pas suffisant, car la clé du recrutement, c’est le choix. Nous organisons chaque année deux opérations de recrutement relayées AU CŒUR DE L'EMPLOI CARRIÈRES 21 dans les vitrines de nos agences et même souvent par nos conseillers eux-mêmes. » Pour postuler, peu importe sa formation. « Les qualités requises sont avant tout à l’empathie, la capacité à comprendre l’autre, l’enthousiasme, l’envie d’apprendre, et enfin, la ténacité.Quandvousavezcesqualités, vous pouvez faire un beau parcours chez nous. » Pour le reste, l’enseigne se charge d’apprendre les ficelles du métier à ses jeunes recrues. Reste, ensuite, à les garder. « L’appartenance à une marque fidélise naturellement les collaborateurs, mais il faut rester vigilant. Sachant que la cause de turnover la plus fréquente est liée à l’absence de résultats, nous insistons sur la formation etlesuivitoutaulongdelacarrière. » Car,sinon,debellescarrières sont possible. « Une fierté personnelle  : en 25 ans, nous avons 350 patrons d’agence qui ont démarré chez nous comme assistant négociateurs. » JIM L’AVIS DE... « Les bac+ 5 ont la faveur des promoteurs » Arnaud MONTEIL manager de la division immobilier chez Robert Walters Quels sont les profils en tension ? Les métiers de la promotion immobilière génèrent toujours beaucoup de demande autour de deux grandes familles de métier. Les métiers du développement, d’une part, couvrent ce que l’on appelle communément la recherche foncière. D’autre part, les métiers du programme concernentlesprofilsquivontmonterles opérations et suivre l’ensemble du programme jusqu’à la livraison. Sur ces deux fonctions, les promoteurs selivrentàunecoursepour dénicher les meilleurs profils. Quelles sont les formations privilégiées ? Ce sont avant tout les filières d’ingénieur de type ESTP(l’École spéciale des travaux publics) ou des formations en école de commerce assorties d’un master spécialisé en immobilier. Pour ces postes, il s’agit toujours de profils à bac+5 minimum. La financiarisation du secteur et les contraintes réglementaires et techniques de plusenplusfortesontentraînéune professionnalisation de la filière. Recommandez-vous ces filières aux étudiants ? Absolument, notamment pour les postes en développement où l’on observe de belles rémunérations. C’estaussiunsecteurquioffredes perspectives d’évolution intéressantes. Il y a une dimension verticale évidente avec une possibilité d’aller vers le management d’équipe, mais aussi des perspectives horizontales avec despérimètresdeplusenplus largesetdesfonctionsdeplusen plus transverses. D’ailleurs, on voit aujourd’hui des profils capables de gérer l’ensemble de la chaîne immobilière, depuis l’identification d’un terrain jusqu’à la livraison, en passant par le montage financier. Propriétés, Yachts, Jetprivés  : Engel &Völkers vousdonne accèsàune clientèle hautde gamme et internationale. Entrez dans un monde exclusif dans lequelvousvous sentirez comme chez vous et qui vous ouvrira de nouvelles perspectives. Faites vôtre le succès du N°1 de l’immobilier de prestige en Europe. Postulez maintenant et rejoignez notre équipe à Paris  : www.engelvoelkers.com/2000paris Tél. 01 53 70 46 70 Paris.hr@engelvoelkers.com ENGEL&VÔLKERS LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 23 NOVEMBRE 2015



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :