Le Parisien Economie n°1120S 20 nov 2017
Le Parisien Economie n°1120S 20 nov 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1120S de 20 nov 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 8 Mo

  • Dans ce numéro : communication de crise, mode d'emploi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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twipe_ftp LE PARISIEN LUNDI 20 NOVEMBRE 2017 ÉCO 16 REBONDIR @LeParisien_Eco Elle quitte la finance pour lancer le Tinder de la colocation C’est en discutant avec des clients entrepreneurs que cette banquière a décidé de changer de voie. Patronne à 26 ans, elle se dit bien plus épanouie qu’avant. PAR CYRIL PETER bizarre de ne plus avoir personne au-dessus de ma tête. » C’est Lauren Dannay a les yeux qui pétillent quand elle raconte son échappée  : elle a quitté le statut « confortable » de s a l a r i é e en C D I p our « l’aventure » entrepreneuriale. Avec son ami Alexandre Assal, la Parisienne a créé en début d’année Whoomies, une application mobile pour trouver le colocataire idéal selon l’âge, la profession ou encore les centres d’intérêt. La grande brune de 26 ans, dont le père notaire est devenu entrepreneur dans l’immobilier au même âge, suivait jusque-là un p a r c our s l i n é ai r e  : licence de droit à l’université Paris 2 Panthéon-Assas (VI e) , stages dans des cabinets d’avocats, puis master en gestion de patrimoine à Paris-Dauphine (XVI e) , avec une année en alternance dans une banque privée, filiale de Natixis, qui l’embauche deux mois après l’obtention du «SANS CARICATURER, LA BANQUE, C’EST MISOGYNE, TRÈS HIÉRARCHIQUE ET TRÈS POLITIQUE» Machine à café Désigne un appareil mélangeant du café lyophilisé avec une eau poussiéreuse grâce à un système de tubes à l’hygiène douteuse. Provoque une dépendance médicalement reconnue. Haut lieu de convivialité de l’univers professionnel, l’espace autour de la machine à café favorise les discussions informelles entre collègues sur leur dernier week-end, la Ligue des champions, le physique de la nouvelle nana du marketing, ou leur plan secret pour être muté dans un autre service. EXTRAIT DU « PETIT DICTIONNAIRE ILLUSTRÉ DE L’ENTREPRISE ». ÉDITIONS DIATEINO. 160 PAGES. 14,90  € . TEXTES ET DESSINS DE FIX  : WWW.FIX-DESSINATEUR.COM diplôme ! Son rôle ? Gérer la fortune de patrons cédant des entreprises qui ont « cartonné ». La « banquière privée junior », qui touchait 20 000  € de bonus par an, se souvient  : « Ce que j’aimais, c’était le contact avec les clients. On rentre dans l’intimité des gens qui vous racontent la vie de leurs enfants, Petit Dictionnaire illustré comment ils ont bâti leur patrimoine… » Mais la jeune femme n’est pas épanouie  : « Sans caricaturer, la banque, c’est misogyne. À des réunions, je n’étais qu’avec des mecs qui n’écoutaient pas mon avis. Et puis c’est très hiérarchique, très politique. Il y a beaucoup de lèche-bottes qui se tirent dans les pattes pour gravir les échelons. J’ai tenu LE MOT DE LA FIN L’application imaginée par Lauren Dannay et son meilleur ami permet de mettre en contact des colocataires selon des critères d’âge, de profession et de centres d’intérêt. parce que mon manager était à l’écoute. » À l’époque, Lauren vit en colocation à Paris avec « Débo ». Une amie qui n’a pas le même rythme de vie. « Je n’en pouvais plus », confie-t-elle. La banquière partage alors s on d é s a r r o i a v e c s on « meilleur pote », Alexandre, qui lui galère pour se loger à Londres (Royaume-Uni). Les 3)EPoIS coc LA MAG1iK16- Â CfFé EST £hI (i)AtInle, Ont te- Se- Peu" PLuS Que PAtt LP/JEAN NICHOLAS GUILLO futurs associés font le même constat  : « C’est fou qu’il n’y ait pas de Tinder (NDLR  : application de rencontres) pour la coloc ! » Pendant deux mois, le duo se retrouve « de 20 heures à 2 heures du matin » pour sonder des amis « sans dévoiler l’idée », établir un business plan… En quête de financement, Lauren essuie plusieurs refus auprès de banques avant de faire jouer son réseau. Et de taper dans l’œil d’un investisseur  : « Un ancien chef d’entreprise dans l’industrie qui travaille avec papa », décrit-elle. Ce dernier mise 300 000  € . La moitié sert à payer une équipe de développeurs pour créer l’appli. L’autre contribue, entre autres, à communiquer et à recruter. Incubée dans les locaux de Dauphine, la start-up emploie deux commerciales chargées de démarcher agences immobilières et écoles. Depuis un an, Lauren savoure enfin « l’autonomie » mais ne se paye toujours pas. Heureusement, la patronne a signé une rupture conventionnelle avec son ex-employeur. Ce qui lui permet de toucher 70% de son ancien salaire fixe. « C’est un filet de sécurité qui rassure », reconnaît-elle. Ses droits prendront fin dans un an. Le temps de soigner le décollage de sa « boîte », présente à Paris, à Londres et, d’ici l’an prochain, à New York (Etats-Unis).



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