Le Parisien Economie n°1030S 30 oct 2017
Le Parisien Economie n°1030S 30 oct 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1030S de 30 oct 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 8,3 Mo

  • Dans ce numéro : Mounir Mahjoubi face aux entrepreneurs.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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twipe_ftp LE PARISIEN LUNDI 30 OCTOBRE 2017 é é ÉCO 4 Mana FACE AUX ENTREPRENEURS @LeParisien_Eco « Que nos diplômés partent, ce n’est pas un problème, mais on a envie qu’ils reviennent » ITIMOTHÉE RAMBAUD Comment retenir nos diplômés et attirer des talents étrangers dans les secteurs en tension ? Que ces diplômés partent, ce n’est pas un problème mais on a envie qu’ils reviennent. Avec la densité entrepreneuriale actuelle, les opportunités n’ont jamais été aussi grandes. Pour les étrangers, il faut faire mieux que le French Tech Ticket ou le French Tech Visa, destinés l’un aux entrepreneurs et l’autre aux talents embauchés par une start-up française sur des métiers technologiques. Qu’envisagez-vous ? Je vous annonce un nouveau programme  : « le Start-up Tour, on se dit tout ». Je vais rencontrer des jeunes entreprises dans une quinzaine de villes pour identifier les compétences qui leur manquent. Ensuite, je travaillerai avec le ministère de l’Intérieur pour faciliter le recrutement des étrangers sur les métiers en tension. «LES COMPTABLES, IL VA FALLOIR RÉINVENTER LEUR MÉTIER» Frédéric Rodriguez 52 ANS, FONDATEUR DE GREENFLEX À PARIS (IXe) C’est intéressant de rencontrer un ministre issu de la société civile. Il est enthousiaste et comprend bien les problématiques de terrain. C’est nouveau. Il est conscient de sa mission transverse sur les grands enjeux numériques. J’ai confiance sur sa vision et ce qu’il a envie de faire. Il peut créer de la valeur en encourageant les start-up, notamment à l’international. Pour la formation liée aux nouveaux métiers du numérique, il va être une locomotive. Alma Guirao 30 ANS, FONDATRICE DE HANDSAWAY ET CITEAZY À PARIS (XVIIIe) Je viens d’une cité du XIX e arrondissement et j’ai forcément été touchée quand il en a parlé, de façon spontanée et proche du peuple. Il a affirmé vouloir faire accéder les jeunes des quartiers prioritaires à la formation et aux métiers du numérique. Il n’a pas oublié ses racines et d’où il vient. Mais par rapport aux données et aux algorithmes, tout rendre transparent peut être dangereux pour une entreprise. Je trouve qu’il faut pouvoir garder ses secrets de fabrication. Mounir Mahjoubi souhaite donner aux petites entreprises dès 2018 un outil pour faciliter leur passage au numérique. LE DEBRIEF IÉLODIE RIGAUD Quels sont les emplois menacés par le numérique ? Les comptables, par exemple. Ce travail de saisie et de contrôle des informations est mieux fait par les ordinateurs, plus rapides et moins chers. Il va falloir réinventer leur métier. Concernant les salariés dont l’emploi se dénature sans que leur employeur investisse pour les reformer, on a mis 15 Mds € dans le cadre du plan d’investissement 2018- 2022. Comment aider les TPE-PME à passer au numérique ? Leur problème est souvent de savoir par où commencer, avec qui, combien ça coûte. On vient de charger Philippe Arraou, l’exprésident des experts-comptables, de s’occuper des plus petites entreprises. Une plateforme, accessible début 2018, leur permettra d’avoir des budgets, des contacts de prestataires, etc. Mon objectif est d’aider l’an prochain 1 million d’entreprises à faire le premier pas numérique. Thimotée Rambaud 38 ANS, COFONDATEUR DE LEGALSTART À PARIS (Xe) J’ai plus eu l’impression de parler à un entrepreneur qu’à un ministre. C’est très encourageant pour nous mais aussi pour tous les Français, car il a une vraie logique de formation pour répondre aux besoins de l’économie numérique. La numérisation de l’administration est un sujet fort pour LegalStart, car on travaille beaucoup avec les pouvoirs publics pour simplifier la vie des entrepreneurs. On a pris date pour poursuivre la conversation prochainement ! ITHIMOTHÉE RAMBAUD Quels sont les garde-fous pour encadrer l’usage des algorithmes ? Parfois, une décision prise par un algorithme est plus juste que celle d’un directeur de service, y compris dans l’administration. Néanmoins, il faut que tout le monde connaisse les règles du jeu. Je viens de signer les décrets contraignant les entreprises, dont les plates-formes mondiales d’e-commerce, à être transparentes. Elles devront afficher sur la page de résultats leurs critères de recommandations d’un produit ou d’un service. IFRÉDÉRIC RODRIGUEZ Quid de la transformation numérique de l’Etat ? Le gouvernement s’est engagé à dématérialiser toutes les démarches et à créer une identité numérique, d’ici 2022. On travaille sur un seul identifiant pour la CAF, la Carte vitale, etc. La solution sera choisie en janvier. Ce pourrait être une carte à puce ou un système de vérification par SMS comme pour un achat en ligne. Élodie Rigaud 26 ANS, COGÉRANTE DE RIGAUD & FILLES À WAMBRECHIES (NORD) J’ai appris plein de choses sur les start-up. J’ai entendu des mots que je ne connaissais pas ! Pour moi, c’est un univers inconnu. Mais j’ai aussi pu échanger sur l’artisanat. Je m’étais renseignée et je savais qu’il avait passé un CAP cuisine. J’ai pu lui parler de la plate-forme d’e-commerce que la Confédération de la boucherie met en place et qui permettra à ses membres d’avoir leur site Internet à faible coût et vendre leurs produits en ligne. Il m’a demandé des informations sur le sujet. Man Man... Man Man nanan agenda De mercredi à dimanche Le salon des jeux vidéo Sound designer, animateur, développeur… les équipes de 17 écoles et centres de formation participent à la 8 e édition de la Paris Games Week. L’occasion pour les jeunes filles, intéressées par le secteur très masculin du jeu vidéo, de se renseigner auprès de l’association Women in Games France, également présente. Comme l’an passé, un espace sera dédié aux jeux créés en France. Du mercredi 1er au dimanche 5 novembre, de 8 h 30 à 18 h 30 (sauf dimanche, fermeture à 18 heures). Paris expo, Porte de Versailles (XV e). Plein tarif  : 19  € . Étudiants  : 15  € . Tarif unique le samedi  : 20  € . Renseignements  : www.parisgamesweek.com. Jusqu’au 17.11 Des idées pour l’hôpital du futur Faciliter l’accès à l’hôpital, réduire le gaspillage énergétique, repenser le parcours de soins… Lancé par Engie, l’appel à projets pour « la rénovation du patrimoine hospitalier » s’adresse aux entrepreneurs qui innovent pour l’hôpital de demain. À la clé  : un prix de 5 000  € et un éventuel partenariat avec l’énergéticien. Inscriptions jusqu’au vendredi 17 novembre  : Innovation.engie.com/fr/appels-a-projets. Le livre L’histoire économique de la France De la création du franc à la naissance de l’impôt sur le revenu, en passant par la loi sur les accidents du travail, l’historien Gérard Vindt analyse une soixantaine d’événements économiques et sociaux qui ont marqué la France. Sans langue de bois, l’auteur s’intéresse aux pages noires de l’histoire du pays en s’attardant notamment sur l’économie esclavagiste et la collaboration du patronat avec les nazis. Les grandes dates de l’histoire économique et sociale de la France, Editions Alternatives économiques/Les Petits matins, 384 pages. Prix  : 16  € . IS:mzusla 4 direecton de Gérald Vin&r,› i'DES DATES
LUNDI 30 OCTOBRE 2017 LE PARISIEN 5 www.leparisien.fr/ecoMÉDIAS ET COMMUNICATION ÉCO twipe_ftp La pub qui mise sur le bouche-à-oreille BANQUE EN LIGNE Boursorama a lancé il y a un mois une campagne publicitaire décalée. Il y est question de vacances, de livres, de soirées ou de films « bof ». PAR VIRGINIE DE KERAUTEM Quand Boursorama livre son cahier des charges aux agences pour penser sa nouvelle campagne publicitaire, un élément fait tilt dans l’esprit des créatifs de chez Buzzman  : « 47% des nouveaux clients sont prêts à recommander la banque en ligne à leur entourage ». « Cette idée de recommandation était un truc très saillant, explique Thomas Granger, viceprésident de Buzzman, car aujourd’hui c’est une notion centrale dans la vie des gens, que ce soit sur Internet ou avec ses amis, sa famille. Quand on recommande quelqu’un ou quelque chose, on s’engage ». Si bien que lorsque l’agence indique à Boursorama son intention d’articuler sa campagne autour de cette idée, elle remporte l’appel à projets. « On ne se lève pas le matin en se disant « Il n’y a rien de pire que d’être moyen. Personne ne parle de ce qui est moyen… », martèle la nouvelle campagne de pub de Boursorama sur un ton humoristique. r 47% des nouveaux clients se disent prêts à recommander la banque en ligne à leur entourage UBER #AvancerAvecVous wahou, je vais m’ouvrir un compte courant », s’amuse Benoît Grisoni le directeur adjoint de Boursorama. Malgré tout, la banque en ligne veut un slogan publicitaire universel et percutant, sans perdre sa crédibilité, un peu comme une pub pour les pâtes. « Et si l’on veut toucher les jeunes, l’humour est une bonne piste », indique le dirigeant de la banque, désormais engagée pour un an auprès de Buzzman, après sept ans passés aux côtés de BETC. « Il n’y a rien -. ; m+ààb wMq ig -Tr.rrore oem.ennett  : It_e ; le-Aellgag 11 BOOM - itioa-:'Magali" ! OOOOOO es 000a t3 « « « « ^ OOO 72 Ire a romeres : de pire que d’être moyen. Personne ne parle de ce qui est moyen… » sont les phrases qui ponctuent le clip, tourné à Barcelone (Espagne) en septembre. VISER 2 MILLIONS DE CLIENTS Plusieurs saynètes s’enchaînent ainsi au rythme d’une version réorchestrée de « Parce que tu crois », de Charles Aznavour. L’une montre les affiches de campagne d’un homme politique fictif avec ce slogan, « Pour une France bof », ou bien encore Quand il quitte sa maison de Meaux (77), c'est généralement en fin d'après-midi pour travailler jusqu'à minuit. « Je peux rester plus tard quand il y a des concerts, la Fashion Week ou des matchs au Stade de France. Mais quelle que soit la durée de ma journée, je pars toujours dans un état d'esprit positif car je ne sais jamais comment va se dérouler la suite. » Dramane aime la nouveauté et les expériences variées. Après la classe de 3e, ce fils d'une famille joyeuse de dix enfants entreprend des études, en apprentissage, dans la restauration d'abord puis dans le bâtiment. Sa vie prend un tournant nouveau quand il signe un contrat de six ans avec l'armée de terre. Il part au Liban comme casque bleu, effectue des stages commando en Nouvelle-Calédonie ou en Polynésie ou encore assure des missions de surveillance en France. four des n vacances mitigées PubLicommuniqué Dramane, chauffeur avec Uber entre les entraînements C'est là que son caractère se forge. « L'armée m'a appris à apprécier le travail bien fait. Mon véhicule est propre, je suis bien habillé, je respecte mes clients et ce petit mot laissé sur l’oreiller de son amant  : « J’ai connu mieux, à très vite ». Tout s’achève sur le fait que recommander sa banque est sans doute bon signe. Ces versions, de 12 à 45 secondes, passent à la télévision depuis le 8 octobre et pour un mois, à la radio depuis jeudi dernier et sur les réseaux sociaux, sans oublier une déclinaison sur panneaux d’affichage. Peu disert sur son budget, Boursorama a toutefois concédé avoir dépensé 18,3M € d’investissements publicitaires bruts pour le lancement de cette nouvelle plate-forme. « L’enveloppe média a, selon Benoît Grisoni, légèrement augmenté, de 10 à 20%, par rapport à la campagne précédente ». Une hausse qui semble bien légère comparée à l’ambition de la banque de doubler son portefeuille de clients d’ici 2020 pour atteindre 2 millions de personnes. Le tout dans un contexte concurrentiel terrible que l’arrivée d’Orange Bank le 2 novembre ne va qu’accroître. au final, la notation est bonne  : c'est un vrai moteur. » La motivation de Dramane, c'est le plaisir sincère de la rencontre  : « J'apprécie ma relation avec les passagers car on parle de tout et de rien. Lorsqu'ils montent dans mon véhicule, je suis attentionné et je m'intéresse à eux, ils adorent les chauffeurs à l'écoute. J'ai la chance d'apprendre plein de choses avec des personnalités très variées ». « Ce que je fais, je le fais pour moi. » Aujourd'hui, c'est son indépendance qu'il aime, celle qui lui permet de ne jamais sacrifier sa vie personnelle. « Je continue d'aller dans ma salle de sport six jours sur sept, c'est ce qui me permet d'être en forme et à l'aise dans mon boulot. Je gagne bien ma vie et, surtout, tout ce que je fais, je le fais pour moi. » Comme Dramane, découvrez un métier où vous choisissez quand vous travaillez. Rendez-vous sur unmetierpourmoi.fr BOURSORAMA.



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