Le Parisien Economie n°1023S 23 oct 2017
Le Parisien Economie n°1023S 23 oct 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1023S de 23 oct 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 5,7 Mo

  • Dans ce numéro : étudiants et déjà entrepreneurs.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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twipe_ftp LE PARISIEN LUNDI 23 OCTOBRE 2017 ÉCO 8 BUSINESS PROSPECTIVE @LeParisien_Eco 1 Quand vous choisissez un nom pour votre boîte, soyez audacieux NAMING Choisir l’identité de sa future entreprise peut vite devenir un casse-tête. Faute de recette miracle, rien ne vaut l’originalité. PAR MURIEL JAOUEN le blason de l’entreprise. Les modes auront beau passer, l u i de me u r e r a. C’est Alors, quand il s’agit de trouver un nom pour sa boîte, autant ne pas se tromper. Pas si simple en réalité. D’autant plus que sa pertinence apparaît rarement du premier coup, mais se reconnaît plutôt « à l’usage ». « Il n’y a pas de nom idéal. Pas plus qu’il n’y a de recette magique. Mais il doit être assumé par le chef d’entreprise », prévient Cyril Gaillard, fondateur de Bénéfik, agence spécialisée dans la création de noms de marques. ÉVOQUER PLUTÔT QUE DÉCRIRE Il est donc conseillé d’opter pour un nom en phase avec son intention entrepreneuriale. « Le mieux est de lister quelques mots-clés qui vont caractériser l’offre, la cible, la raison d’être de l’entreprise et, à partir de là, se livrer à des combinaisons de mots, de syllabes, de sons, de lettres », conseille Sophie Gay, fondatrice de l’agence Namibie. Et vive l’imagination ! On évitera en effet les termes très descriptifs. Accoler du « bâti » au bâtiment, du « brico » au brilocage ou de l’« immo » est non seulement inutile, mais également pénalisant quand il sera question de développer de nouvelles offres. Les entrepreneurs les plus ambitieux LP/MATTHIEU DE MARTIGNAC. Au moment d’inventer sa marque, il convient de lister quelques mots-clés qui vont caractériser l’offre, la cible et la raison d’être de son entreprise pour aboutir à un résultat qui frappe les esprits. seront d’ailleurs bien avisés de s’assurer que le nom retenu soit prononçable à l’étranger et que sa traduction ne prête pas le flanc à quelques dérapages sémantiques. La force d’un nom peut tenir à plusieurs facteurs  : facilité de prononciation, puissance évocatrice, potentiel mnémotechnique, etc. Mais sa pertinence reste inévitablement suspendue à un critère beaucoup plus prosaïque  : la disponibilité juridique. Avec 600 000 noms déposés à l’Institut national de la propriété industrielle (INPI), donc déjà.. La valorisation des acquis devient plus simple DIPLÔMES Le 1er octobre, l’accès à la valorisation des acquis de l’expérience (VAE) a été modifié afin que davantage de salariés puissent en bénéficier. PAR JEAN-MARC ENGELHARD PLUS DE 300 000. C’est, selon la Direction de l’animation, de la recherche, des études et des statistiques (DARES), le nombre de personnes ayant obtenu un diplôme par le biais de la validation des acquis de l’expérience (VAE) depuis la création de ce dispositif en 2002. Trop peu ? Peutêtre, puisque dans le cadre de la loi Tr av ai l p o r t é e p a r My r i a m El Khomri, cette voie pour obtenir une reconnaissance officielle de ses compétences a été simplifiée. Premier changement de cette réforme entrée en vigueur le 1er octobre dernier : la durée de l’expérience professionnelle requise pour présenter un dossier de VAE. Jusqu’ici, elle était de trois ans. Elle a été ramenée à un an. « C’est une reconnaissance forte de l’expérience de terrain », remarque David Rivoire, fondateur de VAE Les 2 Rives, cabinet spécialisé dans l’accompagnement des candidats à la VAE. Pour autant, pas sûr que dans les faits, les jurys chargés de valider les dossiers acceptent plus facilement des candidats ne présentant qu’une année d’activité professionnelle… « Ce changement sera par exemple utile à des jeunes qui, ayant raté de peu leur diplôme, pourront un an après leur entrée dans la vie active, tenter de l’obtenir par la VAE », note cependant David Rivoire. Autre évolution, la nature des activités pouvant être prises en compte. « En plus de celles des professionnels salariés, les candidats peuvent également appuyer leur demande sur du bénévolat, des périodes d’apprentissage et même des stages, indique David Rivoire. Pour autant, l’expérience professionnelle va continuer à primer. Il faut donc que celle-ci soit significative pour entamer la démarche ». UN OUTIL DE FIDÉLISATION Si la validation des acquis de l’expérience reste avant tout une démarche personnelle, certaines entreprises encouragent leurs salariés à se lancer. Même si parfois, les responsables de ressources humaines craignent que les intéressés, une fois diplômés, en profitent pour aller vendre leurs compétences à la concurrence. « C’est l’inverse qui se produit, assure David Rivoire. L’aide apportée à un collaborateur afin de faire reconnaître formellement ses compétences se traduit par davantage d’attachement à son employeur ». Encourager la VAE peut même constituer un avantage concurrentiel. En matière de sous-traitance, par exemple, les donneurs d’ordre se penchent souvent sur la qualification des équipes de leur prestataire. Et dans ce contexte, mieux vaut avoir des salariés diplômés ! Par ailleurs, dans les petites entreprises, la VAE peut aussi avoir un avantage très pratique  : elle génère moins d’absences qu’une formation complète. 12Parisien.fr ÉCO tr préemptés, l’originalité est une obligation. « Un nom doit frapper les esprits et attirer l’attention. C’est le sens de la tendance actuelle, aux suites de lettres ramassées et improbables  : Qwant, Cheerz, Joon… », explique Marcel Botton, directeur général délégué de l’agence Nomen. GARDEZ-VOUS DE L’AVIS DE VOS PROCHES Faut-il valider une idée auprès de ses proches ? Surtout pas, répond Cyril Gaillard  : « On tomberait immédiatement dans le piège du j’aime - j’aime pas. Pire  : le j’aime pas viserait surtout les propositions les plus originales. » Certes, les services d’une agence de création de nom ont un coût  : de 4 000  € , pour le premier niveau de conseil et de création, à 15 000  € pour des prestations plus étoffées incluant l’accompagnement juridique. Certains prestataires, comme Nomen, proposent toutefois des offres low-cost, à partir de 2 000  € . Il est également possible d’effectuer gratuitement des recherches de mots-clés sur des sites comme www.trouver-nom-entreprise.com, www.make-my-name.com/fr, www.generateur.name ou www.panabee.com. Aucun euro à dépenser, mais pas non plus de réflexion ni de créativité en échange. Le nom d’une entreprise vaut sans doute davantage que cela. Et quoi qu’il arrive, le dépôt du nom à l’INPI, lui, a un coût  : de 250 à 375  € . SOCIÉTÉ PAR ACTIONS SIMPLIFIÉE « LE PARISIEN LIBÉRÉ », 10 BOULEVARD DE GRENELLE, CS 10817, 75738 PARIS CEDEX 15 TÉL.  : 01.87.39.70.00. FRANCIS MOREL, PRÉSIDENT SOPHIE GOURMELEN, DIRECTRICE GÉNÉRALE ET DIRECTRICE DE LA PUBLICATION PRINCIPAL ASSOCIÉ  : UFIPAR (LVMH) STÉPHANE ALBOUY, DIRECTEUR DES RÉDACTIONS DU « PARISIEN » ET D’« AUJOURD’HUI EN FRANCE » COMMISSION PARITAIRE N°0120 C 85979 RÉDACTION EN CHEF DES SUPPLÉMENTS  : JEAN-LOUIS PICOT (JLPICOT@LEPARISIEN.FR) RÉDACTION  : VIRGINIE DE KERAUTEM (VDEKERAUTEM@LEPARISIEN.FR) ET CYRIL PETER (CPETER@LEPARISIEN.FR) EN COLLABORATION AVEC ACCROCHE-COM’EDITING  : OLIVIER BOSSUT (OBOSSUT@LEPARISIEN.FR) FABRICATION  : AMANDINE CHARBONNEL (ACHARBONNEL@LPMANAGEMENT.NET) PUBLICITE RH & EMPLOI DIRECTEUR DE LA PUBLICITÉ  : MURIEL PETIT (MPETIT@TEAMEDIA.FR) TÉL  : 01.87.39.82.82, ABONNEMENT LE PARISIEN  : 0.811.875.656 (COÛT D’UN APPEL LOCAL)
LUNDI 23 OCTOBRE 2017 LE PARISIEN i 9 www.leparisien.fr/ecoCARRIÈRES ÉCO Sept « jobs en or » OPPORTUNITÉS Profils très demandés, salaires attractifs, perspectives de carrière… Le cabinet de recrutement Robert Half France livre son palmarès 2017. PAR MURIEL JAOUEN En visant ces métierslà, nul doute que de belles perspectives s’ouvrent à vous. Voici, poste par poste, le détail des « jobs en or » où salaires et promotions sourient aux heureux élus. I CONTRÔLEUR DE GESTION INDUSTRIEL Il sait aussi bien décortiquer des prix de revient, gérer des indicateurs de performance ou intervenir dans les décisions d’investissement liées aux sites de production. « Il est généralement diplômé d’une école de commerce ou d’un master II en gestion finance. Les doubles cursus ingénieur + 3 e cycle en finance/gestion sont très appréciés », note Bruno Fadda, directeur chez Robert Half. Côté salaires, compter 33 000 à 43 000  € brut annuels - et jusqu’à 10% de variable - en début d’activité et 50 000 à 75 000  € entre six et huit ans d’expérience. Avec, à la clé, une évolution de carrière logique vers un poste de contrôleur financier, de responsable du contrôle de gestion, voire de directeur financier de site. I GESTIONNAIRE DE PAIE Les gestionnaires de paie talentueux sont particulièrement recherchés pour jouer les sherp a s d a n s l e m a qui s réglementaire et juridique. Faute de formations académiques dédiées, les postes sont souvent confiés à des profils RH ou comptables qui se sont spécialisés dans la paie. Avec des salaires allant de 25 000 à 28 000  € entre zéro et deux ans d’expérience et pouvant atteindre 36 000  € après cinq ans. I CONTRÔLEUR FINANCIER Bras droit du directeur financier, il est à même de comprendre les problématiques et contraintes spécifiques aux divers métiers de l’entreprise. Cette capacité requiert généralement Créé en 1948, le cabinet Robert Half est aujourd’hui l’un des acteurs majeurs du recrutement sur les fonctions cadres. Avec près de 350 bureaux partout dans le monde, il a notamment développé des expertises twipe_ftp Le poste d’assistant au service client est ouvert aux jeunes diplômés d’un BTS Management des Unités Commerciales ou Négociation Client. En début de carrière, le salaire est compris dans une fourchette de 35 000 à 45 000  € par an. de l’expérience. Un profil rare, plutôt senior, souvent appelé dans le cadre du « management de transition », soit en remplacement, soit pour mener à bien un projet spécifique. Rémunération  : 60 000  € entre huit et douze ans d’expérience (avec un variable de l’ordre de 5%). Évolutions possibles vers un poste de directeur administratif et financier ou directeur de contrôle de gestion. I RESPONSABLE RH PARTENAIRE OPÉRATIONNEL Le poste est aussi dénommé dans certaines entreprises HR business partner. Parce qu’elle est de plus en plus associée aux décisions opérationnelles des directions générales, la fonction ressources humaines a besoin de profils multispécialistes, capables de comprendre les enjeux des différentes divisions de l’entreprise. « C’est un véritable partenaire des métiers, il maîtrise parfaitement le capital humain, sait anticiper les risques et détecter les talents », souligne Sophie Hauret, directrice r 60 000  € Salaire brut annuel d’un contrôleur financier de 8 à 12 ans d’expérience. chez Robert Half. Antichambre de la direction des ressources humaines, le poste est plutôt senior et le salaire à l’avenant  : de 50 000 à 65 000  € entre six et dix ans d’expérience. I INGÉNIEUR « DEVOPS » Derrière ce barbarisme se cachent les termes « développement - opérations ». « À l’heure où les grandes entreprises investissent massivement dans la transformation de leur direction des systèmes d’information, l’ingénieur DevOps est sans doute l’un des profils les plus prisés », souligne Bruno Fadda. Au croisement des métiers de développeur et d’administrateur système, il assure la mise en place, la gestion et le support de tout l’écosystème informatique. Diplômé d’école d’ingénieur, il peut aspirer, entre cinq et dix ans d’expérience, à une r é m un é r a t i on de 60 000 à 69 000  € . I RESPONSABLE DU CONTENU C’est le chef d’orchestre garant de la cohérence des prises de Un hit-parade dressé par le spécialiste de l’emploi des cadres dans les secteurs de la finance et de la comptabilité. Chaque année depuis dixsept ans, Robert Half France publie son palmarès des « jobs en or ». Ces métiers sont identifiés comme particulièrement porteurs au sein de chacune des grandes divisions du cabinet  : finance - comptabilité, services financiers, management de transition, systèmes d’information, digital, assistanat - secrétariat spécialisé, juridique-fiscal-RH. La sélection est le fruit d’un travail minutieux qui repose sur des critères multiples  : rapport offre-demande, pratiques salariales, évolution de carrière, opportunités conjoncturelles. parole de l’entreprise dans les médias digitaux. Il pilote et supervise la stratégie de production de contenus des différents départements, veille à l’animation du discours et à la complémentarité des canaux mobilisés. En début de carrière, il peut espérer un salaire de 35 000 à 45 000  € , avec un variable pouvant aller jusqu’à 15%. Souvent issu d’une filière communication, journalisme ou relations publiques, il peut évoluer vers des fonctions de directeur de la communication. I ASSISTANT SERVICE CLIENT Ouvert aux jeunes BTS Management des Unités Commerciales (MUC) ou Négociation Client (NRC), ce job est réservé à ceux qui aiment le contact et le service. Suivi des litiges, support du service commercial, gestion du service après-vente  : l’assistant service client est aussi un garant de l’image de l’entreprise. Payé entre 21 000 et 24 000  € en début de carrière, il peut viser 28 000 à 30 000 au bout de 5 ans d’expérience. Evolution possible vers des fonctions managériales (responsable de service client) ou commerciales. Plus D’INFOS À CONSULTER b Le site Internet du cabinet de recrutement Robert Half France  : www.roberthalf.fr. DR. L’AVIS DE Olivier Gélis DIRECTEUR GÉNÉRAL DE ROBERT HALF FRANCE « Ce sont les candidats qui mènent le jeu » Y A-T-IL UNE REPRISE DU MARCHÉ DU RECRUTEMENT ? Très clairement. Elle date précisément de septembre 2016, après huit années de récession puis de stagnation. Depuis un an, trimestre après trimestre, la dynamique positive se confirme, avec une véritable accélération ces trois derniers mois. Les demandes de nos clients sont non seulement en augmentation significative, mais elles concernent en plus des postes à haute valeur ajoutée. Cette reprise, qui tient bien sûr à une conjoncture mondiale favorable, se nourrit également des excellentes projections économiques pour la France. Pour les acteurs du recrutement, le marché devrait afficher une progression de l’ordre de 20% en 2018. LES CANDIDATS À L’EMPLOI ONT DONC TOUTES LES RAISONS D’ÊTRE OPTIMISTES ? Non seulement la demande de profils toujours plus compétents surpasse le volume de candidats disponible, mais ces derniers, grâce aux outils digitaux, n’ont jamais été aussi bien informés sur les employeurs. Résultat  : les équilibres se sont inversés. Nous avons basculé dans un marché où ce sont les candidats qui ont les cartes en main. Ce sont eux qui dictent les règles, qui imposent le tempo, qui posent leurs conditions. Et cela vaut pour tous les secteurs d’activité, tous les types d’entreprises et tous les métiers  : finance d’entreprise, digital, informatique, assistanat spécialisé et juridique, RH… Pour les employeurs, c’est donc toute la culture et les pratiques du recrutement qu’il va falloir réviser. LES ENTREPRISES SONT-ELLES PRÊTES ? Pour encore 60% d’entre elles environ, malheureusement non. Huit années de stagnation ont engourdi les entreprises, qui n’ont pas saisi l’importance de l’enjeu. Face à des prétentions salariales à la hausse, elles doivent se résoudre à gonfler les rémunérations. On n’achète pas en 2017 un talent au même prix qu’en 2008 ! Mais les employeurs doivent aussi travailler sérieusement tous les ressorts de leur réputation  : contenu des missions, perspectives de carrière, culture managériale, qualité de vie au travail, formation, reconnaissance, équité, etc. DR.



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