Le Parisien Economie n°1002S 2 oct 2017
Le Parisien Economie n°1002S 2 oct 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1002S de 2 oct 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 10,3 Mo

  • Dans ce numéro : Xavier Niel face aux entrepreneurs.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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twipe_ftp LE PARISIEN LUNDI 2 OCTOBRE 2017 ÉCO 8 PORTRAITS @LeParisien_Eco BERTRAND JACQUOT. « Féminiser la SNCF » MIXITÉ Intervenante lors du Women’s Forum, Francesca Aceto, préside le réseau « SNCF au Féminin ». Que dirigezvous précisément ? Depuis un an, je préside à temps complet ce réseau d’entreprises qui a démarré en 2012 a v e c 5 0 0 membres et en compte 6000 aujourd’hui, dont 12% d’hommes. Quels sont ses objectifs ? Contribuer à féminiser l’entreprise. En 2016, on comptait 20,5% de femmes à la SNCF, avec de fortes disparités selon les métiers, contre 17% en 2012. La progression est lente mais on est sur des transformations profondes de société, d’éducation notamment. Il faut savoir se poser les bonnes questions quand on recrute des femmes. Pourquoi n’y a-t-il que 2% de conductrices de train à la SNCF alors qu’on ne met plus de charbon dans les locomotives, que la plupart des trains sont automatisés et que les horaires sont les mêmes que les contrôleurs où il y a PARCOURSFRANCE le rendez-vous des projets en régions I LIBERTE ur mu Lm/if'/1.11 vivre, imaginer, travailler ENTREPRENDR EN RÉGION aris Espace Champerret 110 oct. #PF2017 WWW.PARCOURSFRANCECOM Al » haidkiLl ÉCO pourtant 30% de femmes ? On doit aussi permettre aux femmes d’oser prétendre à telle carrière ou tel poste. On leur donne des outils  : coaching, mentoring et du courage. On aide aussi certains hommes à obtenir des temps partiels, car finalement c’est parfois plus dur pour eux d’aménager leur travail. Notre troisième mission est de créer de la valeur pour l’entreprise. Les femmes sont sous-représentées dans les instances qui décident. On se saisit de projets comme la transformation managériale ou la sécurité du travail et on apporte notre regard et des solutions. Pour sa 13 e édition, le Women’s Forum, filiale du groupe Publicis, se tient à Paris, au Carousel du Louvre, les 5 au 6 octobre sous le thème de l’innovation. Entrepreneurs, chefs d’entreprise, politiques, associations… 150 intervenants représentant 85 pays vont partager courrier IreXPrece eu TRIBUNE LA Etes-vous représentative des femmes de la SNCF ? Pendant 19 ans, j’ai eu un parcours assez classique et évolutif de cadre dans la filière commerciale voyageurs. Ce sont des mondes plus féminisés où il est plus facile de se frayer une place et où l’on a moins besoin d’apporter la preuve de ses compétences. Mais quand on se retrouve la seule femme sur 10 personnes, on est vite dans une posture d’isolement, avec le sentiment de prouver sa légitimité. Je comprends ces femmes et suis à leur service. Elles doivent avoir les mêmes chances que les hommes. Un Women’s forum sur l’innovation leur vision du monde sur des sujets économiques, sociaux ou politiques. Avec chaque fois ce leitmotiv  : « Et le rôle de la femme dans tout ça ? » Un hommage à Simone Veil et la promotion de jeunes entrepreneures font partie des temps forts attendus. « L E S F I L L E S P E U - VENT RÉUSSIR leur vie professionnelle si elles y croient, ne jouent pas les victimes et sont solidaires entre elles », résume, avec détermination et poings serrés, Joséphine Goube, femme entrepreneure de 29 ans. Connue surtout comme directrice de Techfugees, une startup sociale dédiée aux migrants, Joséphine se revendique aussi « féministe », engagée dans des actions de mentorat au féminin. Au Women’s Forum, elle parlera des réfugiées et de son projet d’hackathons 100% féminin. UN CHATBOT POUR FEMMES ENCEINTES Car ce qui l’anime, avant tout, c’est son action au sein de Techfugees. Depuis sa création en 2015, son rôle est de sensibiliser à l’univers des nouvelles technologies les « déplacés », réfugiés, demandeurs d’asile, apatrides... Comment ? « En créant notamment des hackathons, pour mobiliser les dévelopeurs autour d’un projet, et autres évènements Tes «. ; cc, FRANCE _créditi,mutue,Sa start-up aide les migrants Joséphine Goube, directrice de Techfugees. stimulant la création d’innovations pour et avec les réfugiés. En encourageant enfin ces derniers à devenir entrepreneurs. » Techfugees rayonne dans 25 pays et anime une communauté d’ingénieurs, d’acteurs high tech comme Paypal, de réfugiés et d’entrepreneurs sociaux qui développent des applications mobiles pour l’inclusion sociale  : visa, logement, emploi, santé, services juridiques, réseau de transport... Un chatbot est ainsi accessible aux femmes enceintes afin qu’elles puissent poser leurs questions quand elles arrivent dans un camp et être dirigées vers un docteur qui parlent leur langue. V.K. AGENCE FR 0,franceinfo : ENTREPRENEUR PHILIPPE LAVIEILLE.
LUNDI 2 OCTOBRE 2017 LE PARISIEN 9 www.leparisien.fr/ecoDÉVELOPPEMENT ÉCO twipe_ftp Ils fabriquent des vêtements avec des bouteilles en plastique ENVIRONNEMENT La culture du coton étant très énergivore, des entreprises françaises s’organisent pour confectionner des habits écoresponsables, à partir de bouteilles en plastique ou d’orties. LeParisien.fr ÉCO PAR CYRIL PETER Sur les 11 kg de vêtements et chaussures que jettent les Français chaque année, la moitié est en coton. Or, la culture de l’or blanc, du Pakistan au Burkina Faso en passant par l’Australie, est très gourmande en eau, pesticides et Organismes Génétiquement Modifiés (OGM). Acheminement en Europe compris, un jean nécessite, entre autres, 2 kg d’engrais chimiques et consomme l’équivalent de 25 litres de pétrole, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). D’où cette idée, portée par plusieurs entrepreneurs, de confectionner des habits plus écologiques. « FAIRE DES FRINGUES COOL » La bourse du crowdfunding% le buzz Besoin d’embaucher Avec ses 11 collaborateurs, Société textile ameublement est une entreprise marseillaise. Elle fournit des tissus, conçoit et confectionne sur-mesure des produits d’ameublement et conseille en décoration d’intérieur notamment des établissements d’hôtellerie de luxe et des architectes sur une cinquantaine de projets par an. Pour embaucher deux commerciaux et financer ainsi son développement commercial, la dirigeante de l’entreprise, Marie-Paule Pajanacci, souhaite emprunter, via Lendix, la plateforme de prêt aux PME par les particuliers, 104 000  € sur 24 mois avec un taux de rendement annuel de 7,25%. www.lendix.com « LE PARISIEN LIBÉRÉ », 10, BOULEVARD DE GRENELLE 75015 PARIS TÉL.  : 01.87.39.70.00. SOCIÉTÉ PAR ACTIONS SIMPLIFIÉE FRANCIS MOREL, PRÉSIDENT SOPHIE GOURMELEN, DIRECTRICE GÉNÉRALE ET DIRECTRICE DE LA PUBLICATION PRINCIPAL ASSOCIÉ  : UFIPAR (LVMH) STÉPHANE ALBOUY, DIRECTEUR DES RÉDACTIONS DU « PARISIEN » ET D’« AUJOURD’HUI EN FRANCE » COMMISSION PARITAIRE N°0120C 85979 DR. Mathieu Couacault (à gauche) et Clément Maulavé, à la tête de Hopaal, société spécialisée dans la fabrication de vêtements en matières recyclées, posent devant des chutes de coton bio. Deux anciens étudiants de Toulouse Business School ont créé, l’an passé, Hopaal, une marque de vêtements recyclés. « Un fil revalorisé est en moyenne 80% moins impactant », explique le cofondateur Clément Maulavé. Illustration  : les fibres étant déjà teintes, cela fait une étape en moins. « Notre idée, c’est de récupérer des matières et des habits pour en faire des fringues cool », résume le créateur de 23 ans. Ses débardeurs, t-shirts et sweats, vendus entre 30  € et 80  € sur Hopaal.com, sont composés à 60% de chutes de coton bio et à 40% de polyester issu de bouteilles en plastique. Broyées puis ramenées à l’état de fibres, « elles rendent le fil plus résistant ». Le procédé consomme 50 litres d’eau contre 2 700 litres pour un maillot de corps standard. Hopaal, qui se fournit en Inde, vient de lancer une gamme de pulls 100% français. Déposés dans les bennes du collecteur Le Relais, de RÉDACTION EN CHEF DES SUPPLÉMENTS  : JEAN-LOUIS PICOT RÉDACTION  : VIRGINIE DE KERAUTEM ET CYRIL PETER EN COLLABORATION AVEC ACCROCHE-COM’EDITING  : OLIVIER BOSSUT FABRICATION  : AMANDINE CHARBONNEL PUBLICITE RH & EMPLOI DIRECTEUR DE LA PUBLICITÉ  : MURIEL PETIT. TÉL.  : 01.87.39.82.82. MPETIT@TEAMEDIA.FR ABONNEMENT LE PARISIEN  : 0.811.875.656 (COÛT D’UN APPEL LOCAL) vieux habits sont transformés en fils dans une usine tarnaise, puis tricotés dans la Loire. La start-up toulousaine, qui vise 200 000  € de chiffre d’affaires en 2017, compte s’attaquer au marché « mature » des vêtements durables en Allemagne, où une filière de recyclage de duvets a ouvert la voie à la fabrication de doudounes écolos. En Italie, c’est un autre savoir-faire qui intéresse Hopaal  : la revalorisation de SERVIR L'AVENIR, AVEC bpii y, Ei Cementys  : capteurs pour infrastructures vieillissantes Ancien chercheur spécialisé dans la construction, Vincent Lamour a créé l’entreprise Cementys en 2008, ain d’étudier le vieillissement des infrastructures. Basée àPalaiseau et présente à Brest, Cherbourg et Aixen-Provence, l’entreprise Cementys dispose depuis deux ans de bureaux à Houston, au Texas. « Al’origine, la société était orientée vers le diagnostic des structures en béton telles que les centrales nucléaires, les ponts ou les tunnels. Après une année d’études, nous nous sommes orientés vers le développement de capteurs pour l’analyse du vieillissement des structures » explique Vincent Lamour, fondateur de Cementys. Leurs clients sont des gestionnaires d’infrastructures majeures telles que la SNCF, Total France, EDF, Areva, la Société du Grand Paris ou encore le filets de pêche. Son projet ? En faire des maillots de bain ! PLANTE MAL-AIMÉE CHERCHE PRODUCTEURS En Alsace, Pierre Schmitt, repreneur de PME du textile, veut, lui, remettre au goût du jour une plante malaimée  : l’ortie. « Ça n’a rien de révolutionnaire, ça existe depuis l’Egypte ancienne », rappelle-t-il. Pendant MinistèredelaDéfense, mais aussi des maîtres d’œuvres comme Bouygues Construction, Vinci, Eiffage, Demathieu & Bard. Comme le précise Vincent Lamour, 60% du chiffre d’affaires de l’entreprise est réalisé àl’étranger  : « Nous travaillons avec le Ministère des Transports en Arabie Saoudite, avec ExxonMobil aux États-Unis, Reliance Industries en Inde et nous surveillons actuellement le port de Tanger au Maroc, deux barrages en République Démocratique du Congo et un réacteur nucléaire enArgentine. Bpifrance nous aappuyés il ya3ans lorsque nous avons voulu investir aux États-Unis. Il est intervenu en contre garantie bancaire » précise Vincent Lamour. En plein développement sur les marchés du Grand Paris et des infrastructures internationales, Cementys recherche activement l’Antiquité et au Moyen-Age, ses branches, et non ses feuilles piquantes, étaient utilisées pour fabriquer cordes, filets et tissus. « Au XVII e siècle, les implantations de coton aux Etats-Unis et dans les Antilles, avec la traite des Noirs, ont tué la filière textile en Europe, basée sur la laine, le chanvre, le lin et l’ortie », raconte l’industriel de 64 ans. Le point fort de l’ortie ? « Elle nécessite peu d’eau et peu de pesticides. » Et en théorie, pas besoin de l’importer  : « Elle a toujours poussé chez nous ». Avant de passer le cap de l’industrialisation, son groupe Velcorex-Matières Françaises (130 salariés, 30 M € de chiffre d’affaires) doit trouver des producteurs. L’idéal serait de privilégier les circuits courts pour réduire les coûts et alimenter ses quatre entreprises, toutes basées dans le Haut-Rhin. Problème  : « La filière française est dispersée », regrette-t-il. L’entrepreneur a également des touches au Népal et en Allemagne, « où l’on extrait sa chlorophylle pour un usage thérapeutique ». À terme, Pierre Schmitt espère recréer des métiers, notamment pour transformer la matière première. « En Normandie, ils ont un savoirfaire pour transformer le lin. On pourrait s’appuyer sur eux », ajoutet-il. Produits d’abord en petites séries, ses jupes, pantalons et vestes écolos devraient être vendus en ligne à partir de l’année prochaine. des talents pour accompagner sa croissance. VincentLamour, fondateurdeCementys Entrepreneurs, Bpifrance vous inance,vous accompagne et assure votre activité àl’export. Contactez-nous  : bpifrance.fr ou dites « Bpifrance » au 32 20. Crédit photo  : Cementys



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