Le Magazine n°9 oct/nov 2010
Le Magazine n°9 oct/nov 2010
  • Prix facial : 3,90 €

  • Parution : n°9 de oct/nov 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 66,7 Mo

  • Dans ce numéro : la vie secrète des riches.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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N A TURE >Filets,chalutsoucasiers,s’ilssontutilisésau-delàdeslimites derenouvelabilitédesespècespêchéescausentd’importantes régression des espèces-cibles et parfois non-cibles. 94 - Le Magazine D.R. D.R. D.R. D.R. D’ici 40 ans, tous les poo Le mercredi 9 juin dernier, la pêche industrielle de thon rouge était interdite été atteints. Les pécheurs turcs et libyens -représentant 40% mais plusieurs armateurs européens possèdent des bateaux immatriculés en à240tonnesdethonàpêcher.Bruxellesacédéetaccordé171 de thons rouges ont diminué de 80%. L’espèce est menacée de disparition - sur l’état de la biodiversité du Programme des Nations unies pour tions que nous avons reçues se réalisent, alors nous sommes dans une « Silesdifférentesestima- situation où effectivement, dans 40 ans, nous n’aurons plus de poissons » adéclaréPavanSukhdev, directeur de l’initiative pour une économie verte du Pnue. Le rapport sur l’état de la biodiversité indique que c’est principalement la surpêche qui est en cause, car elle ne permet pas aux espèces d’avoir le temps de se reproduire. Il préconise la mise en place de zones marines protégées, ainsi que le remplacement des grandes flottes de pêche par de plus petits bateaux. Mais entre les paroles et les actes, il y a un gouffre. En témoignent les événements récents àproposduthonrouge. Pourtant, 520 millions de personnes dans le monde sont financièrement liées àl’économiedepêche. Le chalutage de grand fond détruit les écosystèmes La réalité de la pêche moderne est que le secteur est dominé par les navires de pêche qui dépassent largement la capacité de renouvellement de la nature. Les gigantesques navires industriels, utilisant des sonars à la pointe de la technologie, sont capables de localiser très rapidement et précisément les bancs de poissons. Les navires sont équipés comme des usines géantes flottantes : ils contiennent des usines de traitement et d'emballage des poissons, d'énormes systèmes de congélation et des moteurs puissants D.R. Pourquoi magazine -54 -Août/Septembre2010 permettant de tirer des équipements de pêche à travers l'océan. En d'autres termes : les poissons n'ont aucune chance. De nombreuses méthodes de pêche sont fortement destructrices pour les habitats et pour l’écosystème marin. Près de 40 millions de tonnes de poissons de prises accessoires, déjà morts ou mourants, sont rejetés à la mer chaque année. Des millions de dauphins, de tortues et d’oiseaux de mer meurent à cause des palangres et des filets. La pêche des carrelets et autres poissons plats entraîne un ratissage systématique des fonds marins par les chaluts à perche. Le chalutage de grand fond en haute mer détruit les écosystèmes fragiles des canyons et monts sous-marins à près de 1 500 mètres de profondeur, constitués de coraux et d’éponges. Une question de subsistances pour un milliard de personnes Les pêcheries représentent 16% des apports protéiques à l’échelle mondiale. La chute des réserves de poissons est donc un problème écologique, mais aussi une question de subsistances pour un mil-
issonsaurontdisparu ! i dans l’Union européenne. Celle-ci estimant que les quotas de l’année avaient de la pêche de thon rouge- ne sont pas concernés par cette mesure, en Libye. Les thoniers français estimaient, quant à eux, avoir encore droit tonnes supplémentaires. Au cours des dernières années, les « stocks » d’ici deux ou trois ans- par des années de surpêche. Et selon le dernier rapport l’Environnement (Pnue), tous les poissons pourraient disparaître d’ici 40 ans. liard de personnes, souvent originaires de pays en développement. Les océans abritent aujourd’hui moins de 10% des populations de grands poissons qu’ils hébergeaient avant l’arrivée de la pêche industrielle en 1950. Les conséquences sur la faune et la flore sont pour le moment encore inconnues. Mais au rythme actuel, il y a fort à parier que les grands poissons disparaissent, tout comme les dinosaures disparurent en leur temps. Les chiffres donnés par la FAO (l’organisation mondiale pour l’alimentation et l’agriculture) ne sont d’ailleurs pas là pour rassurer : la demande en poissons s’établira annuellement à 180 millions de tonnes en 2030 contre 90 millions actuellement (sic). La disparition des poissons sera effective dans le prochain demi-siècle Jean-Claude Brêtes -de l’Institut des sciences de la mer de Rimouski, au Canada- ne s’étonne pas de cette dégradation. Il affirme que plusieurs études publiées au cours des dernières années évoquaient déjà une diminution alarmante Pourquoi magazine -55 -Août/Septembre2010 Le saviez-vous ? L’holocèneestlapériodegéologiqueactuelle qui s’étend sur les 10 000 dernières années. Elle est marquée par un taux d’extinction des espèces inhabituellement élevé.Letauxleplusélevédetoutesles périodes connues. Ce taux d’extinction est estimé comme 100 à 1000 fois plus importantqueletauxd’extinctiondebase moyen. Et même 10 à 100 fois plus importantquen’importequeltauxdesextinctionsmassivesdel’histoiredelaTerre.La plupart des biologistes croient que nous sommes à l’heure actuelle au début d’une extinctionmassiveanthropogéniquequis’accélèredemanièreterrifiante.■ des stocks de poissons. Il tempère en ajoutant que des efforts ont bien été faits au cours des dernières décennies, mais que les stocks se renouvellent moins vite que prévu. Si rien n’est fait, la disparition des poissons sera effective dans le prochain demi-siècle. Et on peut douter que les gouvernements fassent le nécessaire, surtout après l’échec du sommet de Copenhague qui a accouché d’une souris alors que l’urgence écologique n’a jamais été aussi importante. Les tenants du pouvoir s’accrochent à la profitabilité à court terme, au détriment des intérêts sociaux, écologiques, et économiques à long terme. Pour ceux et celles qui souhaitent prendre leurs responsabilités personnelles, il existe une liste de poissons à ne pas consommer, ainsi qu’une liste par lesquels les remplacer. Un conseil : consommez responsable. ■ Poissonsànepasconsommer cargravementmenacés L’anchois, le caviar, l’esturgeon, le thon rouge de Méditerranée, la lotte, la baudroie, le lieu, le colin d’Alaska, le carrelé, le plie, le merlu, le flétan, la sole de la mer du Nord, le haddock,lecabillaud,ladoraderose,l’empereur, l’espadon,lesaumonsauvaged’Atlantique,le grenadier de roche, le pangasius du Vietnam, le sébaste d’Atlantique Nord. ■ >Anchois européens. Poissonsoucrutacés parlesquelslesremplacer Les crevettes d’aquaculture, du Vietnam et d’Équateur, protégées par un label, les crevettes d’Atlantique nord, le hareng, le bar, le flétan du Pacifique nord, le homard d’aqua- culture,d’Australie,desÉtats-Unis,deBasse- CalifornieauMexique,leshuîtresd’Europe,le merlan, le lieu noir de l’Atlantique nord-est, laraie,lemaquereaudeCornouailles(label)le maquereau de l’Atlantique nord, le merlu du Cap, Afrique du sud (label),le rouget barbet, l’églefin(fuméildonnelehaddock),lehareng deNorvège,lasardinedesÉtats-Unis,lesaumonAtlantiqued’aquacultured’Écosseetd’Irlande (label), le saumon d’aquaculture du Pacifiquenord(label),lethond’Europe(hormis le thon rouge). ■



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