Le Magazine n°9 oct/nov 2010
Le Magazine n°9 oct/nov 2010
  • Prix facial : 3,90 €

  • Parution : n°9 de oct/nov 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 66,7 Mo

  • Dans ce numéro : la vie secrète des riches.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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LA V IE QUOTIDIENNE Les flashmobs font du buzz Les flashmobs, rassemblements d’un groupe de parfaits inconnus dans un lieu public pour y réaliser une action prévue à l’avance avant de se disperser rapidement, font fureur un peu partout dans le monde et sur la toile en particulier. Elles n’ont pas tardé à être récupérées par des communicants et marketeurs de tous poils. 12 - Le Magazine D.R. C’est en 2003 aux États-Unis que les premières flashmobs, terme anglais signifiant littéralement « foule éclair », ont été lancées. Elles rassemblent dans un même lieu public et au même moment des personnes de tout âge, ne se connaissant pas, pour une prestation de très courte durée, suivie d’une dispersion totale. Organisées à l’avance, via Internet et ses réseaux sociaux, Facebook ou Twitter essentiellement, les flashmobbers, anonymes inscrits, reçoivent peu de temps avant l’heure H, pour éviter l’intervention des forces de police, un message par mail ou SMS fixant le lieu et l’heure du rendez-vous. Des consignes précises, écrites ou verbales, leur auront été remises au préalable afin que chacun sache ce qu’on attend de lui. Pour les chorégraphies, ils auront pu s’entraîner aux gestes à accomplir grâce à une vidéo mise à leur disposition. Dans certains cas, des répétitions sont même prévues, sur un autre site que celui ciblé évidemment. Gratuites, ludiques, éphémères et incongrues, les flashmobs, qualifiés « d’attentats poétiques » par certains, n’ont pas de revendications particulières. Leur objectif est de surprendre, amuser, interpeller le badaud dans une ambiance bonne enfant. Quant aux scénarios, ils dépendent de l’imagination des organisateurs : concert de « coin ! coin ! » autour d’un bassin avec mise à l’eau de canards en plastique jaune, marathon au ralenti, dominos humains, bataille de polochons, applaudissements sans motif, descente d’une avenue bondée en petite culotte ou en caleçon…, tout est possible, ou presque. Chaque flashmob est filmée et mise en ligne presque instantanément, dans l’espoir qu’elle fasse le plus de buzz (anglicisme pour bourdonnement, signifiant bruit) possible. Deux salariés, gilet de la marque sur le dos, exécutent quelques pas de moonwalk Véhiculant des valeurs positives -convivialité, partage et esprit d’équipe-, entreprises, ONG, comités de citoyens, n’ont pas tardé à comprendre leur intérêt à recourir à de telles performances dans leurs campagnes publicitaires ou de mobilisation. L’une des premières sociétés à se lancer a été l’opérateur de télé- Le saviez-vous ? Le record français de mobilisation de flashmobbers est détenu par la ville de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques). Le 31 juillet 2010, lors des Férias, pas moins de 2 000 personnes, toutes vêtues de blanc et rouge, ont réalisé une chorégraphie de quelques minutes sur le grand tube du moment, « I Gotta Feeling » des Black Eyed Peas. ■ D.R. D.R.
phonie mobile T-Mobile, filiale de Deutsche Telekom. Le 15 janvier 2009 à Londres, les hauts parlers de la Liverpool Street Station, gare londonienne, ont diffusé de la musique à la place des annonces habituelles dans un tel lieu. C’était le signal donné à près d’un millier de personnes réunies qui ont enchaîné différentes danses, dont une valse, au milieu des usagers ébahis et ravis. Dès le lendemain la manifestation était diffusée sur les chaînes anglaises sous la forme d’un spot publicitaire avec pour message « Life’s for Sharing » ou « La vie est faite pour partager ». Joli coup de pub. Le premier magasin français à accueillir une flashmob a été celui de Bailleul (Pas-de- Calais), à l’enseigne Décathlon. Le 10 juillet 2010 en fin de matinée, alors que les clients déambulent dans les allées, deux salariés, gilet de la marque sur le dos, exécutent quelques pas de moonwalk avant d’entamer une danse sur la musique de « Beat it » de Mickael Jackson, puis d’être rejoints par des dizaines d’autres, et enfin de reprendre tout à fait normalement D.R. D.R. leurs activités sous les applaudissements des chalands. Les ONG et associations humanitaires surfent également sur la vague des flasmobs pour alerter l’opinion grâce à la mobilisation de participants, activistes ou non. Action contre la faim aréunile19mars2010desdizainesd’individus pour faire la queue devant les plus anciennes toilettes de Paris, place de la Madeleine, afin de sensibiliser l’opinion contre le manque crucial de toilettes pour plus de deux milliards d’habitants de la planète. Greenpeace a tapé très fort avec sa flashmob où des centaines d’individus se sont brutalement écroulés sur le sol, terrorisant les passants, certains s’enfuyant peur au ventre, d’autres tentant de réanimer l’inconscient(e). Organisée dans des endroits stratégiques de Zurich le 27 mai 2010, à midi, cette manifestation avait pour but de lutter contre l’implantation de centrales nucléaires en Suisse. Grande réussite pour l’organisation, et grand choc pour les spectateurs ! Des danseurs étoiles de l’opéra Garnier surgissaient au milieu de la foule de touristes Moins impressionnante, mais tout aussi réussie, la flashmob pour La Chaîne de l’espoir, association humanitaire qui vise à permettre aux enfants de pays en voie de développement d’accéder aux soins médicaux et chirurgicaux. Le 29 novembre 2009, sous la pyramide du Louvre à Paris, des danseurs étoiles de l’opéra Garnier surgissaient au milieu de la foule de touristes et commençaient à valser. Quelques petites secondes plus tard, environ 250 filles et garçons les rejoignaient le temps d’une courte chorégraphie sur une musique tonique, avant de se séparer, laissant derrière eux des chaussons de danse sur lesquels figurait l’adresse du site Internet de l’organisation. Les collectifs de citoyens n’ont pas tardé non plus à se saisir du phénomène mondial qui permet à des anonymes de faire entendre leur voix : lutter contre, lutter pour, alerter contre, mobiliser pour… Le 5 décembre 2009, à quelques heures de l’ouverture du sommet de Copenhague (Danemark) sur le climat, des milliers de protagonistes se réunissaient dans différentes villes. Ici et là, pour réveiller symboliquement les dirigeants de la planète, ils ont « monté le son », faisant résonner sonneries de réveils et battements de tambours. Le même jour mais avec un autre message, d’autres manifestants, tout aussi nombreux mais portant pour une grande majorité un vêtement de couleur mauve, se rassemblaient aux quatre coins du monde pour dire « non » au chef du gouvernement italien, via des flashmobs « No Berlusconi Day ». ■ D.R. LES FREEZE PARTIES Dans les freeze parties (terme anglais signifiant littéralement « réunion gel » ou « réunion blocage »), les protagonistes rassemblés dans un même lieu s’immobilisent au signal convenu pour quelques minutes dans toutes sortes de postures, cocasses souvent, improbables parfois, sous les regards ébahis et amusés des passants. Initié au printemps 2003 par Improv Everywhere (collectif américain), contre un monde qui bouge trop vite, àGrandCentral,unedesgaresdeNewYork,etàuneheure de grand passage, ce type de flashmob s’est vite répandu partout à travers le monde. Le premier freeze français a été organisé le 8 mars 2008 à Paris, sur l’esplanade du Trocadéro. Il a réuni près de 3 000 personnes qui ont stoppé net tout mouvement, toute activité, se transformant pendant quelques minutes en véritables statues. Surprise garantie pour les badauds non avertis. ■ 20 000 participants record mondial à battre ! Le8septembre2009lavingt-quatrièmesaisondu talk-show d’Oprah Winfrey, célèbre présentatrice américaine, était lancée. Ce jour-là, l’émission, qui accueillait les Black Eyed Peas, se tenait non en studio mais dans les rues de Chicago (Illinois, États-Unis). Rusés, les producteurs avaient organisé une flashmob afin de donner plus d’ampleur au lancement, sans que la principale intéressée soit mise au courant. C’est ainsi que lorsque le groupe a entamé son tube « I Gotta Feeling », petit à petit, plus de 20 000 personnes ont exécuté la même chorégraphie sous les yeux ébahis de la star du petit écran. Presque instantanément la toile diffusait des vidéos de l’événement déclenchant un buzz incroyable et un record de visionnage. Record aussi pour la chanson. Selon le site officiel du groupe, les téléchargements légaux du titre ont dépassé la barre des six millions, ce qui en fait le plus téléchargé de l’histoire. Le précédent record de flashmob était jusqu’alors détenu par celle de Mexico, qui s’est tenue le 29 août 2009, date à laquelle Mickael Jackson aurait eu 51 ans. Près de 14 000 personnes avaient dansé ensemble sur le rythme de « Thriller ». ■ Le Magazine - 13



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