Le Magazine n°8 jan/fév/mar 2013
Le Magazine n°8 jan/fév/mar 2013
  • Prix facial : 6,90 €

  • Parution : n°8 de jan/fév/mar 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 91,9 Mo

  • Dans ce numéro : femmes et politique... l'enquête interdite.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Le 23 avril 1949, la République Populaire de Chine est née. Mao met en place une politique de terreur qui consiste à mettre au pas les réfractaires au nouveau régime, surtout en campagne, et d’éliminer systématiquement les survivants de l’ancien régime qui sont présentés comme des « ennemis de classe ». Il déclare : « Dans beaucoup d’endroits […] on n’ose pas tuer les contrerévolutionnaires en grand nombre, ni au grand jour. Il faut que ça change ». Á Pékin, 30 000 procès sont organisés. Des camps de travail sont également créés. Il lance en février 1957 « La campagne des Cents Fleurs ». Le peuple et les intellectuels sont invités à exprimer leurs critiques à l’égard du PCC. Certains dénoncent l’autoritarisme du régime, d’autres plaident pour la primauté et le respect de la loi. Ce sont principalement les intellectuels qui portent ces critiques et le peuple n’a que peu d’écho de ce flot d’avis contraires au régime. La manœuvre est en fait très habile : il s’agit de dénigrer le Parti afin de conforter le pouvoir de Mao en feignant un rapport direct entre lui et le « La contribution de l’homme à l’histoire se borne à une goutte de semence. », répétait régulièrement Jiang Qing, la quatrième et dernière épouse de Mao Ze Dong, le tyran communiste qui dirigea la Chine de 1949 à sa mort, en 1976. Cette femme, qui se suicida en prison le 14 mai 1991, avait une vision très personnelle de l’amour, des relations entre hommes et femmes et de la pratique du pouvoir. De son véritable nom Luan Shumeng, elle voit le jour en 1914 dans la province agricole du Shandong. Son père, un fabriquant de roues de charrettes, est un alcoolique violent qui bat sa femme sous les yeux de Luan, avant de s’acharner sur sa fillette. Abandonnée à l’âge de 14 ans, la future épouse du « Grand Timonier » (surnom de Mao Ze Dong) décide de frapper FEMMES DE PRÉSIDENTS…25 Jiang Qing, la veuve de Mao Les années rouge sang 52 - Le Magazine peuple. Le mouvement ne dure pas et les arrestations et les exécutions reprennent. Sentant le vent du boulet passer, Mao accentue le culte de la personnalité en diffusant son idéologie dans les manuels scolaires ou en interdisant des romans qu’il juge « anticommunistes » avant d’établir une censure sur l’ensemble des livres. Il avoue à un membre du Parti, au début des années 60, « Plus vous lisez de livres, plus vous devenez idiot ! » ou encore « La politique qu’il nous faut, c’est que le peuple reste ignorant ». L’opéra, le théâtre, la musique et la danse sont aussi surveillés de près. Quelques années plus tard, désireux de prendre sa revanche, Mao avec le soutien de sa femme Jiang Qing, lance une grande purge au sein du Parti communiste. Elle prend le nom de « Révolution Culturelle ». Au cours de l’été 1966, « Le Petit Livre rouge » est distribué à la population. Tout citoyen doit l’avoir constamment sur soi et le brandir lors des réunions publiques. Les gardes rouges pénètrent dans les écoles, les universités ou les maisons pour Une révolutionnaire pure et dure brûler les livres, détruire les tableaux et les disques. Á Pékin, plus de 33 000 maisons sont attaquées. Des milliers de cadres du Parti Communiste sont éliminés. Les adversaires étant supprimés un par un, la « Grande Purge » prend fin en 1969. De nouveaux délégués du Parti sont nommés et les plus fidèles envers Mao sont choisis, parmi lesquels Jiang Qing. 100 millions de Chinois furent victimes des persécutions de la Révolution Culturelle. Nommé Grand Timonier, Mao laisse Chou en-Laï gérer le retour à l’ordre. D’une santé fragile et souffrant de la maladie de Charcot, Mao commence à décliner et confie les rênes du pays à Deng Xiaoping, qui a été écarté lors de la Grande Purge. Mais très vite, il est arrêté et emprisonné par Mao. Les deux dernières années de sa vie, Mao perd la majeure partie de son pouvoir. Il meurt le 9 septembre 1976. Malgré un règne marqué par l’autoritarisme, le sang des opposants et une grande pauvreté, Mao Zedong reste une figure tutélaire pour le régime chinois actuel et un modèle pour beaucoup de pays qui voient, en lui, un des leaders du tiers-monde. F.B à la porte de l’académie des arts dramatiques de Jinan, puis intègre le Front culturel communiste. « Á défaut d’éducation, elle a acquis du bagout, étant même capable d’élégance lorsqu’elle sait ravaler sa morgue. Sa confiance en son pouvoir de séduction mâtinée d’une colère qu’elle dissimule à peine envers le monde entier, donne un mélange détonnant, arrogant, vaniteux, quoique fragile. », écrit l’historienne Diane Ducret dans son best seller « Femmes de dictateur », paru aux Éditions Perrin en 2011. Quelques années plus tard, c’est la rencontre avec Mao. Surnommée « Pomme Bleue », Jiang Qing a raconté que le leader communiste l’avait repérée à Yanan, une base de propagande, et lui aurait offert une place pour l’Institut Marx-Lénine où il donnait une conférence. Déjà marié avec He Zhizhen, Mao tombe très vite sous le charme de Jiang Qing. La philosophie de séduction de cette dernière est très convaincante : « Le sexe est attirant au début. Mais ce qui compte, à la longue, c’est le pouvoir ». Le couple n’hésite plus à se montrer en public et leur liaison provoque un joli tollé. Comme nous l’explique Diane Ducret, « Jiang Qing a un passé chargé d’actrice de série B et de comédienne ratée. Elle a déjà été mariée à quatre reprises, où en tout cas, elle a vécu avec quatre hommes différents…Jiang Qing devait donc vaincre à la fois les doutes qu’entretenaient les dirigeants révolutionnaires à son égard, et le mépris instinctif des paysans envers une femme venue de ces grandes villes où l’on vivait et aimait librement. Mais Jiang Qing n’est pas une secrétaire, encore moins une femme au foyer… » Elle épouse Mao en 1938 et démarre son ascension dans l’appareil d’État tout en découvrant les multiples aventures du chef du Parti Communiste chinois, amateur de chair fraîche et considéré par les spécialistes de l’histoire de la Chine comme un véritable obsédé sexuel. Au fil des années, et en dépit de multiples humiliations ou de maladies qui l’affaiblissent, Jiang Qing se hisse au sommet de la hiérarchie chinoise, au prix de trahisons et d’exactions entre amis et membres importants du Parti. Son but : prendre la place de Mao qui se meurt. « Á la mort de Mao, le 9 septembre 1976, Jiang Qing paraît la mieux placée pour lui succéder. Mais elle a deux rivaux : Hua Guofeng, désigné comme successeur officiel. Et Deng Xiaoping, officiellement en disgrâce, mais qui jouit d’un soutien considérable parmi les militaires. Son premier geste est de s’entretenir avec Hua Guofeng pour lui demander de réunir le Comité permanent du bureau politique afin d’exclure Deng Xioping du Parti Communiste. Hua refuse. Ce sera la guerre. Jiang fait appel en cachette à son neveu, Mao Yuanxin, qui fait venir à Pékin 10000 hommes du Nord-Est. » (extrait de « Femmes de dictateur » de Diane Ducret, paru aux Éditions Perrin, page 245). Résultat : Jiang Qing, 62 ans, est arrêtée le 6 octobre 1976, peu après ses principaux lieutenants. On la caricature comme une sorcière ou comme une prostituée. Dans les rues de Pékin, les gens défilent en hurlant : « Dix mille coups de couteaux dan le corps de Jiang Qing ! » Son procès, plus connu sous le nom de « procès de la bande des quatre », s’ouvre en 1980 et celle que la justice présente comme une traîtresse se défendra en disant à ses 36 juges : « Je n’ai jamais eu un programme qui me soit propre. Je n’ai fait qu’appliquer et défendre la ligne révolutionnaire prolétarienne du Président Mao. J’ai été sa femme pendant 38 ans, jour pour jour ! Pendant tout ce temps, nous avons partagé bonheur et malheur ensemble. Durant les années de guerre, moi, j’étais la seule femme à suivre le Président Mao au front ! Et vous, où étiez-vous donc cachés à ce moment-là, hein ? » Le 25 septembre 1981, Jiang Qing est condamnée à mort et refusera de se repentir. Deng Xioping transformera sa peine en prison à perpétuité et c’est dans sa cellule que la veuve de Mao mettra fin à ses jours en 1991. Le gouvernement chinois n’annoncera officiellement son décès qu’en 1993… Robin Gerson _25 DOSSIERS SPECIAUX.indd 2 14/11/12 20:28 26_2
26 FEMMES DE PRÉSIDENTS Grace de Monaco : la passion du Prince Rainier Kidman sera Kelly Les biopics, c’est-à-dire ces films biographiques consacrés à des stars défuntes sont très à la mode. Après Margaret Thatcher, Georges VI, Marilyn Monroe, Serge Gainsbourg ou Claude François, c’est Grace Kelly qui devrait avoir l’honneur des écrans noirs très prochainement. Ou plus exactement Grace et Rainier de Monaco. Le producteur Pierre-Ange Le Pogam aurait acquis les droits du scénario « Grace de Monaco » écrit par Arash Amel et le film sera réalisé par Olivier Dahan (« La Mome »). S’il est certain que la vie de Grace Kelly, actrice à l’ascension fulgurante stoppée en pleine gloire pour devenir princesse d’un minuscule rocher, avant de finir tragiquement dans un accident de la route entouré de mystère, possède tous les éléments pour émouvoir le public, ce n’est pourtant qu’un court épisode de sa vie qui devrait être mis en scène, plus précisément le rôle qu’elle joua en 1962 lors de la brouille entre la France et la principauté de Monaco. Alors que la France du Général de Gaulle, courroucée par ce paradis fiscal à sa porte, remet en cause les différents accords conclus avec la Principauté, la princesse manoeuvre pour permettre à Monaco de conserver sa souveraineté. Dérisoire au regard de l’histoire qui dans le même temps vit la crise des fusées à Cuba, cet épisode permettra à Monaco d’adopter sa nouvelle constitution et d’asseoir son développement économique. Le film, tourné dans le sud de la France, devrait sortir en 2013. Tim Roth incarnera Rainier et Nicole Kidman, Grace de Monaco. L’hommage du talent au talent ! J-P.B 1 4 septembre 1982. Le journaliste Bernard Langlois ne le sait pas encore mais il vient de présenter son dernier journal télévisé. Sa faute ? Avoir fait son travail, à savoir hiérarchiser l’information. En effet, ce jour-là deux morts tragiques alimentent l’actualité : le premier ministre libanais, Bachir Gemayel vient d’être assassiné, et Grace de Monaco, née Kelly, a trouvé la mort dans un accident de la route. « Il était jeune - 34 ans -, il était intelligent et volontaire (..). Élu, voici vingt-trois jours, président de la République libanaise, il aura eu juste le temps de savourer l’ivresse de la victoire, mais pas celui d’accéder à la réalité du pouvoir… Elle n’était plus très jeune - 52 ans. Elle était toujours belle, dans sa maturité de femme épanouie, passée sans transition de la célébrité sulfureuse d’Hollywood à celle, respectable, du gotha. Curieux destin que celui de Grace Kelly, actrice talentueuse distinguée par un prince, qui lui offrit un jour sa main, sa couronne, et de partager son trône planté sur un caillou cossu, dans un royaume d’opérette. Grace de Monaco est morte elle aussi, des suites de ses blessures, après un accident d’auto. Cela ne changera rien au destin de l’humanité. Juste un deuil ordinaire, la peine ordinaire d’une famille célèbre qui nous était familière par la grâce des gazettes… ». Le « royaume d’opérette » ne passera pas auprès de la direction de la télévision publique. Et pourtant : quel meilleur résumé de l’existence de Grace Kelly ? Le scénario ordinaire d’une comédie romantique. La princesse, qui venait de disparaître ce jour-là, était née dans le Pennsylvanie cinquante deux ans plus tôt, en 1929, dans une famille catholique d’origine irlandaise. Ses parents, fortunés, habitent les quartiers huppés de Philadelphie et incarnent le célèbre rêve américain. Grace est la troisième enfant d’une fratrie de quatre. Elle recevra une éducation très stricte dans la pension religieuse, « Les Dames de l’Assomption ». Mais ses rêves la portent vers l’art dramatique. Elle s’inscrit à l’American Academy of Dramatic Arts et, à 17 ans, L’étoile perdue du Rocher Il paraît qu’Alfred Hitchcock confia un jour à François Truffaut qu’il n’aurait pas pu tourner avec des actrices telles que Marylin Monroe ou Brigitte Bardot, parce qu’elles évoquaient trop le désir sexuel. À l’inverse, l’héroïne hitchcockienne est une beauté froide, distante et mystérieuse, à la fois toute en retenue et fougueuse : Kim Novak (« Vertigo »), Ingrid Bergman (« Notorious »), Joan Fontaine (« Rebecca ») et bien sûr, Grace Kelly, (tour à tour Lisa Fremont dans « Fenêtre sur cour », Margot Wendis dans « Le crime était presque parfait », en 1953, et Frances Stevens dans « La main au collet », en 1955), incarnent à merveille cette femme quelque décroche un premier petit rôle de comédienne dans une pièce de Strinberg, « The Father », puis un rôle à la télévision, mais c’est le célèbre film de Fred Zinnemann, « Le train sifflera trois fois » qui la révèle au grand public, en 1952. Elle y côtoie Gary Cooper et le film sera récompensé par quatre Oscars. La jeune Grace, 23 ans, est soudainement propulsée au firmament d’Hollywood. L’année suivante, c’est John Ford qui l’engage pour « Mogambo », qui lui vaudra une nomination aux Oscars. Mais c’est réellement Hitchcock, dont elle sera à trois reprises l’héroïne, à la fois torride et glaciale, qui la propulse parmi les stars du septième art. En 1954, elle obtient même l’Oscar de la meilleure actrice pour son rôle dans « Country Girl » de Georges Seaton, aux côtés de Bing Crosby, et à 26 ans elle fait la une du célèbre magazine « Life ». C’est pour assurer la promotion de son film qu’elle se rend au Festival de Cannes cette même année. Lors d’une séance de photographies organisée par le journaliste de « Paris Match », Pierre Galante, elle fait la connaissance du prince Rainier III de Monaco. Le coup de foudre est réciproque. Quelques mois plus tard, à Noël, lors d’un déplacement à New York, Rainier en profite pour faire sa demande officielle en mariage, et le 18 avril 1956, les télévisions du monde entier diffusent en direct l’union du prince et de la star hollywoodienne. Alfred Hitchcock est le témoin de la mariée et François Mitterrand représente la France au côté du tout Hollywood. Il s’agit d’un vrai mariage d’amour et d’un véritable engagement. « Pour moi, avoir un mari et des enfants, c’était autrement plus important que d’avoir du succès au cinéma… » déclara-t-elle plus tard. Des enfants, elle en aura trois : Caroline (1957), Albert (1958) et Stéphanie (1965). Sa vie s’achèvera brutalement en septembre 1982 dans un accident de la circulation en compagnie de sa fille Stéphanie, sur la route de la corniche, à l’endroit prétend la légende, où elle tourna « La main au collet ». De tous les rôles qu’elle interpréta, celui de princesse révéla une femme d’une extrême délicatesse, d’une grande intelligence et d’un sens diplomatique certain. « Être princesse est un vrai métier. J’ai accepté de le faire et de consacrer tout le temps qu’il fallait à apprendre comment bien le faire. », aimait répéter la princesse Grace. Jean-Paul Bobin Une héroïne hitchcockienne peu névrosée, toujours aux prises avec le doute, à la fois présente et inaccessible. Une femme à double visage, une femme différente de son apparence. Ainsi dans « La main au collet », Grâce Kelly, présentée comme une bourgeoise de la haute société, se révèle-t-elle bien différente. La blondeur est l’autre trait caractéristique de l’héroïne hitchcockienne. Des « beautés froides » parmi lesquelles Grace Kelly tient une place à part. Lorsqu’il lui propose le rôle de Margot dans « Le crime était presque parfait », elle est totalement inconnue. Elle y est belle et froide, mais terriblement glamour. Et devient une icône. Jean-Paul Bobin Le Magazine - 53 7 DOSSIERS SPECIAUX.indd 1 14/11/12 20



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