Le Magazine n°8 jan/fév/mar 2013
Le Magazine n°8 jan/fév/mar 2013
  • Prix facial : 6,90 €

  • Parution : n°8 de jan/fév/mar 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 91,9 Mo

  • Dans ce numéro : femmes et politique... l'enquête interdite.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 48 - 49  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
48 49
Femmes influentes Avec son mari, l’ex-président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali, elle a régné sans partage sur la Tunisie pendant 23 années. Leïla Be Ali symbolise toutes les dérives du pouvoir : une ambition insatiable et démesurée, le clanisme familial comme ligne de conduite et un enrichissement personnel à tout rompre. C’est l’aveuglement et l’entêtement de cette femme, issue de la pauvreté, qui auraient précipité la chute du couple présidentiel Ben Ali et leur départ en exil vers l’Arabie Saoudite. Comme nous le rappelle notre confrère Abdelaziz Barrouhi, correspondant à Tunis du magazine « Jeune Afrique », « Leïla Trabelsi (son nom de jeune fille) rappelle à bien des égards Imelda, l’épouse de Ferdinand Marcos, l’ancien Président des Philippines. Toutes deux ont été de ravissantes jeunes femmes, belles et ambitieuses. Ces expremières dames symbolisent l’extravagance et les vertiges de deux règne sans partage (de 1965 à 1986 pour Marcos, de 1987 à 2011 pour Ben Ali), interrompus brutalement par des révoltes populaires. Dans leur fuite, Imelda et Leïla ont laissé derrière elles les tracs de leur coquetterie sans limites : 3000 paires de chaussures pour la première, un millier pour la seconde… Contraints à l’exil, les Marcos comme les Ben Ali ont ensuite été poursuivis par la justice de leurs pays. » Et pourtant, rien ne laissait prévoir ce destin pour Leïla Ben Ali. Née dans un quartier pauvre de la médina de Tunis le 14 octobre 1956, Leïla Trabelsi vit dans une vieille maison avec ses 10 frères et sœurs. Son père s’essaie au commerce dans les souks tandis que sa mère travaille en tant que domestique dans un hammam. Au milieu des années 1970, Leïla arrête ses études au lycée pour devenir secrétaire. Elle épouse un homme d’affaires dont elle divorcera trois ans plus tard et sera successivement hôtesse de l’air sous le pseudonyme de Monia, assistante dans une entreprise de bâtiment ou agent commercial. On la voit de plus en plus souvent dans les restaurants huppés de Tunis et FEMMES DE PRÉSIDENTS…21 La ténébreuse Madame Ben Ali Une fortune considérable Les actifs financiers du couple Ben Ali ont été estimés à 3,7 milliards d’euros. Si 21 millions d’euros en liquide ont été découverts au palais de Sidi Dhrif après la fuite de l’ancien Président tunisien et de sa famille vers l’Arabie Saoudite, les autres biens des Ben Ali et de leurs proches, saisis en Tunisie en 2011, comprenaient 233 titres fonciers, 117 participations ou parts dans des entreprises, une quarantaine de voitures de luxe, une cinquantaine de yachts et bateaux de pêche sans oublier une multitude de propriétés immobilières. Le palais de la Marina, située dans la ravissante station balnéaire de Hammamet (dont le terrain avait été acheté à l’État pour 50 euros ! !) a été bâti en grande partie, grâce au budget de la présidence la République, alors que Leïla Ben Ali avait obtenu un crédit de 22 millions d’euros. Quand à l’École internationale de Carthage, créée par et pour Leïla Ben Ali, elle a aussi été construite sur 48 - Le Magazine un emplacement public, acquis pour 1 dinar symbolique. Ce projet a par ailleurs reçu une subvention d’1,5 million d’euros. Enfin, le palais de Sidi Dhrif, autre somptueux bien immobilier des Ben Ali, il avait été édifié sur un terrain acheté à l’armée tunisienne pour un prix largement sous-estimé. Parallèlement à la consolidation de ses comptes en banque, Leïla Ben Ali avait mis en place un important réseau au sein de la société civile avec son association caritative « Basma, fondée en 2000 et qui se transforma rapidement en club pour courtisanes. Comme se souvient un ancien policier tunisien, aujourd’hui en retraite, « Leïla avait ouvert un lieu, tout près du palais de Sidi Dhrif, où les épouses de ministres et de businessmen venaient prendre le thé, discuter ou jouer à la « chkobba » avec la première dame. On se serait crus à la cour de Louis XVI avant la Révolution française de 1789 ! » J.N Leïla ou la soif de pouvoir Leïla (surnommée « Leïla Gin » en référence à sa boisson préférée ou « Leïla Jean », en raison de son pantalon moulant) commence à se faire une réputation sulfureuse dans le Tout-Tunis. Ainsi que l’écrit le journal « Jeune Afrique » dans son édition du 13 mars 2012, « grand amateur de jolies filles, le jeune Ben Ali remarque cette brunette aguichante après sa nomination comme directeur général de la police nationale, après les émeutes de janvier 1984. Elle joue de sa beauté. Il cède à ses charmes. Leïla a pris sa décision : elle sera la maîtresse de ce militaire décidé à monter très haut. Après son expérience de quatre ans comme ambassadeur en Pologne, il a secrètement décidé de succéder au Président Habib Bourguiba. En janvier 1987, la jeune femme donne naissance à leur premier enfant, une petite fille prénommée Nesrine. Quelques mois, plus tard, le 7 novembre 1987, Ben Ali écarte Bourguiba… » La suite : Leïla Trabelsi s’installe au palais présidentiel de Carthage et à la fin de l’année 1991, elle fait croire au nouveau chef de l’État tunisien qu’elle attend un deuxième enfant, un garçon. Le contrat notarié de mariage est signé en mars 1992, quatre mois avant la naissance du bébé…qui sera finalement une autre fille, appelée Halima. En fait, Lëila aurait En raison d’un cancer à la prostate qui nécessite un traitement et des soins réguliers, le Président Ben Ali ne peut pas assurer sa fonction à 100%. Et l’équilibre des forces au sein du couple s’en trouvera bouleversé. Ainsi que le note Abdelaziz Barrouhi dans le magazine « Jeune Afrique » : « Leïla prend le dessus sur son époux et les chancelleries commencent à élaborer les hypothèses pour la succession. On chuchote même le nom de Leïla pour lui succéder. Lors de la campagne des élections présidentielles de 2009, Leïla Ben Ali entre de plain-pied dans l’arène politique en tenant montré à Ben Ali une fausse échographie ! C’est alors une ascension fabuleuse et inarrêtable qui démarre. Leïla se métamorphose en Première dame toute puissante tandis que sa fratrie (et leurs progénitures) a accès librement au palais de Carthage. Tous les mois, chacun des frères et sœurs de Leïla recevait une enveloppe de 100.000 à 150.000 euros. Grâce à leurs passe-droits et leur patronyme, les membres de la famille Trabelsi vont rapidement créer leurs propres affaires et amasser des fortunes. Peu à peu, Leïla Trabelsi encourage son mari à opérer un tri dans son entourage et tisse sa toile au sein de l’appareil économique et financier de l’État tunisien. Au cabinet du Président, au sein du gouvernement, à la direction des principales administrations, des grandes entreprises, des banques publiques ou des comités exécutifs des sociétés privées : Leïla Ben Ali et son clan installent leurs pions. Madame Ben Ali se mêlera de tout jusqu’à la fin, n’hésitant jamais à décrocher son téléphone pour obtenir des marchés publics, des concessions ou des prises de participations en faveur de ses proches. Pendant ce temps, le Président Ben Ali ferme les yeux, approuve et punit ceux qui osent critiquer sa chère Leïla… Juliette Nabeul Une Présidente à mi-temps ? la vedette dans cinq meetings en neuf jours… » Durant ces réunions, Leïla harangue les foules en clamant que « le mérite d’un Tunisien par rapport à un autre Tunisien, ou d’une Tunisienne par rapport à une autre Tunisienne, ne vaut que par son apport utile au profit de son peuple et de sa patrie. » Très vite, la femme du chef de l’État fait figure de « régente », voire de « vice-Présidente ». Mais la révolution du peuple tunisien contre ce couple de dictateurs mettra rapidement fin au rêve secret et fou de Leïla Ben Ali : remplacer son mari s’il était terrassé par la maladie.
22 FEMMES DE PRÉSIDENTS Dominique Ouattara avec son époux, le Président de la Côte d’Ivoire. L’implacable Simone Gbagbo On a dit d’elle qu’elle était « la dame de fer » de l’ancien régime très autoritaire de Laurent Gbagbo, le leader ivoirien battu aux élections présidentielles par Alassane Ouattara et qui n’accepta pas le verdict des urnes de novembre 2010 en voulant les truquer à son avantage. De l’ivresse du pouvoir jusqu’à son arrestation en avril 2011, Simone Gbagbo a incarné le pire de l’histoire politique de la Côte d’Ivoire. Respectée lorsqu’elle était dans l’opposition avant l’accession au pouvoir de son mari en 2000, Simone Gbagbo est devenue une « Présidente » crainte, à poigne et accusée d’être liée aux « escadrons de la mort », lancés contre les partisans d’Alassane Ouattara, désormais aux manettes à Abidjan. « La mâchoire serrée, elle avait un regard très dur quand elle parlait de ses ennemis. C’est une illuminée de Dieu et lorsque son époux dirigeait la Côte d’Ivoire, elle organisait des prières chaque jour au palais présidentiel avec des pasteurs, des gourous et des pseudo « prophètes », se rappelle Teddy M’zoumba, un ressortissant ivoirien, aujourd’hui en poste dans une entreprise d’informatique à Paris. Fille d’un gendarme, elle est née en 1949 dans une famille de 18 enfants et après des études d’histoire et de linguistique, Simone Gbagbo se passionne pour la religion à la suite d’un accident de voiture en 1998 où elle échappe à la mort, « par miracle de Dieu », dira t-elle plus tard. Adversaire acharnée d’Alassane Ouattara (« Si tu mets un guerrier à la tête de ton pays, c’est que tu veux la violence », menacera t’elle à des chefs traditionnels musulmans du nord de la Côte d’Ivoire, région pro-Ouattara), elle qualifiera le futur Président ivoirien de « chef bandit » et Nicolas Sarkozy de « diable ». La justice française l’a mise en cause dans la disparition du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer, vu pour la dernière fois vivant à Abidjan le 16 avril 2004 alors qu’il avait rendez-vous avec Michel Legré, beau-frère de Simone Gbagbo. V.F Made in Africa Premières dames blanches en Afrique noire C’est un constat : plusieurs chefs d’États africains aiment convoler en justes noces avec des épouses blanches. Si elles intriguent par la couleur de leur peau, ces femmes des Présidents d’Afrique seraient-elles l’assouvissement d’un fantasme ou des manipulatrices, comme certains le pensent ? Et certains Africains se prononceraient-ils en faveur de statistiques ethniques ? Selon Damien Glez, collaborateur du site www.slateafrique.com, « sur les forums internet fleurissent ces derniers temps des débats sur les origines des premières dames d’Afrique subsaharienne. C’est comme si la récente accession à ce statut de Dominique Ouattara, l’épouse du Président de la Côte d’Ivoire Alassane Ouattara, avait libéré des nationalismes mal inspirés. Il est vrai que même née sur le continent africain (en Algérie), la nouvelle « first lady » ivoirienne est originaire de France, ce pays que les partisans de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo accusent de manipuler Alassane Ouattara. Dominique Ouattara, née Nouvian, serait-elle l’énième fil néocolonialiste de sa marionnette de mari, selon les opposants de Ouattara ? Ces interrogations seraient déjà suffisamment nauséabondes si elles ne cachaient pas, de surcroît, un débat sur la couleur de peau. « Pourquoi les femmes de plusieurs présidents africains sont blanches ? » s’insurge un internaute qui poursuit en écrivant : « Ras-le-bol ! ». Chacun tente alors une comptabilité finalement peu fournie. » Car hormis Dominique Ouattara, les conjointes blanches ne sont guère nombreuses. Avant sa défaite aux dernières élections présidentielles au Sénégal, l’ex-Président Wade s’affichait avec sa femme Viviane Wade, une Française blanche née Viviane Vert, à Besançon. Quand au Président du Gabon, Ali Bongo (fils d’Omar Bongo, qui régna sur son pays entre 1967 et 2009, année de sa mort), il a pour compagne Sylvie Valentin, fille d’un assureur et elle aussi de race blanche. En ce qui concerne le Président du Cameroun Paul Biya, il a pour femme Chantal Vigouroux, une métisse née d’une mère camerounaise et d’un père français. Ainsi que le souligne Damien Glez, « comme pour démontrer que la peau diaphane s’insinue depuis longtemps dans les alcôves africaines, les forums internet remontent jusqu’au premier Président sénégalais, le francophile Léopold Sedar Senghor. L’auteur du poème « Femme nue, femme noire » avait épousé une blanche. Comme l’empereur de Centrafrique Bokassa 1er (une épouse blanche, mais sur dix-sept femme seulement !). Comme l’ancien secrétaire général des Nations Unies, le Ghanéen Kofi Annan. Pour que les gbagoïstes (supporters de Laurent Gbagbo) se saisissent efficacement de ce débat aux relents discriminatoires, encore eût-il fallu que la première épouse de l’ancien Président ivoirien ne fût pas le « teint clair » Jacqueline Chamois… » Dans la littérature africaine, on évoque l’impossibilité de banaliser l’union de la femme blanche et de l’homme noir. Ainsi dans le livre « La revanche de Guillaume Ismaël Dzewatama », le romancier camerounais Mongo Béti évoquait en 1984, les « femmes à nègres » de Gilbert Doho, professeur associé à l’université de Cleveland aux Etats-Unis : « La femme à nègre est la figure autour de laquelle gravite le monde au cœur de la question nègre de ce XXème siècle. Ce personnage a une part assez importante de responsabilités dans la marche de l’Afrique d’aujourd’hui. » Et pour « Je l’ai dans la peau. Je l’ai toujours eue dans la peau. », disait d’elle Jean-Bedel Bokassa, disparu en 1996, et qui régna sur la République de Centrafrique entre 1966 et 1979, d’abord comme Président de la République (suite à un coup d’État), puis comme empereur à partir de 1976. Née en 1949 au Tchad, Catherine Denguiade croisa la route de Bokassa en 1964, alors qu’elle n’avait que 15 ans. « Elle était déjà très belle, grande et très brune de peau », raconta Jean-Bedel Bokassa dans le livre « La manipulation » de Roger Delpey, paru aux Éditions Grancher Damien Glez, « s’il est vrai que les couples mixtes sont rares dans les palais, en dehors du continent noir, comment expliquer que les dirigeants africains soient, eux, inspirés par ce rapprochement d’épidermes contrastés ? Passons sur le préjugé qui dépeint la femme européenne comme une femme gourmande de pouvoir et d’argent. Et sur cet autre qui présente la femme africaine comme une manipulatrice par marabout interposé, et donc une partenaire à fuir comme la peste. » (référence : www.slateafrique.com, en date du 6 septembre 2011). Quoiqu’il en soit, la majorité des premières dames d’Afrique sont noires et jouissent d’une grande popularité dans leurs pays respectifs, en raison de leurs actions caritatives ou de leur implication auprès de leurs concitoyens. Quelques noms : Chantal Compaoré, épouse du Président du Burkina Faso ; Patience Goodluck Jonathan, femme du chef d’État du Nigéria ; Jeannette Kagame, conjointe du Président rwandais Paul Kagame ou Penehupifo Pohamba, compagne du leader de la Namibie. Toutes ces « first ladies » du continent africain étaient d’ailleurs présentes lors d’un colloque organisé en juin dernier à New York par…Cécilia Attias, l’ex-épouse de Nicolas Sarkozy. L’impératrice Catherine Valérie Fontaine en 1981. Quelques mois plus tard, en juin1965, Catherine sera la femme de Bokassa et lui donnera son premier enfant, une fille prénommée Reine. Six autres enfants suivront, dont le prince héritier Jean-Bedel Bokassa Junior. Le 4 décembre 1977, parée de ses plus beaux bijoux, Catherine devenait impératrice de la Centrafrique, devant 3500 invités venus de 43 pays. Pendant longtemps, une rumeur affirma que Catherine fut la maîtresse de Valéry Giscard d’Estaing, grand ami de Bokassa et de la Centrafrique où l’ancien Président français aimait régulièrement chasser. Le Magazine - 49



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 1Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 2-3Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 4-5Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 6-7Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 8-9Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 10-11Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 12-13Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 14-15Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 16-17Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 18-19Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 20-21Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 22-23Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 24-25Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 26-27Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 28-29Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 30-31Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 32-33Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 34-35Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 36-37Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 38-39Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 40-41Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 42-43Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 44-45Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 46-47Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 48-49Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 50-51Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 52-53Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 54-55Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 56-57Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 58-59Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 60-61Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 62-63Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 64-65Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 66-67Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 68-69Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 70-71Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 72-73Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 74-75Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 76-77Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 78-79Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 80-81Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 82-83Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 84-85Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 86-87Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 88-89Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 90-91Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 92-93Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 94-95Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 96-97Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 98-99Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 100