Le Magazine n°8 jan/fév/mar 2013
Le Magazine n°8 jan/fév/mar 2013
  • Prix facial : 6,90 €

  • Parution : n°8 de jan/fév/mar 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 91,9 Mo

  • Dans ce numéro : femmes et politique... l'enquête interdite.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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D evenue première dame des États-Unis, Jackie Kennedy entame de grands travaux à la Maison Blanche, insatisfaite de l’état dans lequel « Mamie » Eisenhower l’avait laissée. Lorsqu’elle l’avait visitée pour la première fois, alors qu’elle n’avait que 19 ans, elle se souvient qu’il manquait quelque chose pour réchauffer l’atmosphère peu accueillante de ces lieux. Ce quelque chose, elle va l’amener de France, s’inspirant du château de Versailles et demandant l’aide du décorateur d’intérieur Stéphane Boudin pour refaire toute la décoration de la demeure présidentielle. Une demeure royale et luxueuse, vitrine de la puissance du nouveau chef d’État. La décoration de chaque pièce est méticuleusement choisie en fonction de la période qui lui correspond : la Blue Room en style Empire français, américain pour la Red Room, victorien pour la Treaty Room, etc... La First Lady choisit par ailleurs personnellement les tableaux qui ornent les murs, avec une fois de plus, ce clin d’oeil à l’Europe. Matisse ou Renoir, deviennent ainsi des résidents à part entière de la Maison Blanche. Cette initiative de restauration, valorisant la fonction présidentielle, replace le patrimoine historique des États-Unis au centre FEMMES DE PRÉSIDENTS…19 Destin tragique d’une First Lady Marilyn, Dallas, Bobby… Des Kennedy à Onassis L’assassinat du 35ème président des États-Unis a lieu le vendredi 22 novembre 1963 à Dallas, alors que le cortège présidentiel défile dans le centre de la ville. Selon la version officielle, trois coups de feux auraient été tirés du cinquième étage d’un dépôt de livres scolaires par Lee Oswald, le deuxième atteignant John Fitzgerald Kennedy en pleine tête. Néanmoins, dans les enregistrements parus en 2011, Jackie soupçonne le vice-Président Johnson d’avoir commandé l’assassinat de son époux. Une mise à mort en public, aussi soudaine et tragique, ne pouvait que mettre le pays entier en deuil. Des cérémonies religieuses sont organisées dans le monde entier en guise de soutien à la famille du défunt. Le drame est d’autant plus grand pour Jackie qu’il survient à peine trois mois après qu’elle ait perdu Patrick, son troisième enfant, né prématurément de six semaines. 34 - Le Magazine Atterrée et meurtrie, la première dame trouve néanmoins la force d’orchestrer les funérailles de son mari dans les moindres détails, prenant en charge le patrimoine des Kennedy après son assassinat. Jamais elle ne cherche à salir sa mémoire, et ce malgré les souffrances et les humiliations que son mari lui avait infligé. Grâce aux efforts de Jacqueline Kennedy, les Américains gardent encore aujourd’hui de JFK une image positive, malgré certains choix politiques que nombreux ont jugé sévèrement. Ensemble, avec Jackie, ils avaient incarné un nouvel idéal américain. La First Lady fait en sorte que son nom devienne le plus marquant de la mystique Kennedy : lors d’un discours donné après le décès de John, Jackie porte le même tailleur rose Chanel que le jour où elle l’a vu mourir... encore imbibé du sang de son époux. Un hommage à JFK, certes. Mais aussi la construction d’un imaginaire, car cette symbolique souligne le sens de la gestion que possédait Jackie, jusque dans les moindres détails. Alors qu’elle déserte la vie politique après le décès du Président, Jackie crée la surprise le 20 octobre 1968 lorsque la presse annonce son mariage avec le milliardaire grec Aristote Onassis sur l’île de Skorpios. Un véritable choc public et médiatique. Qu’est-ce qu’une jeune femme aussi belle et intelligente vient faire auprès de ce vieil armateur ? Jacqueline Kennedy ne manquait de rien, que recherchait-elle en sa compagnie ? Plusieurs pistes ont été évoquées. Parmi elles, le fait que Jackie, convaincue après la mort de Bobby Kennedy que toute la famille va être décimée, aurait cherché à fuir les États-Unis pour apporter sécurité et confort à ses enfants. Quant à leur relation, elle est loin des passions amoureuses que Jacqueline avait connu jadis : en 1975, ils sont déjà sur le point de divorcer, mais le décès d’Aristote Onassis n’amènera pas la des préoccupations du peuple américain. Embellir la Maison Blanche (plus qu’un caprice ou une lubie) devient un acte politique préservant la mémoire d’un pays récemment construit. Une manière aussi pour Jackie de montrer son utilité individuelle en tant que première dame, indépendamment des fonctions politiques de son époux. La preuve en est : elle est élue « femme de l’année » par la presse en 1961 et le 14 février de l’année suivante, la chaîne CBS organise une émission spéciale dans laquelle Jackie Kennedy fait une visite guidée aux téléspectateurs de la Maison Blanche, battant tous les records d’audience ce soir-là. Un triomphe pour la maîtresse de ces lieux, doublée d’un plébiscite massif de la part des Américains. Ce n’est pas l’unique contribution de Jackie à la mystique Kennedy. Outre sa beauté et sa grâce naturelle, la première dame déploie ses talents de linguiste lors des visites officielles, suscitant notamment l’admiration en France par sa maîtrise exceptionnelle de la langue de Molière. Impressionnante et persuasive. Au point que le ministre de la Culture André Malraux accepte de faire voyager le tableau « La Joconde » jusqu’à la Maison Blanche en janvier 1963. Serait-ce là le secret de Jackie : sa procédure à son terme. Pendant ses dernières années, Jackie revient aux sources à New York, qu’elle a toujours considéré comme sa ville natale. Elle y renoue avec ses passions d’enfance qui, jamais, ne l’ont quittées : la littérature et les arts. Elle contribue largement à ce domaine en devenant éditeur en 1975 et participe notamment à la publication de l’autobiographie « Moonwalk » de Michael Jackson. En janvier 1994, elle découvre qu’elle est atteinte d’un cancer du système lymphatique. Foudroyée par la maladie, elle décède quelques mois plus tard seulement, le 19 mai 1994, à l’âge de 64 ans. Inhumée à Arlington, elle repose désormais aux côtés de son mari en sa qualité d’épouse du 35ème Président des Etats- Unis, ainsi que des deux enfants qu’elle n’a jamais eu la chance de connaître.Femme aimante mais blessée, mère au bonheur avorté, Jackie n’a jamais connu de totale quiétude. C’est pourtant un destin qu’elle avait choisit, sans en connaître réellement les enjeux. candeur désarmante ? Désormais, elle ne se contente plus de seconder son époux, s’effaçant derrière son ombre pour mieux le mettre en valeur : en se plaçant au devant de la scène internationale, elle lui montre qu’elle représente une partenaire irremplaçable, ce qu’aucune autre de ses maîtresses ne pourra jamais être. Soit. Mais cela ne calme en rien l’appétit sexuel de John Kennedy, qui continue d’enchaîner les conquêtes amoureuses. Parmi elles, la légendaire Marilyn Monroe, qui lui chante d’une voix doucereuse et ambigüe « Happy Birthday to you Mr President » alors qu’il fête ses 45 ans. Par ailleurs, les liaisons de Kennedy deviennent tellement évidentes que les services secrets s’inquiètent des retombées qu’elles pourraient avoir sur la politique du pays. Pendant ce temps, comme à chaque fois, Jackie supporte l’humiliation en silence. Á la mort de Marilyn Monroe, le 4 août 1962, elle trouve même le courage de lui rendre hommage : « c’est une étoile qui continuera longtemps à briller au dessus de nous ». Aujourd’hui encore, ce triangle amoureux ne cesse d’alimenter l’imaginaire collectif : de folles rumeurs ont suivi la mort de Marilyn ainsi que sur sa romance avec le Président Kennedy. Plusieurs sources auraient même affirmé que Jackie avait organisé une entrevue avec l’actrice pour régler le problème avant que le scandale n’éclate au grand jour. Sans succès. Las de devoir constamment rattraper les frasques de son mari, la First Lady s’efface de la vie publique et sombre progressivement dans la dépression. Que John aimait les femmes n’était un secret pour personne. En revanche, Jackie savait mieux cacher ses propres aventures, ainsi que le révèlent les enregistrements chocs publiés cet automne. Après la mort de son mari, on lui prête même une histoire d’amour avec Bobby Kennedy, son beaufrère. Le journaliste américain David Heymanny consacra même un ouvrage entier, « Bobby et Jackie, une passion secrète ». Auprès de Bobby, la première dame aurait trouvé l’écoute, le soutien et le confident qui lui avaient toujours manqués, alors qu’il était marié à Ethel Skakel. Et si l’homme de sa vie n’était pas celui que le public croyait être ? Jackie se livre alors à une relation plus douce et moins tumultueuse que la précédente, à même de calmer les douleurs d’une veuve qui vient de perdre un être cher. P.P
20 FEMMES DE PRÉSIDENTS L’éternelle amoureuse Avant sa liaison avec Kennedy, Marilyn Monroe tomba amoureuse d’Yves Montand, son partenaire dans « Le milliardaire ». Mais tandis que l’acteur ne parle que d’une passade avec « une enfant charmeuse », Marilyn souffre de ne pouvoir jamais vraiment garder un homme. Pour se sentir mieux, elle commence à boire et à abuser de tranquillisants. C’est le tournage du film « Les désaxés », écrit par Arthur Miller, qui l’affaiblit encore plus. Mal dans sa peau et alors qu’elle met tout son coeur à jouer, le metteur en scène John Huston lui hurle régulièrement des insanités : « Je t’ai prise parce que tu es une pute, pas une actrice ! ». Et sur le plateau, son mari ne prend jamais sa défense, restant silencieux, les yeux braqués sur une autre femme, la photographe autrichienne Inge Morath avec laquelle il finira par se remarier. Le tournage finit même par être suspendu. L’actrice est envoyée en cure de désintoxication, au cours de laquelle elle apprend la mort de Clark Gable, son père de substitution, et son partenaire avec Montgomery Clift dans « Les désaxés ». Ce drame fait ressortir ses blessures et la plonge dans un profond désespoir dont elle ne parviendra plus à ressortir de toute sa vie. Internée dans une clinique aux fenêtres condamnées et aux murs froids, Marilyn panique à l’idée de ressembler à sa mère et appelle son deuxième mari, Joe DiMaggio, au secours. Celui-ci la transfère dans un établissement plus accueillant grâce à ses relations. En mars 1961, elle part habiter avec lui, le seul homme qui lui reste, en Floride. Ils vivent au ralenti, se promenant des heures sur les plages, lui, une canne à pêche à la main et un sourire étincelant, elle, rêveuse, un foulard sur les cheveux et des lunettes de soleil opaques lui cachant le visage. Elle ne fait plus que de rares apparitions en public. R.G E Marilyn Monroe, le joujou de JFK La star rêvait d’être Première dame n 1962, Marilyn Monroe reçoit le Golden Globe de l’actrice la plus populaire des États-Unis, mais ce regain d’amour du public, qui ne l’a par ailleurs jamais délaissée, ne la réconforte plus. « Parfois je suis un peu triste, parce que j’aimerai rencontrer quelqu’un qui me jugerait sur ce que je sens, et pas sur ce que je suis. C’est agréable de faire rêver les gens, mais j’aimerai bien qu’on m’accepte également pour moi-même. Je me rends toujours compte que je ne suis pas invitée pour moi-même, que je ne suis rien de plus qu’un ornement », avoue-t-elle, au bord du chagrin. Le 19 mai 1962 a lieu le fameux gala d’anniversaire de John Fitzgerald Kennedy. Le Président des États-Unis fête ses 45 ans au Madison Square Garden à New York. Vêtue d’une robe de soie cousue à même son corps et d’une fourrure d’hermine blanche, Marilyn Monroe arrive avec sa traditionnelle heure de retard. En coulisses, elle abuse du champagne Dom Perignon pour se donner du courage et monte sur scène pour chanter de sa voix douce, « Happy Birthday Mister President », épisode dont on se souvient encore. Elle lui offre aussi une montre Rolex en or, avec au dos gravé « With love as always », tant elle attache de l’importance à leur liaison. Mais JFK se débarrasse immédiatement de ce cadeau empoisonné : l’actrice est devenue persona non grata. Obsédée par le sentiment de ne jamais être à la hauteur, Marilyn achète une maison à Brentwood, près de Los Angeles, au 5 Helena Drive. Elle s’y enferme avec deux téléphones qui deviennent ses seuls amis : un blanc pour les communications courantes et un rose pour les proches. C’est avec le rose qu’elle tente vainement de joindre ses amants, John Kennedy et son frère Robert, ministre de la Justice. Pensait-elle que c’était pour la vie ? Lorsque la star est au plus mal, elle contacte Joe DiMaggio qui est là, à chaque fois, fidèle comme au premier jour. Elle manque désormais d’argent sur son compte en banque, puisque la Fox la poursuit en justice. En cause : ses absences répétées sur les lieux de tournage de son dernier film « Something’s Got to Give », qui va rester à jamais inachevé. Dans la nuit du 4 au 5 août 1962, c’est le choc : le sex-symbol qu’on pensait plein de vie s’éteint, étreignant encore dans sa main droite le téléphone. Mais pour qui était ce dernier coup de fil ? L’enquête de police conclut hâtivement à une mort par absorption massive de barbituriques. Même si la thèse du suicide parait la plus plausible, ses liaisons tapageuses gênaient et certains soupçonnent encore le FBI ou la mafia d’avoir commandité la mort de Marilyn Monroe. Plus de 300 livres ont été publiés sur la vie de l’actrice, mais surtout sur sa disparition : aucune substance n’a été retrouvée dans son estomac lors de l’autopsie, son corps est découvert à minuit et demi alors que la police n’est appelée qu’à 4 heures du matin, la position dans laquelle elle gît n’était pas naturelle et des bleus sur ses jambes font état de violences… C’est l’inévitable Joe DiMaggio qui règle le détail des obsèques et comme pied de nez au monde de paillettes qui a détruit son amoureuse, il interdit la présence de ses « amis » d’Hollywood. Andy Warhol, fanatique John Kennedy était un coureur de jupons insatiable et nombreuses furent ses conquêtes, anonymes ou non. Marié à Jackie (Jacqueline Bouvier) depuis septembre 1953, il multiplie quand même les aventures adultères dans le plus grand secret. Il rencontra Marilyn Monroe à plusieurs reprises au cours des années 1961- 1962 (Kennedy fut élu Président des États-Unis le 8 novembre 1960 et entra en fonctions le 20 janvier 1961) La plus médiatique de ces rencontres restera, comme on l’a lu dans le précédent encadré, le célébrissime « Happy Birthday » que Marilyn de l’actrice depuis ses débuts, lui rend un vibrant hommage en utilisant la technique de la photographie sérigraphique pour un portrait. Marilyn Monroe, loin d’être la blonde stupide que ses détracteurs moquaient, a écrit un livre autobiographique dont elle avait confié le manuscrit à son ami Milton Greene. Il est sorti après sa mort sous le titre « Confession Inachevée », publié, en France, aux Éditions Robert Laffont en 1974. En octobre 2010, le livre « Fragments » recueille encore ses écrits, avec la photocopie de manuscrits originaux. Marilyn Monroe repose au Westwood Memorial Cemetery, à Los Angeles, mais elle n’est jamais plus seule. Pendant les vingt années qui suivirent sa mort, Joe DiMaggio déposa un bouquet de roses trois fois par semaine sur la tombe de celle qu’il n’avait jamais cessé d’aimer. Et tout le monde essaie aujourd’hui de trouver un sens à la vie de l’actrice : était-elle le fantasme amoureux ou l’orpheline abandonnée ? Qui l’a tuée ? Toutes les réponses à ces questions, Marilyn les a emmenées avec elle, pour ne nous laisser que le meilleur de son être, sa grâce et sa pureté… L’obsédé du sexe V.F lui chanta au soir du 19 mai 1962 au Madison Square Garden de New York, à l’occasion du gala des démocrates et les 45 ans du Président. Ils se rencontrèrent sans doute aussi lors de soirées organisées par Peter Lawford, le beau-frère de John Kennedy, dans sa maison de Los Angeles. Lawford faisait partie du « Rat Pack » (« Club des rats ») avec Frank Sinatra, Dean Martin, Sammy Davis Jr et Joey Bishop. Ce groupe très fermé sera en liaison amicale aussi bien avec les Kennedy qu’avec la mafia de Sam Giancana. 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