Le Magazine n°8 jan/fév/mar 2013
Le Magazine n°8 jan/fév/mar 2013
  • Prix facial : 6,90 €

  • Parution : n°8 de jan/fév/mar 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 91,9 Mo

  • Dans ce numéro : femmes et politique... l'enquête interdite.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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« Notre mariage est une tapisserie solidement tissée, pleine de nuances et de profondeurs. Personne ne parviendra à la déchirer. », a dit un jour Bill Clinton. Et pourtant, au cours de l’année 1998, Hillary a réellement songé à quitter son époux, alors en plein exercice de son second mandat présidentiel. La cause ? Monica Lewinsky. Rappel des faits : le 12 janvier 1998, Linda Tripp, employée au service des relations publiques du Pentagone, contacte le bureau du Procureur indépendant Kenneth Starr afin de porter de graves accusations contre le Président Clinton. « Elle raconte une histoire fascinante et scandaleuse, pleine de sexe et de mensonges, qu’elle a entièrement enregistré au magnétophone. Elle implique le Président dans une liaison avec une jeune stagiaire de la Maison-Blanche, et permet de le soupçonner de parjure et d’obstruction à la justice. Trippa d’abord fait ses révélations aux avocats de Paula Jones, une ancienne fonctionnaire de l’Arkansas, qui a porté plainte contre Clinton en 1994 pour harcèlement sexuel, lors d’un incident dans un hôtel de Little Rock en mai 1991. Trippaffirme aux enquêteurs que Bill Clinton entretient depuis la fin 1995 une relation sexuelle intermittente avec Monica Lewinsky, une stagiaire de la Maison-Blanche de tout juste 21 ans. Elle leur révèle aussi que le Président a aidé Lewinsky à décrocher un poste dans une société de New York. Et surtout qu’il l’a poussée à mentir au sujet de leur liaison dans une déclaration sous serment, rédigée à l’attention des avocats de Paula Jones… » (extrait de « Her way : the hopes and ambitions of Hillary Rodham Clinton », paru aux USA chez Little Brown and Company). Pour Hillary Clinton, c’est le début de « ce qui va être l’année la plus sombre et la plus solitaire de toute sa vie », dixit une de ses amies proches FEMMES DE PRÉSIDENTS…17 Scandale à la Maison-Blanche ! Chelsea, la fille de sa mère Alors qu’elle avait jusqu’à présent toujours refusé de suivre la carrière politique de ses parents, Chelsea Clinton, la fille unique de Bill et Hillary, âgée de 32 ans, serait-elle en train de changer d’avis ? Dans un récent article, paru en septembre dernier dans le « Vogue » américain, Chelsea a déclaré : « Avant la campagne de ma mère durant les primaires de 2008 pour les présidentielles, j’aurais dit non. Maintenant, je ne sais plus. S’engager dans la vie politique participe du fait d’être quelqu’un de bien. Pour aider à construire un monde meilleur, il faut s’assurer que l’on a des dirigeants politiques qui s’engagent sur cette base. Donc si à un moment je sentais un appel à le faire et si je ne pensais pas que quelqu’un soit suffisamment engagé à construire un monde plus sain, c’est une question à laquelle je devrais répondre… » Journaliste pour la chaîne de télévision NBC et mariée au banquier d’affaires Mark Mezvinsky, Chelsea ira-telle jusqu’au bout de sa logique 32 - Le Magazine ? Elle attribue cette nouvelle prise de conscience politique à sa grand-mère Dorothy Rodham, la mère d’Hillary, qui est décédée l’an dernier à 92 ans. « Ma grand-mère pensait que notre famille avait un gène de la responsabilité. Elle me considérait comme une bonne fille, mais elle trouvait qu’il était temps que j’en fasse plus…Avant, j’essayais de vivre une vie privée sous le regard de tous. Maintenant, j’essaie de mener une vie publique qui a un sens. », a confié la fille des Clinton. Et selon la directrice de cabinet d’Hillary Clinton, « Chelsea réalise enfin l’ampleur de l’héritage politique de ses parents et comprend que c’est elle qui portera le flambeau. » Tout en siégeant dans 7 conseils d’administration de sociétés ou d’associations, Chelsea Clinton termine un doctorat en relations internationales. Sa mère Hillary, patronne de la diplomatie américaine, ne pourra que lui apporter de bons conseils en ce domaine. Robin Gerson Le fardeau de l’affaire Lewinksky citée à l’époque par le quotidien « The Washington Post ». Elle connaissait déjà les infidélités conjugales et les frasques sexuelles de son mari, mais avait décidé de ne pas réagir pour préserver leur vie de famille, épargner leur fille unique Chelsea et ne pas mettre en danger l’avenir politique du couple. Ce nouveau scandale arrive en plus à un très mauvais moment pour Hillary qui se prépare à annoncer sa candidature au poste de sénatrice dans l’état de New York. Quand les médias l’interpellent sur ce dossier Lewinsky au début de l’année 1998, Hillary Clinton répond : « Je crois que ces accusations sont fausses. Je ne dis pas que c’est facile, vous savez. C’est dur et ça fait mal, chaque fois que quelqu’un qui vous est cher, que vous aimez et que vous admirez, est agressé et doit lutter contre un feu aussi incessant d’accusations que celui qui vise mon mari. J’aimerais que ni mon mari ni aucun de ceux qui travaillent avec lui n’aient à subir ce genre de chose, parce que je ne pense pas que ce soit dans l’intérêt du pays de régler des conflits et des comptes politiques à travers des procédures judiciaires… » Mais au fil de l’enquête, la vérité apparaît : le Président des USA a bien eu des rapports sexuels avec une jeune femme de 21 ans et l’homme le plus puissant de la planète a menti. Aux équipes du Procureur Starr, à ses collaborateurs, au peuple américain Durant les primaires pour les élections présidentielles américaines de 2008, Hillary et Barack ne s’étaient faits aucun cadeau. L’épouse de Bill Clinton alla même jusqu’à apostropher Obama en clamant face aux caméras : « Honte à vous Barack Obama ! Vous mentez ! Honte à vous ! » Mais dès la désignation de Barack Obama par le Parti Démocrate, elle s’est mise au service de et à sa femme. Clinton présentera ses excuses à la télévision dans une allocution le 17 août 1998 en confessant une « relation déplacée » et « une faute ». Cette légèreté a failli lui coûter sa destitution et Hillary a songé à le quitter. Comme elle l’a indiqué dans son autobiographie « Mon Histoire », Hillary Clinton a hésité entre se battre ou fuir : « Je ne savais pas encore si j’allais lutter pour sauver mon mariage et récupérer mon mari, mais j’étais bien décidée à me battre pour mon Président. Nous avons consulté un conseiller matrimonial pour savoir si nous pouvions encore sauver notre union. En tant qu’épouse, j’avais envie de lui tordre le cou, mais il n’était pas seulement mon époux, il était aussi mon Président. » Le couple Clinton parviendra à éviter la séparation, même si les soirées à la Maison-Blanche deviennent « pénibles », selon Hillary, qui avoua : « Je ne cherchais plus à fuir Bill comme au début de cette triste affaire, mais nos rapports restaient tendus. Nous ne nous amusions plus ensemble comme nous en avions l’habitude… » D’autres qu’elle auraient sombré avec un tel cataclysme et de telles révélations affichées au monde entier. Pas Hillary Clinton, dotée d’un mental incroyable et guidée par son inébranlable volonté de réussite. Madame la Secrétaire d’État R.C celui qui deviendra Président des USA en novembre 2008 et qui la nommera au très important poste de Secrétaire d’État. Depuis quatre ans, elle incarne la diplomatie des Etats- Unis et sillonne la planète sans discontinuer. Et qui l’eut parié au moment de primaires de 2008 ? Ses relations avec Barack Obama sont au beau fixe et elle a souhaité sa réélection à la Maison-Blanche. 16_17 DOSSIERS SPECIAUX.indd 2 14/11/12 20:
18 FEMMES DE PRÉSIDENTS Jackie Kennedy : un mythe américain La femme - veuve de JFK Carré Hermès, tailleur Chanel et intemporelle paire de gants. Jackie Kennedy, c’est un style que le monde entier connaît, une vie privée dont les mystères perdurent encore. Jackie. Appelée par un diminutif et pourtant si énigmatique. Car derrière son apparente naïveté se cachait une gestion de l’image à toute épreuve. Plus qu’un simple maillon de la mystique Kennedy, Jacqueline Kennedy a su s’émanciper et orchestrer une existence indépendante du 35ème Président des États-Unis. Pour devenir à son tour une icône. Un masque candide comme kit de survie. La parution, en automne 2011 des confidences inédites de Mariage avec un homme à femmes Diamétralement opposés et pourtant très complémentaires : la relation de Jackie et John Kennedy les amène à s’unir le 12 septembre 1953 au New Port, à Rhode Island. Toute l’Amérique s’accorde à dire que cet événement est « le mariage de l’année ». Loin d’être dupe, c’est en connaissance de cause que Jacqueline se lie à cet animal politique, consciente de ses infidélités et de son amour des femmes. « En épousant John, je savais que je connaîtrais la déception, le chagrin. Mais je décidais que ce chagrin vaudrait la douleur. ». Un choix qui, elle le sait, l’amènera à de longues soirées solitaires, passant des coups fils dont elle n’aura pour réponse que l’éternelle tonalité du téléphone. Ces épreuves, elle les traverse avec une dignité et une patience sans pareils, s’efforçant toujours de donner une image exemplaire de John en public. Plus qu’une compagne, elle lui apportera force et soutien pendant toute sa vie, devenant même un atout majeur pour sa campagne politique. Épouse dévouée, Jacqueline devient un véritable moteur pour la carrière de son époux. En 1954, elle décide de suivre des cours d’histoire et de politique à l’université de Georgetown pour être apte à le seconder et perfectionner ses propres connaissances de l’Amérique. C’est elle qui l’incite à écrire lorsque, malade, il doit se faire hospitaliser d’urgence. Ce livre, « Profiles in Courage », obtient le prix Pulitzer en 1957. Jackie s’implique. Enormément. Mais ce n’est toujours pas suffisant pour faire cesser les infidélités de son époux. L’image paisible de la femme enfant qu’elle projette en public n’est qu’un leurre pour cacher les angoisses qu’elle affronte au quotidien. Des angoisses d’autant plus difficiles à surmonter que les autres femmes de la famille Kennedy ne lui témoignent pas d’affection particulière. Elle, rêveuse et passionnée d’arts et de lettres, dénote avec le culte de la performance exalté par la famille. Ce n’est qu’avec son beaupère Joseph Patrick Kennedy qu’elle construit un véritable lien familial. Sa mort en 1969 l’affectera profondément. Alors que le couple essaye de concevoir un enfant, la fausse couche de Jackie en 1955 et la naissance d’une fille mort-née l’année suivante fragilisent les édifices déjà tremblants de leur relation. Ne pourra t-elle donc jamais enfanter ? La naissance, le 27 novembre 1957 de leur première fille Caroline Bouvier- Kennedy, apaise néanmoins les braises de leurs précédentes disputes. Une nouvelle ère commence. Celle de l’entrée du clan Kennedy dans la légende. Plus qu’une mère, Jackie s’apprête à devenir l’ambassadrice de tout un peuple. En 1960, John Fitzgerald Kennedy annonce officiellement sa candidature au poste de Président des USA et le devient le 8 novembre. Cette année là, Jackie vote pour la première fois de sa vie. Quelques jours plus tard, le 25 novembre, un nouveau membre intègre la Maison Blanche : John Fitzgerald Kennedy Junior. Alors qu’elle s’est toujours efforcée de ne pas être une « housewife », Jackie va devenir une mère exemplaire pour ses deux enfants. Leur inculquant culture et bonnes manières, elle arrive étonnamment à les préserver de l’effervescence médiatique que suscite sa famille. Elle l’affirme elle-même : avant d’être première dame, elle est surtout mère et épouse. Une phrase très connue de Jackie restera en mémoire : « Si vous gâchez l’éducation de vos enfants, ce que vous pouvez réussir à côté importe peu ! » Jacqueline Bouvier-Kennedy faites lors d’entretiens avec son ami, le médecin Schlesinger, en a choqué plus d’un, renversant toutes les idées préconçues concernant l’expremière dame des USA. Avec un style si parisien, personne ne se doutait qu’elle détestait autant les Français. Quant à son sourire généreux, il recelait un venin mortel. Le général De Gaulle : « un méchant ». Marthin Luther King : « bidon ». Des propos explosifs : la raison principale pour laquelle Jacqueline ne voulait pas que ses déclarations soient publiées avant un délai de cinquante ans. Sa fille en a décidé autrement, rendant un éclairage inédit sur un mythe dont le public croyait tout savoir. Rien d’étonnant, il n’est pas dans les habitudes de Jackie de passer inaperçue. Née le 28 Juillet 1929 à Southampton, dans l’état de New York, Jacqueline Lee Bouvier est la fille aînée d’un riche agent de change de Wall Street. Ses origines l’attirent très vite vers l’Europe : sa mère Janet a des racines irlandaises et anglaises et le nom Bouvier provient d’ancêtres français éloignés. Alors que beaucoup la considèrent comme une croqueuse de diamants, elle grandit elle-même dans un cadre privilégié jusqu’à ce que sa famille soit frappée de plein fouet par la crise économique de 1929, la « grande dépression ». Une crise qui n’empêchera pas la petite fille d’accomplir ses hobbies : passionnée d’équitation, elle devient une cavalière hors pair et remporte de nombreuses compétitions dans sa catégorie. Très jeune et déjà si différente des autres enfants. Au lieu de se laisser aller à l’oisiveté, elle préfère suivre ses cours d’équitation en athlète exemplaire et s’isole souvent pour lire et écrire des poèmes, cultivant sa fibre littéraire. Une enfance idyllique que brise en éclats le divorce de ses parents. Issue d’une famille très catholique, la petite Jackie vit très mal leur séparation, d’autant plus qu’ils se quittent en mauvais termes. Néanmoins, Janet Bouvier trouve très vite du réconfort auprès d’un autre homme plus riche encore, Hugh D. Auchincloss. Dès lors, Jackie fréquente les écoles les plus prestigieuses, telles que Chapin à New York et Holton Arms à Washington, où elle est remarquée pour ses qualités littéraires et sportives. En 1947, elle est élue débutante de l’année après avoir obtenu son diplôme d’études secondaires à la Miss Porter’s School. Elève brillante et appréciée, elle est sûre d’une chose : elle ne sera jamais une « housewife » (femme au foyer). Elle poursuit donc son cursus au très prisé collège Vassar avant de partir étudier en France. Première destination, Grenoble, où elle apprend intensivement la langue française, puis elle prend la direction de la capitale et de la Sorbonne, où, suivant ses envies, elle poursuit un cursus de lettres et d’histoire. C’est à Paris que la jeune fille se découvre une passion pour l’Europe. Son raffinement, sa culture et son incroyable richesse artistique exercent sur elle une influence telle qu’elle en fera plus tard sa marque de fabrique. Á commencer par son style, élégant et épuré, très « jeune fille de bonne famille ». Jamais d’excentricité : trench, lunettes, foulard, robes trapèze et gants mythiques, elle se forge une garde-robe très parisienne qui sera copiée par des milliers de femmes, renvoyant néanmoins toujours à la même image. Celle du style intemporel de Jackie Kennedy. Á son retour de France en 1950, elle préfère se rapprocher de ses proches, ce qui l’amène à terminer ses études à l’Université George Washington. Après y avoir obtenu son diplôme de littérature française, elle s’inscrit au concours littéraire organisé par le magazine « Vogue » qu’elle remporte haut la main, avec un essai intitulé « Les gens qui j’aurais voulu connaître ». Son choix est fait : ce sont Oscar Wilde, Charles Baudelaire et Serge de Diaghilev. Le premier prix propose un poste d’éditrice junior à l’étranger, mais Jackie préfère rester auprès de sa famille. Elle entre donc au quotidien « Washington Times » en tant que photographe enquêteur, son rôle étant d’interroger des personnes sur un sujet d’actualité tout en les photographiant. C’est ainsi qu’elle rencontre de nombreuses figures politiques, parmi lesquelles, Richard Nixon et un jeune démocrate très charismatique...John Fitzgerald Kennedy. Le Magazine - 33 P.P



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