Le Magazine n°8 jan/fév/mar 2013
Le Magazine n°8 jan/fév/mar 2013
  • Prix facial : 6,90 €

  • Parution : n°8 de jan/fév/mar 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 91,9 Mo

  • Dans ce numéro : femmes et politique... l'enquête interdite.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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« Lors de notre premier rendez-vous, je lui avais acheté de la crème glacée chez Baskin-Robins, le meilleur glacier de Chicago. Je l’ai embrassée, à l’extérieur d’un centre commercial de Hyde Park, et Michelle avait le goût du chocolat.. », a avoué Barack Obama il y a quelques semaines lors d’une interview à la télévision américaine pendant la campagne des élections présidentielles. Une belle love story qui dure donc depuis deux décennies et qui trouva ses racines à Chicago. Les deux futurs époux se sont rencontrés dans le cadre de leurs activités professionnelles, au cabinet d’avocats Sidley Austin, en 1989. Diplômé en droit d’Harvard (il sera d’ailleurs en 1990, à 29 ans, le premier président noir de la mythique revue « Harvard Law Revue », ce qui lui vaudra la une de plusieurs quotidiens nationaux aux USA), Barack Obama jouit d’une sérieuse réputation lorsqu’il arrive en stage où officie depuis FEMMES DE PRÉSIDENTS…15 20 ans de mariage et une réélection ! Une rencontre au sommet Un bilan positif En tant que First Lady, l’épouse de Barack Obama peut se vanter d’une série d’actions concrètes qui lui valent une popularité plus importante que celle de son époux. Comme toutes les autres premières dames de la Maison-Blanche, Michelle Obama jouit d’un véritable statut et peut compter sur un cabinet d’une quarantaine de personnes. En mettant de côté ses activités de juriste pour tenir son rang auprès de son mari, Michelle Obama a choisi de servir son pays en s’impliquant dans des causes à défendre. Avec la lutte contre l’obésité, la First Lady a opté pour un vrai sujet de société outre- Atlantique. Aux Etats-Unis, plus des deux tiers des adultes et un tiers des enfants ou adolescents sont en situation de surpoids. Avec son programme « Let’s move ! » (« Bougeons ! »), Michelle Obama a éveillé les consciences sur ce problème de santé publique, trop longtemps mis de coté dans la nation des sodas, des hamburgers et des crèmes glacées. Comme le souligne notre confrère « Le Point » dans sa version numérique du 6 octobre 2012, « côté communication, la première dame – qui n’a jamais planté une salade auparavant – crée un potager sur la pelouse de la Maison-Blanche et invite les enfants des écoles à l’entretenir avec elle, puis elle écrit un livre sur l’art de jardiner (« American Grown : The story of the White House Kitchen Garden and Gardens accross America ») qu’elle publie opportunément en juin 2012. Côté efficacité : elle conclut des accords avec les cantines et les auberges de jeunesse (les fameuses YMCA, très 30 - Le Magazine actives aux Etats-Unis) pour qu’elles proposent des repas plus équilibrés. La plus grande chaîne de supermarchés au monde, WalMart, a ainsi accepté de réduire la teneur en sel de ses produits et de faire disparaître à l’horizon 2015 les « mauvaises graisses ». Quand au groupe Disney, il s’est engagé à promouvoir la consommation de fruits et de légumes dans ses publicités comme dans ses parcs d’attractions… » Autre chantier lancé par Michelle Obama : « Joining forces », soit « Unir nos forces ». Secondée par Jill Biden, l’épouse du vice-Président Joe Biden, ce plan veut faciliter l’insertion scolaire, sociale et professionnelle des familles de militaires, souvent contraintes de déménager ou frappées par des deuils et des accidents. Lors de ses discours dans les bases et campements de l’US Army, Michelle Obama martèle à chaque fois son mot d’ordre : « 1% des Américains se trouvent au combat et nous avons besoin de 100% des Américains pour soutenir nos troupes et leurs familles ! » Et il ne s’agit pas de simples paroles puisqu’en juin 2012, 23 états (sur les 51 formant les USA) avaient voté une loi permettant l’accès à l’emploi pour ces citoyens pas tout à fait comme les autres, particulièrement en période d’engagement dans des conflits à l’extérieur. Pour un conseiller de l’équipe Obama lors des élections présidentielles, « Michelle Obama avait choisi ces deux thèmes d’action pendant la période transitoire, entre l’élection de novembre 2008 et l’entrée à la Maison-Blanche en janvier 2009. Son principal souci fut d’éviter la moindre polémique durant les 4 années de mandat de son mari et on peut dire qu’elle a parfaitement atteint son objectif. » Barack Obama peut être fier de sa First Lady ! R.C un an déjà Michelle Robinson. On le dit surdoué, raffiné, mondain et avec un physique de séducteur. Chargé d’encadrer et d’épauler le nouveau venu au sein de la firme, Michelle n’exprime pas un enthousiasme béat comme l’a détaillé Christopher Andersen dans son ouvrage « Barack et Michelle », publié en 2009 chez L’Archipel : « Elle n’a guère le temps de « chaperonner le premier venu ». Enfin, face aux commentaires éloquents de ses collègues, elle réagit avec le scepticisme qui la caractérise. « Je supposais que le premier Noir venu, vêtu d’un costume et doté d’un bon niveau les aurait séduit. Après tout, Michelle a déjà été échaudée. Barack, déclare-t-elle, semble « trop beau pour être vrai. J’avais déjà vécu des aventures avec des frères de couleur à la réputation tout aussi flamboyante, alors j’imaginais qu’il s’agissait d’un de ses beaux parleurs. Avant son arrivée, Michelle sort la bio de Barack. « Je n’ai rien en commun avec ce type, songe-t-elle en la découvrant. Il a grandi à Hawaï ; comment grandit-on dans un coin pareil ? Bon, il est métis, et alors ? Ce gars me semble un peu étrange, bizarre, déconcertant. » Elle parvient à créer dans sa tête « l’image d’un intello ». Malgré sa méfiance, Michelle s’apprête à se montrer polie, professionnelle et aussi serviable que possible envers ce super étudiant et diplômé en droit dont tout le monde parle. Après tout, c’est la tâche qui lui a été confiée et elle prend ses responsabilités à cœur… » En pénétrant dans le bureau de Michelle, au quaranteseptième étage, Barack Obama est immédiatement séduit par cette jeune avocate de 25 ans : « Elle avait un rire franc, clair, facile et elle était très belle. En plus, elle arrivait à ma taille avec ses talons, même si je la dépassais d’une tête avec mon 1,87 mètres. Après avoir déjeuné avec elle, j’ai dit à mon ami Dan Shomon : quelle femme ! Je vais lui sortir le grand jeu ! ». De son côté, Michelle Robinson trouve ce garçon « bien plus mignon à ce que j’attendais, drôle, capable de rire de lui-même, les pieds bien sur terre, malgré un passé instable. Il avait un côté fascinant et on s’est tout de suite bien entendus. » Dans un entretien sur la chaîne de télévision publique américaine PBS, le Président Obama se souvient d’« un éclat qui brillait dans les beaux yeux de Michelle, chaque fois que je la regardais, une fugace incertitude, comme si au plus profond d’elle-même, elle était consciente de la fragilité des choses et savait que si elle se laissait aller, même l’espace d’un instant, tous ses plans pouvaient s’écrouler. C’est cette infime trace de vulnérabilité qui me toucha chez elle… » Et comme l’a confié Michelle Obama à la radio CBS, c’est lors d’une matinée passée avec Barack Obama dans une église de Chicago où il travaille le dimanche comme animateur social que le coup de foudre se révèlera implacable : « Lorsqu’il a ôté sa veste et retroussé ses manches, j’ai eu l’impression de le rencontrer pour la première fois. Il a prononcé un discours passionné sur le monde et je me sus dit : ce type est vraiment à part, pas seulement mignon, drôle ou malin. Assister à la transformation de cet avocat vêtu d’un costume qui se rend dans le sous-sol d’une église pour y rencontrer des gens comme moi, qui ont eu la même vie que moi, mais font face à des défis et à des soucis qui ne me préoccuperont jamais, et le voir retirer son costume et sa cravate pour devenir une personne différente, suffisamment bien dans sa peau pour communiquer avec ces gens et les toucher au cœur comme il le fait, tout cela m’a émue et séduit… » Quelques semaines plus tard, la romance entre Maître Barack Obama et Maître Michelle Robinson deviendra une réalité. Pour les entraîner vers les plus hauts sommets du pouvoir, de la politique et de l’ambition. Qui aurait crû qu’un gamin métis de Hawaï, élevé par une mère célibataire et d’origine kenyane, allait former avec une gosse des faubourgs de Chicago l’un des couples mythiques de ce début de XXIème siècle ? Le Président Obama s’appuie sur elle, a besoin d’elle et ne peut pas se passer d’elle : « Je lui fais totalement confiance, mais d’une certaine façon, elle reste aussi pour moi un mystère. », a déclaré Barack Obama au sujet de Michelle à qui il doit beaucoup. Juliette Nabeul
16 FEMMES DE PRÉSIDENTS The way of life in America « Je ne suis pas née première dame ou sénatrice. Je ne suis pas non plus née démocrate. Ni avocate, ou militante pour les droits des femmes et de l’homme. Je ne suis pas née épouse, ni mère. J’ai simplement eu la chance de naître Américaine au milieu du vingtième siècle, un lieu et une époque bénis. », raconte Hillary Clinton dans son autobiographie, « Mon Histoire », publiée en 2003. Née le 26 octobre 1947, elle est l’aînée de trois enfants, avec deux frères Hugh Jr. et Tony. L’épouse de Bill Clinton appartient à la classe moyenne américaine avec un père, petit entrepreneur dirigeant une société de rideaux, et une mère au foyer. Á Park Ridge, une banlieue tranquille de Chicago, la famille Clinton vit dans une maison en briques de deux étages : « Nous avions deux terrasses, un porche et une cour fermée où les enfants du voisinage venaient jouer ou piquer des cerises, se rappelle Hillary dans son livre « Mon Histoire ». C’était le baby-boom de l’après-guerre, il y avait un peu partout des hordes de gamins. Ma mère en avait compté quarante-sept, rien que dans notre pâté de maisons. » C’est avec cette manière de vivre en Amérique, typique des USA durant les années 1950, qu’Hillary Clinton grandit et se distingue par ses excellents résultats au collège de Maine East. Et bâtit peu à peu ses convictions politiques dès l’adolescence au contact de ses parents : « J’ai grandi tiraillée entre les valeurs de mon père et ma mère et mes opinions doivent un peu aux deux, souligne Hillary Clinton dans son autobiographie. Maman était au fond une démocrate, même si elle évitait de s’afficher comme telle dans notre quartier de Park Ridge, très républicain. Mon père, lui, était un conservateur républicain pur et dur, partisan du chacun pour soi, et il en était fier. Il était aussi près de ses sous… » Comme on le sait, Hillary finira par s’engager totalement dans le Parti Démocrate. P.K Hillary Clinton : au service de Bill Histoire d’une ambitieuse bafouée « Une femme sera Présidente des États- Unis d’ici 2010. », disait Hillary Rodham Clinton en 1991, un an avant la première victoire de son mari Bill Clinton à l’élection présidentielle américaine de 1992. L’actuelle Secrétaire d’État de Barack Obama, aujourd’hui âgée de 65 ans, pensait certainement à elle avec cette prévision ratée. On se souvient qu’elle fut la concurrente d’Obama lors de la campagne des primaires démocrates de 2008 pour briguer l’investiture à la candidature. « J’entre dans la course, c’est pour la gagner ! », lançait-elle dans un mail adressé à des millions d’Américains le samedi 20 janvier 2007. Dans une vidéo sur internet, Hillary Clinton affirmait depuis sa confortable résidence de Washington : « Je viens d’annoncer aujourd’hui même la création d’un comité exploratoire pour la présidentielle. Mais il ne s’agit pas d’une simple campagne électorale. C’est un dialogue que je veux engager avec vous, avec l’Amérique. Nous devons tous y participer si nous voulons faire partie de la solution et nous devons tous en faire partie. » Et de prévenir lors d’un forum de discussion organisé à l’université de Dubuque le 4 mars 2007 : « Je ne suis pas candidate en tant que femme. Je me présente parce que je pense être la personne la plus qualifiée et la plus expérimentée pour occuper le poste de Président. » Finalement, son rêve s’est écroulé et Hillary, personnage hors norme de la vie politique américaine, restera comme la First Lady d’un des plus efficaces et populaires Présidents des USA, élu en 1992 et réélu en 1996. Et la très professionnelle chef de la diplomatie du premier Président noir des Etats-Unis d’Amérique. Mais comme pas la première femme à occuper le bureau ovale de la Maison- Blanche puisqu’elle a récemment déclaré qu’elle n’envisageait pas de se présenter aux élections présidentielles de 2016. Même si les promesses n’engagent que ceux qui les croient, comme le soutenait naguère Charles Pasqua. Hillary Clinton ne ressemble à aucune autre de ces conjointes de politiciens dont le peuple américain à l’habitude. Jeff Gerth et Don Van Natta, journalistes d’investigation au quotidien « The New York Times », le soulignèrent parfaitement dans leur ouvrage « Her way : the hopes and ambitions of Hillary Rodham Clinton », paru outre-Atlantique, en 2007, chez Little Brown and Company : « Diplômée de Wellesley College (une université renommée et réservée aux femmes) et de la faculté de droit de l’université de Yale, elle est une avocate d’affaires, une originale qui s’est battue pour les droits des femmes et des enfants…Hillary Clinton a suivi un itinéraire extraordinaire et typiquement américain : à la fois pionnière des droits des femmes, épouse et partenaire politique de Bill, mère et Première dame, avocate, stratège, législatrice et, pour finir, sénatrice des Etats-Unis (avant d’être nommée Secrétaire d’État dans le cabinet de Barack Obama en 2009). Tout au long de sa carrière, elle a été l’architecte méticuleuse de sa propre image, à travers contorsions publiques et ravalements, physiques ou politiques, à répétition. Elle est devenue pour cette raison la politicienne peut-être la plus C’est à la fin de l’année 1970 qu’Hillary et Bill Clinton se rencontrent pour la première fois à la faculté de droit de la prestigieuse université de Yale. Plus précisément dans le cours des droits civiques et politiques du professeur Emerson. « Hillary dégageait une impression de force et de sang-froid que je n’avais jamais rencontré, que étroitement scrutée du pays, mais elle en est restée la plus mystérieuse… » Des dortoirs de la faculté de Wellesley jusqu’à la Maison-Blanche, en passant par les tribunaux de l’état de l’Arkansas et les coulisses du Sénat, de ses débuts comme avocate, parfois imprudente et indécise à sa carrière menée avec un sens exceptionnel de la tactique, Hillary Clinton a mené sa barque d’une main de maître. Dès le début des années 1970, le jeune couple Clinton scellait un pacte secret avec un objectif simple et débordant d’une double ambition : accéder à la présidence des États-Unis chacun son tour ! Seul Bill Clinton atteindra ce but et à deux reprises. En dépit des affaires politico-financières qu’elle a dû affronter avec son époux et les révélations sur la vie sexuelle de ce cher Bill, Hillary Clinton n’a jamais baissé les bras. « Pour les uns, c’est une pionnière et une héroïne. Pour les autres, elle incarne au contraire tout ce qu’ils peuvent imaginer de pire. Cette dévotion, comme cette haine, sont d’abord le fait de ses choix politiques. » note le duo Jeff Gerth et Don Van Natta dans leur livre. Trompée par Bill Clinton, battue dans les primaires par Barack Obama : Hillary Clinton est finalement restée la femme du premier et a accepté de servir le second. Au nom de l’équilibre familial et de l’unité politique. René Chiche L’amour à Yale ce soit chez un homme ou une femme. », dira Bill Clinton dans son livre « Ma Vie », publié en 2004 chez Odile Jacob. Cette love story se concrétisera en mariage le 11 octobre 1975 à Fayetteville, dans l’Arkansas. Cette union sera le point de départ d’une des alliances les plus puissantes et les plus mystérieuses de la vie politique américaine. Le Magazine - 31



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