Le Magazine n°8 jan/fév/mar 2013
Le Magazine n°8 jan/fév/mar 2013
  • Prix facial : 6,90 €

  • Parution : n°8 de jan/fév/mar 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 91,9 Mo

  • Dans ce numéro : femmes et politique... l'enquête interdite.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Dans les couloirs du palais de l’Élysée, le souvenir de Bernadette Chirac rôde encore. Entre 1995 et 2007, l’épouse de Jacques Chirac a habité dans ce lieu qu’elle avoue « avoir beaucoup aimé, comme une seconde maison, mais pas n’importe laquelle : celle de la France et des Français ». Á bientôt 80 ans, la femme de celui qui présida la République durant douze ans reste populaire auprès de nos concitoyens, en dépit d’une certaine froideur dans les propos et d’une vraie distance dans l’attitude. Mais avec son vécu, son engagement dans de nobles causes (l’opération « Les Pièces Jaunes », l’aide aux enfants handicapés) et son implication quotidienne pour élever à haut niveau son rang de première dame de France quand Chirac dirigeait le pays, la toujours conseillère générale de Corrèze a une place à part dans le cœur des Français. Et sa caricature hilarante, quoique très « vacharde », dans « Les Guignols de l’info » sur Canal Plus n’y a rien changé. Lorsqu’elle vivait au palais de l’Élysée, certains la surnommaient « la reine – mère » en raison de son goût pour tout gérer au niveau de l’intendance. « Madame Chirac s’occupait des jardins, de la décoration intérieure, des plans de tables lors des dîners officiels ou privés, des menus, du suivi de la correspondance avec les personnes qui écrivaient à la Présidence de la République ou des grandes fêtes qui avaient lieu à l’Élysée comme les festivités de Noël, la fête de la musique ou la garden party du 14 juillet. Rien ne devait être laissé au hasard et Madame Chirac avait l’œil sur tout. Elle était très exigeante, extrêmement rigoureuse et grande bosseuse, mais finalement, c’était bien pour l’image de la République, du Président et du pays. », se rappelle un ancien chauffeur présidentiel. Un engagement auprès de son époux, avec qui elle n’a jamais été en compétition comme nous l’expliquait notre consoeur Caroline Pigozzi dans un article de « Paris Match », paru le 21 septembre 2011 : « Bernadette a fait un mariage d’amour et a tout construit avec l’étudiant qu’elle a connu à Science Po, depuis près de soixante ans, et ne tolère pas FEMMES DE PRÉSIDENTS…11 Bernadette Chirac : l’intendante de l’Élysée La vie après la défaite Il y a quelques semaines, Bernadette Chirac s’était exprimée publiquement alors qu’elle lançait la dixième édition de l’opération « + de Vie », une campagne nationale en faveur des personnes âgées, placée sous l’égide de la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France. Au sujet de son époux Jacques Chirac, dont les sorties en public deviennent de plus en plus rares et qui souffre de problèmes de mémoire, elle disait à la fin du mois de septembre dernier : « Il ne va pas mal. Il a 79 ans, alors bien sûr, ce n’est plus comme quand on a 20 ou 30 ans. Mais il a passé un bien meilleur été que l’année précédente. Un chef d’État, vous savez, il est élu pour un certain nombre d’années. Il est écrasé de travail jusqu’à la fin et le jour où il est battu, il n’a plus grand-chose à son agenda. La rupture de rythme est terrible. Mon mari a tout donné à la France, jusqu’au dernier jour de son mandat… » Concernant François Hollande (elle avait estimé lors d’une réunion du conseil général de Corrèze qu’« il n’avait pas le gabarit pour être Président de la République », Bernadette Chirac a rectifié un peu le tir dans les colonnes de notre confrère « Le Parisien 26 - Le Magazine » du 28 septembre 2012 : « J’ai été maladroite en disant cela, je le regrette. Il faut voir ce que le gouvernement va faire. L’élection s’est déroulée il y a quelques mois seulement et il faut laisser du temps à François Hollande. Voyons si sa politique produit des effets… Les gens ont voté pour lui et quand un Président démarre son action, il est systématiquement épinglé par la presse. Tous les chefs d’États ont besoin d’un peu de temps pour savoir comment contourner les difficultés qui se présentent. » Enfin, Madame Chirac regrette que « Nicolas Sarkozy n’ait pas pu enchaîner un second mandat à l’Élysée. Je pense qu’il peut revenir et se représenter en 2017 pour peu qu’il sache se montrer patient. Il ne faut pas qu’il parle pour le moment, il faut qu’il se taise. Il faut savoir attendre. Et s’il juge qu’il doit refaire de la politique à un haut niveau, alors... ». Et de conclure : « Moi, je crois que c’est ce qui va se passer. Je crois que les Français iront chercher Sarkozy. Les gens changent d’opinion. Ils regardent ceux qui sont élus, à l’œuvre, et n’hésitent pas à les sanctionner s’ils sont mécontents… » (dans « Le Parisien » du 28 septembre 2012). V.F Son surnom : la reine – mère ! qu’on charme son mari sous son nez, et tient à être respectée. En réalité, sa philosophie se résume en une phrase : quand le soleil brille, ses rayons réchauffent tout le monde. Ce qui la dessert souvent, c’est un visage plus expressif qu’elle ne le souhaiterait. Son humeur se lit sur ses traits et le port de lunettes sombres n’arrange rien. Habile, voire séductrice, rarement hypocrite ou dans la retenue, elle n’hésite pas à dire ce qu’elle pense…Sa mission est ingrate quand elle doit freiner les ardeurs de son mari qui, parfois, dépasse les bornes. Ou lorsqu’il aime la provoquer, comme cet été 2011, à la terrasse de Sénéquier, à Saint-Tropez. Il se laissait aller à trop de familiarité avec ses groupies. Un soir, devant des amis qui lui demandaient de deviner comment l’on qualifie une femme qui sait toujours où se trouve son mari, Chirac s’écria en fixant Bernadette : « Une emmerdeuse…n’est-ce pas ? » Il y eut un grand silence. » Mais Jacques Chirac, aujourd’hui affaibli par la vieillesse et différents soucis de santé, sait qu’il peut compter sur celle qui lui a donné deux filles, Claude et Laurence, leur aînée handicapée et vivant sous surveillance permanente. Surnommée « Bernie » par son petit-fils de 17 ans, Martin, l’enfant de Claude Chirac et de l’ancien judoka Thierry Rey (aujourd’hui conseiller pour les sports auprès de François Hollande à l’Élysée), Bernadette Chirac semble n’avoir rien perdu de sa vitalité et de son dynamisme. Entre la gestion des affaires quotidiennes comme l’appartement parisien Grand séducteur devant l’éternel, Jacques Chirac aurait eu plusieurs maîtresses, ce que Bernadette Chirac n’a jamais démenti. On prête ainsi à l’ancien Président de la République des liaisons avec Michèle Barzach, qui fut sa ministre de la Santé entre 1986 et 1988 ; avec Marie-France Garaud, qui était sa conseillère politique entre 1974 et 1980 ; avec la journaliste de l’Agence France Presse, Elizabeth Friedrich, au début des années 1990 ; dans du quai Voltaire ou le château de Bity et les activités privées (elle adore les expositions culturelles, les musées ou les défilés de haute couture), Madame Chirac se démultiplie entre la présidence de la Fondation Claude Pompidou, celle de la Fondation des Hôpitaux de Paris, les réunions au conseil général de Corrèze ou au conseil d’administration du groupe LVMH. Rarement couchée avant 1 ou 2 heures du matin et debout dès 8 heures, l’ex-première dame de France a-t-elle un secret pour conserver un tel rythme de vie ? « Une incroyable volonté, un sens du devoir aigu, un irrépressible besoin de se sentir utile aux autres, une mémoire inouïe et, en prime, beaucoup d’humour et d’esprit de dérision… », note Caroline Pigozzi. Dans l’histoire des femmes de Présidents de la Vème République, Bernadette Chirac, née Chodron de Courcel, occupe une place à part. Celle d’une personnalité à la fois discrète publiquement et cependant très présente dans l’ombre et les coulisses. Non pas pour tirer les ficelles à son avantage, mais comme pour tout superviser, afin de permettre à son époux de s’investir totalement dans sa mission de chef de l’État. Avec Bernadette Chirac, on est loin, très loin, de Cécilia Attias-Sarkozy, Carla Bruni-Sarkozy ou Valérie Trierweiler. Question de génération, question de style, question d’éducation. Et aussi en raison d’une certaine idée du service de l’État et du rapport à la tradition républicaine. Robin Gerson Les rumeurs d’adultère les années 1970, avec Michèle Cotta, l’ancienne Présidente de Radio France et de la Haute Autorité de l’Audiovisuel. Ou encore avec une interprète japonaise dont il aurait un fils caché ! Des informations qui n’ont pas vraiment été confirmées même si beaucoup d’entres elles semblent plausibles. Et entre 1974 et 1976, Chirac vécut une vraie histoire d’amour avec une journaliste du « Figaro » qui faillit se terminer par une séparation avec Bernadette.
12 FEMMES DE PRÉSIDENTS Danielle Mitterrand : la militante Une épouse très engagée L’égérie de « France Libertés » Le nom de Danielle Mitterrand est évidemment associé à celui de la fondation « France- Libertés » qu’elle créa au printemps 1986, tandis que démarrait la première cohabitation entre François Mitterrand et le gouvernement de droite, dirigé par Jacques Chirac. Á l’époque « France-Libertés » voulait, selon les propres déclarations de l’ancienne première dame, « défendre les droits de l’homme et renforcer les libertés individuelles et collectives dans le monde. » Une des premières actions de cette organisation non gouvernementale (ONG) consista à rénover une école et à construire un hôpital dans un village du Salvador, alors dévasté par une terrible guerre civile. Jusqu’à la fin, Danielle Mitterrand a voyagé dans le monde pour défendre ses idées et mettre en pratique ses objectifs. Elle s’est impliquée dans la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, le soutien aux réfugiés kurdes et sahraouis ou à l’aide pour l’autodétermination du peuple tibétain. Pour notre confrère du « Figaro », Guillaume Perrault, « si la générosité de Danielle Mitterrand n’a jamais été mise en doute, son impartialité dans le choix de ses causes a suscité des interrogations. Pendant les deux septennats de son mari, la fondatrice de « France – Libertés » a affiché sa grande sympathie pour Fidel Castro et son régime. Interrogée par « Le Monde » en 1991 sur la fuite d’une dizaine de milliers de Cubains vers les Etats-Unis, elle répondait alors qu’il s’agissait « certainement des anciens grands propriétaires terriens. » Entre 1988 et 1993, la fondation « France-Libertés » a pu se développer grandement grâce aux relations privilégiées entre Danielle Mitterrand et les différents gouvernements socialistes qui se succédèrent (ceux de Michel Rocard entre 1988 et 1991, d’Édith Cresson entre 1991 et 1992 et de Pierre Bérégovoy, entre 1992 et 1993). Le soutien des pouvoirs publics et de l’État permettent à « France -Libertés » d’obtenir des moyens conséquents et reconnue d’utilité publique, la fondation obtient en 1991 un statut consultatif auprès du Conseil Économique et Social des Nations Unies. « Pour autant, explique le journaliste Disparue le 22 novembre 2011 à l’âge de 87 ans, la femme de François Mitterrand restera dans l’histoire des premières dames de France comme celle qui concilia son existence d’épouse de chef d’État et de militante infatigable pour la défense des droits de l’homme et du développement des nations du tiers monde. La légende veut que Mitterrand soit tombé amoureux d’elle en voyant sa photographie à Cluny, dans la maison des Gouze, les parents de Danielle. Á l’époque, le futur Président de la République joue un rôle actif dans la Résistance sous le nom de François Morvan. En scrutant le joli visage de cette jeune femme de 20 ans, il se serait écrié : « Je l’épouse ! ». En compagnie de sa sœur aînée Christine (qui deviendra une grande productrice de cinéma et de télévision ainsi Guillaume Perrault, les initiatives de Danielle Mitterrand ont souvent suscité la méfiance du Quai d’Orsay. Les diplomates percevaient l’épouse du Président de la République comme un trublion incontrôlable. » Aujourd’hui, les domaines d’intervention ou les modalités d’action de la fondation « France-Liberté » se sont peu à peu élargies. L’organisation non gouvernementale, fondée par Danielle Mitterrand, agit dans les secteurs de l’accès à l’eau, de l’éducation, de la promotion de l’économie responsable et solidaire, de l’environnement et de la démocratie. Pour Nathalie, bénévole pour « France-Libertés », « la mort de Danielle a laissé un grand vide, car elle était l’âme et le moteur de la fondation. Mais nous poursuivrons la mission qu’elle avait entreprise avec sa fougue, son énergie incroyable et sa force de conviction. Elle a marqué les septennats de François Mitterrand par son militantisme et son engagement sur le terrain. » Et Valérie Trierweiler, la compagne du Président Hollande, souhaite d’ailleurs suivre cette voie tracée par Danielle Mitterrand. V.H que la conjointe du comédien Roger Hanin), Danielle Gouze participe à un réseau clandestin de résistants et aide Mitterrand- Morvan à échapper à la Gestapo. Coup de foudre mutuel : François et Danielle se marieront le 28 octobre 1944 à Paris. Comme le raconte notre consoeur Béatrice Houchard dans « Le Figaro » du 22 novembre 2011, « Á l’époque, Danielle Mitterrand est déjà bien plus à gauche que François. Fille d’une institutrice et d’un principal de collège franc-maçon, membres de la SFIO (l’ancêtre du Parti Socialiste), elle a été élevée dans les valeurs laïques et républicaines, loin de l’éducation catholique qui marquera jusqu’à la fin son époux. Son modèle, c’est sa sœur, la productrice Christine Gouze- Rénal…Sa mort, en 2002, la terrassera. Entre Paris et la Nièvre, où Mitterrand est élu, Danielle Mitterrand est d’abord une épouse discrète, dans l’ombre du jeune loup de la IVème République auquel on promet un brillant avenir. En 1945, le couple a perdu un fils, Pascal, emporté à deux ans par la maladie. Jean-Christophe, le futur conseiller Afrique de son père à l’Élysée, naît en 1946. Et Gilbert, le député de Gironde et maire de Libourne (jusqu’en octobre 2011), voit le jour en 1949… » Lorsque le 10 mai 1981, François Mitterrand accède à la magistrature suprême, c’est une femme de 57 ans, peu connue et n’avouant qu’une passion, la reliure, qui entre avec lui au palais de l’Élysée. Après le côté grande bourgeoise plutôt coincé d’Anne-Aymone Giscard d’Estaing, les Français découvrent une première dame profondément ancrée à gauche, simple, détestant les règles protocolaires et goûtant très peu aux robes ou tenues de haute couture. Mais cette discrétion n’est qu’une façade. Derrière l’épouse en retrait et timide à la voix très douce se cache une militante engagée et dotée d’un caractère de fer. « Danielle Mitterrand était très à gauche, souvent excessive dans ses propos, parfois intransigeante dans ses jugements. Pendant les deux septennats de François Mitterrand entre 1981 et 1995, elle a gêné le Président de la République et les diplomates avec ses prises de position pour telle ou telle cause. Mais elle le faisait toujours avec conviction, sincérité et honnêteté. », se Le Magazine rappelle Henri Birdaum, ancien membre du Parti Socialiste dans les années 1980. Avec ses soutiens aux peuples du tiers-monde et ses appels en faveur du dalaï-lama au Tibet, des Kurdes d’Irak, des guérilleros au Salvador, des zapatistes au Mexique ou du commandant Marcos, la femme de Mitterrand provoquera de sérieux remous diplomatiques pour la France. « Elle n’en a cure et Mitterrand laisse faire, souligne Béatrice Houchard. Début 1995, elle saute au cou de Fidel Castro. En 1986, elle critique le gouvernement de cohabitation de Chirac qu’elle accuse de « faire tout et n’importe quoi » et crée sa fondation « France-Libertés » (lire encadré ci-dessous). Son dernier combat sera pour l’accès à l’eau… » (dans les colonnes du quotidien « Le Figaro » du 22 novembre 2011). Au-delà de cet engagement militant qui caractérisait la personnalité de Danielle Mitterrand, on sait depuis les obsèques de François Mitterrand en janvier 1996 que celui-ci menait une double vie depuis la fin des années 1970. Devant le cercueil du défunt, au cimetière de Jarnac (en Charente), Danielle est aux côtés de ses deux fils, mais aussi de Mazarine, la fille cachée de l’ancien Président, soutenue par sa mère Anne Pingeot. En 1999 dans son livre « En toutes libertés », Danielle Mitterrand écrivait : « La naissance de Mazarine en 1975 ne fut ni une découverte, ni un drame…Entre François et moi, les non dits de part et d’autre étaient suffisamment révélateurs pour ne pas être trompeurs… Notre vie n’avait rien de banal, rien de médiocre. Je ne regrette rien… » Le couple Mitterrand vivait dans une véritable « union libre » : le Président passait la grande majorité de son temps avec Anne et Mazarine Pingeot, principalement dans l’appartement du quai Branly, propriété de l’État et durant les vacances, dans une maison à Gordes qu’il avait acheté pour son « illégitime » et Mazarine. De son côté, Danielle Mitterrand n’a jamais caché quelques histoires sentimentales et extra conjugales. Mais Danielle accepta de ne jamais divorcer pour deux raisons. Par amour pour Mitterrand. Et au nom de la raison d’État. Victor Haïm Le Magazine - 27



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