Le Magazine n°8 jan/fév/mar 2013
Le Magazine n°8 jan/fév/mar 2013
  • Prix facial : 6,90 €

  • Parution : n°8 de jan/fév/mar 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 91,9 Mo

  • Dans ce numéro : femmes et politique... l'enquête interdite.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 20 - 21  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
20 21
Nicolas n’a renoncé à rien... il avait même prévu Nicolas les n’a difficultés renoncé de à rien... son successeur. il avait même prévu les difficultés de son successeur. Nicolas Sarkozy, même du temps de ses ministères et de sa présidence, n’a jamais cessé d’être actionnaire du cabinet d’avocats Arnaud Claude & Associés dont il fut l’un des fondateurs en 2002 et dont il possède 34% des actions. Jusqu’en 2007, son nom figurait d’ailleurs sur les plaques du cabinet. C’est quand il fut élu que son nom a disparu, même si le président avait continué de s’inscrire, chaque année, au Barreau de Paris, comme il le fait encore aujourd’hui. Paris Match a récemment dévoilé que le 23 juillet dernier, lors de l’Assemblée Générale des Actionnaires, l’ancien président avait demandé que l’on accole de nouveau son nom à celui de son associé Claude. Ainsi le cabinet s’appellera dorénavant le cabinet Claude & Sarkozy. D’abord spécialisé dans le droit immobilier, le cabinet a peu à peu élargi ses compétences, au droit bancaire tout d’abord puis aérien et même sportif. Il travaille avec une vingtaine de salariés pour un chiffre d’affaires de 3,5 millions d’euros en 2011. Une belle affaire donc qui ne manque pas de ramener des dividendes à l’ancien chef d’État. Et maintenant que son nom apparaît de nouveau sur la plaque, il reste à parier que de nouveaux clients fortunés ne manqueront pas de s’intéresser de près au cabinet pour lui demander de gérer leurs affaires. Orateur de conférence Jeudi 11 octobre était une grande première pour Nicolas Sarkozy qui inaugurait, à New York, son nouveau statut d’orateur de conférence privée. Cette conférence privée, fermée à la presse et organisée sur trois jours par la banque d’investissement brésilienne BTG Pactual, au Waldorf Astoria, réunissait quelques 400 banquiers pour parler de la crise mondiale. Nicolas Sarkozy est pour sa part intervenu pendant environ 50 minutes pour parler de la crise européenne mais aussi de son aspiration à « une nouvelle vie », cinq mois après avoir quitté l’Élysée. Pour cet événement, l’ancien président avait pris des cours d’anglais intensifs tout l’été car, ce n’est un secret pour personne, son anglais est tout juste passable et l’un de ses points faibles. Mais il semblerait que cette lacune soit en passe de ne plus en être une puisque l’ancien président s’est exprimé en anglais au début de son discours et était visiblement assez à l’aise avec la langue de Shakespeare. Lorsqu’il a évoqué la crise en Europe, l’ancien président a estimé que « les conditions de la sortie de la crise ne seraient pas réunies avant deux ans ». « C’est complexe, mais l’Europe n’éclatera pas et l’euro ne disparaîtra pas ». Et replaçant l’Europe dans un contexte historique, il a estimé que « s’il n’y avait pas l’Union Européenne, il y aurait la guerre. L’Allemagne et la France n’ont pas d’autre choix que de se rapprocher, si l’Allemagne et la France ne se rapprochent pas, elles s’affronteront ». Des revenus non négligeables 20 - Le Magazine Ce genre d’intervention, comme celle que Nicolas Sarkozy a faite à New York, est en général très bien payée. Pour comparaison, dans le « circuit » des conférences internationales privées, certains anciens présidents ou chefs de gouvernement sont payés des dizaines de milliers de dollars par intervention, voire plus. L’un des mieux payés, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, gagnerait jusqu’à 250.000 livres (environ 300.000 euros) par prise de parole. Selon French Morning, site d’information new-yorkais, qui cite une source proche des organisateurs, le cachet qu’a touché Nicolas Sarkozy avoisinerait les 120.000 dollars, une somme très importante mais qui reste encore très inférieure aux 250.000 que touche Bill Clinton pour chacune de ses interventions. Aujourd’hui l’ancien président français compte bien multiplier les conférences internationales ce qui pourrait lui permettre d’engranger des revenus très confortables d’autant plus qu’il bénéficie également de sa retraite de président de la République ainsi que de ses revenus liés à son statut de membre de droit à vie du Conseil Constitutionnel, sans compter son cabinet d’avocats. Un jeune retraité de 57 ans Les fastes de l’Élysée sont déjà bien loin : place aux affaires ! Lors de sa conférence, Nicolas Sarkozy s’est présenté, à 57 ans, comme « un jeune retraité » avant d’ajouter : « Je n’ai pas travaillé depuis cinq mois, je n’ai jamais eu des vacances aussi longues de ma vie, et le pire c’est que je suis heureux de cette situation ». Il faut dire que la situation semble lui convenir à ravir puisqu’il est apparu très détendu, bronzé, avec une barbe de quelques jours. Très casual. « Il est très charismatique », a d’ailleurs estimé une participante à la sortie de la conférence. Nicolas Sarkozy s’est laissé aller à quelques confidences : « Je veux maintenant une nouvelle vie, mais pas seulement pour faire des conférences (...) ce que j’aime ce n’est pas la politique, c’est faire, faire dans la politique ou ailleurs ». Il ouvre ainsi la voix à sa nouvelle carrière, celle de conférencier, de conseiller et d’intervenant sur des problèmes politiques bien précis, à l’image de ce que font les anciens présidents américains souvent appelés à la rescousse pour intervenir sur des problèmes internationaux.
Les visiteurs de la Villa Montmorency Carla et Nicolas n’ont jamais reçu autant de monde. Carla avec l’épouse de David Cameron en juin 2010. Et la politique française Un goût prononcé pour le contact. De son côté, Carla Bruni, dans une longue interview au journal ELLE, estime improbable le retour de son mari sur la scène politique française. « Son retour me semble improbable, même si je ne suis pas une experte des mouvements de la vie politique. C’est lui qui verra, c’est les Français qui verront », a-t-elle expliqué. Cependant, il se murmure, même si officiellement il ne se sent pas concerné, qu’il s’investirait pleinement dans sa succession à la tête de l’UMP. Il reçoit Copé, il reçoit Fillon et distillerait ses conseils à chacun, en marquant visiblement sa préférence pour Fillon, même si Jean-François Copé affirme entretenir avec l’ancien chef de l’État « un lien très singulier, très personnel. » Cependant, d’après une confidence de Véronique Waché, chargée de communication au cabinet de Nicolas Sarkozy, « Nicolas Sarkozy n’a pas regardé le débat » entre les deux rivaux. Peut-être une manière de voir plus loin ! Le Magazine - 21



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 1Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 2-3Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 4-5Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 6-7Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 8-9Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 10-11Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 12-13Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 14-15Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 16-17Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 18-19Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 20-21Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 22-23Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 24-25Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 26-27Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 28-29Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 30-31Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 32-33Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 34-35Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 36-37Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 38-39Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 40-41Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 42-43Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 44-45Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 46-47Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 48-49Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 50-51Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 52-53Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 54-55Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 56-57Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 58-59Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 60-61Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 62-63Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 64-65Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 66-67Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 68-69Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 70-71Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 72-73Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 74-75Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 76-77Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 78-79Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 80-81Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 82-83Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 84-85Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 86-87Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 88-89Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 90-91Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 92-93Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 94-95Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 96-97Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 98-99Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 100