Le Magazine n°8 jan/fév/mar 2013
Le Magazine n°8 jan/fév/mar 2013
  • Prix facial : 6,90 €

  • Parution : n°8 de jan/fév/mar 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 91,9 Mo

  • Dans ce numéro : femmes et politique... l'enquête interdite.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 16 - 17  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
16 17
6 Valérie Trierweiler : la rebelle Un statut pour Miss Twitter ? Il n’y a pas de statut officiel dans la République française pour l’épouse ou la compagne du chef de l’État, mais des obligations non-écrites de représentation protocolaire. C’est actuellement la situation du conjoint du Président de la République. Faut-il réformer ce point et donner naissance à un véritable statut de première Dame sur le modèle de la « First Lady » outre-Atlantique ? Le député de l’Aisne, apparenté PS, René Dosière, spécialiste des questions budgétaires concernant l’Élysée et le Parlement, est favorable à cette évolution : « Les premières Dames jouent un rôle politique, au moins depuis Danielle Mitterrand, et leur donner un véritable statut serait donc tout à fait justifié. Et cela permettrait de mieux connaître leurs dépenses. », estimait le parlementaire dans un entretien au « Figaro » en mai dernier. Un avis que ne partage absolument pas le professeur en droit constitutionnel Guy Carcassonne, proche du Parti Socialiste : « C’est une simple question 16 - Le Magazine de bon sens. Le conjoint du Président de la République n’a aucun rôle, il n’est pas élu, il n’existe pas. Il faut arrêter de vouloir tout encadrer par des textes. Sinon, jusqu’où iraiton : après l’épouse, un texte pour les enfants du chef de l’État, pour son oncle, pour ses neveux ? De toute façon si le Président Hollande et son Premier ministre souhaitent finalement donner un statut à la première Dame, un simple décret ou une charte de déontologie, comme celle signée le 16 mai dernier par les ministres, seraient suffisants. » Á la Maison-Blanche, la femme de Barack Obama jouit d’un cabinet d’une trentaine de collaborateurs (Hillary Clinton en avait plus de 50 durant les 2 mandats de Bill Clinton), alors que Valérie Trierweiler sera épaulée de 6 personnes au maximum et de l’assistance d’un service pour le courrier. Toutes ses dépenses seront inscrites en toute transparence dans les comptes du palais de l’Élysée. R.G Un apprentissage difficile « Valérie Trierweiler est passée très vite de l’ombre totale à la lumière éclatante. Et si tu te grilles avec elle, tu te grilles avec François Hollande. En plus, quand elle arrive dans une réunion, sa venue jette un froid, elle est vue comme l’œil de Moscou. », racontait, en avril dernier et sous le couvert de l’anonymat, un cadre socialiste, qui avait ses entrées au Q.G de campagne du candidat Hollande, avenue de Ségur. Impossible de nier l’influence de la nouvelle première Dame de France (un terme qu’elle déteste) sur le Président de la République. « Puisque rien n’est écrit, tout reste à réinventer. Mais je continuerai à travailler d’une façon ou d’une autre si François est élu, expliquait, quelques jours avant la victoire de son compagnon, celle qui partage l’existence du chef de l’État. Tout simplement parce que j’ai besoin de gagner ma vie. J’élève mes trois enfants (trois garçons âgés de 19, 17 et 15 ans) et je ne suis pas rentière. Je ne veux pas vivre aux frais de l’État. Lorsque ma présence sera requise, ce sera différent mais je continuerai à assumer ma vie personnelle. » Dans la République de François Hollande, la toujours journaliste de « Paris Match » (en tant que chroniqueuse littéraire) et ex de Direct 8 (aujourd’hui D8) pourra t-elle longtemps exercer son métier comme si de rien n’était ? Á 47 ans, cette fille issue d’un milieu modeste (une mère caissière à la patinoire municipale d’Angers et un père invalide qui décéda lorsqu’elle avait 21 ans) s’est inscrite dans l’Histoire en pénétrant à l’Élysée aux côtés de François Hollande. Pour Philipe Rioux, journaliste au quotidien régional « La Dépêche du Midi », « Valérie Trierweiler est entrée dans la fonction avec ferveur. Tout montre qu’elle est heureuse et épanouie et qu’elle s’est préparée à tenir ce rôle même si elle n’en appréhende pas bien encore tous les contours. Elle a tenu à ce que la prise de fonction et le premier voyage à l’étranger (aux USA pour les sommets du G8 et de l’OTAN en mai 2012) soient une réussite car elle sait que la première impression est très importante et donne le ton du quinquennat. Elle avait lu et relu avec attention les notes et les programmes que lui avaient adressés, à sa demande, les services de l’Élysée. Elle ne voulait surtout pas de ratés. Par ailleurs, elle dit ne pas vouloir abandonner son métier mais cela pose un problème politique et diplomatique. Comment cela sera-t-il accepté en France, comme à l’étranger ? Quelle influence lui prêtera-t-on sur la politique française ? Elle forme avec le Président un couple fusionnel, elle est passionnée par la politique et n’hésite pas à lui donner son point de vue, mais c’est lui et lui seul qui décide. Certes, depuis des mois, elle n’a plus guère mis les pieds à son bureau de « Paris Match », mais renoncer à son métier ou à travailler lui paraît encore très difficile. Elle n’y a pas encore vraiment réfléchi…. » Ce à quoi, la journaliste Constance Vergara, à qui on doit le livre « Valérie, Carla, Cécilia, Bernadette et les autres » (aux éditions Taillandier), ajoute : « Comme journaliste politique juqu’en 2005, elle a été détentrice de certaines confidences de cadres et dirigeants du Parti Socialiste. C’est une position compliquée pour elle. Il y a aussi, peut-être, un peu de jalousie de la part des autres journalistes. Elle a la place rêvée, au cœur des décisions. Et aux yeux de certains, elle a trahi la profession… » Lors de sa visite à Washington, en mai dernier, la presse américaine la surnomma « The First girlfriend » (« La Première petite amie ») et nota sa véritable complicité avec Michelle Obama, l’épouse du Président des USA. François Hollande n’aurait pas caché sa En interdisant l’entrée du QG de campagne de l’avenue de Ségur à Julien Dray, coupable d’avoir invité à son anniversaire Dominique Strauss-Kahn entre les deux tours de l’élection présidentielle, la compagne du Président avait montré qu’elle avait du caractère. « De toute manière, elle n’a jamais aimé Dray, elle lui reproche d’avoir mis en en cause son rôle auprès de Hollande et puis, il est trop lié avec Ségolène Royal, qu’elle ne supporte pas non plus pour d’autres raisons », souligne un député PS de Paris. Par contre, fierté et sa satisfaction, après avoir assisté aux débuts officiels sur la scène internationale de sa compagne dont il fit la connaissance en 1988, à l’occasion des élections législatives qui suivirent la réélection de François Mitterrand. Valérie Trierweiler était une jeune journaliste de 23 ans, qui commençait sa carrière dans le magazine « Profession Politique ». Mais leur rapprochement sentimental ne se déroula qu’à partir de 2004 et rendu officiel en 2010. Divorcé de Denis Trierweiler (dont elle a conservé le nom), universitaire spécialiste de l’Allemagne et également secrétaire de rédaction à « Paris Match », la nouvelle première Dame songe à créer une fondation, à l’image de toutes les femmes des Présidents de la Vème République. « Ce qui m’intéresse, c’est le début, les enfants, l’égalité des chances », confiait-elle lors de son voyage aux États-Unis. Et preuve de son implication auprès de Hollande : elle dispose de son propre cabinet à l’Élysée, soit une équipe de 6 personnes dirigée par l’ancien journaliste de RFI, Patrice Biancone, l’un de ses meilleurs amis. Avec l’ambition d’agir et d’être, elle aussi, une première Dame « normale » même si l’affaire du fameux message « tweet », adressé à son ami Olivier Falorni, candidat dissident contre Ségolène Royal lors des dernières législatives, a considérablement mis à mal l’image publique de Valérie Trierweiler. V.F Des amis triés…sur le volet Valérie Trierweiler s’entend à merveille avec Manuel Valls, Pierre Moscovici, Aurélie Filippetti, Michel Sapin, Jean-Pierre Jouyet, le patron de la Caisse des Dépôts et Consignations et de la future Banque Publique d’Investissements ou Cécile Duflot. Après des débuts compliqués avec Stéphane Le Foll, proche lieutenant du Président, leurs relations se sont apaisées. Enfin, la première Dame n’a jamais caché ses liens amicaux avec des personnalités de l’opposition comme Jean-Pierre Raffarin et François Baroin. V.F
« Ségolène Royal reste, cinq ans après l’annonce de la séparation, l’objet d’une jalousie profonde et irraisonnée de la part de celle qui lui a succédé dans le cœur de François Hollande, explique notre consoeur Elise Karlin dans l’hebdomadaire « L’Express » du 16 mai 2012. » Selon un proche du nouveau couple présidentiel, « avec Valérie, tout ce qui concerne Ségolène sort du domaine du rationnel. Il est quasi impossible d’aborder ce sujet devant elle, même sous un angle uniquement politique. » Comme le souligne Elise Karlin : « C’est plus fort qu’elle. Selon « Le Canard enchaîné » du 9 mai 2012, la nouvelle première dame a envoyé un texto à une journaliste de « Paris Match » qui précisait dans son article que Thomas Hollande était le fils aîné « du couple Royal-Hollande » : « De l’ex-couple Royal-Hollande ! Á quoi joues-tu ? » Au journal britannique « Times », qui publie le 9 mai, une interview d’elle, Valérie Trierweiler prend le soin de préciser : « La relation entre François Hollande et Ségolène Royal a pris fin il y a 7 ans et elle est bien terminée, il n’y a plus d’histoire sentimentale entre eux. » Elle semble parfois la seule qu’il faille encore convaincre… » Quand, pour la première fois, les deux femmes se sont serrées la main, à Rennes, lors du meeting du 4 avril dernier du candidat Hollande, ce geste ressemblait à tout, sauf à une accolade spontanée et désirée. Plutôt une mise en scène, savamment orchestrée par Manuel Valls, alors directeur de la communication pour François Hollande, et Valérie Trierweiler en personne. Histoire de montrer à l’opinion publique que la hache de guerre entre Ségolène et Valérie était enterrée. Pourtant, personne n’est dupe. La mère des 4 enfants du Président de la République, avec qui elle a vécu durant 25 ans, reste un problème pour la première Dame. Son charisme, sa popularité, son énergie et son rapport naturellement intime avec Hollande : autant de choses qui peuvent singulièrement gêner la journaliste littéraire de « Paris Match » et ancienne présentatrice de Direct 8. Comme le remarque un député de Paris, FEMMES DE PRÉSIDENTS…7 Ségolène Royal, la déçue de la République Le temps de l’amour Entre le Président Hollande et Ségolène Royal, c’est une longue histoire. Ils se sont croisés en 1978 sur les bancs de l’École Nationale d’Administration, mais cela ne ressembla pas vraiment à un coup de foudre comme le souligne le journaliste et écrivain Serge Raffy dans son livre « François Hollande. Itinéraire secret », paru chez Fayard : « Il était évident que François Hollande n’était absolument pas son genre d’homme. Même si elle trouvait son sens de l’ironie et de l’humour plutôt à son goût, elle n’appréciait guère son habileté tacticienne, son art de l’esquive, sa passion pour le statistiques et son sourire permanent qu’elle attribuait à un tic de « politicien en campagne ». Et elle le croyait aussi arrogant que les autres étudiants de l’ENA… » Lors d’un stage de deux semaines dans la ville de Chantelouples-Vignes en 1979, le couple Hollande-Royal va prendre forme peu à peu. Chaque matin, ils se retrouvent sur le quai de la gare à Paris, direction la banlieue ouest. Dans le train, ils ont le temps de se découvrir et se rendent compte qu’ils ont beaucoup de points communs. Et pendant cette immersion dans la réalité sociale des banlieues, sous la houlette de Jean-Marie Peticlerc, un jeune polytechnicien qui a choisi de devenir éducateur de rues et terminera prêtre, François et Ségolène apprennent à s’écouter, à se comprendre et à s’estimer. François Hollande n’éprouve plus la même aversion pour celle que l’on appelle alors, cruellement, à l’ENA, « Miss Glaçon ». Mais il faudra attendre 1980 pour que François Hollande officialise son histoire d’amour avec Ségolène Royal. Invité dans la maison de son ami Michel Sapin, qui a convié toute la bande de la promotion Voltaire de l’ENA, à Argentan dans l’Orne, le futur chef de l’État arrive avec Ségolène Royal à son bras. Le début d’une love story et d’un parcours politique hors du commun. Quelle place pour Madame l’ex ? connu pour sa proximité avec Dominique Strauss-Kahn, « Valérie Trierweiler a un caractère affirmé et depuis qu’elle joue un rôle influent auprès de François Hollande, elle ne supporte pas la concurrence, la critique ou la remise en cause. Et l’ombre de Ségolène Royal, qui veut en plus jouer un rôle très actif dans ce nouveau quinquennat, l’embête profondément. En plus, Ségolène est amie avec Julien Dray que Valérie Trierweiler déteste, bref, tout cela ne va pas dans le sens qu’elle souhaiterait. » Selon Damien Meyer, journaliste pour le site www.leparisien.fr, « Comment Ségolène Royal, 58 ans, n’aurait-elle pas des sentiments mêlés en ces temps de gloire et de victoire ? Au grand bonheur de voir son camp l’emporter, se glisse le regret de ce qui aurait pu advenir si le Parti Socialiste, 5 ans auparavant, s’était uni autour d’elle comme il l’a fait autour de Hollande. Ou si le centriste François Bayrou (elle en aurait fait son Premier ministre) avait fait le geste qu’il avait fait pour lui. « Je pourrais éprouver de l’amertume, mais je veux seulement retenir devant l’Histoire que 2012 est aussi la victoire des idées neuves de 2007, la victoire des fondamentaux que j’ai défendus : rassemblement, valeur – travail, nation, drapeau et Marseillaise, sécurité et convergences avec le Centre », a-t-elle-dit à l’Agence France Presse le 6 mai 2012. » (source : www.leparisien.fr, le 6 mai 2012). « J’ai découvert le ressort de la jalousie bien que je sois profondément bienveillante. J’ai tendance à sous-estimer les ressorts de la haine. », déclarait Ségolène Royal au quotidien régional « La Nouvelle République » le 18 septembre dernier. Allusion à sa rivalité avec Valérie Trierweiler, amplifiée depuis l’affaire du tweet de juin 2012. Toujours à la recherche d’une place de choix dans la République de François Hollande, on a vu l’ancienne candidate du PS aux présidentielles de 2007 à New York et en Afrique du Sud en tant que vice- Présidente de l’Internationale On sait que ces déceptions politiques se sont amplifiées avec une blessure personnelle : la rupture avec François Hollande, officialisée en juin 2007. Durant la campagne des présidentielles, Ségolène Royal fût oublié par Hollande dans son discours fondateur du Bourget le 22 janvier 2012 et la présence importante de Valérie Trierweiler dans le staff du candidat ne pouvait représenter qu’une épreuve supplémentaire. « C’est très dur, mais je prends sur moi…Je ne leur imposerai pas ce que j’ai subi. », avoua Ségolène quelques semaines avant le premier tour des élections. « Elle a eu un comportement exemplaire », affirme Thomas Hollande qui a souvent accompagné sa mère, lors de déplacements ou de réunions de soutien à son père. Plus déterminée que jamais, la Présidente de la région Poitou-Charentes (qui lorgnait sur la présidence de l’Assemblée nationale avant le tweet « assassin » de Valérie Trierweiler en soutien à Olivier Falorni, élu député contre Royal) alla même jusqu’à effectuer du porte à porte pour convaincre les citoyens à voter en faveur de François Hollande. Convaincue d’avoir joué un rôle non négligeable dans l’accession à la magistrature suprême de son ancien compagnon, Ségolène Royal veut peser de tout son poids politique dans le quinquennat de François Hollande. Quitte à irriter la première Dame… V.H Ségo sur tous les fronts Socialiste ou à l’Elysée lors d’un déjeuner pour les Présidents de régions et au cours d’un cocktail avec tous les anciens collaborateurs de François Mitterrand. « Quand je vais quelque part, on me reproche de capter la lumière, mais quand je ne me déplace pas, on épilogue sur mes absences… Je suis disponible, si je peux rendre service et que cela m’intéresse. », disait-elle à « L’Express » le 10 octobre dernier. Le Président Hollande répondra t’il enfin à ses appels du pied ? V.H Le Magazine - 17



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 1Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 2-3Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 4-5Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 6-7Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 8-9Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 10-11Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 12-13Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 14-15Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 16-17Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 18-19Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 20-21Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 22-23Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 24-25Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 26-27Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 28-29Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 30-31Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 32-33Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 34-35Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 36-37Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 38-39Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 40-41Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 42-43Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 44-45Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 46-47Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 48-49Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 50-51Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 52-53Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 54-55Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 56-57Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 58-59Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 60-61Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 62-63Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 64-65Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 66-67Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 68-69Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 70-71Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 72-73Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 74-75Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 76-77Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 78-79Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 80-81Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 82-83Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 84-85Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 86-87Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 88-89Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 90-91Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 92-93Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 94-95Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 96-97Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 98-99Le Magazine numéro 8 jan/fév/mar 2013 Page 100