Le Magazine n°7 avr/mai 2010
Le Magazine n°7 avr/mai 2010
  • Prix facial : 4,50 €

  • Parution : n°7 de avr/mai 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 21,9 Mo

  • Dans ce numéro : la vie secrète des milliardaires.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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le rens, on t à les u- 38 INTERVIEW ALFRED VIDAL-MADJAR : OÙ ALLONS-NOUS VIVRE DEMAIN ? Crédits NASA/ESA/B.Mobasher/STSI and ESA 56 - Le Magazine Science magazine n°24 Après avoir colonisé la galaxie, qu'est-ce qui nous arrêtera ? En jouant avec la croissance exponentielle (qui s'applique à bien des domaines : le big-bang, le cancer, les nénuphars...), on s'aperçoit qu'elle génère énormément de problèmes. Mais tous possèdent deux caractéristiques remarquables : un côté explosif (comme la bombe atomique) et un côté complètement sournois (comme les cellules cancéreuses). Le moment où l'on intervient s'avère crucial : un peu trop tard, le phénomène devient impossible à arrêter. Il n'existe aucun mécanisme flagrant pour réguler la croissance de la population. Je crois beaucoup en l'homme, mais sera-t-il suffisamment rapide et intelligent pour trouver des solutions ? Nous nous préoccupons du réchauffement climatique, voulons sauver la planète... très bien. Mais tous ces problèmes écologiques ne découlent que d'un seul : la croissance exponentielle de la population. Malgré les mesures envisagées pour consommer moins, réduire nos émissions de carbone, etc..., si l'espèce humaine continue à se multiplier à ce rythme, nous allons droit dans le mur. Pour s'en sortir, les hommes chercheront refuge probablement sur ou sous les océans, seuls espaces encore vierges... Les océans ne représenteront qu'une solution de transition, équivalente à celle consistant à doubler la taille de l'aquarium pour sauver les poissons : le lendemain l'aquarium sera à nouveau trop petit.
ALFRED VIDAL-MADJAR : OÙ ALLONS-NOUS VIVRE DEMAIN ? Il nous faudra trouver les moyens de partir à la conquête des planètes du système solaire... En réalisant cependant que cette solution ne concernerait pas toute la population mondiale, seule une infime minorité partirait. Mais, si elle parvenait à quitter la Terre, l'espèce humaine pourrait survivre peut-être indéfiniment dans l'Univers. Elle s'installerait sur une base autonome, puis deux, puis trois, sur d'autres planètes et à partir de ce moment-là, plus rien ne pourrait la détruire. Donc la survie passerait sur une échelle de temps beaucoup plus longue. Et alors rien ne nous empêcherait un jour d'aller jusqu'aux étoiles... Selon votre description des planètes et satellites de notre système solaire, le néophyte pourrait supposer qu'elles sont presque toutes habitables : Mars et Europe ont de l'eau, un habitat volant est envisageable audessus de Vénus, la température diminuant en altitude, ou encore un habitat troglodyte dans les astéroïdes. Mais qu'en est-il du problème des atmosphères ? Toutes les planètes contiennent l'ensemble des éléments nécessaires à la vie humaine : l'eau est présente un peu partout dans l'Univers ou, du moins, de l'oxygène, de l'hydrogène, du carbone... Reste à savoir les extraire, les combiner... ce qui, bien sûr, représente une entreprise à long terme. Dans un premier temps, les hommes emmèneront ce dont ils auront besoin et, petit à petit, il leur faudra le trouver sur place. Avec les technologies actuelles, cela semble difficile mais, dans les échelles de temps où je me place, où est le problème ? Les progrès technologiques faits par l'espèce humaine, de plus en plus rapides, nous permettront dans l'avenir d'accomplir des choses inimaginables aujourd'hui. Voyez ce qui s'est passé en 100 ans : voitures, avions, puis l'exploit incroyable du premier pas sur la Lune, et l'on envisage déjà, avec notre pauvre technologie balbutiante, d'établir des bases sur Mars. Pour vous donner un exemple, la sonde Voyager lancée pour survoler toutes les planètes du système solaire, et qui nous a envoyé des images fabuleuses pendant des années, avait un ordinateur de bord d'une mémoire de 1 ko, soit moins que la plus petite calculette d'aujourd'hui ! Si, dans 1000 ans, l'espèce humaine a réussi à créer un monde autonome, elle est sauvée, même en cas d'apocalypse sur Terre. Faire des voyages interstellaires impliquerait que le génie génétique reprogramme notre durée de vie car, en voyageant au centième de la vitesse de la lumière, il faut compter 1000 ans en moyenne pour aller vers les premières étoiles... Cela peut sembler de la science-fiction mais, en même temps, les avancées en génétique sont remarquables actuellement. Voyez par exemple les découvertes sur les cellules souches. La prolongation de notre espérance de vie appartient aux progrès envisageables. Ala fin de votre ouvrage, vous dites : « Vous n'êtes pas obligé de me croire ». Mais vous, y croyez-vous vraiment à ce scénario de colonisation de l'Univers par l'espèce humaine ? J'en suis convaincu mais cette extrapolation est si lointaine que nul n'est obligé de me croire. Coloniser ne serait-ce que la galaxie représente déjà une entreprise gigantesque. Pour vous donner une échelle, si notre galaxie avait la taille de la ville de Paris, les 300 planètes extrasolaires découvertes autour des étoiles voisines se situeraient seulement de l'autre côté de la rue ! Mais après avoir colonisé la galaxie, qu'est-ce qui nous arrêtera ? INTERVIEW Vous démontrez que, s'il existait une civilisation intelligente dans l'Univers, elle serait déjà arrivée jusqu'à nous... Cette conclusion découle du paradoxe de Fermi [Enrico Fermi, Prix Nobel de physique en 1938], lequel considère que si une seule civilisation était apparue une seule fois sur une autre planète avec un tout petit peu d'avance sur nous, elle devrait avoir atteint la capacité de pouvoir quitter sa planète comme nous le ferons sûrement prochainement. Une avance d'un million d'années, par exemple, équivaut àseulement une demi-heure dans le calendrier cosmique (lequel rapporte l'âge de l'Univers à une année, plaçant le big-bang au 1er janvier et l'apparition de l'Homo sapiens à minuit moins cinq le 31 décembre). Mais cela pourrait être une heure avant, un jour avant. Ayant donc des centaines ou des millions d'années d'avance sur nous, cette civilisation devrait s'être installée dans son système planétaire et être devenue indestructible. Tôt ou tard, elle serait allée plus loin dans la galaxie où, selon les estimations, il lui faudrait de 2 à 20 millions d'années pour se répandre. Si ce scénario s'était produit une seule fois, cette civilisation serait depuis longtemps présente partout : nous la verrions dans l'espace. Or, nous ne détectons aucun signe... La seule réponse simple consiste à dire que cette civilisation n'existe pas. Et alors, très probablement, l'espèce humaine serait un miracle complet, un phénomène rarissime. Bien que notre galaxie contienne des milliards de planètes, ce qui s'est passé sur Terre n'a pas eu automatiquement la possibilité de se produire ailleurs, tant la vie résulte d'une série d'évènements incroyables. Apparue très vite après la formation de la Terre, il lui a fallu 4,5 milliards d'années pour passer du stade monocellulaire à l'espèce humaine, grâce à une suite de conditions toutes particulières pour permettre l'arrivée d'espèces multicellulaires si complexes et étonnantes et surtout de l'espèce humaine avec ses capacités à analyser, à construire, etc. En fait, l'argument du temps se révèle terrible. Dans le calendrier cosmique, seules deux ou trois heures se sont écoulées depuis l'apparition des Australopithèques jusqu'au premier pas de l'homme sur la Lune. Une civilisation née avant la nôtre aurait dû se manifester. Aussi, aujourd'hui, suis-je profondément convaincu que nous sommes seuls dans l'Univers. Et les OVNI alors ? Pour moi, ce phénomène ne représente pas une preuve. Il faudrait qu'un jour un OVNI se crashe et que, parmi ses débris, l'on retrouve des éléments totalement incompréhensibles, traces d'une autre civilisation. Jamais il n'y eut l'ombre d'un objet. Si cela s'était produit, je crois que nous le saurions depuis longtemps. Je pense que les OVNI appartiennent au domaine des fantasmes, de la croyance, tout comme la religion : les gens ont toujours eu besoin de croire à des êtres supérieurs et extraordinaires en leur accordant des formes différentes. Souhaitez-vous avec votre ouvrage tirer la sonnette d'alarme pour faire réagir les hommes ? Je peux vous proposer une autre conclusion. Peut-être y a-t-il eu dans l'Univers d'autres civilisations comme la nôtre qui se sont retrouvées face à la croissance exponentielle de leur population et n'ont pas su la solutionner. L'explosion démographique peut se révéler la chose sournoise que personne n'avait réalisée, source de la disparition de toutes les civilisations émergeant dans la galaxie, dont bientôt la nôtre. Par conséquent, hâtons-nous d'aller sur la Lune, dépêchons-nous de fonder des bases sur Mars et ailleurs, pour donner une chance à notre civilisation de survivre... Le Magazine - 57 Science magazine n°24 39 Il n tir à lair En con seu elle mai dan auto plan ne prait long jour Selo tell pou tou l'ea des en a dan blèm Tou élém est du carb bine pris hom soin sur semtem pro mai tron inim pas ploi l'on logi Pou ger sys ima un o soit jour Si, crée mêmFai rait not tièm



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