Le Magazine n°7 avr/mai 2010
Le Magazine n°7 avr/mai 2010
  • Prix facial : 4,50 €

  • Parution : n°7 de avr/mai 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 21,9 Mo

  • Dans ce numéro : la vie secrète des milliardaires.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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utres rales l dorautre ez les fluie acrieurrforts du s acit un onne,rfordans teurs neuaître tif de ances 30 DOSSIER CERVEAU : DES DÉCOUVERTES EXCEPTIONNELLLES CNRS Photothèque/RAJAU Benoît Sexe et langage Difficile d'accepter des différences cérébrales entre hommes et femmes... Mais il s'avère que les hommes montrent des activations plus importantes que celles des femmes dans les zones cérébrales liées au langage (lobes frontal, temporal, occipital et cervelet) : une révélation des chercheurs du CNRS et de l'Université de Montpellier. Les scientifiques ont étudié l'ampleur des activations cérébrales liées aux performances élevées et basses en fluidité verbale chez les hommes et les femmes. Pour cela, ils ont constitué deux groupes d'hommes et deux groupes de femmes sélectionnés sur la base de leurs performances soit élevées, soit faibles à une tâche de langage (génération de mots). Puis, ils ont demandé à chacun des participants des quatre groupes, selon un protocole d'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), de générer mentalement le plus grand nombre possible de mots commençant par une lettre donnée. Les chercheurs ont alors observé que des zones cérébrales sont activées différemment en fonction du sexe mais aussi de la performance 48 Science - Le Magazine magazine n°24 verbale (variation du nombre de mots générés). Ainsi, quel que soit le nombre de mots générés, les hommes activent davantage que les femmes les zones cérébrales classiques du langage. Par ailleurs, quel que soit le sexe de la personne, les participants ayant une performance verbale faible activent davantage une zone cérébrale (le cingulaire antérieur) tandis que ceux montrant une performance verbale élevée activent plus le cervelet. Les chercheurs ont aussi mis en évidence les effets combinés du sexe et de la performance verbale dans l'ampleur des activations de zones cérébrales particulières. Le groupe d'hommes ayant de hautes performances en fluidité verbale activent davantage que les trois autres groupes de participants deux zones cérébrales (le précunéus droit et le cortex préfrontal dorsolatéral gauche) et plus faiblement une autre zone (le gyrus frontal inférieur droit). Chez les femmes ayant des performances faibles en fluidité verbale, les chercheurs ont observé une activation plus importante du cingulaire antérieur gauche que chez les femmes ayant des performances élevées. En dissociant pour la première fois les effets du sexe et de la performance sur l'ampleur des activations cérébrales, cette étude montre soit un effet exclusivement lié au sexe de la personne, soit un autre effet exclusivement lié à la performance, soit un effet lié aux deux facteurs dans des régions cérébrales différentes. Les auteurs concluent que pour explorer les corrélats neuraux de la fluidité verbale en visant à connaître les différences liées au sexe, il est impératif de prendre en compte les niveaux de performances pour ne pas fausser les conclusions. Vue de la salle de commande de l'IRM 3T (3T = 3 teslas, unité de mesure de la puissance d'un champ magnétique) dans lequel est installé un témoin volontaire sain participant à une étude d'IRM fonctionnelle, afin d'étudier le fonctionnement cérébral au cours d'activités cognitives. Sur l'écran, une image anatomique du cerveau.
30 DOSSIER CERVEAU : DES DÉCOUVERTES CERVEAU : DES EXCEPTIONNELLLES DÉCOUVERTES EXCEPTIONNELLLES DOSSIER SexeLe etcerveau langagevieillissant moins Difficile d'accepter sensible des différences cérébrales auxentre récompenses hommes et femmes... Les scientifiques ont étudié l'ampleur des activations cérébrales liées aux performances élevées et basses en fluidité verbale chez les hommes et les femmes. Pour cela, ils ont constitué deux groupes d'hommes et deux groupes de femmes sélectionnés sur la base de leurs performances soit élevées, soit faibles à une tâche de langage (génération de mots). Puis, ils ont demandé à chacun des participants des quatre groupes, selon un protocole d'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), de générer mentalement le plus grand nombre possible de mots commençant par une lettre donnée. Les chercheurs ont alors observé que des zones cérébrales sont activées différemment en fonction du sexe mais aussi de la performance Pour la première fois, un chercheur français, Jean-Claude Dreher, du Centre de neuroscience cognitive (CNRS/Université Lyon 1), en collaboration avec une équipe américaine du National Institute of Mental Health (Maryland), vient de montrer, chez des humains, comment l'activité d'un messager chimique clef, la dopamine, affecte des circuits neuronaux vitaux impliqués dans la motivation, l'apprentissage, etc, dits « circuits de la récompense ». Ils ont également démontré comment cette activité change lors du vieillissement. Ces résultats cruciaux pourraient bien, à long terme, mener à des stratégies thérapeutiques pour des maladies liées àun vieillissement anormal du cerveau, comme celle d'Alzheimer. CNRS Photothèque/RAJAU Benoît Mais il s'avère que les hommes montrent des activations plus importantes que celles des femmes dans les zones cérébrales liées au langage (lobes frontal, temporal, occipital et cervelet) : une révélation des chercheurs du CNRS et de l'Université de Montpellier. verbale (variation du nombre de mots générés). Ainsi, quel que soit le nombre de mots générés, les hommes activent davantage que les femmes les zones cérébrales classiques du langage. Par ailleurs, quel que soit le sexe de la personne, les participants ayant une performance verbale faible activent davantage une zone cérébrale (le cingulaire antérieur) tandis que ceux montrant une performance verbale élevée activent plus le cervelet. Ces données sont très importantes pour la recherche fondamentale et médicale car, jusqu'à Résultat ? Les biologistes ont remarqué que, chez les personnes âgées, un niveau bas de fabrication de dopamine est lié à une activation rectes - provenant d'études cliniques - suggé- présent chez l'homme, seules des preuves indi- anormalement élevée d'une aire du cerveau appelée « cortex préfrontal ». Conclusion : cette raient une association entre synthèse de la Afin d'obtenir ces résultats, Jean-Claude Dreher et ses collègues ont observé le cerveau de activation élevée pourrait refléter l'existence d'un dopamine et le système cérébral du traitement des récompenses. De plus, il n'existait pas de 20 jeunes Vue âgés de la d'une salle vingtaine de commande d'années de et l'IRM celui3T (3T système = 3 teslas, de compensation unité de mesure nous de permettant la puissance données d'un champ chez magnétique) l'humain démontrant dans lequel l'altération est installé sexagénaires. un témoinPour volontaire ce faire, sain ils ont participant com- d'avoir à une étude un circuit d'IRM neuronal fonctionnelle, de la récompense afin d'étudier le de fonctionnement cette relation lors cérébral du vieillissement. au cours d'activités de 13 cognitives. Sur l'écran, une image anatomique du cerveau. biné deux puissantes techniques d'imagerie cérébrale : l'IRMf, permettant de voir les zones du cerveau activées pendant l'exécution d'une tâche, et la tomographie par émission de positrons (TEP), capable de mesurer la synthèse de dopamine. Les neurobiologistes ont observé le cerveau des participants pendant que ces derniers observaient l'image animée d'une machine à sous, suivie ou non d'une image montrant un gain d'argent ; ces deux images stimulant toutes deux les circuits neuronaux de la récompense. fonctionnant un minimum lors de nos vieux jours ; ce dernier étant vital. Autre donnée importante : quand les participants apprenaient qu'ils avaient effectivement gagné à la machine àsous, les scientifiques ont noté que deux zones du cortex frontal et pariétal s'activaient moins chez les personnes âgées que chez les jeunes. D'après Jean-Claude Dreher, cela indique que le cerveau des personnes âgées est simplement moins sensible aux récompenses en l'occurrence ici, à l'argent. Science magazine n°24 Le Magazine - 49 Science magazine n°24 31 Les chercheurs ont aussi mis en évidence les effets combinés du sexe et de la performance verbale dans l'ampleur des activations de zones cérébrales particulières. Le groupe d'hommes ayant de hautes performances en fluidité verbale activent davantage que les trois autres groupes de participants deux zones cérébrales (le précunéus droit et le cortex préfrontal dorsolatéral gauche) et plus faiblement une autre zone (le gyrus frontal inférieur droit). Chez les femmes ayant des performances faibles en fluidité verbale, les chercheurs ont observé une activation plus importante du cingulaire antérieur gauche que chez les femmes ayant des performances élevées. En dissociant pour la première fois les effets du sexe et de la performance sur l'ampleur des activations cérébrales, cette étude montre soit un effet exclusivement lié au sexe de la personne, soit un autre effet exclusivement lié à la performance, soit un effet lié aux deux facteurs dans des régions cérébrales différentes. Les auteurs concluent que pour explorer les corrélats neuraux de la fluidité verbale en visant à connaître les différences liées au sexe, il est impératif de prendre en compte les niveaux de performances pour ne pas fausser les conclusions.



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