Le Magazine n°6 jui/aoû/sep 2012
Le Magazine n°6 jui/aoû/sep 2012
  • Prix facial : 4,90 €

  • Parution : n°6 de jui/aoû/sep 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 30 Mo

  • Dans ce numéro : Hollande pas si gauche !

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Vie quotidienne Leconceptd’achatsgroupés(group buying ou co-buying)estbasésur un principe simple, le pouvoir d’achat d’un groupe est plus important que celui d’un individu. Autrement dit, plus il y a d’acheteurs pour un même produit ou un même service, plus le prix de vente est bas. En deux ans, notre pays a vu fleurir plus de soixante sites d’achats groupés, accessibles gratuitement à condition de s’y inscrire. Quotidiennement, ils proposent de bonnes affaires à l’échelle nationale ou à celle de villes et de leurs alentours dans lesquelles ils sont implantés. Les internautes, majoritairement des femmes, n’ont pas tardé à succomber aux alléchantes offres, attirées autant par le produit ou le service que par les incroyables ristournes consenties, entre 40 et 90% du prix de vente public et, par ricochet, par l’augmentation de leur pouvoir d’achat. Moyennant quoi, dîners gastronomiques, dégustations de vins, cours de danse ou de musculation, vêtements griffés, accessoires de mode tendance, croisières ou voyages en France ou à l’étranger, meubles design, objets de décoration, soins esthétiques ou de détente, entrées de cinéma ou de musée, consultations chez un nutritionniste, blanchiment des dents, bijoux, électroménager…, se vendent comme des petits pains, ou presque. Ce modèle dit gagnant-gagnant, profite-t-il vraiment, et de la même façon, àchacundesprotagonistes ? Un site d’achats groupés n’est ni un vendeur ni un acheteur. Il est un intermédiaire qui négocie directement avec des commerçants ou des prestataires la meilleure offre tarifaire, en tenant compte du nombre de clients requis, qu’il met en ligne. Les cyberconsommateurs disposent de 24 à72heurespours’enporteracquéreur,sachant que la vente n’est définitivement conclue qu’à la condition que le quota d’acheteurs soit atteint dans le temps imparti. Si c’est le cas, le montant convenu est prélevé du compte bancaire du client. Celui-ci reçoit par e-mail un coupon ou bon d’achat (d’une durée de validité de trois à six mois) à imprimer et à présen- 14 - Le Magazine Le boum des achats groupés Les achats groupés, nouvelle forme de e-commerce, font fureur dans le monde entier. Ils permettent à des acheteurs-internautes, via des sites marchands, d’obtenir des ristournes substantielles, et à des commerçants ou des entreprises de booster leurs ventes. Reste que si le nombre de consommateurs, variable en fonction des offres, désirant acquérir le même produit ou le même service n’est pas atteint, la bonne affaire tombe à l’eau. Explications. D.R. D.R.
Le saviez-vous ? … GROUPON … LEADER MONDIAL DES ACHATS GROUPÉS ! Groupon fait partie des rares sociétés qui en quelques mois sont devenues de véritables phénomènes. Créé en octobre 2008 à Chicago (États-Unis) par un jeune homme de moins de trente ans, Andrew Mason, implanté depuis dans plus d’une quarantaine de pays, dont la France (février 2010) où il est présent dans des dizaines de villes, le site d’achats groupés Groupon (nom issu des mots « groupe » et « coupon ») est très vite devenu le leader mondial de ce type de e-commerce. L’entreprise, qui a décliné l’offre de rachat de Google s’élevant à près de 6 millions de dollars (décembre 2010), qui est entrée en bourse moins d’un an plus tard, comptait plus de 83 millions d’internautes inscrits dans le monde, d’après Frank Zorn, p.-d.g. de Groupon-France (juillet 2011). ■ D.R. ter au commerçant ou prestataire. Ces derniers sont réglés directement par le site, justificatifs à l’appui. Si ce n’est pas le cas, la vente est tout simplement annulée. Raison pour laquelle certains internautes, via des réseaux communautaires (Facebook ou Twitter) ou des forums, n’hésitent pas àenpousserd’autresversl’achatquileur tient tant à cœur. Ce modèle dit gagnant-gagnant, profitet-il vraiment, et de la même façon, à chacun des protagonistes ? Pas vraiment. Pour les sites d’achats groupés, qui se rétribuent en prélevant sur chaque vente réalisée une commission pouvant atteindre 50% du prix, et qui utilisent les consommateurs comme rabatteurs pour grossir leurs fichiers (un parrain dont le filleul a effectué un achat est récompensé d’un bon de six euros), il n’y a pas photo. Pour les internautes, qui ont acquis un bien ou un service à un tarif dérisoire, l’affaire est plutôt bonne. Le risque de mettre à mal un budget Deux bémols toutefois. D’une part, il peut être difficile d’obtenir la prestation dans les délais impartis, d’autre part, tous les acheteurs n’ayant pas la même capacité àrésisterauxmultiplestentationset E n2012,devantl’avalanchedeplaintesreçues d’internautes, de commerçants et de prestataires, et concernant l’ensemble des sites, la Directiongénéraledelaconcurrence,delaconsommation etdelarépressiondesfraudes(DGCCRF)adécidéde faire des achats groupés l’un de ses trois axes prioritaires. Les griefs des premiers portent sur les contrefaçons, les délais de livraison des objets qui explosent, l’inadéquation entre le produit vendu et celuiquiestreçu,entrelaprestationpromiseetcelle D.R. Le saviez-vous ? Plus de 30 millions de cyberconsommateurs - soit trois internautes sur quatre, ou un Français sur deux - ont dépensé 17,5 milliards d’euros pour des achats effectués via Internet au premier semestre 2011 (20% de plus qu’au premier semestre de l’année précédente), selon une étude publiée par Médiamétrie et la Fédération des entreprises de vente à distance (Fevad). ■ >Uneaffichesurlavitrined’unsalon de coiffure à Lyon, en 2011. Vie quotidienne économies potentielles, le risque de mettre à mal un budget est un risque bien réel. Pour les commerçants et les prestataires, c’est beaucoup plus mitigé. Financièrement, une fois la TVA et la commission prélevées, c’est rarement la fête, ces opérations ne leur procurant qu’un faible gain quand elles ne les conduisent pas àunepertesèche.Enrevanche,vuespar des millions d’internautes, elles sont un outil de publicité très puissant qui, sans dépenser le moindre euro, fait affluer de nouveaux clients d’un peu partout. Reste que cet afflux est parfois difficile à gérer et que la fidélisation des nouveaux venus est quasiment nulle. ■ >LesachatsgroupésdanslecollimateurdeBercy< effectuée, le manque de transparence qui les empêched’accéderauxservicesaprès-ventedessites, et la mauvaise foi de prestataires qui n’hésitent pas àutiliserdesnumérossurtaxerpourdissuaderlesréclamations. Les seconds se plaignent de ne pouvoir négocierlesdélaiset/oulesmontantsdesristournes avec les équipes commerciales des sites d’achats groupés. Ils leur reprochent aussi de re-proposer des offres alors même qu’ils ont été dans l’incapacité matérielle d’y répondre. ■ D.R. Le Magazine - 15



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