Le Magazine n°6 fév/mar 2010
Le Magazine n°6 fév/mar 2010
  • Prix facial : 4,50 €

  • Parution : n°6 de fév/mar 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 27,5 Mo

  • Dans ce numéro : à quoi joue Carla Sarkozy ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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32 DOSSIER CATASTROPHES CLIMATIQUES...). Le prela phase de ue année du bre 2004, un des risques hivernale. NERC (Obu réchauffecompte les gement cliformations, s liés au réomènes clis sur les meà envisager gement cligue avec les s visés sont ociation of ent vulnéra-, mais égale- Indien, les cifique, etc. NERC souatique aura miques, saossales » en embre 2007) hangements en France » aide à la déroblème aud’anticiper atténuer ces s spécifique ion au chanopose 90 inles impactsnté, agriculclimatiques établis pour iveaux d’anrbanisme et tions de fortamment en e ministèreise et des n compte de n gouvernetéorologique évaluation gaz dans l’atmosphère en préservant et développant les puits de carbones naturels (océans, forêts, végétation) ou en enfouissant le carbone en profondeur ; • le développement de véhicules à carburants performants et la promotion du transport ferroviaire des marchandises et des transports en commun ; • l’investissement dans des technologies et infrastructures industrielles réduisant les émissions de gaz à effet de serre (récupération de chaleur et d’énergie, recyclage et substitution des matériaux, etc.) ; • l’amélioration des rendements des récoltes et de la gestion des terres agricoles. Des modifications des modes de vie et du comportement peuvent également contribuer à l’atténuation des changements climatiques : limiter l’utilisation de l’automobile et promouvoir les transports en commun ; favoriser un style de conduite autonome ; diminuer la consommation d’énergie dans les usages quotidiens (appareils électroménagers « basse consommation », chaudières efficaces, amélioration de l'isolation des bâtiments, etc...) et promouvoir les énergies renouvelables (chauffe-eau solaire individuel). Divers secteurs ont d’ores et déjà mené des politiques de sécurité énergétique, de développement durable, etc, qui ont permis de réduire les émissions de gaz à effets de serre. Cependant 40 - Le Magazine Science magazine n°22 Le protocole de Kyoto Entré en vigueur le 16 février 2005, le protocole de Kyoto impose à une trentaine de pays industrialisés d’atteindre les objectifs quantitatifs de réduction ou de limitation de leurs émissions de gaz à effet de serre. Les pays industrialisés signataires auront à ramener en deçà des niveaux de 1990 leurs émissions combinées des six principaux gaz à effet de serre, exprimées en équivalent CO2, durant la période 2008-2012. Les États-Unis, qui comptent à eux seuls près d’un quart des émissions de gaz à effet de serre du monde industrialisé, n’ont pas ratifié le protocole, privilégiant une stratégie de recherche et d’innovation jugée plus performante pour une réduction à long terme des émissions. Le protocole de Kyoto a prévu la création d’un marché du carbone destiné à optimiser les coûts de réduction des émissions. Ainsi, les pays ayant épargné des unités d’émissions (des émissions permises mais non utilisées) peuvent vendre cet excès aux pays ayant dépassé leurs objectifs d’émissions. Parmi d’autres mesures, l’Union européenne a lancé officiellement le 1er janvier 2005 le premier marché international des droits d’émission : une bourse destinée à permettre aux entreprises des 25 Etats-membres de vendre et acheter des droits d’émettre du CO2 et cinq autres gaz à effet de serre. (Source : AFSSET) ces mesures n’ont pas encore permis de contrebalancer la croissance des émissions. La France en alerte Le Plan climat, rendu public le 22 juillet 2004, regroupe des mesures dans tous les secteurs de l’économie et de la vie quotidienne des français en vue d’économiser 10% des émissions françaises de CO2 (soit environ 33,5 millions de tonnes d’équivalent CO2 par an depuis sa mise en oeuvre en 2004) à l’horizon 2010. Il prévoit également la mise en oeuvre d’une stratégie de recherche technologique dans la perspective de diviser par quatre les émissions de CO2 d’ici à 2050. Ce plan repose sur 8 axes : campagne nationale de mobilisation sur le changement climatique ; transports durables ; bâtiment et éco-habitat ; industries, énergie et déchets ; agriculture durable et forêts ; climatisation durable ; plans climat territoriaux et Etat exemplaire ; recherche internationale et prospective après 2010. Le Plan canicule destiné à prévenir et à lutter contre les conséquences sanitaires d’une vague de chaleur, est actif depuis le 1er juin 2004. Il prévoit, selon des procédures mises en place par Météo-France et l’Institut de veille sanitaire (InVS), la transmission et l’analyse quotidiennes de prévisions météorologiques, d’informations sanitaires, ainsi que d’autres éléments (pollution, humidité, etc...). Le premier des quatre niveaux du plan : la phase de veille saisonnière est activée chaque année du 1er juin au 31 août. Depuis septembre 2004, un plan « grand froid » prend le relais des risques biométéorologiques pour la saison hivernale. Créé en 2001 par le Parlement, l’ONERC (Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique) doit prendre en compte les questions liées aux effets du changement climatique. Il a pour missions : • de collecter et diffuser des informations, études et recherches sur les risques liés au réchauffement climatique et aux phénomènes climatiques extrêmes ; • de formuler des recommandations sur les mesures de prévention et d’adaptation à envisager pour limiter les risques liés au changement climatique ; • de contribuer activement au dialogue avec les pays en développement. Les pays visés sont ceux membres de l’AOSIS (Association of Small Island States), particulièrement vulnérables aux changements climatiques, mais également la Méditerranée, l’Océan Indien, les Caraïbes, la Guyane, les îles du Pacifique, etc. Dans son rapport de juin 2005, l’ONERC soulignait déjà que le changement climatique aura « des conséquences sociales, économiques, sanitaires et environnementales colossales » en France. Et son dernier rapport (septembre 2007) était précisément consacré aux « changements climatiques et risques sanitaires en France » afin d’apporter tous les éléments d’aide à la décision et de pointer l’ampleur du problème auprès des pouvoirs publics chargés d’anticiper et d’élaborer une stratégie pour atténuer ces risques. L’Observatoire préconise un fonds spécifique pour financer les actions d’adaptation au changement climatique en France et propose 90 indicateurs pour suivre localement les impacts (eau, énergie, habitat, transport, santé, agriculture, biodiversité). Des scénarios climatiques régionaux de référence devront être établis pour permettre aux décideurs à tous les niveaux d’anticiper le réchauffement dans l’urbanisme et l’aménagement du territoire. Des actions de formation devront être engagées, notamment en direction des collectivités. Chaque ministère devra développer une expertise et des ressources pour faciliter la prise en compte de l’effet de serre dans chaque décision gouvernementale. Enfin, tout événement météorologique extrême devra faire l’objet d’une évaluation systématique des dommages.
« Se préparer en amont pour mieux intervenir, et exploiter tous les retours d’expérience est une nécessité commune aux nombreux intervenants du monde de l’urgence sanitaire, de la sécurité civile, du monde associatif, du secteur économique, etc », explique le Docteur Sandrine Segovia-Kueny, Secrétaire générale de la Société Française de Médecine de Catastrophe. « Sur le terrain, la mutualisation des moyens et la coordination des ressources sont essentielles à la phase initiale d’intervention lors d’une catastrophe environnementale. Au niveau national, nous bénéficions de différents plans d’interventions ou de secours qui définissent les missions de chacun, l’organisation de secours, et qui sont testés régulièrement, gage de la réussite opérationnelle et de l’interopérabilité de l’ensemble des moyens d’intervention, qu’il s’agisse des plans rouges, du plan pandémie grippale, etc… Au niveau international, cette coordination sur les lieux de catastrophes environnementales se fait au cas par cas mais ne bénéficie ni d'une structure coordonnée et organisée, ni de plans d’intervention coordonnée en amont. On peut donc s’interroger sur la pertinence de la création d’une structure de pilotage avec les moyens de différents pays coordonnés régionalement ou mondialement par l’ONU, qu’il s’agisse de moyens de secours, sanitaire, sécurité civile, associatif et économique. Cette question est d’autant plus d’actualité que nous faisons face à une augmentation des catastrophes environnementales. Celles-ci conduisent tant à un nombre de victimes toujours plus élevé, avec notamment en 2006 plus de 21 000 décès et plus de 134,6 millions de personnes touchées, qu’à des coûts financiers atteignant 204 milliards de dollars en 2005, soit le double de 1998. En 2005, trois des dix cyclones les plus forts jamais enregistrés ont été observés. C’est pourquoi la coordination de l’ensemble des secteurs est donc essentielle pour la gestion des catastrophes environnementales. Par ailleurs, le changement climatique, au travers notamment des catastrophes environnementales, risque d’induire une migration de CATASTROPHES CLIMATIQUES Une migration de plus de 200 millions de personnes ! LM Trente nouvelles maladies infectieuses sont apparues... DOSSIER Le Magazine - 41 Science magazine n°22 33 « Se préparer en amo tous les retours d’exp nombreux intervenan la sécurité civile, du mique, etc », expliqu Secrétaire générale d Catastrophe. « Sur le la coordination des r initiale d’intervention tale. Au niveau nation d’interventions ou de chacun, l’organisatio rement, gage de la ré rabilité de l’ensembLa montée s’agisse des des plans rou océans entraînera une migration de plus de 200 millions Au niveau internatio de personnes. catastrophes environ ne bénéficie ni d'une de plans d’interventio plus de 200 millions personnes en 2050. Il est donc essentiel s’interroger de réfléchir dès à présent à un statut juridique de ce migrant environne- tage avec les moyens sur la pe mental, soit dans le cadre d’une convention multipartite, car il ou n’est mondialement pa pas couvert pour l’instant par la convention de Genève, soit de sanitaire, faire sécurité civ évoluer celui des réfugiés. La non résolution de cette question Cette au-questiorait un impact géopolitique, social et économique important, une géné- augmentation de est d’rateur de tension régionale et internationale. conduisent tant à un notamment en 2006 En conclusion, la gestion des catastrophes environnementales de nécessitent, tant en amont qu’en aval, de disposer de personnes de liards sec-de dollars en 2 personnes touchée teurs d’activités différents avec une coordination, un entrainement dix cyclones les plus régulier et une évaluation des procédures pour atteindre la pleine C’est ef-pourquoficacité opérationnelle pour le bénéfice des victimes. » essentielle pour la la coo ge (Source : Colloque AFSSET « Changement climatique et gestion Par des ailleurs, le chang catastrophes environnementales ») catastrophes environ « L’impact des changements climatiques sur la santé demeure controversé », note le Pr Antoine Flahault, directeur de l’EHESP (Ecole « des L’impact des chang Hautes Etudes en Santé Publique, Rennes et Paris), « essentiellement parce que les facteurs concourant à un bon état de santé sont très polymorphes : écologiques, environnementaux et physiques – le climat étant l’un d’eux -, mais aussi humains, microbiens et génétiques, sociaux morphes : écologique Hautes Etudes en San et économiques. On s’accorde cependant aujourd’hui à dire que le réchauffement climatique favorise la diffusion des maladies, que les événements climatiques extrêmes créent des conditions favorables au développement des épidémies, que l’instabilité climatique et la diffusion nements climatiques et économiques. On s des maladies n’aident pas l’économie des pays atteints. La faune sauvage ou d’élevage, les plantations et les forêts, la vie marine sont menacées par les changements climatiques et les maladies infectieuses émergentes. cées par les des maladies n’aiden changem Car les maladies infectieuses sont probablement celles qui ont le plus de risque d’être affectées par le réchauffement climatique. Trente nouvelles maladies infectieuses sont apparues ou ont explosé durant les 25 dernières années : le SIDA, la tuberculose résistante, le Sras, le virus velles maladies infec Car les maladies infe West Nile, le Chikungunya,… Les effets de ces changements globaux affectent d’abord les populations les plus vulnérables et les plus pauvres de la planète. Il convient donc en urgence de concentrer nos efforts sur ces populations vulnérables en améliorant leur accès à l’eau pota-vres de la planète. Il c West Nile, le Chikun ble, à l’égout et aux sanitaires, à la vaccination et à la lutte contre le paludisme, et en leur facilitant l’accès aux énergies plus propres, pour ble, les à l’égout et aux s effets à court terme que l’on peut en attendre sur la santé, mais aussi pour les effets à long terme que cela génèrera pour l’ensemble du globe. effets » à court terme qu (Source : Colloque AFSSET « Changement climatique et gestion des catastrophes environnementales »)



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