Le Magazine n°6 fév/mar 2010
Le Magazine n°6 fév/mar 2010
  • Prix facial : 4,50 €

  • Parution : n°6 de fév/mar 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 27,5 Mo

  • Dans ce numéro : à quoi joue Carla Sarkozy ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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30 DOSSIER CATASTROPHES CLIMATIQUES A l’inverse, en période hivernale, du fait de que l'inaction températures plus douces, une baisse de mortalité peut être envisagée, sans toutefois que ces deux phénomènes ne se compensent. is au gouvernement On pourrait du Royaume même craindre que la survenue changement de climatique séquences dans froides, lele climat sont balement bien moins plus impor- doux, soit responsable de pics au cours d’hivers glomodèles économiques de surmortalité ont permis d’autant plus importants que 20% du PIB le mondial phénomène chaque est an- plus rare et surprenant. Les (réduction des pathologies émissions de les gaz plus à influencées par le changement chaque du année, climat soit sont les maladies cardio- u PIB mondial e est celle aujourd’hui vasculaires dépensée et respiratoires. L’augmentation de l’ensoleillement estival pourrait également entraîner une exposition accrue aux rayonnements ambitieuse solaires et inter- et entraîner une augmenta- r une réponse tion de l’incidence des cancers cutanés. tème d’échange de quotas d’émisdans le développement d’évènements et le extrêmes, dé- il n’est pas encore A l’inverse des canicules, pour d’autres types trices de CO2 possible ; de donner une idée aussi certaine ouverture végétale des tendances dans le monde à venir. C’est notamment le cas tion des teneurs des en tornades, CO2 dans des l’atlus vulnérables maladies aux conséquences et décès, et cela d’autant plus qu’ils inondations, des tempêtes et des cyclones qui provoquent des blessures,. sont violents. Le GIEC conclut cependant que les inondations devraient être plus fréquentes (Source : et AFSSET) plus intenses dans certaines régions du globe et que les cyclones seront probablement plus intenses. Il est donc important de mesurer l’importance que ces évolutions pourraient dans les régions avoir en terme de santéngements climatiquesées (des hivers humaine, plus doux à la et pluvieux) lumière de quelques évènements climatiques du territoire récents. (ur- s à des aménagements ion en zone inondable, arrosage des jartc.) sont susceptibles Maladies de favoriser cardio-vasculaires, prolifération respiratoires, de rongeurs le hement et la hiculent des maladies infectieuses la maladie de Lyme, l’encéphalite à t le syndrome pulmonaire à hantavirus. s maladies comme Des effets la leptospirose, indirects se lamanifestent notamment via hémorragiques la pollution de vi-l’air ou encore la re-ie et les maladiesnt également crudescence couramment des associées maladies infectieusesndations. (d’origines hydrique, alimentaire ou vectorielle). d’eau potable ont déjà ité et la quantité é dans les pays Les émergents pollens, à l’origine du fait de des rhumes des foins, hement des sources déjà très d’approvisionnens certaines régions. mieux les La risques contamination indirects nouveaux suscep- répandus en France, illustrent au par des bactéries, tibles d’affecter virus, protozoaires la population française : avec ites est alors des couramment températures constatée. plus douces en hiver comme été, les saisons polliniques deviennent maladies plus longues diarrhéiques et plus actives : l’augmen-nd nombre de sonnières, ce tation qui suggère de la une quantité sensibiclimat. Dans l’atmosphère, certaines régions, et la surtout fré- de sa virulence de pollen émis dans des fortes lorsqu’il précipitations est recouvert et leur de particules de polluants chimiques, des eaux, aggrave se la situation de per- uence, la contamination rues. Ce sont sonnes les principales souffrant causes de problèmes de respiratoires e et des maladies (allergies, qui y sont asthme, associées bronchite : chronique)., cryptosporidium, infection à E.coli, Shigella, typhoïde Avec des et maladies printemps virales et des étés plus chauds, l’hépatite A. l’élévation des concentrations atmosphé- 38 - Le Magazine Science magazine n°22 L'action coûterait moins cher que l'inaction Le 30 octobre 2006, l'économiste Nicholas Stern a remis au gouvernement du Royaume Uni un rapport sur les conséquences économiques du changement climatique dans lequel il démontre que les coûts nécessaires à stabiliser le climat sont bien moins importants que ceux de l’inaction dans ce domaine : différents modèles économiques ont permis d’estimer les coûts du changement climatique à 5% à 20% du PIB mondial chaque année. Selon les mêmes analyses, les coûts de l’action (réduction des émissions de gaz à effets de serre) pourraient quant à eux se limiter à 1% du PIB mondial chaque année, soit près de 275 milliards d’euros sur 10 ans. Cette somme est celle aujourd’hui dépensée dans le monde dans le domaine de la publicité. Ce rapport insiste également sur la nécessité d’engager une réponse ambitieuse et internationale qui devrait porter en priorité sur : • l’échange des émissions : encourager et étendre le système d’échange de quotas d’émissions ; • la coopération technologique : stimuler l’innovation dans le développement et le déploiement de nouvelles technologies faiblement émettrices de CO2 ; • la lutte contre la déforestation : la dégradation de la couverture végétale dans le monde contribue, davantage que les transports, à l’augmentation des teneurs en CO2 dans l’atmosphère ; • l’adaptation ou l’aide des pays les plus pauvres et les plus vulnérables aux conséquences du changement climatique par les pays les plus riches. riques en ozone à basses altitudes est également susceptible d’entraîner une augmentation des affections cardio-vasculaires. Une altération de l’étendue géographique (latitude et altitude) et saisonnière de certaines maladies infectieuses dont les zoonoses a été notée. Depuis cinq ans, plusieurs maladies transmises par des vecteurs (virus, bactéries) ont émergé en Europe ou aux États-Unis et se sont étendues dans certaines régions du Sud. Parmi elles, la fièvre du Nil occidental (West Nile) aux États-Unis, la fièvre catarrhale des ovins (Blue tongue) dans le bassin méditerranéen et plus récemment au Benelux ou en France, et la fièvre de la Vallée du Rift (une zoonose virale touchant principalement les animaux mais pouvant aussi contaminer l'homme) en Afrique de l’Est. Des maladies infectieuses transmises par les moustiques sont fortement influencées par les conditions environnementales. Le paludisme et la dengue, qui sont les deux maladies à transmission vectorielle auxquelles sont actuellement exposés 40 à 50% de la population mondiale, ont vu, ces dernières années, un accroissement net de leurs aires d’extension géographique, notamment aux limites de leurs zones endémiques traditionnelles. (Source : AFSSET) Des changements climatiques dans les régions tempérées (des hivers plus doux et pluvieux) associés à des aménagements du territoire (urbanisation en zone inondable, arrosage des jardins, etc.) sont susceptibles de favoriser le rapprochement et la prolifération de rongeurs qui véhiculent des maladies infectieuses comme la maladie de Lyme, l’encéphalite à tiques et le syndrome pulmonaire à hantavirus. D’autres maladies comme la leptospirose, la tularémie et les maladies hémorragiques virales sont également couramment associées aux inondations. La qualité et la quantité d’eau potable ont déjà diminué dans les pays émergents du fait de l’assèchement des sources d’approvisionnement dans certaines régions. La contamination de l’eau par des bactéries, virus, protozoaires et parasites est alors couramment constatée. Un grand nombre de maladies diarrhéiques sont saisonnières, ce qui suggère une sensibilité au climat. Dans certaines régions, la fréquence des fortes précipitations et leur conséquence, la contamination des eaux, se sont accrues. Ce sont les principales causes de diarrhée et des maladies qui y sont associées : choléra, cryptosporidium, infection à E.coli, Giarda, Shigella, typhoïde et maladies virales comme l’hépatite A.
Y a-t-il des solutions ? NASA/Jeff Schmaltz/MODIS/Goddard Space Flight Center/Rebecca Lindsey Comme nous l'avons dit, les gaz à effet de serre en excès sont présents encore pour longtemps dans l'atmosphère. Aussi, toute tentative de réduction, si indispensable soit-elle, n'aura pas de conséquences immédiates. En attendant, il va donc falloir s'adapter... Différentes mesures d’adaptation s’offrent aux décideurs, explique l'AFSSET. Des mesures techniques (dont d’urbanisme), des mesures d’alerte et de prévention, des mesures de solidarité, etc. Dans de nombreux cas, on peut planifier la manière de réduire au minimum les effets négatifs ou de valoriser les effets positifs. Des mesures peuvent être prises pour prévenir les dommages, par exemple en construisant des protections contre l’élévation du niveau des eaux, en intervenant dans la conception des bâtiments pour les rendre moins sensibles aux variations thermiques, en aménageant l’occupation du territoire selon une cartographie des zones à risques, en développant les CATASTROPHES CLIMATIQUES DOSSIER L'Australie a connu en février 2009 une vague d'incendies due en particulier à une période de sécheresse exceptionnelle. systèmes de surveillance et d’alerte en prévision de températures et d’évènements climatiques extrêmes ou encore en adaptant l’urbanisme et l’habitat afin de réduire l’îlot de chaleur urbain et la température dans les logements. La charge qui pèse sur ceux qui sont directement touchés par les changements climatiques peut être allégée en répartissant ou en partageant les pertes, éventuellement par le biais d’une aide gouvernementale. Un suivi posttraumatique des victimes de catastrophes climatiques se révèlera certainement de toute première importance. Les progrès technologiques offrent souvent de nouvelles possibilités dans les domaines où il y a intervention de l’homme tels que l’industrie, l’agriculture et l’approvisionnement en eau. Il faut permettre leur utilisation par tous et continuer à investir dans leur développement. Cependant, l’élaboration de stratégies d’adaptation se trouve compliquée par les incertitudes qui pèsent sur la nature, l’ampleur et la localisation des impacts futurs. Comme nous Quant aux mesures d’atténuation, dans le cadre du protocole de Kyoto les pays développés dans l'atmosp en excès sont se sont engagés à limiter leurs émissions pour duction, si in les années 2008 à 2012. Cet engagement quantitatif est juridiquement contraignant et té- va donc falloi de conséquen moigne de la prise de conscience internationale concernant les dangers des changements climatiques. Cependant, ce protocole ne peut fournir décideurs, ex Différentes m à lui seul une réponse suffisante et définitive au techniques (d changement climatique, puisque seulement d’alerte et de deux tiers des émissions mondiales dues aux darité, etc. Da activités humaines (anthropogéniques) de gaz nifier la man à effet de serre sont sous son contrôle. effets négatif tifs. La lutte contre le réchauffement climatique et Des mesures ses conséquences fait l’objet de politiques publiques nationales, européennes et internatio- protections c les dommages nales, visant principalement : eaux, en inter• la maîtrise de l’énergie : la production d’énergie est la principale source d’émission de gaz riations th timents pour l à effet de serre ; l’occupation• le développement de moyens de capter ces phie des zone NASA/Jeff Schmaltz/MODIS/Goddard Space Flight Center/Rebecca Lindsey Le Magazine - 39 Science magazine n°22 31 Y a-



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