Le Magazine n°6 fév/mar 2010
Le Magazine n°6 fév/mar 2010
  • Prix facial : 4,50 €

  • Parution : n°6 de fév/mar 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 27,5 Mo

  • Dans ce numéro : à quoi joue Carla Sarkozy ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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28 DOSSIER CATASTROPHES CLIMATIQUES des gaz à effet de serre, les chanlimatiques seraient beaucoup plus L’effet de serre avec un réchauffement moyen plus t (3°C à 3,5°C), Phénomène un assèchement naturel esen aussi plus moyenne important à la (de surface 20 à de la Terre de + 15°C environ (mais variant suivant les régions et les indispensable à la vie sur terre, l’effet de serre assure une température des évolutions saisons) accentuées alors de que cerêmes climatiques. La Terre Pour ce reçoit scénario, la majeure partie de son énergie du soleil sous forme de rayonnements aux- sans cet effet elle ne dépasserait pas – 19°C. r deux de la fin quels du siècle l’atmosphère serait auest relativement transparente : la moitié de l’énergie venant du soleil ssi chaud que l’été est ainsi 2003. absorbée par la surface terrestre qui se réchauffe. En retour, la surface terrestre émet un rayonnement tendant à rééquilibrer le bilan d’énergie mais se situant, lui, dans le amment du scénario, domaine il est des très infrarouges. proen été les vagues par de les chaleur gaz à effet seront de serre de l’atmosphère puis réémis par ces gaz dans toutes les direc- Or ce rayonnement infrarouge montant est en partie intercepté lus fréquentes, tions. plus longues et plus tandis que les Une périodes partie de du séchent plus longues réchauffer sur l’ensemble davantage. du rayonnement infrarouge est ainsi renvoyée vers la surface contribuant à la t très probable C’est qu’en la hiver structure le nomurs de gel diminuera à absorber et puis que réémettre les le rayonnement infrarouge. Mise à part la vapeur d’eau, les prin- des molécules de certains gaz (raies d’absorption, etc.) qui les rend aptes e froid seront moins cipaux fréquentes. gaz à effet de Ilserre sont : le qu’en hiver les• précipitations dioxyde de carbone inmenteront de manière• le méthane différenciée (CH4). ; (CO2) ; égions. Suivant• les protoxyde études actuelles, d’azote (N2O) ; ements attendus• concernant et l’ozone (O3) les temt faibles. mosphère, elle débute dès le sol). surtout troposphérique (la troposphère est la couche la plus basse de l’at- Le phénomène naturel d’effet de serre est amplifié d'un effet de serre additionnel qui résulte dans de la l’augmentation limite des des concentrations en gaz à effet de serre (CO2, CH4, N2O, O3 etlle régionale, tuelles, les incertitudes d’autres qui sur n’existent les proe la fin du siècle humaines). sont approximati- pas à l’état naturel comme les halocarbures émis par des activités ues aux trois-quarts aux modèles et moins d’un quart aux scénarios, (Source : AFSSET) ariabilité climatique est une source e d’incertitude sur les projections aines décennies. Un avenir inquiétant des, inondations lones Le changement climatique est donc bien effectif. Il ne pourra être combattu à court omènes climatiques terme du extrêmes fait de la et présence le des gaz à effets ment global observés de serre dans ces dernières l'atmosphère. En effet, leur durée de vie reconnu s'élève sur à respectivement la douze ans s ont eu un impact s populations. pour le Désormais méthane, une les centaine d’années pournces acquises le dioxyde permettent de carbone d’extra-(mairisques nouveaux lier d’années générés pour par environ le 20% des émis- au moins un mil- ent climatique sions) attendu. et 50 L'AFSSET 000 ans pour l’hexafluorure de les effets sanitaires soufre. directs et indi- Le GIEC a élaboré une série de scénarios de hausse des températures changement climatique estivales à partir de modèles ire une hausse tenant de la compte morbidité des et scénarios de d’émissions de ité, comme ce gaz fut à le effet cas de en serre France, et de particules par les sociétés humaines, des étés 2003 poursuit l'AFSSET. Sché- pisodes de canicules La planète entière matiquement, semble concerurope, avec une varient estimation selon la de démographie, plus les aspects so- les scénarios d’émission morts, la canicule cio-économiques de l’année 2003 et les développements technologiques. la plus Tous fatale prévoient une augmentation astrophe naturelle ans et l’une des des gaz dix à effet plus de graves serre au cours du XXIe siècle et années. ce, notamment, Les per-à cause de l’utilisation es cent dernièresées en furent accrue les principales des combustibles vic- fossiles, principalement le environ pétrole 15 et le 000 charbon ; la nécessité de France a compté nourrir une population qui augmente ; la 36 - Le Magazine Science magazine n°22 croissance économique dans des zones jusqu’à présent en émergence. Les progrès accomplis dans la modélisation du changement climatique depuis la parution du troisième rapport d’évaluation du GIEC ont permis de préciser les estimations de réchauffement de la surface de la Terre. En 2007, le GIEC estimait que le réchauffement global le plus probable, à l’horizon 2100, sera compris entre 1,8°C et 4°C suivant les différents scénarios retenus. La fourchette du réchauffement probable s’élargit si l’incertitude de la modélisation est prise en compte pour atteindre 1,1°C à 6,4°C. Les simulations indiquent une hausse des températures, en France, plus importante que la moyenne du globe. Suivant un scénario modéré d’augmentation des gaz à effet de serre, la température moyenne en France augmenterait de 2°C à 2,5°C entre la fin du XXe siècle et la fin du XXIe siècle, les précipitations moyennes varieraient faiblement en hiver et diminueraient sensiblement en été (de 5% à 25%). Suivant un scénario fort d’augmentation des gaz à effet de serre, les changements climatiques seraient beaucoup plus marqués avec un réchauffement moyen plus important (3°C à 3,5°C), un assèchement estival moyen aussi plus important (de 20 à 35%), et des évolutions accentuées de certains extrêmes climatiques. Pour ce scénario, un été sur deux de la fin du siècle serait au moins aussi chaud que l’été 2003. Indépendamment du scénario, il est très probable qu’en été les vagues de chaleur seront à la fois plus fréquentes, plus longues et plus intenses, tandis que les périodes de sécheresse seront plus longues sur l’ensemble du pays. Il est très probable qu’en hiver le nombre de jours de gel diminuera et que les vagues de froid seront moins fréquentes. Il est probable qu’en hiver les précipitations intenses augmenteront de manière différenciée selon les régions. Suivant les études actuelles, les changements attendus concernant les tempêtes sont faibles. A l’échelle régionale, dans la limite des études actuelles, les incertitudes sur les projections de la fin du siècle sont approximativement dues aux trois-quarts aux modèles et à un peu moins d’un quart aux scénarios, mais la variabilité climatique est une source dominante d’incertitude sur les projections des prochaines décennies. Tornades, inondations et cyclones Les phénomènes climatiques extrêmes et le réchauffement global observés ces dernières décennies ont eu un impact reconnu sur la santé des populations. Désormais les connaissances acquises permettent d’extrapoler des risques nouveaux générés par le changement climatique attendu. L'AFSSET en décrit les effets sanitaires directs et indirects. Ainsi, la hausse des températures estivales peut induire une hausse de la morbidité et de la mortalité, comme ce fut le cas en France, lors des épisodes de canicules des étés 2003 et 2006. La planète entière semble concernée. En Europe, avec une estimation de plus de 50 000 morts, la canicule de l’année 2003 est la catastrophe naturelle la plus fatale en cinquante ans et l’une des dix plus graves pendant les cent dernières années. Les personnes âgées en furent les principales victimes : la France a compté environ 15 000 décès.
Les cyclones sont en recrudescence : en 2tl10 ! < trois des dix cyclones les plus forts jamais trés ont été observés. Ici, le cyclone Gael qui a touché l'île Maurice et La Réunion début février 2009. Le Magazine - 37



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