Le Magazine n°6 fév/mar 2010
Le Magazine n°6 fév/mar 2010
  • Prix facial : 4,50 €

  • Parution : n°6 de fév/mar 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 27,5 Mo

  • Dans ce numéro : à quoi joue Carla Sarkozy ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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LA V IE QUOTIDIENNE N ous savons que les Grecs consommaient beaucoup d'huîtres, qu'ils ramassaient sur les bancs naturels puisque les textes anciens nous rapportent que les coquilles de celles-ci servaient de bulletin de vote. Par exemple, pour bannir de la cité un des leurs, les Grecs procédaient à un vote avec le dessus des coquilles d'huîtres. Le terme ostracisme trouverait d'ailleurs ici son origine (astrakan : coquille) Les Romains étaient aussi de grands amateurs d'huîtres et ne concevaient pas l'idée d'un banquet sans celles-ci. C'est pourquoi ils les faisaient venir à grands frais de Gaule. C'est un certain Sergius Orata (140-91 av J -C) qui eut le premier l'idée d'organiser leur élevage Les huîtres étaient consommées natures ou accompagnées de garum (sauce apparentée au nuoc man). Précisons que l'huître connue des Romains était l'huître plate L'ostréiculture liée au nom de Napoléon Ill Elles furent consommées abondamment pendant le haut Moyen Âge (900 à 1300) Mais il est fort probable que la production de ces huîtres se limitait au pillage des bancs naturels Le XW siècle voit le développement du commerce de l'huître vers Paris notamment À cette époque apparaissent les 14 - Le Magazine 111111 ! 1111- Les buitres en fête ? À Noël ou au jour de l'An elles connaissent un vrai engouement ? Quelle est leur histoire ? déjeuners où l'on sert exclusivement des huîtres. On en mange alors abondamment : près de 150 par personne. Les huîtres sont toujours un produit très apprécié parmi la noblesse et reste un symbole de la bonne table Toutefois, on en trouve autant dans les campagnes qu'à la cours du roi. Seule la lenteur des transports en limite l'expansion et la vente lors des mois chauds. Jean-François de Troy (1679-1752) immortalise ce qui est alors un véritable phénomène de société avec son tableau le Déjeuner d'liuîtres (1735, musée Condé, Chantilly), commandé pour les petits appartements du roi. Au XVIW siècle, les huîtres ont de plus en plus de succès. Ce formidable engouement populaire abouti à l'épuisement des bancs naturels et la culture des huîtres devient petit à petit nécessaire au siècle suivant C'est l'histoire de la naissance de l'ostréiculture liée au nom de Napoléon Ill Sous cet empereur se développe la culture organisée de l'huître avec la création des premiers parcs, en 1866. Pour reconstituer les bancs naturels le gouvernement de Napoléon Ill encourage l'importation d'huîtres. On cultive alors l'huître plate et l'Angulata qui provient de l'embouchure du Tage (Portugal) Cette nouvelle huître surnommée « la portugaise » (Crosspastera angu/ata de son vrai nom) est introduite à Arcachon puis arrive accidentellement dans le bassin de Marennes-Oléron lorsque le Morlaisien jette sa cargaison d'huîtres à la mer, les croyant perdues. Ceci se déroule en mai 1868.L.:huître plate se vend alors trois Louis d'or le mille contre moins d'un Louis d'or pour l'Angulata Afflaiblie par le manque de nourriture elle est frappée d'épizootie Le xxe siècle voit l'explosion de l'ostréiculture. Au début de ce siècle l'huître plate, l'huître autochtone des côtes françaises, est touchée par une épizootie de plus en plus sévère qui la tue dans sa troisième année La situation devient véritablement critique dans les années 1920-1921 quand l'ampleur de l'épizootie ne permet plus une production massive. On retrouve alors avec bonheur l'Angu/ata dont l'élevage permet la survie des exploitations ostréicoles. Cette huître se reproduit tant et si bien que bientôt affaiblie par le manque de nourriture elle est à son tour frappée d'une terrible épizootie qui la décime presque totalement Devant cette catastrophe, les ostréiculteurs repeuplent les côtes avec une espèce résistante : la Japonaise ou Crasspastera gigas Cette huître s'est depuis acclimatée à nos latitudes et reste la creuse qui garnie encore nos assiettes en période de fêtes.• Le saviez-vous ? Les huîtres passent pour nocives pendant l'époque du frai, de mai à septermre ; aussi recommande-t-on de n'en point manger pendant les mois sans « r 11 (mai, jLin, juil let et août).•
À quoi ça sert ? Pour quelles raisons est-elle encore portée ? Pourquoi on a créé un truc pareil ? Beaucoup en portent, mais peu de personnes en connaissent l'origine, ni même l'utilité ! C ertains disent que la cravate trouverait ses origines en l'ornement -une sorte de foulardporté autour du cou par les cava liers croates au XV IIe siècle. Le nom « Croate » aurait dérivé pour donner cravate. D'autres stipulent que les Chinois en seraient les précurseurs, puisqu'ils se couvraient le cou au lW siècle av J-C d'un simple tissu En réalité, dans nombre de sociétés, de tout temps, les hommes ont porté des ti ssus de toutes formes autour de leur cou. Pour se protéger du froid, par exemple, comme le firent les soldats romains. Mais les traces du mot cravate se trouvent dès le XIVe siècle, notamment dans les écrits d'Eustache Deschamps La mode du port de la cravate prend son envol en Europe à partir du xvne siècle. Elle cornmenee alors à remplacer les jabots de dentelle, qui eux-mêmes avaient supplanté les fraises, plus encombrantes et certainement moins confortables L:objectif est bel et bien à ce moment-là de plaire plutôt que de se protéger du froid.. Les cravates du XVII" siècle sont alors de simples bandes de coton ou de lin, agrémentées de dentelle. La bande étant ensuite enroulée autour du cou, @ nouée devant, laissant les extrémités pendantes Louis XIV fera honneur à la cravate en y apportant sa touche personnelle l'ajout de nœuds de ru bans multicolores. Il créa la fonction de « cravatier » Même si le mot cravatier ne figure pas dans le dictionnaire, il désigne aujourd'hui la boutique ou le fabriquant La cravate est avant tout un symbole de distinction sociale Les femmes se mirent également à porter des cravates. Elles s'in s­ pirèrent de princes qui s'étaient précipités au combat, et avaient mis leur cravate avec hâte. On appela ces cravates les stein kerque, nom du lieu où s'a ffrontèrent les troupes de Guillaume Ill d'Orange et celles du maréchal de Lu xembourg lors de la guerre de Hollande. Elle se portait alors avec un simple nœud, l'un des pans glissé dans la boutonnière La fin du règne de Louis XIV met fin à la Steinkerque Apparaît alors le stock, rectangle de mousseline blanche que l'on plie en bande étroite, enroule autour du col relevé de la chemise et agrafe avec une épingle. Le stock ne comportant pas de pan retombant sur la poitrine, il s'impose en même temps que le jabot Mais le stock a un défaut majeur• il enserre si étroitement le cou qu'il gêne partiellement la respiration et empêche de se tourner aisément En compensation, il oblige à garder la tête haute et droite. Les hommes de ce temps préféraient ainsi souffrir et avoir belle allure La cravate connaîtra son essor grâce à George Bryan Bru mme ! - au Royaume-Uni, au début du Le saviezvous ? Une nouvelle mode est née : le cool biz.ll s'agit d'une démarche consistant à laisser tomber la cravate, pour lutter contre le réchauffement climatique. Pratique adoptée depuis plusieurs étés au Japon, elle est désormais en place depuis l'été 2008 pour les fonctionnaires des Nations unies. En France, un député vert proposa en juillet 2008 de faire de même dans l'hémicycle, mais la proposition fut rejetée.• XIX• siècle-qui démocratisa le costume, l'associant toujours à la cravate. Les tissus restaient toujours simples Au début du xxe siècle, la foliecravate un peu tombée en désuétude au fil des décennies, rebondit Les cravates sont sophistiquées, notamment par le doublement, voir le triplement des tissus, mais également en faisant varier les formesL.:h omme d'aujourd'hui porte beaucoup moins la cravate, et une nouvelle mode, le « cool biz » (voir encadré), tente de la désacraliser. En Allemagne, la cravate peut servir à indiquer son orientation politique. La cravate est -encore aujourd'hui- avant tout un symbole de distinction sociale, qui se paye au prix d'une certaine mal aisance...• Citations célèbres sur la cravate Honoré de Balzac : « Tant vaut l'homme, tant vaut la cravate ». La Rochefoucauld : « Le nœud est à la cravate ce que le cerveau est à l'homme » Paulo Coelho : « La seule utilité réelle de la cravate, c'est qu'on la retire, sitôt rentré chez soi, pour se donner l'impression d'être libéré de quelque chose, mais on ne sait pas de quoi ». Le Magazine - 15



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