Le Magazine n°5 déc 09/jan 2010
Le Magazine n°5 déc 09/jan 2010
  • Prix facial : 3,90 €

  • Parution : n°5 de déc 09/jan 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 95,9 Mo

  • Dans ce numéro : Les écolos sont-ils sérieux ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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■ Attachez-vous de l’importance aux noms de vos personnages ? Oui, cela a une grande importance. J’admire beaucoup Charles Bukowski qui, dans tous ses livres, avait un alter ego : Hank Chinaski. Idem pour Philip Roth : il y a toujours Nathan Zuckerman qui est le même que lui, un écrivain du New Jersey, juif, angoissé et obsédé sexuel. J’ai toujours trouvé intéressant qu’un écrivain ait un alter ego. Au départ, je me suis dit que toute ma vie ce serait Marc Marronnier. Pourquoi ? Parce que Marc est mon deuxième prénom, et Marronnier parce que ma mère s’appelle Chasteigner. En plus, à Neuilly, j’ai grandi sous les marronniers de l’avenue de Madrid. Et puis bizarrement, au moment de 99 francs, j’ai eu envie de changer. Marronnier est devenu directeur de création de l’agence, et il fallait trouver un nom pour le rédacteur. J’ai pris le nom d’un maître d’hôtel qui était chez mes grandsparents à Pau, qui s’appelait Octave et qui servait en veste blanche, un souvenir de majordome très chic. C’était aussi à cause d’Alfred de Musset. Il y a plusieurs Octave chez Musset, en particulier un qui fait une célèbre tirade dans Les Caprices de Marianne, et puis il y a aussi le héros des Confessions d’un enfant du siècle. Et 99 francs se voulait la confession d’un enfant du nouveau millénaire. Au départ, Octave, c’est quand même un peu moi ; et plus j’avance, plus j’exagère, c’est dire que je le déforme en amplifiant tous mes défauts. Cela finit par devenir un personnage de fiction qui fait des choses que je n’oserais jamais faire. Ensuite il y a eu Oscar Dufresne (nom d’un milliardaire québécois trouvé chez Modiano). Et maintenant, c’est qui ? Maintenant, c’est Frédéric. J’ai arrêté le côté alter ego et j’ai décidé de n’être que mon ego ! ■ Faites-vous relire vos manuscrits avant de les remettre à votre éditeur ? Un roman français est un cas particulier. Ce texte implique des proches, mon frère, mon père, ma mère, donc ils ont tous eu le manuscrit avec autorisation de tout corriger et ils n’ont rien demandé. Ils ont uniquement corrigé des erreurs factuelles. Cela ne veut pas dire qu’ils étaient très contents de tout ce que je dis, mais ils ont eu l’élégance de dire : « C’est ta vérité à toi, c’est ta version de ton enfance, on ne corrige rien. » Mais c’est la première fois que je fais ça. D’habitude, je ne fais pas relire mes livres avant qu’ils soient sous épreuve. Sinon, c’est l’éditeur qui lit en premier puis des proches et des amis. Celui-là, Michel Houellebecq était très curieux de le voir, Jean- Jacques Schuhl aussi : je leur en ai tellement parlé ! Et j’ai également fait lire les épreuves à Emmanuel Carrère pour le remercier, pas seulement pour le titre, en écho à Un roman russe, mais pour son choix d’être passé à l’autobiographie depuis deux romans, en disant « tout ici est vrai ». Disons qu’il m’a un petit peu montré le chemin ; au début j’étais comme lui, très réticent à la confession 82 - Le Magazine UN ROMAN FRANÇAIS, Frédéric Beigbeder, Éditions Grasset, 280 p., 18 € > Voir le Cahier des livres p.45 > Voir les Bonnes feuilles p.64 [une vie d’écrivain] « Je suis un besogneux, un laborieux qui corrige, qui laisse reposer des mois, qui relit tout le temps, mais je ne suis pas quelqu’un qui attend devant sa page blanche. » intime véritable, je faisais de fausses autobiographies, enjolivées ou « trashisées ». J’ai longtemps été persuadé que ma génération n’a pas vraiment d’histoire à raconter. Il ne nous est pas arrivé Mai 68, ni la Seconde Guerre mondiale… Et c’est la première fois que je me dis l’inverse, que même si cela ne me paraît pas intéressant, je vais quand même raconter cette histoire parce qu’après tout, c’est la mienne, et que je n’en ai pas d’autre. ■ Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre vie d’écrivain finalement ? C’est la liberté. Je me lève tard, je me balade, je traîne… Si j’ai écrit une phrase dans la journée, je suis content ! Un écrivain que j’aime beaucoup, Philippe Djian, dit qu’il lui faut écrire une page par jour. Moi, je n’en suis pas capable, mais si je fais une phrase par jour, cela fait 365 phrases par an, et comme je fais des livres très courts, j’ai presque fini la moitié du bouquin à la fin de l’année ! Je suis un flâneur. J’ai travaillé dans des entreprises, j’allais au bureau tous les jours, je me réveillais tôt, j’avais des réunions, des clients, des chefs, il y avait des machines à café, j’ai connu tout ça. Quand on a connu la vie en entreprise et qu’on a découvert ensuite qu’il était possible d’avoir une vie complètement libre, chez soi, ailleurs, dans des hôtels, à sortir, voyager, c’est irremplaçable ! Ce serait impossible pour moi de revenir à ma vie antérieure. ■ Et ce qui vous déplaît le plus ? C’est peut-être de tout recommencer à zéro à chaque fois. Un étudiant, une fois qu’il a passé son examen, il a son diplôme. Un écrivain n’a jamais son diplôme d’écrivain, jamais. À chaque fois que vous sortez un livre, c’est la case départ, et même pire, à chaque fois que j’écris un article, l’expérience ne sert à rien. Il faut retrouver quelque chose, un angle, une phrase d’attaque, quelque chose d’original à dire, et une bonne chute. Donc, ce que je reproche au métier que j’ai choisi, c’est qu’il me donne une liberté énorme mais qu’elle est accompagnée d’un cadeau Bonux : une angoisse terrible. Bien sûr, il y a tout de même un peu de métier qui rentre, dans la manière d’organiser un roman, dans la présentation des personnages, dans l’alternance de descriptions et de dialogues, mais j’ai pourtant le sentiment que l’écrivain, à chaque fois, recommence à partir de rien. Et cela, personne ne le dit. J’adore la phrase de Gombrowicz là-dessus : « Écrire est très facile, c’est pourquoi c’est très difficile. » Raison pour laquelle tous les écrivains, les bons, sont des dingues ! ■ Qu’est-ce que votre vie d’écrivain alors ? J’ai réussi à trouver un métier qui me permette à la fois d’être un fêtard très social la nuit et un moine bénédictin la journée, de passer du maximum de soirées alcooliques au maximum de tours d’ivoire dès le lendemain, de ne voir personne parfois pendant des jours et des jours, et tout d’un coup de voir plein de monde. C’est le luxe suprême : être un ermite mondain.
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