Le Magazine n°5 déc 09/jan 2010
Le Magazine n°5 déc 09/jan 2010
  • Prix facial : 3,90 €

  • Parution : n°5 de déc 09/jan 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 95,9 Mo

  • Dans ce numéro : Les écolos sont-ils sérieux ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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LA V IE QUOTIDIENNE Quid du Vatican et de l’enseignement public français La loi de 1905 relative à la séparation de l’Église et de l’État est-elle tombée en désuétude ? Il semblerait. La France ne s’est-elle pas engagée à reconnaître les diplômes délivrés par les universités catholiques, les facultés ecclésiastiques et les établissements d’enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège ? Le décret 2009-427 du 16 avril 2009 entérine l’accord signé à Paris le 18 décembre dernier par le représentant de la République française, Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes, et par celui du Vatican, Monseigneur Dominique Mamberti, secrétaire pour les relations avec les États. De quoi s’agit-il ? De la reconnaissance mutuelle des grades et diplômes dans l’enseignement supérieur, soit pour la partie française quatre diplômes : baccalauréat, licence, master et doctorat. Qu’est-ce que ça change ? Beaucoup plus qu’il n’y paraît. Pour les détracteurs de ce décret, il s’agit ni plus ni moins que de la remise en cause du 8 - Le Magazine D.R. principe du monopole d’État concernant la collation des grades universitaires réservée aux seules universités publiques. En effet, jusqu’à présent, seul l’État avait le monopole de la délivrance des licences, masters et doctorats, comme il a- vait le monopole de la reconnaissance et de la validation de ces titres universitaires à travers des conventions passées entre des universités publiques et les cinq instituts supérieurs d’enseignement catholique français, ou des évaluations des candidats formés dans ces établissements grâce à l’organisation de jurys d’État (uniquement pour les formations profanes, l’enseignement théologique n’étant pas de la compétence de l’État). Et ce, conformément à l’article L731-14 du Code de l’éducation qui interdit à un établissement privé l’attribution de ces titres universitaires nationaux. La laïcité, rempart des institutions publiques LOIS FRANÇAISES ET LAÏCITÉ Loi du 18 mars 1880 relative à l’enseignement supérieur L’article premier précise : « Les examens et épreuves pratiques qui déterminent la collation des grades ne peuvent être subis que devant les facultés de l’État ». Loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État Elle décrète premièrement que « La République assure la liberté de conscience », deuxièmement que « La République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte ». Loi du 26 janvier 1984, dite loi Savary, concernant l’enseignement supérieur Dans son article 3 elle stipule que « Le service public de l’enseignement supérieur est laïc et indépendant de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique ». ■ D.R. indochine - Fotolia Autrement dit avec cet accord, entré en vigueur le 1 er mars de cette année, les diplômes délivrés par un établissement d’enseignement supérieur catholique habilité par le Saint-Siège seront désormais reconnus, à niveau comparable, par la République. Les opposants au décret mettent aussi l’accent sur un particularisme du Vatican. N’estil pas dirigé par le pape, souverain pontife élu à vie, tout à la fois chef d’État et chef de l’Église catholique ? Cette dernière fonction ne risque-t-elle pas de mettre à mal la laïcité, rempart protégeant toutes les institutions publiques, dont bien sûr l’école, contre toutes les influences confessionnelles ? Et puis, autre question, quid du Parlement, seul organe compétent pour prendre des dispositions en la matière ? Pour ses défenseurs, le décret s’inscrit tout bonnement dans le cadre de la Convention de
Le saviez-vous ? D.R. L’État de la Cité du Vatican a été créé par les Accords du Latran, signés le 11 février 1929 entre le Saint-Siège et l’Italie, qui définissent son existence en tant qu’organisme souverain de droit public international. Cet État indépendant, le plus petit du monde (quelque 800 habitants, 0,44 km 2 de superficie), n’est pas membre de l’Union européenne. ■ Lisbonne, adoptée le 11 avril 1997 lors de la conférence diplomatique du Conseil de l’Europe et de l’Unesco, qui portait sur la reconnaissance des qualifications relatives à l’enseignement supérieur de la région européenne. Et comme si Lisbonne ne suffisait pas, ils soulignent que ce n’est qu’une conséquence du processus de Bologne, signé le 19 juin 1999, adopté par 29 pays, afin de faire converger les systèmes d’enseignement supérieur en Europe d’ici 2010. ■ T’as fait tes devoirs ? Tous les ans, alors même que l’année scolaire n’est pas terminée, les gondoles des supermarchés regorgent de cahiers de vacances. De la maternelle à la terminale, il y en a pour tous les niveaux. Une fois l’année scolaire terminée, le doute s’installe pour de nombreux parents. Faut-il laisser le rejeton souffler ? Est-ce le moment de l’aider à rattraper des manques ? Ne risque-t-il pas de tout oublier d’ici la prochaine rentrée ? On estime que près de 80% des enfants travaillent pendant les vacances, dont plus de 55% utilisent un cahier de vacances (inventé en 1933 par les éditions Magnard). Mais seulement 4 sur 10 vont le terminer. Chaque année, environ 4,5 millions de cahiers de vacances, qui balaient tous les niveaux scolaires de la maternelle à la terminale seraient vendus en France. Une manne pour les éditeurs de ce type de publications. Mais imagine-t-on la pression que subissent nombre d’enfants et d’adolescents qui doivent répondre à cette interrogation, récurrente dans certaines familles, souvent celles dont les enfants sont plutôt de bons élèves : « t’as fait tes devoirs ? » Tous, qu’ils soient enseignants, éducateurs, pédiatres ou parents, ne partagent pas le même avis, sauf en ce qui concerne la nécessité d’un mois de repos total, en juillet. Il y a ceux qui sont pour les devoirs de vacances parce que huit semaines de break c’est long, qu’il y a risque de perdre ce qui > CHIFFRES CLÉS 2008-2009 < ◆ 12 016 484 élèves du 1 er et 2 e degrés, dont 9 985 743 dans l’enseignement public ◆ 579 198 apprentis ◆ 66 747 établissements scolaires, dont 57 845 pour le public ◆ 870 023 enseignants (726 583 pour le public) sur un effectif total de 1 068 407 ■ kristian sekulic - Fotolia D.R. Le saviez-vous ?... CAHIERS… À TOUT ÂGE ! Il existe des cahiers de vacances pour adultes de 17 à 117 ans, qui permettent à chacun de faire le point sur ses connaissances, sans se prendre la tête. Ces cahiers sont publiés par Chiflet & Cie, société d’édition fondée en 2004. ■ a été appris, qu’il est important de stimuler les neurones, que c’est une façon pour les plus angoissés de reprendre confiance en eux, que c’est un moment propice d’apprentissage en famille, ou parce qu’un petit coup de pouce peut permettre à l’enfant d’aborder la nouvelle rentrée du bon pied… Et il y a ceux qui sont contre, parce que les devoirs risquent de maintenir l’enfant dans son échec, ce qui génère du stress, parce que travailler pendant l’été est vécu comme une frustration, une punition, et parce qu’il n’y a pas que les devoirs pour doper l’intellect d’un jeune : sport, lecture, activités d’extérieur… Que l’on soit pour ou contre les devoirs d’été, il n’y a pas que les cahiers de vacances, même si c’est la formule la moins onéreuse. On peut aussi recourir aux stages linguistiques, aux cours particuliers en face à face, en ligne ou par correspondance, ou encore se tourner vers des logiciels. Reste à décider. ■ LA RENTRÉE SCOLAIRE aura lieu le mercredi 2 septembre 2009, le jeudi 3 septembre 2009 pour les élèves qui n’ont pas cours le mercredi. Le Magazine - 9



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