Le Magazine n°5 déc 09/jan 2010
Le Magazine n°5 déc 09/jan 2010
  • Prix facial : 3,90 €

  • Parution : n°5 de déc 09/jan 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 95,9 Mo

  • Dans ce numéro : Les écolos sont-ils sérieux ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
BERTRAND GUAY/AFP La leçon du limonadier « Un entrepreneur c’est quelqu’un qui transforme… » Jean- Pierre Barjon, le patron de Lorina n’en démord pas. Lui sait de quoi il parle, qui en quinze ans a su transformer la petite fabrique de limonade vosgienne alors en dépôt de bilan, en une florissante PME leader sur son marché. Transformer, le mot est lâché. C’est ce que fait Alain Weill lorsqu’il change la vieille radio Monte Carlo en radio d’information continue, RMC info. Ou lorsque Bernard Arnault fait muter le malletier centenaire Louis Vuitton en marque de luxe tendance. Ou quand Henri Crohas, le Pdg d’Archos transforme la technologie informatique en tablette internet accessible pour tous (à lire dans ce numéro). 6 - Le Magazine L’éditorial de Robert Lafont Penser comme un champion Derrière le fil de l’actualité, des signes pour reprendre l’initiative L’orgueil de Domenech : une arme à double tranchant. Serbie 1-France 1 La France, sauf miracle, sera éliminée des qualifications directes au Mondial mais Domenech est sauvé au lieu de chercher à sauver la face, notre sélectionneur aurait du jouer le va-tout des Bleus en faisant rentrer à 30 minutes de la fin Benzema et Ribery. Perdre 3-1 ou faire 1-1 revient au même ! Cela s’appelle se tromper d’objectif. En économie, c’est fréquent et cela arrive lorsque l’orgueil prime sur l’efficacité. 10 septembre 2009 ADMIRER « Désir, capacité d’admirer, ouverture à la culture » : Gonzague Saint Bris n’est pas seulement convainquant par son lyrisme débordant. « La crise a rebattu les cartes. Les musées et la consommation de livres n’ont jamais été aussi forts. » On peut prendre les chiffres dans tous les sens. Le tohu-bohu sur la finance ne réussit pas à nous faire oublier que l’essence du monde, c’est l’homme. Et que de ce côté-là, on n’a pas avancé sur le sens de la vie… On n’est pas sorti de l’auberge. Incroyable contre-sens d’ailleurs de constater qu’aucune chaîne de télé n’ait pensé à consacrer une émission philosophique avec de grands esprits en fin de soirée. Empruntez nos idées ! La France reste décidemment un pays d’inventeurs. Vous connaissez un autre pays au monde où sous couvert de relance on lance un grand emprunt avant même de savoir ce qu’il va financer. Unique ! Et qu’ensuite, on ne trouve pas de meilleures idées pour en trouver que de faire appel à deux énarques, grands personnages de l’Etat (Juppé et Rocard) estimables Premiers ministres mais archétypes précisément de l’absence d’imagination… Il aurait suffit, Monsieur le Président, de mettre cet emprunt à disposition des créateurs et entrepreneurs de France. Ceux-ci ne manquent pas d’idées. Et en plus, avantage, ils les mettent en pratique à leurs risques. Les énarques, les risques, ils les prennent avec l’argent des autres. Parce qu’il pense juste, Jacques Atalli connait la frustration de l’homme de réflexion. Gouvernance mondiale La crise financière est mondiale, les règles financières nationales. La crise écologique est planétaire, les normes écologiques nationales. Cherchez l’erreur. Jacques Attali n’a décidément pas tort de pousser à une gouvernance mondiale en fusionnant G20 et Conseil de Sécurité. Mais que ce doit être Pionnier sur la taxe carbone, le Président Sarkozy, ici avec Jean-Louis Borloo doit vite l’imposer au niveau européen puis mondial. dur pour l’ex-sherpa de Mitterrand de toujours penser sans pouvoir agir. « Penser, c’est dire non. » disait un philosophe. « Gouverner, ce n’est pas prévoir mais agir. » lui répond presqu’en écho Henri Guaino, actuel conseiller du président. 14 septembre 2009 Taxe carbone ou farce carbone ? Encore un débat ambigu qui enflamme les esprits simplement parce que l’on ne l’envisage pas sous le bon angle. S’il s’agit d’ajouter un nouvel impôt, dans un pays qui détient le record des prélèvements obligatoires et du coût de la sphère publique ; VITTORIO ZUNINO CELOTTO/AFP ERIC FEFERBERG/AFP
alors, évidemment, cette taxe n’est pas du tout une avancée. S’il s’agit, par contre, d’envoyer un symbole à la planète ; ça peut le faire à la condition que les autres pays embrayent et vite. Sinon, nous serons les dindons de la farce carbone. Un problème bien posé est déjà à moitié résolu. Il n’y a pas photo Le grand photographe Willy Ronis vient de nous quitter à 99 ans. Un bel âge, à croire que l’art conserve son homme. Dans la lignée des Brassaï, Doisneau ou Cartier-Bresson, je relève cette phrase prononcée dans sa dernière interview : « Même la guerre n’a pas altéré mon optimisme foncier. Je ne crois pas en la perfectibilité de l’homme, non, mais il y a suffisamment de braves gens pour que l’on n’ait pas à désespérer. Je veux croire que les hommes seront assez sages pour organiser la société afin qu’elle fasse le moins de mal possible. » Et si le management ou la politique consistait à organiser la société autour des braves gens. J’ai parfois l’impression qu’on fait plutôt l’inverse. Les braillards gagneront-ils toujours ? 14 Septembre 2009 Sentiment d’appartenance Stéphane Cros, le fondateur du groupe de services informatiques toulousain Bugbuster m’explique qu’il a eu le plus grand mal au plus fort de la crise à se séparer de certains collaborateurs de son groupe (260 contre 200 aujourd’hui pour 10 Millions de CA). « C’est la première fois que cela m’arrivait… » L’accent fleure bon le sud-ouest mais l’état d’esprit de ce quadra bronzé, ancien cadre du voyagiste Fram est de miser sur le positif et le sentiment d’appartenance. « Depuis quelques années, je sens des collaborateurs de plus en plus atteints et fragilisés. L’entreprise n’est pas une nurserie, mais elle doit rester un repère (ou repaire ?) positif lorsque tout se dégrade… ». « Moi, je vais à la rencontre de mes salariés en permanence, il ne faut pas hésiter à bousculer les codes hiérarchiques. Entrepreneurs, manageurs, ne rajoutez pas d’agressivité inutile en interne dans un monde qui se tend. Qui veut aller loin ménage sa monture… Au contraire, ressoudez vos équipes et restez proches d’elles. Et à ceux qui se plaindraient de l’éventuelle ingratitude des salariés vis-à-vis de leur direction, n’inversez pas les rôles. Me revient à ce propos cette phrase du conseiller de Georges Pompidou, Pierre Juillet à l’encontre du jeune homme pressé qu’était alors Jacques Chirac et que le vieux sage avait pris sous sa protection… A la suite de la prise en main de l’UDR, devenu RPR sous les recommandations de Juillet, Chirac avait cru bon, un jour, de vouloir remercier le mentor de Pompidou… Et ce dernier de rajouter surpris « On n’a jamais vu un cheval remercier son jockey ». La formule est belle. 16 septembre 2009 Sarkozy craint un Bayrou vert. Au-delà de la taxe carbone qui figurait en toutes lettres dans son projet présidentiel, sans même parler du pacte Hulot, Sarkozy redoute une triple alliance démocrate-verte-PS. « Je ne PATRICK KOVARIK/AFP L’énergie retrouvée de Villepin laisserai pas l’environnement aux seuls écologistes. On doit éviter un front écolo-gauche-extrême gauche-Bayrou. ». Bayrou, le roi vert, la vraie crainte. Mais si le troisième homme s’appelait Villepin en tandem avec Ségolène. Politique fiction ou fiction de la politique. La vraie politique, ce sont les gens qui la font dans la vie de tous les jours. 22 Septembre 2009 G20… ans ? Si la crise financière découle de l’emballement d’une bulle spéculative sans limite, elle trouve son fondement aussi dans la décision de non-convertibilité du dollar en or (prise par Richard Nixon en 1971 – rupture des accords de Bretton Woods) d’où une émission pléthorique du billet vert concomitante avec l’impérieuse obligation pour nombre de pays de l’OPEP de se faire régler en dollars. Obligation que l’Iran et le Venezuela ont levé, d’où des problèmes politiques d’ailleurs. Cette convertibilité Or/Dollar indispensable à l’équilibre général ; la Chine veut la remettre sur la table. Cela explique ses achats massifs de bons du trésor US. Reste à voir, qui dans les mois qui viennent, aura le dernier mot. La Chine n’a pas intérêt à prendre le dessus économiquement tant que ses entreprises et ses savoir-faire ne sont pas à même de répondre à la demande. C’est pour bientôt. Autre point fondamental : tant qu’on ne fera pas la distinction entre banques de dépôts et banques d’affaires, comme cela se passait aux USA jusqu’à ce que le Président Clinton n’en décide autrement, la confusion sera totale. Jean Peyrelevade a raison. Il faut revenir à une rapide séparation entre établissements « casinos » et ceux de dépôts. Ils ne font pas le même métier. Dernier point, pourquoi ne pas installer une taxe mondiale sur les mouvements spéculatifs à court terme ? Deux intérêts : diminuer la bulle spéculative et financer les pays en développement. Une urgence mondiale. 23 septembre 2009 Penser comme un champion ! « Dire ce que l’on pense et faire ce que l’on dit ». La formule magique est puisée dans le dernier livre à succès du tycoon américain de la promotion immobilière Donald Trump. Une lecture plutôt roborative par les temps qui courent. « Penser comme un champion » par Donald Trump, éditions Bourin L’essentiel de l’info Entreprendre LE MAGAZINE Pour Donald Trump, ici avec son épouse, c’est l’énergie mentale qui fait de vous un champion des affaires. Le Magazine - 7 ANDREW H. WALKER/AFP



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 1Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 2-3Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 4-5Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 6-7Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 8-9Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 10-11Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 12-13Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 14-15Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 16-17Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 18-19Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 20-21Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 22-23Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 24-25Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 26-27Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 28-29Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 30-31Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 32-33Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 34-35Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 36-37Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 38-39Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 40-41Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 42-43Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 44-45Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 46-47Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 48-49Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 50-51Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 52-53Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 54-55Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 56-57Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 58-59Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 60-61Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 62-63Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 64-65Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 66-67Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 68-69Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 70-71Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 72-73Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 74-75Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 76-77Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 78-79Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 80-81Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 82-83Le Magazine numéro 5 déc 09/jan 2010 Page 84